Jardin Majorelle

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Jardin Majorelle
Image illustrative de l'article Jardin Majorelle
Villa atelier d'artiste / musée berbères bleu Majorelle du jardin Majorelle à Marrakech.
Géographie
Pays Drapeau du Maroc Maroc
Subdivision administrative Marrakech-Tensift-Al Haouz
Commune Marrakech
Quartier Rue Yves Saint Laurent
Superficie 8 000 m2
Caractéristiques
Personnalité(s) Jacques Majorelle, Yves Saint Laurent et Pierre Bergé
Type Jardin botanique
Essences Environ 3 000 espèces
Gestion
Propriétaire Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent
Fréquentation Plus de 600 000 visiteurs par an
Protection Maisons des Illustres
Lien Internet www.jardinmajorelle.com
Localisation
Coordonnées 31° 38′ 29″ N 8° 00′ 11″ O / 31.641398, -8.0030331° 38′ 29″ Nord 8° 00′ 11″ Ouest / 31.641398, -8.00303  

Géolocalisation sur la carte : Maroc

(Voir situation sur carte : Maroc)
Jardin Majorelle

Le jardin Majorelle est un jardin botanique touristique inspiré de jardin islamique d'environ 300 espèces sur près d'un hectare à Marrakech au Maroc et un musée de la culture berbère. Il porte le nom de son fondateur, l'artiste peintre français Jacques Majorelle (1886-1962), qui l'a créé en 1931. Acheté par Yves Saint Laurent et Pierre Bergé en 1980, il appartient à ce jour à la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent et la maison est labellisée Maisons des Illustres depuis 2011.

Historique[modifier | modifier le code]

Jacques Majorelle[modifier | modifier le code]

Présentation du jardin sur le dépliant touristique en août 2014.

En 1919 le peintre français Jacques Majorelle (1886-1962) (fils du célèbre ébéniste artiste décorateur art nouveau Louis Majorelle de Nancy) s'installe dans la médina de Marrakech (durant le protectorat français au Maroc) dont il tombe amoureux.

En 1922 il achète une palmeraie en bordure de celle de Marrakech, au nord-ouest de la médina, et en 1931, il fait construire par l'architecte Paul Sinoir sa villa style architecture mauresque / art déco d’une étonnante modernité, inspirée de l'architecte Le Corbusier. Il y aménage son habitation principale au premier étage et un vaste atelier d'artiste au rez-de-chaussée pour peindre ses immenses décors.

Amoureux de botanique, il crée son jardin botanique inspiré de jardin islamique avec la luxuriance d'un jardin tropical autour de sa villa, « un jardin impressionniste », « une cathédrale de formes et de couleurs », structuré autour d'un long bassin central, avec plusieurs ambiances variées, où se nichent des centaines d’oiseaux. Ce jardin est une œuvre d'art vivante en mouvement, composé de plantes exotiques et d'espèces rares qu'il rapporte de ses voyages dans le monde entier : cactus, yuccas, nénuphars, lotus, nymphéas, jasmins, bougainvillées, palmiers, cocotiers, bananiers, bambous, caroubiers, agaves, cyprès ... et orné de fontaines, bassins, jets d'eau, jarres en céramique, allées, pergolas ...

En 1937 l'artiste crée le bleu Majorelle, un bleu outremer / cobalt à la fois intense et clair dont il peint les murs de sa villa, puis tout le jardin pour en faire un tableau vivant qu'il ouvre au public en 1947.

Suite à un accident de voiture, Majorelle est rapatrié à Paris où il disparaît en 1962. Le jardin est alors laissé à l'abandon durant plusieurs années.

Yves Saint Laurent[modifier | modifier le code]

Plan détaillé du jardin en août 2014.

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé découvrent le Jardin Majorelle en 1966, au cours de leur premier séjour à Marrakech : « nous fûmes séduits par cette oasis où les couleurs de Matisse se mêlent à celles de la nature ». Ils achètent le jardin Majorelle en 1980 pour le sauver d’un projet de complexe hôtelier qui prévoyait sa disparition ; ce sera la troisième acquisition du couple dans la ville de Marrakech. Les nouveaux propriétaires décident d’habiter la villa de l’artiste, rebaptisée Villa Oasis, et entreprennent d’importants travaux de restauration du jardin pour « faire du jardin Majorelle le plus beau jardin, celui que Jacques Majorelle avait pensé, envisagé ». L’atelier du peintre est transformé en un musée berbère ouvert au public et dans lequel la collection Yves Saint Laurent et Pierre Bergé est exposée.

Disparu le 1er juin 2008 à Paris, les cendres d'Yves Saint Laurent sont dispersées dans la roseraie de la villa Oasis et un mémorial, composé d’une colonne romaine ramenée de Tanger posée sur un socle où une plaque porte son nom. Le 27 novembre 2010, la princesse Lalla Salma, épouse du roi du Maroc Mohammed VI, inaugure l’exposition Yves Saint Laurent et le Maroc en même temps que la création de la rue Yves Saint Laurent.

Le 3 décembre 2011, le musée berbère est inauguré au rez-de-chaussée de la villa en présence du ministre de la culture française Frédéric Mitterrand, et la maison où vivait Yves Saint Laurent est labellisée Maisons des Illustres.

À ce jour, le jardin, entretenu par une vingtaine de jardiniers, est un des sites touristiques les plus visités de Marrakech et du Maroc avec plus de 600 000 visiteurs annuels.

Collections botaniques[modifier | modifier le code]

  • Collection de cactus.
  • Collection de bananiers.
  • Plantes rares : allée d'aloès.
  • Collection de palmiers constitue une oasis de fraîcheur dans la partie sud du jardin.
  • Bambouseraie au sud et à l'ouest du jardin entre le mur de clôture et le chemin sinueux.
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Ornithologie[modifier | modifier le code]

Le chant du bulbul des jardins accueille les visiteurs, qui découvrent à côté d'espèces communes comme le merle noir, le moineau domestique le rouge-gorge et la mésange charbonnière des espèces moins fréquentes, des fauvettes, la bergeronnette grise, le bruant striolé le rouge queue noire et le gobemouche gris.

Les tourterelles et les pigeons sont très nombreux. Un faucon crécerelle nicherait dans la tour[1]. Les cinq espèces d'oiseaux les plus visibles depuis les toits en terrasse de Marrakech sont la cigogne blanche, la bergeronnette grise, la tourterelle des bois, le faucon crécerelle, le gobemouche gris.

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Musée berbère[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

Yves Saint Laurent : « depuis de nombreuses années, je trouve dans le jardin Majorelle une source inépuisable d’inspiration et j’ai souvent rêvé à ses couleurs qui sont uniques ».

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Galerie photos[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. document "les oiseaux du jardin Majorelle[réf. insuffisante]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]