Économie du Maroc

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Royaume du Maroc
Indicateurs économiques
Image illustrative de l'article Économie du Maroc
Bank Al-Maghrib, la banque centrale du Maroc

Monnaie dirham marocain (MAD)
Année fiscale année calendaire
Organisations internationales Banque mondiale, FMI et OMC
Statistiques
Produit intérieur brut (parité nominale) 114.3 milliards $ (2014)[1]
Produit intérieur brut en PPA 168,5 milliards $ (2009)
Rang pour le PIB en PPA 59 (2010)[2]
Croissance du PIB 4.19 % (2013)[3]
PIB par habitant en PPA 5450 $ (2013)[3]
PIB par secteur agriculture : 16,5 %
industrie : 32,2 %
services : 51,4 %
Inflation (IPC) 2.4 %[3]
Pop. sous le seuil de pauvreté 15 %
Indice de développement humain (IDH) 130 (2009)[4]
Population active 48.4 % (2013)[5]
Population active par secteur agriculture :
industrie :
services :
Taux de chômage 11.4 % (2013)[5]
Principales industries Phosphate, Aéronautique, Automobile, Construction navale, Textile,

Agroalimentaire, Sidérurgie, Électronique, Pharmaceutique, Chimique, Artisanat, Mécanique, Caoutchouc, Bois, Services, Sous-traitance, Plastique, Tourisme

Commerce extérieur
Exportations 22.6 milliards $ (2013)[3]
Biens exportés phosphates, phosphore, textiles, aliments, automobile
Principaux clients France, Espagne, Royaume-Uni, Italie, Arabie saoudite, Japon, États-Unis, Inde
Importations 39 milliards $ (2013)[3]
Biens importés pétrole, machines et équipements, armes, gaz, électricité
Principaux fournisseurs France, Espagne, Arabie saoudite, Russie, Italie, République populaire de Chine,États-Unis, Japon, Brésil, Inde, Thaïlande, Corée du Sud et Allemagne
Finances publiques
Dette publique 70 % du PIB (2011) [6],[7]
Dette extérieure 28.08 milliards $ (Au 31 décembre 2011)[8]
Recettes publiques
Dépenses publiques 5,56 % du PIB dans le secteur de l'éducation (2008), 34,2 % du PIB dans le secteur de l'investissement et 5 % du PIB dans la défense[9]
Déficit public
Aide au développement 685 millions (2006), 2.5 milliards $ accordés par le CCG[10].
Sources :
CIA World Factbook[11]

L'économie du Maroc, classée comme faisant partie des pays émergents, est une économie de marché. Le Maroc est le troisième producteur et premier exportateur mondial de phosphates, rentrée importante en devises pour le pays. Il détient, et de loin, les premières réserves mondiales avec 50 000 milliards de tonnes.

Aujourd'hui, les grandes réformes et les grands chantiers entamés par le pays ont commencé à donner de bons résultats, notamment avec la hausse continue du PNB, et ceci même durant les mauvaises saisons agricoles dues à des périodes de sécheresse aigües.

L'économie marocaine dispose aujourd'hui d'un cadre macroéconomique sain susceptible de constituer un levier efficace pour la réalisation des objectifs de croissance durable, de résorption du chômage [12]et de réduction de la pauvreté qui est de l'ordre de 10 %[13].

Histoire économique[modifier | modifier le code]

L’histoire économique contemporaine du Maroc indépendant peut être subdivisée en deux grandes phases. La première phase est celle d’un « développement protégé » que les économistes auraient tendance à qualifier de modèle de l’import substitution et la seconde période est celle qui débute avec les années 1980 marquées par un revirement de sa politique macroéconomique en faveur d’une grande ouverture économique. L’expérience de l’industrialisation par substitution déclenchée dans les années 60 et renforcée dans les années 70 avait épuisé ses effets. En devenant contre productive, cette politique de développement n’a pas su transformer les opportunités qu’offrait, du moins selon la théorie de l’économiste allemand Friedrich List, le protectionnisme en avantages structurels. La protection a alimenté des situations de rente particulièrement dans le secteur secondaire même si certaines industries comme celles du textile ont assuré durant la décennie 70 un rôle dynamisant sur le plan des exportations. Cet avantage comparatif s’est vite réduit à la suite du coup de boutoir de la concurrence asiatique dès la décennie 90. Dans ce contexte, Joseph Schumpeter dirait : « la bourgeoisie a accumulé des richesses à l’ombre de l’État sans innover pour s’adapter aux lois de la concurrence ». Par conséquent, le surendettement de l’économie du Maroc a conduit, dès le début des années 1980, à un diagnostic mettant en relief les déséquilibres macroéconomiques : déficit budgétaire croissant, creusement du déficit extérieur et un taux d’inflation fortement alimenté par une demande globale sans contrepartie sur le plan d’une production diversifiée et innovante capable de tenir tête à la concurrence internationale. Avec la chute du prix des phosphates (la malédiction des ressources), l’économie marocaine plonge dans le rouge dès la fin de la décennie 80. Dit autrement, durant les décennies 60-70, l’économie marocaine avait tendance à épouser les contours d’une économie de rente (financement par les ressources naturelles) que seuls les transferts des émigrés stabilisaient quelque peu. Ce n’est donc pas un hasard si l’économie informelle a pris aussi le relais dans la nécessaire régulation économique et sociale. Cette fragilité se retrouvait reflétée par les trop fortes oscillations de son taux de croissance durant les années 80. Celui-ci, malgré un recul relatif de la part du secteur agricole dans la structure du PIB, reste fortement corrélé à la pluviométrie. C’est un paradoxe statistique permanent de l’économie marocaine. Les sécheresses cycliques que connaît le Maroc, marquent fortement ce comportement chaotique. Les effets des programmes d’ajustement entrés en application depuis le début des années 1980 sont ambivalents. D’un côté, ils ont eu un impact positif sur la croissance du déficit budgétaire, permettant une meilleure rationalisation assortie d'une relance des capacités entrepreneuriales du pays. De l’autre côté, ces réformes d’inspiration libérale n’arrivent pas à bout d’un certain nombre de problèmes sociaux (inégalités sociales, emploi, habitat, environnement). Les résultats positifs de la Réforme restent donc à nuancer.

