John Wesley

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John Wesley

John Wesley (1703-1791) est un prêtre anglican britannique. Wesley est en grande partie crédité, avec son frère Charles Wesley, comme étant celui par qui l'Église méthodiste est née quand il a commencé à faire des prêches en plein air d'une façon semblable à George Whitefield.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 28 juin (a.s. 17 juin) 1703, John Wesley est le quinzième enfant du révérend Samuel Wesley, recteur (vicar) de la paroisse anglicane d'Epworth (Lincolnshire), et Suzanna Wesley, une mère pieuse, mais exigeante. Ses deux parents venaient de familles non conformistes (c'est-à-dire ayant rompu avec l'Église d'Angleterre). En 1720, il s'inscrit à l'université d'Oxford, où il refuse de suivre la vie de fête des étudiants. Il forme le ¨Club des Saints¨ (Holy Club) avec d'autres étudiants, dont son frère Charles, pour prier et faire des exercices spirituels ponctuellement, ce qui leur a valu le qualificatif de méthodistes "à cause de la régularité et l'esprit de méthode" apportés par ses membres dans leurs pratiques religieuses. Diplômé en 1724, il est ordonné prêtre anglican en 1728 par l'évêque d'Oxford, John Potter, qui devait par la suite être nommé archevêque de Cantorbéry (1737-1747).

Influencé par les Frères moraves et le Mouvement du Réveil, Wesley vit, en 1738, une expérience de conversion. Annonçant la Bonne Nouvelle du salut offert à tous les hommes, par la foi, il rencontre bientôt une vive opposition de la part de l'Église établie. Il préconisait une expérience personnelle avec Dieu et sa préoccupation sociale chrétienne a démarré en visitant les mines de charbon et en écrivant des traités de médecine populaire. Sa théologie se retrouve dans ses « Sermons » (au nombre de 100 dans la dernière édition de ses "Sermons on Several Occasions" publiée de son vivant, en 1785). Wesley s'entoure de prédicateurs laïcs. Il n'hésite pas à sillonner la Grande-Bretagne - préparant ses sermons, lisant et écrivant à cheval - pour aller à la rencontre de ses paroissiens. Prédicateur infatigable, il parcourt plus de 400 000 km, la plupart du temps à cheval, et prononce plus de 40 000 sermons. « Le monde est ma paroisse », déclare-t-il. Contribuant à la création d'écoles et d'organismes sociaux pour lutter contre l'ignorance et la pauvreté, il sera l'un des premiers à s'élever contre l'esclavage.

Wesley finit par rompre de facto avec l'Église anglicane en 1784. L’acte qui consomma de façon évidente le schisme eut lieu en deux temps : le 1er septembre 1784, dans une maison de Bristol, il ordonna diacres deux de ses prédicateurs itinérants, Richard Whatcoat et Thomas Vasey. Le lendemain, il les ordonna « anciens » (« elders »), c'est-à-dire prêtres, et ordonna son ami Thomas Coke « inspecteur » (« superintendent »), autrement dit évêque. Ces évènements sont rapportés laconiquement dans le Journal de John Wesley : « Wednesday September 1. Being now clear in my own mind, I took a step which I had long weighed in my mind and appointed Mr. Whatcoat and Mr. Vasey to go and serve the desolate sheep in America. Thursday 2, I added to them three more, which I verily believe will be much to the glory of God ». Pour chacune de ces ordinations, il utilisa le rituel spécifié par l’ordinal du "Book of Common Prayer", bien que ce dernier précisât dès son préambule que seul un évêque peut conférer les ordres.

