Prière

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Albrecht Dürer, prière

La prière est un acte codifié ou non, collectif ou individuel, par lequel une requête est adressée à Dieu ou à une divinité ou à un être désigné comme médiateur de Dieu ou de la divinité. Trois types de prières existent : la prière d'intercession (pour demander un bienfait pour quelqu'un ou soi-même), la prière de confession, et la prière de gratitude. Elle est parfois présentée comme une attitude intérieure, méditative, quand elle ne contient pas explicitement de requête et cherche alors à produire un sentiment d'unité avec Dieu ou la divinité (voir Oraison silencieuse).

La prière bouddhique[modifier | modifier le code]

Représentation de lamas avec des moulins à prière

Dans le bouddhisme theravāda ou le bouddhisme Zen, les moines ne prient pas car la prière n'a pas de sens en raison de l'impersonnalité des êtres, hors d'une pratique de dévotion laissée au commun du peuple. L'attachement aux rites ou la croyance aux effets de la prière (silavrata-paramarsa) fait d'ailleurs partie des dix liens qu'il faut briser pour parvenir à l'Eveil. Selon S. N. Goenka : « Il n'est pas correct de prier le Bouddha pour lui adresser une demande, ce n'est pas dans son enseignement. Un être libéré ne fait que montrer le chemin, c'est à vous de faire les efforts nécessaires pour atteindre le but. »[1]. Plusieurs textes (par exemple l'Asibandhakaputta Sutta, SN 42.6) indiquent l'inutilité des prières.

Dans le bouddhisme tibétain, la prière est un accompagnement des pratiques comme la méditation ou les enseignements[2]. Elle est parlée ou chantée et permet d'avoir une intention altruiste et de se concentrer sur un but : l'éveil. Pour prendre refuge, on commence en ces termes : "En le Bouddha, le Dharma et la Sangha, je prends refuge jusqu'à l'éveil", ce qui signifie que l'on va vers le Bouddha, son enseignement, et la communauté bouddhique. Ensuite on remercie d'autres personnages importants du bouddhisme pour leur apport au monde. On peut aussi prier lors des repas pour remercier les bouddhas et les circonstances d'avoir à manger.

La prière chrétienne[modifier | modifier le code]

Vieil homme en prière, aquarelle de Julien Falat
Article détaillé : Prière chrétienne.

Dans la religion chrétienne, le « Notre Père » (Pater Noster) est généralement considérée comme la prière fondamentale enseignée par Jésus-Christ - (Nouveau Testament). Pour Tertullien[3], « La prière est le sacrifice spirituel qui a supprimé les anciens sacrifices ».

La prière est un acte fondamental de la foi chrétienne, vécue comme une action de Grâce et de communion avec Dieu, une communion d’esprits entre Dieu et les Siens. C’est "Dieu le Père" que le croyant prie "au Nom du Seigneur Jésus-Christ". Dans l'Évangile selon Jean, Jésus-Christ indique comment prier à ses fidèles :

  • (13) et tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. (14) Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. Jean, XIV
  • (23) En ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, ce que vous demanderez au Père, il vous le donnera en mon nom. (24) Jusqu'à présent vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite. Jean, XVI

Des pratiques de méditations, de jeûne et de veille peuvent être associées à la prière, de même que des lectures de textes, bibliques ou non. Pour le croyant, Dieu est partout et la prière peut donc avoir lieu en n'importe quel lieu.

Pour le chrétien, Dieu est vivant, sensible à la prière du chrétien, et il espère qu'il réponde en acte (parfois selon le souhait exprimé, parfois différemment, parfois immédiatement, parfois de façon très différée). Certains chrétiens ont une relation très ardente avec Dieu, voire mouvementée et houleuse lui parlant comme à un ami proche, un père humain, lui faisant même des reproches et exprimant leur colère. Dans la religion chrétienne, l'esprit saint à travers la foi, les écritures, les autres chrétiens et même des non-croyants peuvent aider le chrétien à discerner la réponse de Dieu. Elle lui parait parfois évidente et claire, parfois même prononcée par Dieu, et plus souvent diffuse, voire difficile ou impossible à discerner immédiatement.[réf. nécessaire]

Des pratiques et des conceptions théologiques secondaires différencient les différents courants chrétiens. En particulier dans les Églises catholiques et orthodoxes on reconnait la prière par les Saints et la Vierge Marie[4]. L'utilisation d'objets de cultes (crucifix, icônes, chapelets, statues, etc.) est aussi sujet à des controverses. Les cultures et les milieux sociaux ont également une grande influence sur les manières de prier. Ce que les divers courants protestants contestent vigoureusement au nom des Écritures. Nous pouvons prier comme si l'on parlait avec un père, un ami, Dieu entend les prières non récitées mais simplement il suffit de lui parler.