Indicateur économique[modifier | modifier le code]

PIB et croissance[modifier | modifier le code]

Évolution du PIB de 1990 à 2005.
Répartition du PIB par secteur de 1980 à 2007.

Selon les dernières statistiques, le PIB du Maroc en 2010 est de 103,5 milliards de dollars[14]. Sur le plan économique Africain, le Maroc se classe 5e puissance économique derrière l'Afrique Du Sud, l'Algérie, le Nigeria et l'Égypte.

L'économie marocaine évolue sur un rythme de croissance rapide. Elle a enregistré durant les cinq dernières années un taux de croissance moyen de 6,5 %. En effet, en 2001 et dans un contexte de contre-performance du secteur agricole, de morosité de la conjoncture internationale, l'économie marocaine a enregistré un taux de croissance estimé à 6,5 % contre 1 % en 2000, 5,2 % en 2002, 6,5 % en 2003 plus de 8 % en 2006 et quasiment 5 % en 2010[réf. nécessaire].

Le PIB du Maroc se répartit en 2010 à 17,1 % dans l'agriculture, à 31,6 % dans l'industrie et à 51,4 % dans les services[15],[16].

Évolution du PIB du Maroc (IMF)[17] 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2004–2010
PIB du Maroc (en PPA) en milliards de $ 101,904 108,171 120,365 126,943 138,177 148,109 175,007 NA
PIB du Maroc par personne (en PPA) en $ 3 409 3 585 3 945 4 093 4 432 4 725 5 025 NA
Évolution du PIB du Maroc 4,8 3,0 7,8 2,7 6,5 4,4 (est.) 5,4 (est.) Moy. de 5,8 %
Dette publique (en pourcentage du PIB)[18] 59,4 63,1 58,1 53,6 51,9 51,8 (est.) 47,1 (est.) NA

Consommation, investissement et épargne[modifier | modifier le code]

La reprise de l'investissement est également très nette dans le bilan de l’année 2003. Cette reprise a connu une hausse de 8 % par rapport à 2002. Le lancement de grands travaux dans le secteur du bâtiment et travaux publics explique largement cette embellie des investissements.

Autre signe de consolidation macroéconomique, le niveau de l’épargne nationale qui se situe aux environs de 26 % du PIB, grâce essentiellement à la progression des transferts des marocains résidents à l’étranger (4,7 %), au maintien à un niveau élevé des placements des avoirs extérieurs à l'étranger et à la baisse des charges et intérêts de la dette extérieure publique.

Inflation[modifier | modifier le code]

L'inflation est de 6,1 % en 1995, la hausse des prix a été ramenée sous la barre des 3 %. En 2000, elle a été contenue à 2,5 %, à 1,4 % en 2001, à 2,1 % en 2002, à 1,2 en 2003 et 1,5 en 2006 et est en 2011 de 1 %[réf. nécessaire].

Chômage[modifier | modifier le code]

Le Maroc aussi a vu le nombre de ses chômeurs augmenter. Avec près de 1 130 000 de personnes sans emploi, le taux de chômage national a atteint, au premier trimestre de 2012, les 9,9 %, soit une hausse de 0,8 par rapport à 2011. Ils sont ainsi 93 000 chômeurs en plus, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP), qui avait publié le jeudi 3 mai 2012, une étude relative à la situation du marché du travail au Maroc. Le taux de chômage est plus élevé dans les zones urbaines, précise le HCP. Il est, en effet, de 14,4 % dans le milieu urbain, contre 4,8 % dans les zones rurales. Les jeunes sont les plus affectés par le chômage, avec des taux de 19,2 % enregistré chez les 15 à 24 ans, et de 14,5 % chez les 25 à 34 ans, ajoute le HCP[19].

Finance publique[modifier | modifier le code]

Les équilibres financiers ont été progressivement restaurés ces dernières décennies. De 12 % du produit intérieur brut (PIB) en 1982, le déficit budgétaire a été ramené à 2,7 % en 2001 et à 3,5 % en 2003[réf. nécessaire]. Néanmoins, l'effet de la crise, ainsi que des erreurs de gestion ont a nouveau fait déraper cet indicateur.

Le déficit budgétaire a atteint, en 2012, 7,1% du PIB.

La Caisse de compensation a pesé pour 55 milliards de DH en 2012, en hausse de 27 milliards de DH par rapport à 2010. Pour 2013, le gouvernement a budgétisé 40 milliards de DH au titre de la charge de compensation notamment sur la base d’un baril de pétrole à 105 dollars en moyenne. Cette envolée de la compensation a pesée énormément dans le creusement du déficit budgétaire.

Endettement[modifier | modifier le code]

La dette extérieure publique marocaine s'est établie à environ 234,7 milliards de MAD au terme de l'année 2013 représentant 26,5% points du PIB[20]

L’intervention massive du Trésor sur le marché domestique en 2012 (42,5 milliards de DH levés contre 36,4 milliards de DH une année plus tôt) a tiré vers le haut les taux obligataires.