À sa mort en 1791, on comptait environ 70 000 méthodistes en Grande-Bretagne et 60 000 aux États-Unis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Œuvres de John et/ou Charles Wesley[modifier | modifier le code]

  • Gerald R. Cragg (ed) The Works of John Wesley. The Bicentennial Edition, vol. 11: The Appeals to Men of reason and Religion and Certain Related Open Letters, Oxford: Clarendon Press, 1975, 593 pages.
  • George Osborn (ed), The Poetical Works of John and Charles Wesley, 10 volumes, Londres : Wesleyan-Methodist Conference Office, 1868-72.
  • Albert C. Outler (ed), The Works of John Wesley. The Bicentennial Edition, vol. 1: Sermons I, Nashville : Abingdon Press, 1984, 722 pages.
  • Edward H. Sugden (ed), Wesley’s Standard Sermons (1921), 2 volumes, Londres : Epworth Press, 1966.
  • John Telford (ed), The Journal of the Rev. Charles Wesley, M.A. – The Early Journal, 1736-1739, Londres : Robert Culley, 1909, 256 pages
  • John Telford (ed), The Letters of the Rev. John Wesley, A.M. – Standard Edition, 8 volumes, Londres : The Epworth Press, 1931.
  • John R. Tyson (ed), Charles Wesley, A Reader, Oxford : Oxford University Press, 1989, 529 pages
  • W. Reginald Ward et Richard P. Heintzenrater (ed), The Works of John Wesley. The Bicentennial Edition, vol. 18-24: Journals and Diaries I-VII, Nashville : Abingdon Press, 1988-2003
  • John Wesley, Minutes of Several Conversations between the Rev. John Wesley, M.A. and Others, from the year 1744 to the year 1789, Londres : Wesleyan Conference Office, 1817, 60 pages
  • James F. White (ed), John Wesley’s Sunday Service of the Methodists of North America, Nashville: Quarterly Review, 1984, 190 pages

Annexes[modifier | modifier le code]

Ce n'est pas a lui que Bob Dylan rendit hommage durant sa période spirituelle en 1967 en réalisant l'album "John Wesley Harding" mais au bandit de l'Ouest américain en partie homonyme.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Baker, Frank, John Wesley and the Church of England (1970), Londres : Epworth Press, 2000, 422 pages
  • Bertrand, Claude-Jean, Le Méthodisme, Paris : Librairie Armand Colin, 1971, 416 pages
  • Kenneth Crackwell et Susan J. White, An Introduction to World Methodism, Cambridge: Cambridge University Press, 2005, 283 pages
  • Bernard Cottret, Histoire de la Réforme Protestante, Paris, Tempus, 2010.
  • Richard Graves, The Spiritual Quixote or the Summer’s Ramble of Mr. Geoffrey Wildgoose, A Comic Romance (1773), Londres : Oxford University Press, 1967, 504 pages
  • Alan Harding, The Countess of Huntingdon’s Connexion, A Sect in Action in Eighteenth-Century England, Oxford : Oxford University Press, 2003, 415 pages
  • Richard P. Heintzenrater, The Elusive Mr. Wesley, 2 volumes (volume 1 : John Wesley His Own Biographer ; volume 2 : John Wesley as seen by contemporaries and biographers) Nashville : Abingdon Press, 1984
  • Kenneth Hylson-Smith, Evangelicals in the Church of England, 1734-1984, Edinburgh : T. and T. Clark, 1988, 411 pages
  • Daniel Jennings, The Supernatural Occurrences of John Wesley, Oklahoma City : SEAN Multimedia, 2005, 155 pages
  • John Kent, Wesley and the Wesleyans, Cambridge : Cambridge University Press, 2002, 229 pages
  • Ronald A. Knox, Enthusiasm, A Chapter in the History of Religion—With Special Reference to the Seventeenth and Eighteenth Centuries, New York : Galaxy Book, 1961, 622 pages
  • Fadiey Lpvsky, Wesley, apôtre des foules, pasteur des pauvres (1951), Sannois : Éditions du Réveil, 1977, 175 pages
  • Henry Moore et Thomas Coke, The Life of the Rev. John Wesley, A.M., including an account of the great revival of religion in Europe and America, of which he was the first and chief instrument, Londres : G.Paramore, 1792, 542 pages
  • Louis J. Rataboul, John Wesley, un anglican sans frontières—1703-1791, Nancy : Presses Universitaires de Nancy, 1991, 239 pages
  • Robert Southey, The Life of Wesley and the Rise and Progress of Methodism (1820), 2 volumes, Londres et New York : Frederick Warne and Co., 1893
  • Edgar W. Thompson, Wesley : Apostolic Man— Some Reflections on Wesley's Consecration of Dr Thomas Coke, Londres: Epworth Press, 1957, 84 pages.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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