Histoire de la Virginie

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Article principal : Virginie (État).

La Virginie est la première colonie anglaise d'Amérique du Nord. Fondée en 1584, elle disparut ensuite pendant une vingtaine d'années et ne prit son essor que lors d'une première vague d'immigration blanche, pendant la Première Révolution anglaise, puis noire lors de l'expansion des grandes plantations de tabac, après la Restauration anglaise en 1660.

Au XVIIIe siècle, elle est le berceau de nombreux dirigeants militaires lors de guerre de Sept Ans puis lors de la Guerre d'indépendance ainsi que le point de départ des premières tentatives de s'étendre vers l'Ouest, comme la Ohio Company.

Colonie anglaise[modifier | modifier le code]

Un début difficile[modifier | modifier le code]

En 1584, le navigateur anglais Walter Raleigh fonde l’établissement de la Virginie sur l'île de Roanoke Island, à la pointe d'un archipel qui se trouve en réalité dans l'État actuel de Caroline du Nord. La première carte fut dressée par le mathématicien Thomas Harriot, qui l’accompagnait. Walter Raleigh aurait également introduit le tabac dans la région. Mais il échoue: la colonie de Roanoke devient la Lost colony, reprise par les Amérindiens.

En 1607, une deuxième colonie anglaise, fondée par la Virginia Company, s’établit à Jamestown. C'est l'époque de John Smith et de Pocahontas. Parmi les fondateurs, des artisans de la cité de Londres qui ont préféré éviter les plantations en Irlande. Ils sont pour la plupart décimés par le manque de ressources.

George Yeardley devient gouverneur de la Virginia Company en 1619 . Il fait venir 150 femmes d'Europe et crée une "Assemblée générale" élue de 22 membres[1], la Chambre des citoyens de Virginie. Dans les mois qui suivent, un millier d'Européens arrivent, sur une dizaine de navires. La même année, un bateau néerlandais débarque à Jamestown 19 travailleurs noirs[2], des engagés qui sont traités comme des esclaves[3]. Des amérindiens sont réduits en esclavage, pour cultiver le tabac, ce qui provoque de violents conflits avec eux en 1622, entraînant le massacre de 300 colons. La population blanche ne parvenant pas à augmenter, avec seulement 1 277 personnes en 1624. Le roi Jacques Ier, donne alors à la Virginie le statut de "colonie royale", reprenant la terre à la Virginia Company.

Le négociant en tabac William Claiborne devient secrétaire d'État de la colonie en 1626 et créé le comptoir de commerce de la Baie de la Chesapeake, sur l'île de Kent, (Maryland), qui permet d'acheter les fourrures de castor des indiens Susquehannock et les revendre en Angleterre. Mais le roi Charles Ier d'Angleterre donne raison à Cecilius Calvert, en décidant que l'île fait partie du Maryland, dont il est propriétaire[4].

Les vagues migratoires, puritaine dans les années 1630, royaliste dans les années 1640[modifier | modifier le code]

Il faut attendre 1640 pour que la population atteigne 5 000 personnes. Une partie des arrivants sont des puritains protestants qui fuient l'intolérance religieuse en Angleterre. Le gouverneur de la colonie William Berkeley prend des mesures pour les empêcher d'arriver. « En 1643 il est défendu à tout ministre de prêcher ou d'enseigner en public » sans accord de l'Église anglicane. « Tous les non-conformistes sont bannis de la colonie » et « quand les ministres arrivent de Boston munis de lettres de recommandation, le peuple a beau se montrer désireux de les entendre, ils reçoivent l'ordre de quitter le pays »[5].

La Première révolution anglaise, stoppa cette émigration puritaine en faisant renaître les espérances de liberté en Angleterre. Beaucoup de colons puritains repartirent même vers l'Europe. Pendant un quart de siècle, le nombre des départs pour l'Angleterre parait avoir dépassé celui des arrivées, selon les historiens Jean Frédéric Astié et Édouard Laboulaye[5].