Commerce extérieur[modifier | modifier le code]

Les importations constituent presque le double des exportations. L'essentiel de ces dernières concerne désormais les produits manufacturés, devant les ressources minières (au premier rang desquelles se placent les phosphates) et certains produits agricoles (fruits et légumes). Les importations portent essentiellement sur les produits énergétiques, les biens d'équipement et les biens de consommation. Les mauvaises années agricoles imposent le recours à de fortes importations de céréales. La part de la France dans les échanges extérieurs reste prépondérante (un quart de la valeur des importations, un tiers de celle des exportations), largement devant les autres pays de l'Union européenne (Espagne, Italie, Allemagne). Les relations commerciales avec les autres pays du Maghreb demeurent extrêmement limitées (3 % des échanges). Les résidents marocains à l'étranger rapatrient dans leur pays des fonds qui représentent presque 10 % du produit national brut et sont la première source de devises. Mais ils ne peuvent combler le déficit commercial. Le pays demeure endetté.

Notation[modifier | modifier le code]

Standard & Poor’s a rehaussé, le 23 mars 2010, la note du Maroc du crédit souverain de la dette à long terme en devises de « BB+ » à « BBB- » et de la dette en monnaie locale à long terme de « BBB » à « BBB+ » avec des perspectives stables.

Standard & Poor’s a également relevé la note du Maroc à court terme en devises de « B » à « A 3 » et la note à court terme en monnaie locale de « A3 » à « A2». Ce saut qualitatif fait passer le Maroc à la catégorie « Investment grade ».

Le Maroc est actuellement noté « Ba1″, en catégorie spéculative, par Moody's, l'agence de notation considérant que le déficit courant du Maroc s’est rapproché de 10% du PIB en 2012 « et restera probablement à un niveau élevé en 2013″. Elle a abaissé la perspective de la note souveraine du royaume du Maroc, passant de« stable » à « négative », en raison notamment de l’augmentation du déficit public du pays.

Accords bilatéraux[modifier | modifier le code]

L'économie Marocaine se caractérise par une grande ouverture vers l'extérieur, à ce titre nous pouvons citer les différents accords de libre échange que le Maroc a ratifié avec ses principaux partenaires économiques :

  • L'accord de libre échange avec la Turquie.
  • L'accord de libre échange avec les États-Unis est rentré en vigueur le 1er janvier 2006.

Entreprises[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste d'entreprises marocaines.

Comme toute autre économie, l'économie Marocaine possède des entreprises privées comme publiques.

L'État Marocain a procédé à une vague de privatisations pour collecter les financements nécessaires soit pour faire avancer ses grands projets, soit pour payer les salaires des fonctionnaires (Budget de fonctionnement). L'État a procédé à la privatisation de 112 entreprises juste après le vote de la loi de la privatisation no 256-89. On peut lister les entreprises suivantes:

L'État détient certaines entreprises stratégiques telles que :

  • L'OCP (Office Chérifien des Phosphates);
  • La RAM (Royal Air Maroc);
  • L'ONCF (Office National des Chemins de Fer),

Agriculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Agriculture au Maroc.

Le Maroc est un pays avec 40 % de la population active vivant du secteur agricole. Il dispose d'une SAU estimée à environ 9 500 000 hectares ce qui représente 95 000 km² l'équivalent de 3,11 fois la surface d'un pays comme la Belgique. Les principales productions agricoles du pays sont constituées par les céréales (le blé, l'orge et le maïs), la betterave à sucre, la canne a sucre, les agrumes (oranges, clémentines, etc...), le raisin, les légumes, les tomates, les olives, et l'élevage. Mais la production céréalière en particulier et la production agricole générale restent très dépendantes des conditions et des aléas climatiques que rencontre le pays. C'est afin de parer à ces aléas qu'à été récemment mis en place un "Plan Maroc Vert"[21].

Les céréales[modifier | modifier le code]

Champs de céréales au Maroc, près d'Aït Iazza, non loin de Taroudant.

Les céréales figurent comme étant la principale culture agricole du Maroc. La production céréalière fait vivre une grande partie de la population rurale du pays, mais malgré les progrès de l'irrigation dans le centre et le sud du pays, les céréales restent dépendant d'une bonne pluviométrie, leurs volumes de production peuvent d’une année à une autre varier du simple au triple (de 30 000 000 à 100 000 000 q) en fonction des conditions climatiques. Au Maroc le secteur céréalier présente plusieurs facettes, on trouve l'existence d'un secteur d’exploitation moderne concentré sur la cote atlantique, et le centre du pays, cohabitant avec une agriculture de subsistance.

Les fruits et légumes[modifier | modifier le code]

Grâce à la construction de nombreux barrages et à la mise en valeur d'importantes zones irriguées le secteur des fruits et légumes est celui qui offre à long terme les plus grandes possibilités d'évolutions. Ce secteur a permis le développement d’une production arboricole performante (agrumes, pommes, nectarines…) qui offre de nombreux avantages. Le secteur permet aux populations rurales d'obtenir de très bons revenus, leur évitant de venir faire grossir les flux d'exodes en direction des centres urbains. Les récoltes permettent d'alimenter les exportations du pays, tout en leur offrant d'importants débouchés vers l’industrie agro-alimentaire locale. Les principaux produits d’exportations sont la tomate, les agrumes (oranges, mandarines, clémentines, etc.), ainsi que les légumes comme la pomme de terre, la courgette, et les aubergines produits principalement dans le sud du pays, (région d’Agadir).

Viticulture au Maroc[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Viticulture au Maroc.
Vineyard in Montone.jpg

Le Maroc est un grand producteur de vin. La région de Meknès, notamment, est très connue pour ses vignes de qualité. Ce produit est par ailleurs largement exporté dégageant un chiffre d'affaires de 100 millions d'Euros[22]. Toutefois, les exportations ne concernaient, en 2010, que 20% de la production nationale[23], la France absorbant 84% de celles-ci. Le marché intérieur qui reste demandeur absorbe, il est vrai, au moins 300 000 hl par an, soit 40 millions de bouteilles.

L'offre globale est constituée majoritairement par le vin rouge, pour 73% en 2008-2009, les vins rosé et gris représentant quant à eux 22% et le blanc 5%.