Dans les trois principales composantes chrétiennes, des moines peuvent consacrer leur vie exclusivement à la prière. Certains courants évangéliques contestent la validité de l'engagement monastique.

Différentes communautés chrétiennes: Les saints des derniers jours suivent les étapes suivantes quand ils prient : 1. Ils invoquent le Père (exemple : « Cher Père céleste »). 2. Ils expriment leur reconnaissance (exemple : « Je te remercie de »). 3. Ils expriment leurs besoins (exemple : « Je te demande de »). 4. Ils terminent « au nom de Jésus-Christ. Amen ». La seule prière fixe (dite mot à mot) est la prière de la Sainte-Cène. Le Notre Père serait un exemple de prière plutôt qu'une prière fixe (« Voici donc comment vous devez prier » Matt. 6:9).

Exemples de prières chrétiennes selon le rite catholique romain et orthodoxe[modifier | modifier le code]

Un musulman en prière

La prière islamique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prière islamique.
Deux fidèles faisant la prière face au mihrab (niche indiquant la qibla) dans la salle de prière de la Grande Mosquée de Kairouan, en Tunisie.

Le musulman est un monothéiste, il prie Allah (Dieu), l'Unique. Il s'adresse à Celui qui contrôle le monde, Celui qui répond aux demandes. En effet la plus grande obligation du croyant en Dieu est de l'unifier, c'est-à-dire ne pas pratiquer le polythéisme. C'est donc avoir la croyance, la certitude qu'Allah n'a pas d'associés. (les anges ne sont pas des dieux, les prophètes ne sont pas des dieux, les stars ne sont pas des dieux, les pierres, arbres, bijoux, etc. tout en dehors d'Allah est créé par Lui.)

La salât, ou salâh (صلاة [ṣalāʰ]) ou namāz désigne la prière islamique, second des cinq piliers de l'islam. Chaque musulman est tenu d'effectuer cinq prières quotidiennes obligatoires (farâ'idh), tourné vers la qibla, qui est indique la direction de la Ka'ba de La Mecque.

Elle peut être faite à n'importe quel endroit (sauf rares exceptions quand des impuretés sont présentes), bien que pour les hommes, accomplir en groupe à la mosquée les cinq prières canoniques est fortement recommandé ou obligatoire, notamment pour les prières du vendredi (la plus importante de la semaine) et pour les deux fêtes (Aïd al-Kebir et Aïd al-Fitr). Elle doit s'accomplir en état d'ablutions (de pureté).

La salât n'est devenue une obligation cultuelle qu'après le Mi'raj, l'Ascension du Prophète de l'islam au Ciel, que la tradition situe en l'an 2 avant l'Hégire, vers l'an 620 de notre ère. La prière musulmane (salat), demande au croyant de louer la grandeur de Dieu (Allah), de se soumettre à Lui, et de Lui demander le pardon pour ses péchés. Il faut pour cela s'être purifié par les ablutions et avoir une pureté de l'intention (niyya). La prière musulmane est composée aussi de la prosternation, le moment ou le serviteur d'Allah est le plus proche de son Seigneur. Il se remémore Dieu et se rappel de Lui.

D'après les paroles d'Allah (le Coran), prier est la manière la plus simple de L'atteindre.La prière ne peut être confinée à un moment ou à un endroit. Parce que les désirs et les besoins des gens ne s'apaisent jamais, leurs prières ne finissent jamais. Il n’existe pas dans le coran un passage où Dieu ordonne aux musulmans de prier 5 fois dans la journée. Les cinq prières habituelles sont décrites dans les hadiths.(paroles du prophète Muhammad -prière et Salut d'Allah sur lui-). Autrement dit, la prière n'est pas limitée dans le temps et chaque individu peut prier à tout moment car Allah est Qayoum (ne dort jamais).

Sourate 2 al-Baqarah verset 186 : Si Mes serviteurs t'interrogent à Mon sujet, qu'ils sachent que Je suis tout près d'eux, toujours disposé à exaucer les vœux de celui qui M'invoque. Qu'ils répondent donc à Mon appel et qu'ils aient foi en Moi, afin qu'ils soient guidés vers la voie du salut.