Parallèlement, William Berkeley ouvre grande la colonie aux royalistes qui fuient la Première révolution anglaise, les Cavaliers, appartenant à la noblesse, à la bourgeoisie et au clergé. La population triple dans les années 1640: en 1650, la colonie compte déjà 15 000 habitants, dont seulement 300 noirs. William Berkeley s'implique dans le soutien à la Monarchie et entraîne à sa suite la Chambre des citoyens de Virginie. Le 10 octobre 1649, elle se réunit pour la première fois depuis le régicide de Charles Ier d'Angleterre et vote une législation punissant quiconque fait l’éloge de ce régicide ou refuse de reconnaitre l’autorité de son fils Charles II d'Angleterre.

Le Commonwealth d'Angleterre reprend le pouvoir dans les années 1650[modifier | modifier le code]

La Colonie connut une courte période de suffrage universel entre 1652 et 1660, après la destitution de son gouverneur emblématique William Berkeley. "Afin de réduire les Indes Occidentales sous l'obéissance du parlement", le Conseil d'État décida le 7 mai 1650 d'y envoyer une expédition maritime sous le commandement du chevalier George Ayscue. L'objectif est de contrôler la Barbade et la Virginie, deux bastions de l'opposition royaliste, au même titre que les îles Scilly, Jersey et Guernesey. Le vote des Actes de Navigation vise parallèlement à dissuader l'importation du sucre et du tabac, opérée par des bateaux hollandais. En août 1650, le Parlement anglais décide même un embargo contre les trois colonies qui reconnaissent et soutiennent Charles II d'Angleterre et refusent de se placer sous l’autorité du Commonwealth d'Angleterre: la Barbade, les Bermudes, et la Virginie[6]. L'expédition anglaise part en septembre 1651. Deux de ses membres, Richard Bennett, gouverneur et William Claiborne ont pour mission de prendre contrôle des colonies royalistes, selon le mandat que leur a donné le Conseil d'État. L'expédition anglaise est composée de 28 navires de guerre, treize destinés à combattre la Barbade et quinze voués à s'emparer de la Virginie. La seconde partie de l'escadre tombe dans une terrible tempête, dont seulement quatre navires seront rescapés.

L'Expédition de la Barbade n'en met pas moins le cap sur la Virginie en janvier 1652 après s'être emparé de la Barbade. Elle envoie des émissaires à William Berkeley pour lui demander de se rendre. La Chambre des citoyens de Virginie, dans une délibération du 19 janvier 1652[7], décide de déployer une armée de 1200 hommes dans la ville de Jamestown, puis entame des négociations qui débouchent le 12 mars 1652 sur un accord assez favorable à la colonie. En échange de sa reddition, celle-ci obtient le pardon des actions passées, la reconnaissance des dons de terre antérieurs de la Couronne et la liberté du commerce, en violation de la nouvelle politique de la Métropole depuis les Actes de navigation de 1651. William Berkeley obtient même la permission se rendre à la cour en exil de Charles II d'Angleterre pour lui expliquer les raisons de sa capitulation. Il est remplacé au poste de gouverneur de la colonie par Richard Bennett, gouverneur[8],[9].

Les grands planteurs prennent leur essor à Restauration de la Monarchie[modifier | modifier le code]

William Berkeley retrouve son siège de gouverneur dès la Restauration anglaise de 1660. La dynastie Stuart, avec Charles II, fils de Charles Ier lui donne la gouvernance du territoire en remerciement de son soutien. Des planteurs venus de la Barbade, tels que le colonel Benjamin Berringer, ou John Yeamans, s'installent au sud en 1664 pour fonder la Caroline et au Nord pour fonder le New Jersey. Toujours en 1664, Charles II rachète aux Hollandais la région de la Nouvelle-Amsterdam, qui inclut l'ex-colonie suédoise de la rivière Delaware, et rebaptise la ville centrale New York en l'honneur de son frère le duc d'York Jacques Stuart. Avec le Maryland, les catholiques anglais possèdent désormais six colonies, ce qui leur permet de faire le pendant aux colonies protestantes puritaines de la Nouvelle-Angleterre et d'empêcher leur extension. C'est l'âge d'or des "Cavaliers", qui marqueront profondément la Virginie, par leurs grandes plantations de tabac, comme Green Spring plantation.

Article détaillé : Green Spring plantation.

