Rodion Malinovski

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Rodion Iakovlevitch Malinovski
timbre en l'honneur de Rodion Malinovski (1973)
timbre en l'honneur de Rodion Malinovski (1973)

Naissance 23 novembre 1898
Odessa
Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Décès 31 mars 1967 (à 68 ans)
Moscou, RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Origine Soviétique, Russe
Allégeance Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Grade Maréchal
Années de service 19141967
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre civile russe
Seconde Guerre mondiale
Commandement Red Army flag.svg Armée rouge
Faits d'armes Bataille de Stalingrad
Bataille de Budapest
Distinctions Héros de l'Union soviétique
Ordre de la Victoire
Ordre de Lénine
Ordre du Drapeau rouge
Ordre de Souvorov
Ordre de Koutouzov
Ordre de Bogdan Khmelnitski
Croix de guerre 1914-1918
Croix de guerre 1939-1945
Ordre du Héros national

Rodion Iakovlevitch Malinovski (en russe : Родио́н Я́ковлевич Малино́вский ; 23 novembre 1898 à Odessa - 31 mars 1967 à Moscou) est un militaire, maréchal de l'Union soviétique et ministre de la Défense soviétique. Il participa notamment à la bataille de Stalingrad et la bataille de Budapest.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Rodion Malinovski est né à Odessa. Le père de Malinovski était selon certains historiens le descendant de caraïtes de Crimée. Après la mort de ce dernier, sa mère catholique quitte la ville pour les zones rurales de l'Ukraine, à la recherche d'un moyen de subsistance. Elle se remarie. Son nouveau mari, un paysan ukrainien misérable, refuse d'adopter son fils et l'expulse, alors que Malinovski a seulement 13 ans. Le garçon, sans-abri, survit en travaillant comme ouvrier agricole. Il est finalement hébergé par la famille de sa tante à Odessa, où il travaille comme garçon de courses dans un magasin de produits généraux.

Première Guerre Mondiale[modifier | modifier le code]

Après que le début de la Première Guerre mondiale en juillet 1914, Malinovski, qui avait seulement 15 ans — donc trop jeune pour le service militaire —, se cache dans un train militaire se dirigeant vers le front allemand, mais est découvert. Il convainc alors les commandants de l'enrôler comme volontaire et sert dans un détachement de mitrailleuse sur les tranchées de ligne de front. En octobre 1915, comme récompense pour avoir repoussé une attaque allemande, il reçoit sa première récompense militaire, la croix de Saint-George 4e classe et il est promu au rang de caporal.

Peu après, il est sérieusement blessé et passe plusieurs mois à l'hôpital. Après son rétablissement, il est envoyé en France en 1916 comme un membre du Corps expéditionnaire russe sur le front de l'Ouest. Il fait partie de la 2 è brigade retirée du front pour agitation bolchévique, et envoyée au camp de La Courtine en juin 1917. Malinovski y fait partie des milliers de mutins, canonés par l'armée française, et dramatiquement réprimés : fusillés, internés (Puy-de-Dôme, Gironde, île d'Aix) ou déportés (Algérie). Après la Révolution bolchevique en Russie, le gouvernement français décide de dissoudre les unités russes, mais offre aux meilleurs soldats russes la possibilité de servir dans la Légion russe des volontaires (faisant partie de la 1re division marocaine). Malinovski se bat contre les Allemands jusqu'à la fin de la guerre. Il reçoit la croix de guerre et il est promu sous-officier.

Guerre civile et entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Il retourne en Russie en 1919 et rejoint l'Armée rouge dans la guerre civile contre les Armées blanches. Il se distingue en Sibérie. Il reste dans l'armée après la fin du conflit, étudie à l'école de formation pour les jeunes commandants et devient commandant d'un bataillon d'infanterie. En 1926, il devient un membre du Parti communiste de l'Union soviétique, une adhésion qui était un pré-requis pour obtenir de l'avancement dans les rangs militaires.

En 1927, Malinovski est envoyé pour étudier à l'Académie militaire M.V. Frounzé. Il obtient son diplôme en 1930 et pendant les sept années suivantes, il est chef d'état-major du 3e corps d'armée de cavalerie, dont le commandant est Semion Timochenko.