Sourat 73 Al Mouzamil verset 2 à 7 : Lève-toi (pour prier) toute la nuit, excepté une partie, sa moitié ou un peu moins ou un peu plus. Et récite le Coran lentement et clairement…La prière pendant la nuit est plus efficace et plus propice pour la récitation. Tu as dans la journée à vaquer à des longues occupations.

Sourat 17 Isra verset 78: Accomplis la salat au déclin du soleil jusqu'à l'obscurité de la nuit et fais aussi la lecture à l’aube.

Sourat 11 Hud verset 114: Accomplis la salat aux deux extrémités du jour et a certaines heures de la nuit.

Sourat 76 Insan verset 25 et 26 : Invoque le Nom de ton Seigneur à l'aube et au crépuscule ! Et dans une partie de la nuit, prosternes-toi devant le Seigneur et à glorifie le longtemps dans la nuit !

Sourat 24 Nour verset 36: Dans les maisons (mosquées) qu’Allah a permis que l’on élève (son nom) et où son nom est invoqué. Que l’on y glorifie Allah en elles matin et soir.

Il existe d'autres passages dans le Coran qui font allusion aux moments de la prière. Ce sont les sourates et versets: (50:40) ; (3:41) ; (24:58) ;(52:49) ; (7:205) ;( 55:55) ; (33:42) et (39:9)

La prière juive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Prières juives.

L'interprétation de la halakha (loi judaïque) par le judaïsme orthodoxe établit que les hommes juifs doivent prier:

Les femmes juives doivent prier au moins une fois chaque jour, mais sans une longueur fixe, et le système des prières journalières n'est pas requis pour les femmes.

Le judaïsme du mouvement Massorti traite aussi le système halakhique des prières journalières multiples comme obligatoire. Dès 2002, les juives du mouvement Massorti sont vues comme obligées comme les juifs du mouvement de prier les mêmes prières, et aux mêmes moments de la journée. Les communautés traditionnelles, et les juives à l'individu sont permises de s'abstenir des prières.[1] (pdf). Les congrégations du judaïsme libéral utilisent des portions de la liturgie traditionnelle dans les offices, mais ils ne considèrent pas la halakha comme un commandement.

Pour les juifs, il y a une différence entre la prière en communauté (en miniane ou quorum) et la prière privée (personnelle). La prière en communauté est plus désirable, puisque cela permet de pratiquer des portions du rite, comme la lecture du kaddish par exemple, qui ne peuvent être pratiquées sans un quorum.

La plupart de la liturgie juive est chantée ou parlée en rythme avec une mélodie traditionnelle ou un nigoun. Les synagogues peuvent désigner ou même embaucher un hazzan ou chantre afin de diriger la congrégation dans les prières. L'embauche ou la désignation d'un hazzan d'entre les membres de la congrégation par le rabbin de la communauté dépend de la grandeur de la synagogue.

Autres formes de prières[modifier | modifier le code]

Lieux de prière[modifier | modifier le code]

Dans son livre titré: "La Prière, ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas", le Médecin Fritzson Michel écrit qu'on peut prier n'importe où. Naturellement, on le fait:

  • Dans sa chambre privée
  • À l'église
  • Sur une montagne
  • Dans un désert
  • etc.

Études scientifiques[modifier | modifier le code]

Prière et effets possibles sur la santé[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mai 2008). Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.

Diverses études ont examiné la question des effets physiologiques ou psychologiques des prières ou de la méditation dont quelques études médicales, en particulier en Amérique[5]. On peut en citer quelques-unes :