"L'aristocratie en formation trouva un allié puissant dans le gouvernement royal et dans ses agents"[10], a raconté l'historien George Bancroft[11]. La croissance démographique reprend, avec des à-coups, et concerne aussi bien les blancs que les noirs. La Virginie n'avait que 15 000 habitants en 1650, elle en a 40 000 en 1670, puis 40 000 également en 1688, mais 95 000 dès 1715. De 190 000 en 1740, elle passe à 250 000 en 1750, dont 43 % d'esclaves, soit 107 000.

L'essor de l'esclavage et de la culture du tabac[modifier | modifier le code]

Les esclaves noirs n'arrivent en nombre significatif qu'après la Restauration anglaise de 1660 puis la création de la Compagnie royale d'Afrique au milieu des années 1670. Ils n'étaient que 150 en 1640 et 300 en 1649[12], puis leur effectif passe à 2 000 en 1671, 3 000 en 1680 et 6 000 en 1700. Jusqu'en 1663, la Virginie reste la frontière sud des colonies anglaises et la seule à cultiver des terres hors du littoral. Cette année-là, un « complot » d'Africains est signalé dans le comté de Gloucester. En 1639 une loi déclare que les Noirs n'ont pas, au contraire des Blancs, l'obligation de porter des armes[13], tandis qu'en 1640, à l'arrivée du gouverneur William Berkeley, John Punch, un esclave en fuite est condamné à la servitude à vie. C'est la première trace écrite d'un statut d'esclave[13], qui est peu à peu défini par la loi : ainsi, en 1642, une nouvelle loi interdit de porter aide aux esclaves en fuite[13].

La jurisprudence Elizabeth Key, encore indulgente pour les enfants d'esclaves dans les années 1650, est contrecarrée dans les années 1660, à la restauration anglaise, par un durcissement de la législation, avec la Loi virginienne de 1662 sur l'esclavage: elle stipule qu'une esclave ne peut donner naissance qu'à des esclaves, pour empêcher le métissage, un texte écrit au même moment que le Code des Barbades.

L'historien Fernand Braudel souligne que « si les exportations de tabac de la Virginie et du Maryland sextuplent en trente ans, entre 1663 et 1699, c'est qu'il y a eu passage du travail des blancs à la main-d'œuvre noire »[14]. Certains s’enfuient et créent des communautés près de la frontière sud, vers ce qui deviendra la Caroline. Les esclaves sont 10 000 en 1704[15] leur nombre ayant triplé depuis 1680, en un peu plus de vingt ans.

Dès les débuts de la culture du tabac en Virginie, 40 % des quantités importées à Londres sont réexportées vers d'autres pays[16]. L'esclavage dans les plantations de tabac de Virginie [17] a en particulier pris son véritable essor en 1673, l'année de la création d'un monopole français du tabac[18], accordé à la marquise de Maintenon, qui dope la contrebande anglaise en provenance de Virginie et lamine les planteurs français de Saint-Domingue. Protégée par son monopole, la ferme du tabac française, leur achète en effet leur tabac à très bas prix, pour le revendre très cher en métropole, ce qui revient à donner un avantage concurrentiel au tabac de Virginie, meilleur marché et plus rémunérateur pour les planteurs.

Des "petits blancs" se révoltent, d'autres s'isolent au pied des Appalaches[modifier | modifier le code]

Le droit de vote est réservé à partir de 1670 aux seuls chefs de familles et propriétaires[5]. Le droit de l'esclavage est renforcé, pour tenter de souder la population blanche. En 1669, une loi indique que la mort d'esclave pendant une punition corporelle n'est pas un délit[13]. Une autre, en 1670, déclare que tout non-chrétien arrivant en Virginie par la mer est un esclave. Une troisième dit en 1671 que les esclaves africains sont des éléments mobiliers, attachés aux propriétés immobilières[13]. Elle inspirera le Code noir français.

En 1674, le gouverneur William Berkeley vante à son ami le roi d'Angleterre l'absence d'imprimerie et contestation dans sa colonie. Charles II d'Angleterre distribue des terres aux soldats qui l'avaient soutenu lors du combat contre la New Model Army d'Olivier Cromwell, suscitant la colère des anciens pionniers de Virginie[19]. La révolte de Nathaniel Bacon, à l'origine une échauffourée avec la tribu des Andastes, servit cette année-là de prétexte à une rébellion des petits colons blancs, menacés par la chute des prix du tabac, contre les grands propriétaires esclavagistes et leur chef William Berkeley. Charles II envoie la troupe contre Nathaniel Bacon et édicte des lois interdisant toute critique, écrite ou orale.