Le principaux producteurs se répartissent comme suit : les deux mastodontes, Celliers de Meknès venant en premier, suivis de Castel[24]. Quant au reste, il se répartit entre Thalvin, Vininvest (Volubilia), Bourchanin (Les Deux domaines), Val d'Argan et le nouveau, La Ferme rouge, domaine d'AOG Zaër depuis 2009.

Les exportations agricoles[modifier | modifier le code]

Le Maroc est l'un des plus grands producteurs d'olives et d'huile d'olive : 7e mondial en olives derrière l'Espagne 1re mondiale, l'Italie 2e, la Grèce 3e, la Syrie 4e, la Turquie 5e la Tunisie 6e , il est talonné par le Portugal 8e et l'Algérie 9e mondiale.

Les exportations d'agrumes sont également l'une des sources principales de devises du pays.

Pour le reste des exportations agricoles, le Maroc exporte divers produits dont la valeur ajoutée est estimée à 2,6 milliards € [25].

L'élevage[modifier | modifier le code]

Troupeau bovin : 17,5 millions de têtes[25].

La pêche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Économie de pêche au Maroc.

Le pays est l'un des plus grands producteurs de poisson dans le monde. Avec 17 ports le Maroc affiche une production de 589 928 tonnes en 2003 et 593 966 tonnes en 2004 pour une valeur respective de 227 627 400 € et 246 368 700 € soit une variation 0,7 % en volume et 8,2 % en chiffre d'affaires.

Les 14 principaux ports de pêches au Maroc[modifier | modifier le code]

Les sardines "Titus" sont pêchées et mises en boîte au Maroc.

Pour les 9 premiers mois de l'année 2005 le volume des débarquements s'élève à 593.966 tonnes

Exportation[modifier | modifier le code]

  • Exportation en 2003 : 340 169 t pour une valeur de 1 964 243 900 € [26]
  • Exportation en 2004 : 267 336 t pour une valeur de 1 727 333 800 €
  • Exportation en 2005 : 465 174 t pour une valeur de 3 936 897 900 €

L'extraction minière[modifier | modifier le code]

L'extraction minière est dominée par le phosphate, prélevé essentiellement dans les région de Khouribga, Ben Guerir et Bou Craa. En 1999, cette industrie représentait 95 % de l'activité minière[27]. En 2006, le Maroc est le troisième producteur mondial de phosphates, avec 29,5 millions de tonnes. En 2009, cette production de phosphore était chiffrée à un montant de 14,49 milliards de dollars US (Chine : 30,7 ; États-Unis : 30,1)[28]. La production est effectuée par l'Office chérifien des phosphates (OCP). Le Maroc est le premier exportateur de phosphates au monde.

Les principaux sites d'extraction se trouvent à Khouribga, Benguérir/Youssoufia, Meskala et Boukraa [29].

Selon l'USGS[30], le Maroc détiendrait les deuxièmes plus grandes réserves prouvées de phosphate du monde, avec 5,7 milliards de tonnes (Chine : 6,6), et les plus grandes réserves potentielles, avec 21 milliards de tonnes (Chine : 13).

Les ressources minières[modifier | modifier le code]

Les principaux produits miniers qui sont actuellement en cours d'exploitation au Maroc sont :

Industrie[modifier | modifier le code]

Sucrerie de Sidi Bennour.

Depuis l'indépendance, le Maroc s'est lancé dans d'importants investissements pour développer et doter le pays d'infrastructures industrielles de bases. Le secteur industriel représente près de 28 % du PIB. Longtemps dominé par les industries agro-alimentaires, du textile et du cuir, le secteur industriel s’est diversifié rapidement grâce à l’essor des secteurs de la chimie et parachimie, du papier et des cartons, des équipements automobiles et de montage de véhicules, les services aux entreprises, l’informatique, l’électronique et l’industrie aéronautique.

Les différentes branches industrielles existantes au Maroc :