  • Le professeur William A. Tiller de l’université Stanford en Californie a longtemps travaillé sur les champs énergétiques non physiques du corps humain. Il a souhaité prouver que des personnes rassemblées pour penser avec la même intention étaient capables d’avoir une influence physique sur la matière. Pour ce faire, il a réuni quatre médiums dans un laboratoire du Minnesota et leur a demandé d’influencer par leurs pensées un appareil électrique capable d’abaisser ou diminuer le pH de l’eau. L’appareil installé dans un autre laboratoire situé à plusieurs milliers de kilomètres induisait une modification de pH de l’eau placée à proximité conformément aux pensées qui avaient été émises par les quatre médiums, Tiller notant que si l’expérience est répétée de nombreuses fois, l’effet induit perdure[6]. Tout se passe comme si une mémoire psychique pouvait agir une influence physique dans un lieu donné [7].
  • Une expérience menée à l'université Columbia (New York) et publiée en septembre 2001 dans The Journal of Reproductive Medicine conclurait à l'impact de la prière[8]. L'étude était censée porter sur 199 femmes coréennes en attente de fécondation in vitro et sur des prières faites par divers groupes de prière aux États-Unis, au Canada et en Australie, qui ne connaissaient les femmes que par leur photo. L'article affirmait que les chercheurs avaient relevé une différence entre le groupe de femmes pour lequel on priait et celui pour lequel on ne priait pas : 50 % de grossesses contre 26 %[réf. nécessaire]. Il s'est par la suite avéré que le professeur Lobo a exigé que son nom soit publiquement dissocié de cet article auquel il n'avait pas collaboré[9].
  • Les études réalisées à l’université de Princeton démontreraient l’efficacité de la guérison spirituelle mais elles ne préjugent pas de savoir si c’est une autoguérison induite par le développement de pensées positives, par la production d’un effet placebo, par l’effet bénéfique d’un stress bien géré ou par une aide extérieur venue de Dieu[10].
  • Une expérience comparable menée en Californie sur 40 malades du sida (prières à distance pour 20 malades par des chrétiens, juifs, bouddhistes, indiens et chamans) aurait indiqué également des résultats positifs pour le groupe pour lequel il avait été prié[réf. nécessaire].
  • L'effet supposé de la prière est diversement pris en compte selon les pays : en 2004, on dénombrait quatre-vingt-quatre universités de médecine enseignant la spiritualité et de nombreux médecins brésiliens apprennent les moyens de communiquer avec les morts[11] ; en 2007, l’OMS a reconnu l’importance de la spiritualité dans l’exercice de la médecine[11] ; aux États-Unis, 90% des écoles de médecine ont un enseignement consacré à ces thérapies complémentaires spirituelles, ce qui serait dû à la prise en compte d'enquêtes statistiques établissant que les sujets bénéficiant d’une foi puissante présentent des taux de délinquance, d’alcoolisme, de consommation de médicaments et d’échec matrimonial plus bas que les athées, ce qui impacterait positivement leur santé[11],,[Note 1] ; parmi ces études, on peut citer[11] :
    • une étude de Ronna Casar Harris et Mary Amanda Dew du centre de recherches médicales de l’Université de Pittsburgh, montrant une récupération postopératoire est d’autant meilleures si la spiritualité des convalescents est forte ;
    • une étude du Docteur Thomas Oxman de la faculté de médecine de Dartmouth montrant que les patients de plus de cinquante-cinq ans ayant subi une opération à cœur ouvert et qui étaient croyant avaient trois fois plus de chance de survie que les autres.
  • L'American Heart Journal a publié trois études sur le sujet.
    • La première, menée par le cardiologue Mitchell Krucoff (université Duke, Durham, Caroline du Nord) dans le cadre d'un projet Mantra portait sur 150 malades, et montrait un effet positif de la prière et des techniques de relaxation[réf. nécessaire].
    • La seconde, menée par le même chercheur, était menée en aveugle (ni les malades, ni les médecins ni les proches ne savaient quels malades faisaient l'objet des prières) et portait sur 750 malades. Cette étude ne montra aucune différence statistique entre les malades ayant bénéficié des prières et les autres[réf. nécessaire].
    • La troisième, rendue publique an avril 2006 par l'American Heart Journal, a été menée sur les effets thérapeutiques de la prière sur des cardiaques et tend à démontrer que la prière n’aide pas au rétablissement de malades ayant subi un pontage coronarien, mais pourrait au contraire même entraîner des complications[12]. Cette étude a eu lieu de 1998 à 2000 et a porté sur 1 802 patients répartis dans six hôpitaux américains. Les malades ont été répartis en trois groupes et l'expérience ne permet pas de conclure à un effet de la prière[Note 2] :
      • Groupe 1 : Les malades sont informés qu’ils vont peut-être faire l’objet de prières, et ils bénéficient de prières ;
      • Groupe 2 : Les malades sont informés qu’ils vont peut-être faire l’objet de prières, et ils ne bénéficient pas de prières ;
      • Groupe 3 : Les malades sont informés qu’ils vont faire l’objet de prières, et ils en bénéficient effectivement.