Également à la fin des années 1670, des protestants s'installent sur les terres pauvres de l'Ouest virginien, dans le Piedmont des Appalaches. Le droit de lever une milice publique, contrôlée par les élus locaux, est reconnu en 1680[20]. Une société complexe, conflictuelle, se construit, avec de riches planteurs esclavagistes, des « pauvres blancs » sans esclaves, souvent ex-engagés anglais, des noirs affranchis, des métis (indiens, blancs et noirs) et des agriculteurs protestants, isolés au pied des Appalaches[21]. À partir de 1689, les protestants sont majoritaires chez les blancs et de nouveaux heurts se produisent entre eux et les grands planteurs catholiques de la côte est[21]. Le nombre d’esclaves africains, pourtant en forte hausse, ne dépassera celui des blancs qu’au début du XVIIIe siècle, avec 6 000 des deux côtés[22].

L'onde de choc de la Glorieuse Révolution[modifier | modifier le code]

En 1688, en Angleterre, la monarchie de Jacques II d'Angleterre est renversée par les parlementaires protestants, qui font appel aux souverains hollandais William et Marie à l'occasion de la Glorieuse Révolution. Ce bouleversement politique entraîne des mouvements similaires aux colonies, où les protestants se sont proclamés maîtres du pays, en lieu et place du propriétaire légitime dépossédé, dès 1689. Les révolutionnaires conservèrent le pouvoir pendant trois ans jusqu'à l'arrivée d'un gouverneur royal, Lionel Copley (1648 – 1693), qui procéda à la réorganisation du pays en 1692, comme le racontent Jean Frédéric Astié et Édouard Laboulaye, dans Histoire de la république des États-Unis depuis l'établissement des premières colonies jusqu'à l'élection du président Lincoln: (1620-1860), puis devint gouverneur du Maryland en succédant à John Coode, le leader des "Protestant Associators", qui avaient pris le pouvoir[23].

Le révérend James Blair, leader religieux de la colonie se rend à Londres en 1693 et obtient l'autorisation et les fonds pour créer une université, baptisée "College of William and Mary". Jamestown est détruite par le feu en 1698 et suivant la suggestion des étudiants, la capitale de la colonie est déplacée à côté de l'université, en suivant les plans de l'architecte Theodorick Bland, sur une fortification au confluent des rivières James et York, datant de 1632, et renommée "Williamsburg" .

À l'est, le règne des grands planteurs au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Entre 1692 et 1700, les planteurs de Virginie placent déjà 47 % de leur tabac hors de Londres. Dès 1733, des obligations sur le tabac sont émises[24]. Le recours massif à la traite négrière est facilité par l'augmentation de la taille des bateaux, vers 1740. Le XVIIIe siècle est l'époque de la Virginia Frontier, à l'aube de la guerre d'indépendance américaine. Sur la côte, les grands planteurs de tabac contrôlent l'économie et la politique. Parmi eux, Lord Granville, président du conseil à Londres, lieutenant d'Irlande, et ami du grand négociant de tabac John Hanbury[25]. Il impose la contrainte aux minorités religieuses de la Caroline du Nord, dont il a hérité de son arrière grand-père George de Carteret le tiers des terres, selon Fernand Braudel[26],[27]. Autre "roi du tabac", Thomas Fairfax, petit-fils de Thomas Culpeper II et arrière-petit-fils d'un général rallié aux Stuart en 1661, toujours propriétaire du château de Leeds en Angleterre. Il détient six millions d'acres de terres virginiennes en 1740 et vient habiter chez leur intendant, son cousin William Fairfax, ami du futur premier président des États-Unis, Georges Washington, lui aussi planteur de tabac, avec 350 esclaves le long de la rivière Potomac. Sa fille épouse Lawrence Washington. Au nord, le tiers du Rhode Island appartient à la famille du futur général Stephen Van Rensellaer, figure de la guerre de 1812.