  • L'industrie manufacturière : Le Maroc est un pays moyennement riche en matière de ressources énergétiques et minières, (surtout les phosphates). Donc dès son indépendance le gouvernement a veillé à mettre sur pied une industrie manufacturière pour la transformation des produits locaux qui vise à satisfaire le marché intérieur et à nourrir les exportations.
  • L'industrie textile : [31]L'industrie textile est un des secteurs clef de l'économie marocaine, il représente 42 % de l'emploi et 34 % du secteur manufacturier. Face à la concurrence asiatique, le Maroc veut profiter de sa proximité avec l'Europe et mise sur le Fast Fashion[32],[33]. Néanmoins l'image de ce secteur est plombé par des pratiques managériales très critiquables.
  • L'industrie agroalimentaire : L'industrie agroalimentaire au Maroc est très performante, le Maroc exporte une bonne partie vers l'étranger il s'agit principalement de biscuits, de boissons, de conserves, de produits laitiers et ses dérivés, d'oléagineux, de poissons et produits de mer, de transformation de légumes et fruits.
  • L'industrie navale : Le Maroc produit des bateaux de pêche modernes principalement des chalutiers. la principale ville qui abrite cette industrie est Agadir. La société Chantier Naval Agadir Founty (CNAF) a vu le jour en 2002. Elle a pour activité la construction de bateaux de pêche : en 2007 un premier bateau de pêche marocain fut exporté vers l'Algérie. 5 autres devraient suivre.
  • L'industrie pharmaceutique : [34]L’industrie pharmaceutique marocaine est la troisième en termes de taille et de chiffre d’affaires au niveau du continent africain après l'Afrique du Sud et l'Algérie. Cette industrie génère un chiffre d’affaires de 900 000 000 €/an soit 9 milliard de Dhs/an. Le Maroc assure entre 80 % et 90 % de ses besoins en termes de médicaments. Le pays exporte notamment vers de nombreux pays européens et africains. Le reste des besoins sont importés depuis l’étranger et principalement depuis la France.
  • L'industrie de l'automobile : Le Maroc produit et assemble depuis 1959 des voitures mais aussi des camions de transports à Casablanca où la société marocaine SOMACA produit les modèles automobiles Dacia Logan, Peugeot Partner, Citroën Berlingo et Renault Kangoo. En février 2007 plus de 5 000 voitures marocaines ont été exportées vers l'Espagne et la France [35]. L'Égypte constitue un marché automobile potentiel important à la suite de la signature d'accords commerciaux et tarifaires. Par ailleurs, le Maroc a un concessionnaire de voitures de luxe et de hautes performances, il s'agit de la marque Laraki créée en 2000 par le designer Abdeslam Laraki. En 2007, Renault-Nissan a signé avec l'État marocain des contrats pour la construction d'une usine de production automobile près de Tanger pour une valeur d'un milliard d’euros et qui va assurer à terme l'exportation de 400 000 véhicules par an à l'horizon 2012, ce qui conduira à un total de 440 000 voitures exportés par an[36]. Début 2009 une levée d'emprunt bancaire d'un montant de 400 millions (sur un plan d'investissement de 500 millions) de dirhams a été réalisé par la SOMACA auprès de 3 banques marocaines. Ce qui permettra de porter la capacité annuelle de production de 45 000 à 90 000 à fin septembre[37].
Fabrication de la brique traditionnelle dans la région de Safi, au Maroc.
  • L'industrie artisanale : Une bonne partie du produit de cette industrie est exportée vers l'Europe, les principales villes marocaines réputées pour leurs industries artisanales sont Marrakech, Fès, Essaouira et Safi.
  • L'industrie aéronautique : Cette industrie comporte deux branches : l'aviation civile et l'aviation militaire. Le Maroc possède une certification ISO dans le domaine de l'entretien et de la réparation des engins d'avions notamment les réacteurs d'avions de tout type (Boeing, Airbus, Jets, avion à hélice). En outre, la fabrication de composants spécifiques pour les avions tels que les câblages et autres… est destinée à l'export. Les partenaires sont Snecma, Boeing et d'autres firmes internationales. Le secteur aéronautique est un des secteurs ciblés par le plan émergence pour dynamiser l'économie du pays, les villes marocaines où l'industrie aéronautique est implantée sont par ordre d'importance sont Casablanca, Tanger et Rabat[38]. Ce secteur est en plein boom et une cinquantaine d'entreprises sont installées au Maroc[39]. Le salon AeroExpo Marrakech est un carrefour incontournable de cette activité. Le Maroc a de plus été présent pour la première fois en tant qu'exposant sur le prestigieux Salon du Bourget à Paris en 2013. Bombardier, s'est, quant à lui, installé au Maroc, dans une usine de transition située sur le site de l'aéroport international Mohammed V de Nouaceur, en 2011 et a lancé la production en 2013[40]. Le recrutement s'est fait au sein de l'IMA (Institut des Métiers de l'Aéronautique), auquel est partie l'Agence française de développement, inauguré en 2011.
  • L'industrie chimique : L'industrie chimique marocaine a vu sa production augmenter de 10 pour cent depuis 1997. Elle est restée dominée par la valorisation des phosphates. Les ports de Safi et de Jorf Lasfar ont une industrie pétrochimique extrêmement développée. Mais l'industrie chimique est également florissante à Tanger et à Nador (sidérurgie très développée). La production de ciment est également stimulée par le marché de la construction immobilière (en plein essor) et est très florissante grâce à l'implantation de sociétés de calibre international comme Lafarge, ainsi qu'à des programmes d'urbanisme ambitieux. La raffinerie de pétrole de Sidi Kacem et surtout celle de Mohammedia sont parmi les plus grandes raffineries d'Afrique.
  • L'industrie électronique : Le Maroc dispose d'un certain nombre d'atouts pour développer le secteur de l'électronique : l’industrie électronique est née au Maroc dans le courant des années 1950-1960 avec l’implantation de STMicroelectronics en 1960 (Thomson à cette époque), avec deux centres d'assemblage à Bouskoura (abritant également le siège région Afrique) et Aïn Sebaa (fermé en 2007), et un centre de design à Rabat. Aujourd’hui, le secteur connaît un véritable engouement pour les branches de montage de cartes électroniques, de circuits intégrés, de centraux téléphoniques et de fabrication de composants électroniques. Le pays compte plus de 30 unités industrielles, génératrices de près de 7 000 emplois. Elles réalisent des exportations pour un montant global de 940 millions de dirhams par an. La fabrication des composants électroniques dépend, de plus de 11 sociétés et réalise un chiffre d’affaires de plus de 1,2 milliard de dirhams; La production de la branche électronique est quasi-exclusivement orientée vers l'exportation. 83% des produits électroniques ont été exportés en 2003, principalement, vers la France (plus de 99% du total). En seulement quelques années, le Maroc est passé du statut d'importateur à celui d'exportateur de composants électroniques. Dans le domaine de l'électronique, les atouts du Maroc sont principalement sa proximité géographique avec l'Europe, une disponibilité d'ingénieurs et de techniciens qualifiés ainsi que des infrastructures suffisantes et de bonne qualité. L'ASEL (Association du Secteur de l'Électronique) regroupe les principales industries de l'électronique basées au Maroc. Ce secteur souffre toutefois des faibles dépenses en R&D. L'emploi dans le secteur électrique-électronique, constitué par plus de 50% de femmes sur un total de près de 31.000 personnes, représente 6,3% des postes de travail de l’ensemble des industries de transformation du Royaume. Parmi les 193 entreprises qui existaient en 2003, près de 160 petites ou moyennes entreprises composaient le tissu productif industriel (PMI), soit plus de 84% de l'ensemble du secteur électrique-électronique.
  • Cinématographie : L'industrie du cinéma au Maroc, industrie naissante, représente tout de même un volume de 200 millions de $ par an. L'industrie du cinéma au Maroc est concentrée dans la ville de Ouarzazate (sud-est) où beaucoup de films ont été tournés. La luminosité exceptionnelle du sud marocain ainsi que des paysages à couper le souffle ont su attirer de nombreux producteurs.
  • Les nouvelles technologies de l'information : La technologie marocaine dispose de « compétences hautement spécialisées et de solutions performantes, reconnues au niveau international dans les secteurs de la banque, de la poste, des télécoms, de la grande distribution, de l’e-gov et de l’identité électronique. Cette industrie s'est développée au Maroc à la fin des années 1990. Le pays produit des cartes à puces, des cartes crédits, etc...Le marché marocain représente 700 millions d'euros, dont 10% sont concentré sur le nouveau (2000) TechnoPark située au Hay Hassani, à Casablanca. Dans le domaine du SI, certains grands groupes marocains développent leurs propres solutions.
  • Les zones franches : Le Maroc possède une zone franche à Tanger à 15 km de l'Europe, appelée Tanger free zone qui est une terre d'investissements grâce à sa proximité avec l'Europe, aux facilités administratives, fiscales et logistiques. Sa stratégie consiste à être liée au Port Tangermed qui sera à terme le plus grand port de Méditerranée et d’Afrique. Renault-Nissan a prévu d'y investir 600 millions d'euros et d'y produire 200 000 véhicules par an dès 2010 et 400 000 en 2012[41],[42],[43]. Celle-ci est une zone franche d'exportation. Il y a par ailleurs, deux Zones franches dans Tanger Med, Mellousa 1 et 2. S'y ajoutent les zones de Dakhla et de Laayoune, les zones franches de stockage des hydrocarbures de Kebdana et Nador et la zone franche d’exportation de Kénitra.