Après le début de la guerre civile espagnole en 1936, Malinovski se porte volontaire pour se battre pour les Républicains contre les nationalistes de droite du général Francisco Franco et leurs alliés allemands et italiens. Il participe à la planification et la direction de plusieurs opérations importantes. En 1938, il se rend à Moscou, où il reçoit les hautes décorations que sont l'ordre de Lénine et l'ordre du Drapeau rouge en reconnaissance de son service en Espagne; il est nommé maître de conférences à l'Académie militaire Frounzé.

Au printemps 1941, Timochenko, qui fait partie du Conseil des commissaires du peuple pour la Défense, est alarmé par l'accroissement massif de l'armée allemande aux frontières soviétiques, la Wehrmacht se préparant secrètement pour l'opération Barbarossa. Pour renforcer la commandement de l'Armée rouge, il envoie certains officiers supérieurs des académies militaires aux plus près des unités sur le terrain. Malinovski est promu major-général et prend le commandement du 48e corps d'infanterie récemment crée, au sein de la 9e armée dans le district militaire d'Odessa. Une semaine avant le début de la guerre, Malinovski a déployé son corps près de la frontière roumaine.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Premières attributions[modifier | modifier le code]

Après l'invasion de l'Union soviétique en juin 1941, l'Armée rouge subit de graves revers et perd des centaines de milliers de soldats lors des encerclements allemands. Malinovski apparaît alors comme un des rares généraux soviétiques compétents, son corps de trois divisions d'infanterie en partie formée fait face à la Guerre-éclair allemande le long de la rivière Prout. Alors qu'en règle générale, les généraux de l'Armée rouge mènent leurs forces depuis l'arrière de la ligne de front, Malinovski se place dans les secteurs-clés durant les batailles afin d'être avec ses soldats et les encourager. Incapable d'arrêter les forces numériquement et techniquement supérieures de la Wehrmacht, Malinovski recule le long du rivage de la mer Noire, tandis que l'ennemi essaie d'encercler ses troupes. Les Allemands réussissent en enfermant son corps dans Mykolaïv, mais Malinovski ouvre une brèche qui lui permit de reculer jusqu'à Dnipropetrovsk.

En août, il est promu au chef d'état-major de la 6e Armée et remplace bientôt son commandant. Il stoppe l'avancée allemande dans son secteur du front et il est promu lieutenant général. Après la retraite de l'Armée rouge de la région du Donbass, Malinovski commande une opération commune des 6e et 12e armées, dans le but de chasser le Wehrmacht de la région. En décembre 1941, Malinovski commande le front du sud, composé de trois faibles armées et de deux corps de cavalerie ayant la taille de division. Manquant d'hommes et d'équipement, Malinovski réussi tout de même à fortement éprouver le potentiel défensif allemand.

Bataille de Kharkov[modifier | modifier le code]

Le 18 janvier 1942, Malinovski et le front sud-ouest, sous le commandement complet de Timochenko, lancent une attaque commune lors de la Seconde bataille de Kharkov faisant reculer les Allemands de 100 km. Timochenko surestime les capacités offensives de l'Armée rouge, qui subit une lourde défaite lors de la contre-attaque allemande. Bien que Staline, malgré l'opposition de ses conseillers militaires, ait soutenu cette offensive, il devient soupçonneux à l'égard de Malinovski qui aurait intentionnellement provoqué la défaite de ses troupes (il pense que Malinovski avait établi et gardé des rapports avec des intérêts étrangers pendant son séjour en France lors de la Première Guerre mondiale).

En juillet 1942, le front du sud est dissous, ses unités sont transférées au front du Nord-Caucase en tant que Groupe opérationnel du Don sous la direction de Malinovski (qui est aussi devenu le commandant adjoint du Front). Staline ordonne à Malinovski de bloquer l'intrusion du Groupe d'armées A vers Rostov-sur-le-Don et les gisements de pétrole vitaux du Caucase. Étant donné que les Allemands ont presque dix fois la supériorité numérique, et une assez nette supériorité technique, le faible potentiel de défense de Malinovski est rapidement traversé. En conséquence, la Stavka dissout le Groupe opérationnel du Don en septembre.

