Antitrinitarisme

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Sous le terme d'antitrinitarisme, on peut regrouper plusieurs tentatives, au sein de la théologie chrétienne, de refuser le dogme du Dieu unique en trois personnes (la Trinité), et donc de trouver une articulation entre les trois notions bibliques que sont Dieu (le Créateur, déjà reconnu par la tradition hébraïque dans l'Ancien Testament), Jésus (considéré comme son fils dans la tradition chrétienne, postérieure à celle-ci) et l'Esprit Saint.

Paléochristianisme[modifier | modifier le code]

Tous ces mouvements tentent de préciser la signification de l'expression le Fils dans la notion de « Fils de Dieu ». Le point principal du débat est la divinité de Jésus, et la relation entre lui et celui qui serait donc son père du ciel.

Le premier concile de Nicée (325) a condamné l'arianisme comme hérésie qui, dans sa forme première n'était pas antitrinitaire. L'élaboration lors des premiers conciles des IVe et Ve siècles et qui constitue la doctrine de la Trinité : un seul Dieu en trois personnes n'est pas, à leurs yeux, la seule possible.

Pour le christianisme ancien, on évoquera le docétisme, l'ébionisme, en se gardant de confondre ce courant avec la gnose chrétienne qui n'était pas systématiquement antitrinitaire, mais parfois binitaire suivant en cela certains courants du judaïsme du Second Temple au premier siècle.

À la Renaissance[modifier | modifier le code]

L’antitrinitarisme connut un regain d'intérêt avec la Réforme protestante, sous l'impulsion des prêcheurs anabaptistes Melchior Hoffman (1495 † 1543) et Johannes Campanus (1500 † 1575). Partisans de la doctrine de Zwingli, ils défendaient une version pragmatique de l'Eucharistie et du ministère chrétien (opposée à l'interprétation miraculeuse des Luthériens).

Ils furent en butte aux accusations de Martin Luther lors du concile de Flensburg le 8 avril 1529. La doctrine antitrinitarienne de ces débuts de la Réforme nous est connue par le pamphlet de Johannes Bugenhagen « Contre les Antitrinitariens » (Lübeck, 1530). La doctrine se propagea néanmoins tout au long du XVIe siècle, évoluant vers l’unitarisme.

Antitrinitarisme aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Certains groupes tels que les Témoins de Jéhovah et l'Église de Dieu (Septième Jour) sont toujours antitrinitaires aujourd'hui.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]