Services[modifier | modifier le code]

Le secteur des services au Maroc est relativement développé. Les services sont très dynamique grâce notamment au secteur du tourisme (hôtellerie, services touristiques, services de loisirs…), et aux secteurs bancaires et de la finances. Aujourd'hui Casablanca est le plus grand centre financier et industriel du Maroc et au Maghreb. De nombreuses entreprises multinationales qui opèrent au Maghreb et en Afrique de l'ouest ont leurs sièges à Casablanca. En 2008, Casablanca est devenu la deuxième place financière du continent Africain et représente 48 % des investissements et 60 % du PNB du Maroc[44] . Casablanca est aussi la deuxième place financière arabe derrière la bourse de Ryad en Arabie saoudite, avec une capitalisation d'environ 800 milliard de dirhams en 2008, ce qui équivaut à environ 87 milliard $. Les années 2005 et 2006 ont été très profitables pour la place casablancaise grâce à un afflux record de capitaux en provenance du Moyen-Orient.

Banques, finances[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des banques marocaines.
La banque centrale du Maroc (Bank Al-Maghrib

Les principales banques marocaines sont :

Le marché boursier de Casablanca[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bourse de Casablanca.

2e place financière d'Afrique après celle de Johannesburg et devant celle du caire et 2e a l'échelle arabe, La capitalisation boursière s'élève à 125 milliards de dollars avec près de 130 entreprises cotées[45].

Les services aux entreprises (délocalisations)[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui et durant la période 1980-1995, le Maroc a réussi à tirer profit des mouvements de délocalisation en Europe occidentale. Dans ce phénomène là, on peut mettre en évidence deux périodes bien distinctes :

  • La première concerne les délocalisations dans le secteur du textile, et de la petite industrie de transformation.
  • La seconde concerne les délocalisations dans les domaines de l'industrie des hautes technologies, de l'automobile, et des services (centre d'appel, services dédiés aux entreprises, Offshoring, Outsourcing…)

Les principaux pays émetteurs de mouvement de délocalisation sont la France qui arrive largement en tête, suivie de l'Espagne, de la Belgique et de l'Italie. Mais aujourd'hui le Maroc doit faire face à des pays très compétitifs au niveau de l'absorption des flux de délocalisation, comme la Chine, les pays de l'Est en Europe, l'Inde, l'Égypte, ou encore la Turquie.

La France est le premier client du Maroc, le premier fournisseur, le premier investisseur étranger (en 1989, elle a investi 60 fois plus qu'en Algérie) ; 1 200 entreprises françaises environ étaient installées au Maroc en 1990, tandis que les sociétés industrielles à participation totale ou partielle françaises étaient au nombre de 550.

Le commerce et la grande distribution[modifier | modifier le code]

Au Maroc, on dénombre ces enseignes dans la grande distribution :

L'enseigne Hanouty (groupe Benjelloun), sous laquelle étaient placés des magasins franchisés opérant dans les quartiers à proximité du client, a été fermée vers la fin du troisième trimestre 2012[46].

Le tourisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tourisme au Maroc.

Tourisme culturel[modifier | modifier le code]

Jamea el Fna de Marrakech
Vue sur la vieille Médina de Fès capitale spirituelle du Royaume

Les villes impériales :

Les monuments romains :

Tourisme balnéaire[modifier | modifier le code]

Les stations balnéaires méditerranéennes

Les stations balnéaires atlantiques

Corniche d'Agadir

Pour dynamiser le secteur du tourisme, le gouvernement marocain a récemment lancé le programme Plan azur qui consiste en la création de 6 nouvelles stations balnéaires (Saidia, Lixus, Mazagan, Mogador, Taghazout et Plage Blanche) afin de drainer environ 10 millions de touristes à l'horizon 2010.

Le nombre de touristes qui ont visité le Maroc en 2009 était de 8,8 millions.

