Andreï Ieremenko

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Ieremenko, Andreï Ivanovitch
en russe : Андре́й Ива́нович Ерёменко
en ukrainien : Андрій Іванович Єрьоменко
Image illustrative de l'article Andreï Ieremenko

Naissance 14 octobre 1892
village de Markovka, Goubernia de Kharkov, Empire russe
(maintenant oblast de Louhansk, Ukraine)
Décès 19 novembre 1970 (à 78 ans)
Moscou, Union soviétique
Origine Drapeau de la Russie Impériale Empire russe
Allégeance Drapeau de la Russie Impériale Empire russe (1913-1918)
Drapeau de l’URSS Union soviétique(1918-1958)
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade Maréchal de l'Union soviétique
Années de service 19131958
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre civile russe
Grande guerre patriotique
Commandement Front de l'ouest
Front de Briansk
4e Armée de choc
Front du sud-est
Front de Stalingrad
Front du sud
Front de Kalinine
Premier front de la Baltique
Second Front de la Baltique
Quatrième front d'Ukraine
District militaire des Carpates
District militaire de Sibérie
District militaire du Nord-Caucase
Faits d'armes Bataille de Smolensk
Poche de Kholm
Bataille de Stalingrad
Distinctions Héros de l'Union soviétique
Ordre de Lénine (5)
Ordre de la Révolution d'Octobre
Ordre du Drapeau rouge (4)
Ordre de Souvorov, 1e classe (3)
Ordre de Koutouzov


Andreï Ivanovitch Ieremenko, Eremenko ou Yeremenko (en russe : Андрей Иванович Ерёменко), né le 14 octobre 1892 et décédé le 19 novembre 1970, est un militaire soviétique qui s'illustra particulièrement pendant la Seconde Guerre mondiale. Il fut nommé maréchal de l'Union soviétique le 11 mars 1955.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille et jeunesse[modifier | modifier le code]

Le petit Andreï est né dans une humble famille de paysans du village de Markovka, aujourd'hui dans l'oblast de Louhansk, en Ukraine. Il est enrôlé dans l'armée en 1913.

Première Guerre mondiale 1914-1918[modifier | modifier le code]

Il participe dès le début des combats au cours desquels il est blessé. Il est nommé pour son courage sous-officier. Il est élu au Soviet de son unité lors de la Révolution de Février. Après avoir combattu sur le front roumain, il est de retour chez lui où il doit lutter contre les troupes allemandes et les Blancs. Il prend la tête d'un groupe de partisans.

Guerre civile 1918-1922[modifier | modifier le code]

À la fin de 1918, son groupe rejoint l'Armée rouge, et en décembre il adhère au parti bolchevik. En janvier 1919, il devient le commissaire militaire de la région de Markhov, adjoint au président du Revkom[1]. En juin, il combat les Blancs dans l'une des premières formations de cavalerie. Promu successivement commandant de la brigade de reconnaissance, commandant de l'état-major, adjoint au commandant de la 14e division de la 1re armée de cavalerie, il participe à la victoire sur Denikine, combat contre la Pologne et contre Wrangel et Makhno.

Pour tout cela, il est décoré de l'ordre du Drapeau rouge puis de l'ordre de Lénine.

Entre-deux-guerres 1922-1941[modifier | modifier le code]

En 1923, après être passé par l'École supérieure de cavalerie, il est nommé commandant du 55e régiment de la 14e division de cavalerie. Après avoir suivi les cours à l'Académie politico-militaire Lénine et l'Académie militaire Frounzé il commande la 14e division, puis en 1938 il est promu à la tête du 6e Corps de Cosaques, puis en décembre 1940 il est nommé commandant de la 1re Armée du Drapeau rouge.

Grande Guerre patriotique (1941-1945)[modifier | modifier le code]

Lorsque la guerre éclate Eremenko est responsable du district militaire transbaïkal, mais il est rapidement appelé à l'ouest pour prendre le commandement du front de l'ouest, en remplacement du général Pavlov.

Blessé lors de la bataille de Smolensk il est nommé à la tête du front de Briansk en cours de formation. De nouveau blessé, plus sévèrement, lors de la bataille de Moscou le 13 octobre 1941, il ne reprendra un commandement que le 12 janvier 1942, où il prend la tête de la 4e armée de choc au sein de front du nord-ouest, pour être atteint une fois encore le 18 janvier 1942.

Lors de l'offensive allemande de l'été 1942, il est envoyé dans le secteur de Stalingrad où il prend la direction du front du sud-est au mois d'août puis du front de Stalingrad à partir de septembre. Il supervise alors la défense de la ville et la mise en place de la partie sud de l'opération Uranus, la contre-offensive soviétique.

Après l'encerclement de la 6e armée allemandes, mené conjointement avec le front du sud-ouest de Vatoutine et le front du Don de Rokossovski, la prise de la ville est laissée au front du Don alors que Ieremenko est chargé de bloquer la contre-attaque allemande menée par von Manstein[2], puis de repousser l'ennemi vers Rostov pour tenter d'isoler le groupe d'armées B qui bat en retraite depuis le Caucase.

En janvier 1943, son front de Stalingrad est renommé front du sud, il le dirige jusqu'à la fin de l'offensive soviétique d'hiver.

En mars 1943, Ieremenko prend en charge le front de Kalinine, au nord, qui reste calme jusqu'en septembre où Eremenko lance quelques offensives de faible envergures mais victorieuses.

En décembre 1943, il est chargé, conjointement avec Tolboukhine de la reconquête de la Crimée, avant d'être renvoyé au nord en avril 1944 à la tête du deuxième front balte, qu'il dirige pendant près d'un an et avec lequel il réussit notamment à isoler près de 30 divisions allemandes en Lituanie.

Le 26 avril 1945, Ieremenko est transféré à la tête du quatrième front ukrainien, avec lequel il achève la conquête de la Hongrie et la libération de Tchécoslovaquie.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Stalingrad, notes du commandant en chef, Paris, Plon, 1964, traduit du russe par S. Maximov.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Revkom est un Comité révolutionnaire.
  2. Jean Lopez, Stalingrad, p. 422.

Liens externes[modifier | modifier le code]