Vassili Tchouïkov

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Vassili Ivanovitch Tchouïkov
Image illustrative de l'article Vassili Tchouïkov

Naissance
Oblast de Toula
Décès (à 82 ans)
Moscou
Origine Soviétique, Russe
Allégeance Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade Maréchal
Années de service 19171972
Conflits Guerre civile russe
Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Campagne de Pologne
Guerre d'Hiver
Guerre sino-japonaise
Bataille de Stalingrad
Bataille de Berlin
Distinctions Héros de l'Union soviétique

Vassili Ivanovitch Tchouïkov (en russe : Василий Иванович Чуйков ; - ) est un maréchal soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille paysanne de condition modeste le 12 février 1900, Tchouïkov rejoint l'Armée rouge en 1918, après la Révolution russe de 1917. L'année suivante il devient membre du Parti communiste. Il rentre plus tard à l'Académie militaire Frounzé. Il est envoyé pendant dix ans en Chine.

En 1939, Tchouïkov participe en tant que lieutenant-général de l'Armée rouge à l'invasion soviétique de la Pologne, puis, en 1940, à la guerre d'hiver contre la Finlande. Peu après, il fut renvoyé en Chine pour conseiller Tchang Kaï-chek dans le cadre de la guerre contre les Japonais. En , il est rappelé sur le front Ouest, comme chef d'état major de la 64e Armée (appelée 1re Armée de réserve jusqu'en juillet 1942), dont il assure le commandement effectif pendant la majeure partie de la bataille de la boucle du Don en juillet-Aout. Le 12 septembre, la veille de l'offensive allemande, il est nommé à la tête de la 62e armée pour défendre la ville de Stalingrad, en état de quasi isolement, puisqu'elle ne peut être ravitaillée que par bateaux, elle supporte, pendant près de 3 mois, l'assaut de 10 divisions allemandes. Malgré ces conditions extrêmement difficiles, Tchouïkov reste dans la ville durant toute la bataille, ne laissant parfois son QG qu'à quelques centaines de mètres des lignes ennemies. La 62e Armée, en servant de point de fixation aux efforts allemands pendant ces longs mois, apporte une contribution majeure au succès de la contre offensive de Stalingrad : l'opération Uranus. Tchouïkov reçoit le titre de Héros de l'Union soviétique et la 62e Armée devient la 8e Armée de la garde. Tchouïkov commande cette dernière en Biélorussie, en Pologne puis dans le Reich, et participe, comme commandant de cette armée, à l'offensive sur Berlin en avril 1945.

En 1946, Tchouïkov est honoré du titre de maréchal de l'Union Soviétique, honneur insigne. Il reste en Allemagne comme premier adjoint puis commandant en chef (1948) de la Zone d'occupation soviétique jusqu'en 1953. Il est ensuite promu commandant du secteur militaire de Kiev. De 1960 à 1965, il est commandant en chef des forces terrestres soviétiques, puis, de 1965 à sa retraite, en 1972, chef de la défense civile. Durant cette période, il est membre du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique.

Il est également consultant pour la construction du Mémorial de la Bataille de Stalingrad, où il fut enterré après sa mort survenue le . C'est le premier maréchal à être enterré hors de Moscou. Son pistolet de maréchal est actuellement exposé au Mémorial pour la Paix de Caen, aux côtés d'un fusil de tireur d'élite Mosin-Nagant.

Dans la fiction[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Stalingrad : la bataille du siècle, de Vassili Tchouïkov, traduit du russe par Jean Champenois et Yvonne Plaud, Éditions Laville, (ISBN 978-2953596618).
  • Berlin 1945 : de Stalingrad à Berlin, de Vassili Tchouïkov, Éditions Laville, (ISBN 979-1090134003).