Tourisme de découverte écologique[modifier | modifier le code]

  • Tourisme saharien
  • Tourisme de montagne

Tourisme sportif[modifier | modifier le code]

  • Tourisme golfique et équestre
  • Escalade et Randonnée
  • Surf

Tourisme médical[modifier | modifier le code]

De nombreux étrangers affluent chaque année vers le Maroc pour se faire opérer (chirurgie esthétique et cardiaque en grande partie). Cela s'explique par le coût moyennement élevé des interventions et une très bonne qualité des soins.[réf. nécessaire]

Infrastructures[modifier | modifier le code]

Routes[modifier | modifier le code]

Le Maroc dispose d'un réseau routier d'environ 95 000 km en 2006.

Autoroutes[modifier | modifier le code]

Autoroute A3 vers la sortie de Témara
Article détaillé : Liste des autoroutes du Maroc.

Le Maroc a le plus grand réseau autoroutier du Maghreb et 2e d'Afrique après l'Afrique du Sud.

Le Maroc compte 13 autoroutes dont 4 en construction.

L'armature autoroutière est longue de 1 416 km (à fin juillet 2011) et 1 804 km sont prévus à l'horizon 2015, elle se compose de plusieurs tronçons :

Chemin de fer[modifier | modifier le code]

Train dans la Gare de Rabat-Ville
Article détaillé : Transport ferroviaire au Maroc.

Le réseau ferroviaire marocain est l'un des plus développés d'Afrique, il relie la plupart des principales villes du pays. Ce réseau s'étend sur une longueur de 2 120 km dont 1 060 km de lignes électrifiées, 1 520 km de lignes à voie unique et 600 km de lignes à double voie.

  • Les projets à court terme :

L'ONCF est une entreprise publique et se trouve sous le tutelle du ministère des transports. Cette entreprise envisage à court et moyen terme la réalisation de plusieurs projets de rénovations et d'extensions du réseaux ferroviaire dont voici quelques exemples :

- Construction d'un tronçon d'environ 50 km reliant la ville de Tanger au nouveau port 'Tanger Med' inauguré le 17 juin 2009[47].

- Construction du tronçon reliant la ville de Taourirt à la ville de Nador sur une distance d'environ 120 km réalisé en 2009.

- Construction du tronçon reliant Sidi Yahya à Mechra Bel Ksiri sur environ 40 km réalisé en 2009.

- Doublement de la voie entre Fès et Meknès sur 60 km réalisé en 2007.

- Doublement de la voie entre Casablanca et Settat sur environ 60 km réalisé en 2008.

  • Les projets à moyens termes :

Pour les projets à moyen terme, l'ONCF envisage la réalisation de deux lignes de TGV aux alentours de 2020 en partenariat avec la France[48]. La première reliera les villes de Tanger, Kénitra en 2014, les autres lignes seront réalisés entre 2015 et 2030 pour relier les autres villes (Rabat, Casablanca, Marrakech et Agadir). La seconde reliera la ville de Rabat, Meknes, Fès, Taza et Oujda pour continuer vers l'Algérie, puis la Libye, dans le cadre du projet de TGV trans-Maghrébin[49]. Un autre projet est en cours d'études pour la construction d'une ligne classique reliant Agadir, Guelmim et Laâyoune sur une distance d'environ 450 km.

Infrastructures aéroportuaires[modifier | modifier le code]

Aéroports[modifier | modifier le code]

Au Maroc, on compte environ 19 aéroports internationaux, dont celui de Casablanca est le plus important du pays et un des plus grands en Afrique.

Compagnies aériennes marocaines[modifier | modifier le code]

Groupe Royal Air Maroc est le 2e plus grand groupe en Afrique dans les métiers de l'aviation, il est actionnaire en Air Sénégal International, Air Gabon International et Air Mauritanie.

Infrastructures portuaires[modifier | modifier le code]

Le Maroc compte 18 ports de pêches dont l'un des mieux aménagés car regroupant des industries de transformation intégrées, est celui de Tan-Tan.

  • Les ports de commerce et d'industrie

En 2013, l’activité aurait enregistré un volume global de 41,4 millions de tonnes, en hausse de 9,5% en variation annuelle. Cette performance trouverait toutefois uniquement son origine dans l’orientation très positive du transbordement au port de Tanger-Med (+62,8%).

Casablanca

Tanger Med

  • Les ports pétroliers et minéraliers

Mohammedia

Jorf Lasfar

Safi

Barrages, canaux et irrigation[modifier | modifier le code]

Les barrages[modifier | modifier le code]

Les plus grands barrages du Maroc
Barrage Bassin Ville la plus proche Date de mise en service Capacité (Mm3)
El Kansera Sebou Khemisset 1935 267,0
Bine El Ouidane Oum Errabiaa Azilal 1953 1 384,0
Mohamed V Moulouya Berkane 1967 410,0
Moulay Youssef Oum Errabiaa Demnate 1969 175,0
Hassan Addakhil Anti-Atlas Errachidia 1971 347,0
Youssef Ben Tachfine Souss-Oued Massa Tiznit 1972 303,5
Mansour Eddahbi Sud Atlas Ouarzazate 1972 529,0
Idriss 1er Inaouen Fès 1973 1 186,0
Sidi Mohamed Ben Abdallah Bouregreg Rabat - Salé 1974 486,0
Oued El Makhazine Oued loukouss Ksar el-Kébir 1979 773,0
Al Massira Oum Errabiaa Settat 1979 2 760,0
Abdelmoumen Souss-Oued Massa Agadir 1981 216,0
Hassan 1er Oum Errabiaa Azilal 1986 262,5
Mechra Hammadi Moulouya Debdou 1990 269,5
Aoulouz Souss-Oued Massa Aoulouz 1991 110,0
09-avr-47 Nord Tanger 1995 300,0
Saqui El Hamra Anti-Atlas Laayoune 1995 110,0
Al Wahda Ouargha Ouezzane 1997 3 800,0
Sidi Chahed Sebou Meknès 1997 170,0
Asfalou Sebou Taounate 2000 317,0
Ahmed El Hansall Oum Errabiaa Zaouiyat Echeikh 2001 740,0
Moulay Abdallah Souss-Oued Massa Agadir 2002 110,0

La capacité de stockage des barrages au Maroc est passée de 2,3 milliards de mètres cubes en 1967, à près de 16 milliards de mètres cubes en 2004.