L'histoire abolitionniste de l'Ouest Virginien, entre Pennsylvanie et Tennessee[modifier | modifier le code]

La Pennsylvanie, voisine, croît aussi, mais sans esclaves noirs, avec 45 000 habitants dès 1715, seulement 33 ans après sa création. C'est le point de passage vers le Piedmont (États-Unis) des Appalaches, dans l'ouest de la de Virginie, que peuplent d'abord massivement les protestants de Virginie. À partir de 1740, sur la route du Piémont, les Écossais presbytériens s'arrêtent en Virginie ou continuent vers les Carolines. Plus pauvres, ils n'ont pas d'esclaves et suivent la Great wagon road. Ils obtiennent dès 1778 l'interdiction de la traite négrière en Virginie, lors d'un compromis avec les aristocrates catholiques ralliés à la guerre d'indépendance. Ces derniers voient l'Histoire de la culture du coton frémir en Caroline du Sud et sur la côte de la Géorgie. Ils savent que l'interdiction de la traite négrière ne fera qu'augmenter la valeur de leur propre population d'esclaves. Leur liens patrimoniaux avec l'Angleterre en fait des indépendantistes moins unanimes que l'élite de Nouvelle-Angleterre. Du coup, la Révolution américaine doit leur faire une place importante.

Une loi de 1782 entraîne la libération de 10 000 esclaves noirs de Virginie en dix ans. Ensuite, environ 4 000 esclaves de Géorgie et de la Baie de la Chesapeake (Maryland et Virginie), profitèrent de la guerre anglo-américaine de 1812 pour filer vers la liberté en Nouvelle-Écosse, après avoir aidé l'Angleterre pendant la guerre. C'est de cette partie ouest de la Virginie que sont venus les colons du Tennessee, comme la famille de Davy Crockett, né en 1786 dans le comté de Greene, sur les rives de la rivière Nolichucky. Les ascendants de Davy s'étaient établis en Pennsylvanie, puis en Virginie[28]. Le Tennessee, tombera entre les mains de la Confédération du Sud, qui applique la loi martiale. Mais à l'hiver 1861, lorsque les esclavagistes voulurent convoquer une assemblée populaire pour ratifier la sécession, la majorité de la population refusa. Andrew Johnson, l'un des plus fervents unionistes, publia une declaration of grievances, un cahier de doléances, qui dévoilait tous les moyens d'escroquerie, d'intrigue et de terreur utilisés pour faire sortir le Tennessee de l'Union lors des « élections »[29].

L'Ouest de la Virginie, refusant la Sécession de 1861, créé un nouvel État[modifier | modifier le code]

Lorsque éclate la Guerre de Sécession, les comtés du nord-ouest de la Virginie ne souhaitent pas se séparer de l'Union, à la différence des planteurs du sud et de la côte qui adhérèrent aux États confédérés où se pratiquait l'esclavage à grande échelle. La Virginie Occidentale se sépara donc de la Virginie lors de la Convention de Wheeling qui tînt dans la ville homonyme et fut admise dans l'Union en 1863. L'existence de l'État de Virginie-Occidentale fut entérinée par une décision de la Cour suprême en 1870.

État américain[modifier | modifier le code]

Croquis de fort Jamestown, envoyé au roi d'Espagne Philippe III par son ambassadeur, Zuniga en 1608.

C'est l’une des Treize colonies britanniques en Amérique du Nord qui a fondé les États-Unis, en jouant un rôle moteur. Quatre des cinq premiers présidents des États-Unis venaient de Virginie (Washington, Madison, Monroe et Jefferson).