Bataille de Stalingrad et Front ukrainien[modifier | modifier le code]

Les armées allemandes mettent en difficulté l'Armée rouge à la bataille de Stalingrad et Staline confie à Malinovski le commandement de la 66e Armée formée à la hâte et lui demande de tenir la position nord-est de Stalingrad. En même temps, Staline ordonne à Nikita Khrouchtchev, qui sert en tant que commissaire politique à Stalingrad, de surveiller Malinovski.

La 66e Armée n'a aucune expérience de combat, mais c'est la première fois dans cette guerre que Malinovski commande une armée complète tant au niveau des troupes que de l'équipement. En septembre et octobre 1942, il passe à l'offensive. Ses gains territoriaux sont marginaux, mais il empêche les troupes allemandes d'avoir une occasion d'encercler Stalingrad par le nord.

Plus tard dans ce mois, la Stavka expédie Malinovski au front de Voronej en tant que commandant adjoint. En décembre 1942, il est renvoyé à Stalingrad où l'Armée rouge est en train d'achever son plus grand succès à ce moment de la guerre. Le 22 novembre, les fronts de l'Armée rouge avaient encerclé la Sixième Armée allemande. Le Groupe d'armées Don, commandé par le maréchal Erich von Manstein, réunit ses troupes de Panzer dans la ville de Kotelnikovo, 150 kilomètres à l'ouest de Stalingrad et lance une contre-attaque désespérée pour sauver la Sixième Armée (opération Wintergewitter).

Malinovski mène la puissante 2e armée de la Garde contre Hoth. Dans ce combat brutal, il force les Allemands à reculer, ouvrant une profonde brèche dans leur défense pourtant bien préparée, et détruit le groupement d'armée de Kotelnikovo. Cette bataille est la première bataille à grande échelle de chars à être perdue par l'Allemagne lors de la Seconde Guerre mondiale. La victoire de Malinovski scelle le destin de 250 000 Allemands et autres soldats de l'Axe pris au piège dans la poche de Stalingrad. Staline élève Malinovski au grade de colonel général et lui décerne la plus haute décoration soviétique pour sa tactique remarquable, l'ordre de Souvorov 1re classe.

En février 1943, Malinovski commande à nouveau le front du sud. En moins de deux semaines, il expulse von Manstein de Rostov-sur-le-Don ouvrant ainsi la route vers l'Ukraine. En mars 1943, Staline l'élève au rang de général d'armée et lui donne le commandement du front sud-ouest chargé de chasser les troupes allemandes de la riche zone industrielle de Donbass. Par une attaque soudaine à la mi-octobre, Malinovski surprend une importante force allemande dans la région-clé de la ville de Zaporijia et la capture. Cette campagne divise alors les forces allemandes dans le Sud et isole les unités présentes en Crimée du reste du front de l'Est.

Le 20 octobre, le front du Sud-Ouest est rebaptisé troisième front ukrainien. De décembre 1943 à avril 1944, Malinovski brise le Groupe d'armées Sud et libère la majeure partie de l'Ukraine du Sud, y compris Kherson, Mykolaïv et sa ville natale d'Odessa. À ce moment-là, selon l'avis de Khrouchtchev, Staline est devenu beaucoup plus confiant dans la fidélité de Malinovski.

Roumanie et Hongrie[modifier | modifier le code]

En mai 1944, Malinovski est transféré au deuxième front ukrainien. Il expulse les Allemands des derniers territoires soviétiques occupés et participe à une invasion des Balkans (la première offensive Iassy–Kichinev) avec l'aide du général d'armée Fiodor Tolboukhine (qui a reçu le commandement du troisième front ukrainien), mais qui échoue. Cependant, lors de la seconde opération offensive Iassy-Kichinev fin août et début septembre 1944, Malinovski remporte une importante victoire en utilisant la doctrine de la Blitzkrieg version soviétique. Avec Tolboukhine, il détruit ou capture environ 215 000 soldats allemands[1],[2] et 200 000 soldats roumains[3], ce qui entraîne la chute du pro-allemand Ion Antonescu et la Roumanie passe du camp de l'Axe au camp des Alliés. Staline triomphant rappelle Malinovski à Moscou et le 10 septembre 1944 le nomme maréchal de l'Union soviétique. Malinovski devient également le chef symbolique de la commission alliée en Roumanie, où il est représenté par Vladislav Vinogradov.