Plusieurs autres barrages sont en cours de construction, notamment sur l'oued Guir (Bouanane) et sur l'oued Aït Ameur (entre Essaouira et Agadir).

  • Évolution du nombre de barrage au Maroc :
Évolution du nombre des grands barrages au Maroc

Les canaux[modifier | modifier le code]

Les zones irriguées[modifier | modifier le code]

Les ressources d'énergie : électricité.[modifier | modifier le code]

  • Puissance installée (2006) : 5 232 MW[50]
  • En 2010, la puissance installée de l'énergie éolienne a atteint 280 MW[51]
  • Énergie nette appelée (2006) : 21 105 GWh
  • Production d’énergie électrique (2006) : 19 822 GWh

Répartition de la production :

  • Énergie thermique : 18 053 GWh
  • Énergie hydroéléctrique : 983 GWh
  • Énergie STEP : 603 GWh
  • Énergie éolienne : 183 GWh

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Maroc, Indicateurs économiques sur Awex.be
  2. (en) [PDF] Classement des pays selon leur PIB en PPA (Banque mondiale)
  3. a, b, c, d et e [1]
  4. (fr) [PDF] www.cia.gov
  5. a et b [2]
  6. http://lobservateurdumaroc.info/2013/03/19/alerte-rouge/
  7. http://www.lavieeco.com/news/en-direct/la-dette-interieure-de-l-etat-franchira-bientot-la-barre-des-400-milliards-de-dh-25315.html
  8. http://www.indexmundi.com/fr/maroc/dette_exterieure.html
  9. http://perspective.usherbrooke.ca/bilan/tend/MAR/fr/SE.XPD.TOTL.GD.ZS.html
  10. http://www.bladi.net/emirats-arabes-unis-don-maroc.html
  11. (fr) Statistiques économiques du Maroc (CIA World Factbook)
  12. Taux de chômage au Maroc
  13. Taux de pauvreté au Maroc
  14. [3]
  15. https://www.cia.gov/cia
  16. CIA - The World Factbook
  17. http://www.imf.org/external/country/mar/index.htm
  18. http://www.imf.org/external/pubs/ft/scr/2008/cr08331.pdf
  19. http://www.hcp.ma/Taux-de-chomage_r72.html
  20. La dette extérieure publique du Maroc atteint 26,5% du PIB à fin 2013
  21. http://www.ada.gov.ma/Plan_Maroc_Vert/plan-maroc-vert.php
  22. [4]
  23. [5]
  24. [6]
  25. a et b APEFEL
  26. Office National de la pêche
  27. Morocco - Country overview, Location and size, Population, Agriculture, Farming, Fisheries, Industry, Mining, Manufacturing
  28. United States Geological Survey, fiche Phosphate Rock, 2006 Minerals Yearbook, tableau 13 lire en ligne
  29. Voir http://www.mining-technology.com/projects/benguearir/benguearir1.html
  30. United States Geological Survey, fiche Phosphate Rock, Mineral Commodity Summaries, January 2006 lire en ligne
  31. http://www.amith.org.ma/default.asp
  32. http://www.aed.auf.org/IMG/doc/Comm_Achy.doc
  33. Le Maroc mise sur le Fast Fashion
  34. Pharmacies.ma: Tout savoir sur la pharmacie au Maroc
  35. http://www.panapress.com/Renault-Maroc-a-exporte-5.000-Logan-vers-la-France-et-l-Espagne--13-644126-18-lang1-index.html
  36. Renault-Nissan choisit le Maroc pour un investissement majeur de 600 millions d’euros
  37. Somaca emprunte 400 millions de DH auprès des banques locales
  38. Le plan « Emergence » pour améliorer la compétitivité industrielle - ARGANA : BdD Développement Durable et Humain
  39. Les ambitions du Maroc sur 'Les Echos'
  40. [7]
  41. La zone franche de Tanger. :: Jeune Afrique
  42. Tanger, futur premier port d'Afrique et de Méditerranée : Le roi Mohammed VI a inauguré la première phase du projet portuaire Tanger-Med - Pan Afrique - Maroc - Transport - Af…
  43. Tanger: Le projet Renault-Nissan se concrétise
  44. Selon «Le Point» : Casablanca est devenue la deuxième place financière en Afrique
  45. voir Site officiel de la Bourse de Casablanca
  46. « Le groupe Benjelloun ferme l'enseigne Hanouty qui a englouti plus de 250 MDH », La Vie éco,‎ 11 septembre 2012 (lire en ligne)
  47. http://www.oncf.ma/Fr/Actualites.aspx?id=101&ep=2&bHome=1
  48. http://www.youtube.com/watch?v=GGPlzqitNK8&goback=%2Emyg%2Egan_4460839http://www.youtube.com/watch?v=GGPlzqitNK8&goback=%2Emyg%2Egan_4460839
  49. http://www.africanouvelles.com/nouvelles/afrique/4075-afrique-du-nord-un-tgv-maghrebin-en-projet-.htmlhttp://www.africanouvelles.com/nouvelles/afrique/4075-afrique-du-nord-un-tgv-maghrebin-en-projet-.html
  50. Groupe ONE
  51. http://www.addustour.com/PrintTopic.aspx?ac=\Economy\2011\09\Economy_issue1422_day06_id353151.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]