Jean Baffier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jean Baffier

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait par A. Brauer

Nom de naissance Jean Eugène Baffier
Activités Sculpteur, écrivain
Naissance 18 novembre 1851
Neuvy-le-Barrois
Décès 19 avril 1920
Paris

Jean Baffier, né à Neuvy-le-Barrois, en Berry, le 18 novembre 1851 et mort à Paris le 19 avril 1920, est un sculpteur et écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1864, son émerveillement devant la cathédrale de Nevers fut à l'origine de sa vocation. Il fut d'abord tailleur de pierres sur le chantier de restauration de la cathédrale, puis il tenta une carrière de sculpteur à Paris. Il se fit connaître par des figurines en bronze (Le Vigneron, Le Faucheur, Le Vielleux) et des étains (vases, candélabres, services de table) décorés de motifs végétaux. Il réalisa également des statues et des bustes de personnages historiques (Louis XI, Jean-Paul Marat, Jean-Jacques Rousseau).

Fervent régionaliste, il s'intéressa à la musique traditionnelle et aux contes populaires du Berry, et fonda en 1886 Le Réveil de la Gaule, revue qui dura jusqu'en 1912. Il est également l'auteur d'un recueil de récits berrichons, Nos géants d'auterfoés, dans lequel il mentionne de nombreux lieux ruraux, tels les villages de Coust ou de Saint-Pierre-les-Etieux.

Jean Baffier, qui était un régionaliste à tous crins et doté d'un esprit gaulois hors du commun, voulut ranimer la foi des derniers ménétriers. Après avoir rassemblé quelques vielleux et cornemuseux, il fonda à Paris, le 30 mars 1888, une société dont le siège social se trouve au 6, rue Lebouis dans le 14e arrondissement. Il déposa les statuts de cette société sous le nom de « Société des Gâs du Berry et aultres lieux du Centre » et la dota de deux emblèmes : la bannière et le bâton. La première bannière se compose d'un panneau de bois muni d'un manche. Elle porte la fière devise : « Nout' soup' est maigre mais j' la trem­pons dans nout' écuelle. »

Comme la plupart des fondateurs du mouvement folklorique, Jean Baffier avait des idées très réactionnaires et était antisémite. On trouve ses écrits dans les journaux de l'époque (Journal du Cher, Dépêche du Berry).

Œuvres[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Publications[modifier | modifier le code]

  • Le Réveil de la Gaule, ou la Justice de Jacques Bonhomme, Imprimerie spéciale, Paris, 1886
  • Les Marges d'un carnet d'ouvrier : objections sur la médaille à M. Zola offerte à propos de l'affaire Dreyfus, Paris, chez l'auteur, 1898 Texte en ligne
  • Causeries esthétiques d'un ouvrier sculpteur français. La Cathédrale de France, ses destructeurs, ses détracteurs, pourquoi on a voulu la détruire, pourquoi on l'a calomniée, Paris, chez l'auteur, 1900
  • Nos géants d'auterfoés. Récits berrichons recueillis par Jean Baffier, préface de Jacques Boulanger, Revue du seizième siècle, Société des études rabelaisiennes, Champion, Paris, 1913 Texte en ligne. Réédité par Champion, Paris, 1920.
  • Un jau de la grousse espèce
  • Articles et contes, Lettres de Neuvy-le-Barrois

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Neil McWilliam, Monumental Intolerance. Jean Baffier, A Nationalist Sculptor in Nineteenth-Century France, Penn State University Press, 2000.

Lien externe[modifier | modifier le code]