Il continue sur sa lancée et capture Debrecen le 20 octobre 1944, fortement défendu par l'Axe. Ses troupes sont fatiguées après plusieurs mois de combat et ont besoin d'être réapprovisionnées, mais Staline ordonne à Malinovski de prendre le capital hongroise Budapest (bataille de Budapest), afin d'ouvrir la route de Vienne et ainsi devancer les Alliés occidentaux dans la prise de l'ancienne capitale autrichienne.

Avec l'aide de Tolboukhine et des Premières et Quatrièmes armées roumaines, Malinovski exécute l'ordre de Staline, mais doit faire face à la détermination de Hitler de défendre Budapest à n'importe quel coût. Les Allemands et leur allié du Parti des Croix fléchées hongrois vont essayer de faire de Budapest un « Stalingrad allemand ». Hitler engage la plus grande partie de ses troupes de Panzer (parmi eux six divisions de panzer d'élite Waffen-SS et cinq divisions de Panzer de la Wehrmacht), affaiblissant les forces allemandes se battant contre les Soviétiques en Pologne et en Prusse, aussi bien que celles engagées contre les Alliés occidentaux sur le Rhin. Les compétences stratégiques et opérationnelles de Malinovski lui permettent de surmonter la faiblesse de ses troupes et de conquérir Budapest le 13 février 1945, après une bataille exceptionnellement dure, au cours de laquelle il fait 70 000 prisonniers. Poursuivant son offensive vers l'ouest, Malinovski met en déroute les Allemands en Slovaquie, capture Bratislava puis Vienne le 4 avril 1945.

Ces nouvelles victoires établissent la suprématie des Soviétiques sur la région du Danube. En retour, Staline le récompense par la décoration militaire soviétique la plus élevée à cette époque, l'ordre de la Victoire. Malinovski termine sa campagne en Europe par la libération de Brno, en Tchécoslovaquie, où ses soldats font la liaison avec les troupes américaines.

Front japonais[modifier | modifier le code]

Après que la reddition allemande en mai 1945, Malinovski est transférée en Extrême-Orient russe, où il est placé au commandement du front du Transbaïkal. En août 1945, il mène la dernière offensive soviétique de la Seconde Guerre mondiale : il envahit la Mandchourie, qui était alors occupée par un million de soldats japonais de l'Armée du Guandong, renommée pour la qualité de ses troupes (invasion soviétique de la Mandchourie). Malinovski écrase les Japonais en dix jours, dans ce qui est considéré depuis comme un modèle de guerre-éclair mécanisée et un classique du mouvement de tenailles, et également comme étant la plus grande réussite de l'habileté de l'armée soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale. La capture de la Mandchourie semble effacer des mémoires la défaite humiliante subie par la Russie lors de la guerre russo-japonaise de 1904-1905. Malinovski se voit alors attribuer la distinction de héros de l'Union soviétique.

Carrière d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Extrême-Orient[modifier | modifier le code]

Au cours de la décennie suivante, Malinovski est impliqué dans les décisions-clés impliquant les intérêts stratégiques soviétiques dans la région d'Extrême-Orient. Initialement commandant du district militaire du Transbaïkal-Amour (1945-1947), le début de la guerre froide lui permet d'être nommé commandant suprême des Forces d'Extrême-Orient où il est responsable de trois districts militaires (1947-1953). Il forme et ravitaille à l'Armée populaire de Corée et l'Armée populaire de libération chinoise avant et pendant la guerre de Corée (1950-1953).

Pour souligner l'appartenance de Malinovski à l'élite de l'État et du Parti, Staline le fait membre du Soviet suprême de l'Union soviétique (1946), membre candidat (non votant) du Comité Central du Parti communiste de l'Union soviétique (1952). Après la fin de la guerre de Corée, Moscou dissout la Commandement suprême d'Extrême-Orient. Malinovski continue à contrôler la majeure partie des forces soviétiques de la région comme commandant du district militaire d'Extrême-Orient.