Prière et fonctionnement cérébral[modifier | modifier le code]

  • Mario Beauregard a étudié le cerveau des carmélites en prière. Il n’est pas parvenu à localiser un centre de prière au niveau cérébral car cette activité paraît trop complexe pour avoir une topographie précise lobes préfrontaux, pariétaux et temporaux. En revanche, il mit en évidence une activité électrique du cerveau prépondérante (rythme thêta ou delta, de 4 à 7 hertz) au moment de la prière témoignant d’un niveau spécifique de concentration constant[13]. Ce rythme lent est prédominant en période de sommeil profond et quasi inexistants en état de veille[14].
  • Dans d'autres cas, la méditation peut correspondre à une accélération de l'activité électrique cérébrale. Richard Davidson, chercheur au Laboratoire de neurosciences du Wisconsin a étudié les électroencéphalogramme de moines bouddhistes habitués à méditer. Le degré d'activité des cerveaux était très élevé : après être passé par une courte période d'ondes alpha lentes variant de 8 à 13 herz, les moniteurs EEG affichèrent des vagues dans des fréquences gamma très rapide, de 25 à 70 hertz[15].

Étude sociologique du rite de la prière[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Quelle que soit la religion du sujet.
  2. Trois groupes de prière, deux catholiques et un protestant, ont reçu le prénom et l'initiale du nom des patients devant bénéficier de prières, et ont été chargés de prier pour "la réussite de l’opération chirurgicale et une guérison rapide sans complication" des patients. Aucune différence n'a été trouvée, dans les trente jours après le pontage, entre les malades des groupes 1 et 2. Par contre, les malades du groupe 3 avaient développé davantage de complications que les autres (59 % contre 51 %), chiffre interprété par les auteurs de l'étude comme résultant probablement du stress subi par des patients inquiets de se savoir « si malades qu’on avait recours à un groupe de prière ». L'American Heart Journal précise que l'étude a été principalement financée par la Fondation religieuse John Templeton, qu'elle n’a pas examiné l'impact de la prière personnelle des patients ou de leurs proches, et qu'elle n’était pas destinée à examiner l'existence de Dieu ou la question de savoir s’il exauce ou non les prières.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trois enseignements sur la méditation Vipassana, Points sagesse, 2009
  2. Voir exemple
  3. Tertullien, Traité sur la prière.
  4. (fr) E. Bertrand Feumetio et Anicet Bongo Ondimba, Un certain chemin de vie, éd. Éditions Publibook, 2009, p. 239
  5. Jean-Jacques Charbonier, Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, éd. Exergue, 2011, p. 148-149.
  6. Jean-Jacques Charbonier, Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, éd. Exergue, 2011, p. 148.
  7. Père François Brune, Les morts nous parlent, nouvelle édition tome 2, éd. Oxus, 2006, p. 188.
  8. Kwang Y. Cha, M.D., Daniel P. Wirth, J.D., M.S., and Rogerio A. Lobo, M.D., Journal of Reproductive Medicine, Volume 46, Number 9, September 2001, « Does Prayer Influence the Success of in Vitro Fertilization–Embryo Transfer ? »
  9. The Bizarre Columbia University 'Miracle' Saga Continues (Skeptical Inquirer, mars/avril 2005)
  10. Jean-Jacques Charbonier, La médecine face à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, 2010, p. 35-61.
  11. a, b, c et d Jean-Jacques Charbonier, La médecine face à l'au-delà, éd. Guy Trédaniel, 2010, p. 64.
  12. Benson et al. Study of the Therapeutic Effects of Intercessory Prayer (STEP) in cardiac bypass patients: A multicenter randomized trial of uncertainty and certainty of receiving intercessory prayer. April 2006, American heart journal, Volume 151, Issue 4, p. 934:942
  13. Jean-Jacques Charbonier, Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, éd. Exergue, 2011, p. 154.
  14. B.J. Eadie, Dans les bras de la lumière, éd. Pocket, 2006, p. 61.
  15. Jean-Jacques Charbonier, Les Preuves scientifiques d'une Vie après la vie, éd. Exergue, 2011, p. 155.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Eva de Vitray-Meyerovitch et Tewfik Taleb, La Prière en islam, éd. Albin Michel, 2003
  • Évelyne Martini, La Prière : ce qu'en disent les religions, éd. Éditions de l'Atelier, 2001
  • Josef Andreas Jungmann, La Prière chrétienne : évolution et permanence, éd. Fayard, 1972
  • Marcel Metzger, Les Sources de la prière chrétienne, éd. Éditions de l'Atelier, 2002
  • Michel Meslin, Quand les hommes parlent aux dieux : histoire de la prière dans les civilisations, éd. Bayard, 2003
  • Fritzson Michel, La Prière, ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas, page 20 - 23, ISBN 978-99935-7-251-0

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]