Vassili Blücher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vassili Blücher
Василий Константинович Блюхер
Vassili K. Blücher
Vassili K. Blücher

Naissance
Barschinka (oblast de Iaroslavl)
Décès (à 48 ans)
Moscou
Origine Empire russe
Allégeance Drapeau de la Russie Impériale Empire russe,
Drapeau de l’URSS Union soviétique
Arme Red Army flag.svg Armée rouge
Grade Maréchal
Années de service 1914 – 1938
Conflits Première Guerre mondiale
Guerre civile russe
Bataille du lac Khassan
Distinctions Ordre de Lénine
Ordre du Drapeau rouge
Ordre de l'Étoile rouge

Vassili Konstantinovich Blücher (en russe : Василий Константинович Блюхер) est un maréchal de l'Union soviétique (1er décembre 1889 - 9 novembre 1938).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est issu d'un milieu de paysans du village de Barschinka, maintenant dans l'oblast de Iaroslavl. En dépit de son nom de famille allemand, il n'était pas d'ascendance allemande comme cela est parfois écrit, car c'est son arrière-grand-père qui reçut ce surnom en référence au maréchal prussien, et son véritable nom de famille a été oublié par la suite.

Il exerce de multiples petits métiers, comme ouvrier, puis sous-officier et adhère au parti bolchévique en 1916. Durant la Grande Guerre, il devient officier et est mobilisé dans l'armée du front sud-ouest. Hospitalisé entre 1915 et 1916, il reprend du service comme volontaire et devient commissaire politique d'un détachement des gardes rouges dans la région de l'Oural. Il est envoyé à Tcheliabinsk pour éliminer la révolte de l'ataman Doutov. Puis il dirige en 1919 la 51e division de l'Armée rouge.

Il combat les troupes contre-révolutionnaires russes et tchécoslovaques en faisant preuve d'une grande valeur militaire et devient commandant adjoint dans la IIIe armée qui défend Viatka. Il est conseiller militaire en Chine de 1924 à 1927 et maréchal en 1935. On lui donne le haut commandement des forces soviétiques en Extrême-Orient, basées à Khabarovsk ; Blücher bénéficie d'un degré d'autonomie en Extrême-Orient peu commun pour un commandant militaire soviétique.

Il préside notamment le tribunal qui juge les chefs de l'Armée rouge en 1938 durant les Grandes Purges et prend part à la condamnation du maréchal Toukhatchevski.

La lutte pour le pouvoir en Extrême-Orient entre le Japon et l'Union soviétique est à son comble cette année-là. L'armée impériale du Japon met à l'épreuve les défenses soviétiques en combattant pendant plusieurs mois. Devant le peu de panache de l'Armée rouge, le NKVD arrête le maréchal, puis l'exécute sous le prétexte d'être un espion à la solde du Japon. Même sous la torture, il ne confirme pas cette accusation.

Sa mémoire est réhabilitée en 1956. Le maréchal reste une figure populaire en Russie.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]