Sous Khrouchtchev[modifier | modifier le code]

Après la mort de Staline en 1953, Khrouchtchev devient le leader soviétique et, pendant le processus de déstalinisation et la consolidation de son pouvoir au Kremlin, il promeut Malinovski commandant en chef des forces terrestres soviétiques et premier adjoint du ministre de la Défense, le maréchal Gueorgui Joukov (1956). Pour confirmer le statut élevé de Malinovski dans la hiérarchie de l'État et du Parti soviétiques, il est devient membre à part entière du Comité central du Parti communiste. En octobre 1957, Khrouchtchev, qui avait de plus en plus d'inquiétude sur les ambitions politiques de Joukov, l'évince et confie son poste de ministre à Malinovski, poste qu'il occupera jusqu'à sa mort, gagnant ultérieurement la réputation d'avoir été la meilleure personne à avoir dirigé ce ministère.

Bien qu'ami personnel de Khrouchtchev, Malinovski maintint une position indépendante concernant les affaires militaires. Khrouchtchev et plusieurs membres de l'appareil militaire soviétique étaient convaincus que les guerres futures seraient remportées par l'utilisation de missiles nucléaires. Ils préconisèrent des investissements majeurs dans le développement des missiles et une réduction drastique des forces conventionnelles. Malinovski soutint l'adaptation des missiles nucléaires stratégiques, mais il vit les missiles nucléaires comme un moyen de dissuasion utile pour la prévention de la guerre, et non comme une arme principale. Il développa le concept d'une large assise militaire et fit vigoureusement valoir que si la nature de la guerre avait changé, le facteur décisif serait une armée de métier maîtrisant la technologie militaire moderne et capable de conquérir et de contrôler l'ennemi sur le terrain. La politique militaire soviétique, durant ces années fut un compromis entre les vues de Malinovski et de Khrouchtchev. Malinovski fait de l'armée soviétique la force la plus accomplie et puissante du monde en atteignant la parité nucléaire avec les États-Unis et en modernisant l'immense force conventionnelle de l’armée.

Dernières années[modifier | modifier le code]

La provocation de Khrouchtchev lors de la crise des missiles de Cuba, qui a conduit le monde au bord de la catastrophe nucléaire, l'aliène à Malinovski. Le mécontentement de l'armée envers Khrouchtchev encourage un coup d'État au sein du Parti, qui aboutit au limogeage de Khrouchtchev en octobre 1964. La direction du nouveau Parti accepte la demande de Malinovski pour l'établissement d'une armée autonome et professionnelle, ainsi que son concept de développement équilibré des forces armées.

Après sa mort, Malinovski a été honoré par des funérailles nationales et enterré dans la nécropole du mur du Kremlin. Malinovski continue à être considéré comme l'un des plus importants leaders militaires dans l'histoire de la Russie, même après la dislocation de l'Union soviétique.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Pat McTaggart, « Red Storm in Romania »,‎ 2004 (consulté le 28/10/2011)
  2. (de) K.W. Böhme, Die deutschen Kriegsgefangenen in sowjetischer Hand. Eine Bilanz, Munich,‎ 1966, 122 p.
  3. (de) Dr Michael Kroner, « Ein schwarzer Tag für die Deutschen », sur Siebenbürgische Zeitung,‎ 2004 (consulté le 28/10/2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) John Erikson, Rodion Yakovlevich Malinovsky, New York, Harold Shukman ed., Stalin's Generals, Grove Press, 1993
  • (en) David M. Glantz, The Soviet Strategic Offensive in Manchuria, 1945. 'August Storm', Londres, Frank Cass Publishers, 2003
  • (en) Joseph E. Thach, Jr., « Malinovskii, Rodion Yakovlevich », The Modern Encyclopedia of Russian and Soviet History, vol. 21
  • (en) Alexander Werth, Russia At War, 1941-1945, New York, Carroll & Graf Publishers, Inc., 1999

Liens externes[modifier | modifier le code]