Gueorgui Malenkov

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Gueorgui Malenkov
Гео́ргий Маленко́в
Image illustrative de l'article Gueorgui Malenkov
Fonctions
Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de Russie
5 mars 195314 mars 1953
Prédécesseur Joseph Staline
Successeur Nikita Khrouchtchev
Président du Conseil des ministres d'URSS
6 mars 19538 février 1955
Prédécesseur Joseph Staline
Successeur Nikolaï Boulganine
Biographie
Date de naissance 8 janvier 1902
Lieu de naissance Orenbourg
Date de décès 14 janvier 1988 (à 86 ans)
Lieu de décès Moscou
Parti politique PCUS
Religion Athée
Résidence Kremlin
Présidents du Conseil des Ministres d'URSS
Dirigeants du Parti communiste de l'Union soviétique

Gueorgui Maksimilianovitch Malenkov (en russe : Георгий Максимилианович Маленков ; 26 décembre 1901/8 janvier 1902[?] - 14 janvier 1988) est un homme politique et dirigeant du Parti communiste de l'Union soviétique (PCUS), proche collaborateur de Staline, qui fut Président du Conseil des ministres de mars 1953 à février 1955.

Jeunesse politique[modifier | modifier le code]

Malenkov est né à Orenbourg, en Russie, dans une famille de l'aristocratie qui a servi les tsars depuis le XIXe siècle. Il compte dans ses proches ancêtres des généraux, des amiraux, des gouverneurs de l'État d'Oldenburg (possession allemande de la famille impériale). Sa mère est cependant une fille de forgeron.

Ingénieur électricien, il rejoint le parti bolchevique lors de la révolution de 1917, et devient commissaire politique de l'Armée rouge en 1919.

Les Purges[modifier | modifier le code]

Il devint très jeune l'un des hommes de confiance de Staline. Avec les chefs suprêmes du NKVD, Nikolaï Iejov puis Beria, il fut aux côtés de Joseph Staline lors des Grandes Purges des années 1937-1939. Lorsque Staline, préparant la chute de Iejov, voulut lui imposer un adjoint, Iejov déclara même qu'il aimerait avoir Malenkov à ses côtés. Mais Staline lui préféra Beria, dont Malenkov devint ensuite le rival.

Dépêché par Moscou, Malenkov purgea l'Arménie aux côtés de Mikoyan, puis il seconda Iejov en Biélorussie. Selon une étude citée par l'historien britannique Simon Sebag Montefiore, Malenkov aurait été en tout responsable de la mort de 150 000 personnes[1].

Dès février 1937, devant l'ampleur de la Purge, Malenkov fit remarquer qu'il y avait alors en URSS plus de communistes exclus que de membres du Parti.

Candidat au Bureau politique du Comité central du PCUS, Malenkov en est membre suppléant dès mai 1941, et y fut admis comme titulaire en 1946.

Son ascension rapide depuis son entrée dans le premier cercle des intimes de Staline en fait un représentant éminent de la « génération de 1937 », qui doit sa promotion à l'élimination de la vieille garde bolchevique.

La Grande Guerre patriotique[modifier | modifier le code]

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Dès l'invasion allemande du 22 juin 1941, Malenkov part au front et y assume diverses missions de confiance.

Malenkov perd un peu de l'estime de Staline au bénéfice de son rival Jdanov, mais il revint en grâce après la mort de Jdanov. Beria se rapprocha de lui, et tous deux firent en sorte d'éliminer les partisans de Jdanov, dans le cadre de l'affaire de Léningrad, et de les faire envoyer dans les camps du Goulag ou de les faire fusiller.

L'échec de la succession à Staline[modifier | modifier le code]

La mort de Staline en 1953 propulsa brièvement Malenkov au sommet de l'appareil soviétique. Le monde occidental crut longtemps à sa prédominance en URSS, Nikita Khrouchtchev apparaissant à l'époque plus en retrait.

Premier secrétaire du PCUS de mars à septembre 1953, il assista à la critique du stalinisme par Beria mais ne s'y associa pas. Nikita Khrouchtchev le remplaça bientôt, Malenkov ayant fait l'objet de reproches pour son expérience insuffisante.

Il garda néanmoins le poste de Président du Conseil des ministres pendant deux ans. Il fit entendre pendant cette période son opposition au programme de développement d'armes nucléaires, déclarant qu'un conflit atomique conduirait à un désastre universel.

La chute[modifier | modifier le code]

Forcé à démissionner en février 1955, Malenkov demeura tout d'abord membre du Présidium qui remplaça le Bureau politique du comité central du PCUS. Cependant il fut obligé de se démettre à nouveau en 1957 à la suite d'intrigues menées avec Boulganine, Molotov et Kaganovitch pour éliminer Khrouchtchev. En 1961 il fut exclu du PCUS et condamné à l'exil intérieur. Bien qu'il ne fût jamais réintégré au Parti, il resta cependant communiste et devint directeur d'une centrale hydro-électrique au Kazakhstan. Avant sa mort, il s'était converti à la religion orthodoxe. Il aurait même été bedeau dans une église de Moscou. Il est enterré au cimetière de Kountsevo. Son épouse est décédée en 1987.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Référence[modifier | modifier le code]

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  1. Staline, la cour du tsar rouge, tr. fr., 2004.