La Virginie est l'une des premières colonies à abolir l'esclavage, décision qui permet à ses dirigeants comme George Washington, planteur de tabac, de jouer un rôle majeur dans la guerre d'indépendance américaine.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "House of burgesses", sur le site de United States HISTORY [1]
  2. Christian Delacampagne, Histoire de l'esclavage. De l'Antiquité à nos jours, Paris, Le livre de poche,‎ 2002 (ISBN 2253905933), p. 144
  3. http://www.herodote.net/histoire/synthese.php?ID=49
  4. "Exploring Maryland roots", portrait de William Claiborne [2]
  5. a, b et c Histoire de la république des États-Unis depuis l'établissement des premières colonies jusqu'à l'élection du président Lincoln: (1620-1860) --, Paris, Grassat,‎ 1865, p. 207
  6. « La Guerre civile anglaise et la Virginie », par Carla Pestana, professeur d’histoire à l’Université de Miami. [3]
  7. Histoire de la colonie de Virginie, avec la Library of Virginia [4]
  8. http://books.google.fr/books?id=-Rtlbx15EVcC&pg=PA105&dq=thomas+fairfax+slavery&as_brr=3&cd=1#v=onepage&q=thomas%20fairfax%20slavery&f=false
  9. http://books.google.fr/booksid=cpd5igMpvzgC&printsec=frontcover&dq=The+Making+of+New+World+Slavery+Par+Robin+Blackburn&ei=JbxxSZP0H4W6yQSxxLHaDg#v=onepage&q=&f=false
  10. « Pendant les quelques années d'interruption de la monarchie en Angleterre, le souverain avait été le peuple de la Virginie; sa législation douce et bienfaisante, insouciante des théories et cédant sans s'en apercevoir aux impulsions qui sollicitaient le progrès général de l'humanité, avait commencé à détendre les liens du fanatisme religieux, à confirmer l'égalité des droits et à encourager l'industrie de la colonie en laissant le commerce libre de trafiquer avec le monde entier. La restauration-de la monarchie changea le cours des événements; le peuple de la Virginie se vit enlever le pouvoir qu'il ne devait pas recouvrer avant un siècle plus lard", raconte George Bancroft
  11. George Bancroft, Histoire des Etats-Unis depuis la découverte du continent américain, Paris, Firmin Didot frères,‎ 1862 (ISBN 2253905933), p. 28
  12. http://pazzoni.jp.free.fr/histoire_de_l'esclavage3.htm
  13. a, b, c, d et e [PDF] Virginia Studies Timeline
  14. Fernand Braudel, Civilisation matérielle, économie et capitalisme, page 494
  15. http://www.astrosurf.com/luxorion/esclavage5.htm
  16. http://books.google.fr/books?id=L0qGWo_NGlAC&pg=PA134&dq=%22virginie%22++lord+granville&lr=&ei=lPrbSJH_OYGSyATg6PTrDg&sig=ACfU3U3GciPpoP_Voe4Iy4bncrj84FyoPA#PPA24,M1
  17. http://books.google.fr/books?id=cSoEAAAAMAAJ&q=%22plantations+de+virginie%22+tabac&dq=%22plantations+de+virginie%22+tabac&ei=FNXbSPH7JYPqyAThnOXWCA&pgis=1
  18. http://books.google.fr/books?id=BOov6-O0BzYC&pg=PA85&dq=%22plantations+de+virginie%22+coton+%C3%A9conomie&ei=N9TbSLCzA5S4yQSR3ZSNDQ&sig=ACfU3U0b-FIM7e0K1KIGvE3ujdQ9O2VN2g#PPA85,M1
  19. "Histoire des États-Unis de l'Amérique Septentrionale", par Arnold Scheffer, page 30 [5]
  20. Les relations entre Français et habitants des treize colonies d'Amérique entre 1748 et 1763 [6]
  21. a et b http://www.cineclubdecaen.com/analyse/cinemaethistoirenouveaumonde.htm
  22. "Jamestown, Québec, Santa Fe : trois berceaux nord-américains", site du National Museum of Americain History [7]
  23. "Histoire de la république des États-Unis depuis l'établissement des premières colonies jusqu'à l'élection du président Lincoln: (1620-1860)", par Jean Frédéric Astié et Édouard Laboulaye, page 262 [8]
  24. http://books.google.fr/books?id=_G2udt4-jKMC&pg=PA76&dq=%22John+Hanbury%22+esclaves&lr=&ei=Dv_bSI3PLJW0yQS3ieTrDg&sig=ACfU3U0JDDVV0CK8UA7bF2oVEd7Hksnggg#PPA138,M1
  25. http://books.google.fr/books?id=v5IEAAAAYAAJ&pg=PA2&dq=%22virginie%22++lord+granville&ei=3uvbSOiHIoy4yASJk-3rDg#PPA2,M1
  26. Civilisation matérielle, économie et capitalisme, page 507
  27. http://books.google.fr/books?id=IX8rBdXthgQC&pg=PA82&dq=%22virginie%22++lord+granville&ei=3uvbSOiHIoy4yASJk-3rDg#PPA82,M1
  28. http://ile-mysterieuse.over-blog.org/article-22530430.html
  29. http://marxists.architexturez.net/francais/marx/works/1861/11/kmfe18611126.htm