La Source des femmes

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La Source des femmes

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Le réalisateur et les actrices principales du film au festival de Cannes 2011

Réalisation Radu Mihaileanu
Scénario Alain-Michel Blanc
Radu Mihaileanu.
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau du Maroc Maroc, Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique, Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie dramatique
Sortie 2011
Durée 124 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Source des femmes est un film belgo-italo-maroco-français[1] réalisé par Radu Mihaileanu. Cette comédie dramatique a fait partie de la sélection du festival de Cannes 2011[2].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Leila est témoin de la chute d'une jeune femme enceinte qui fait une fausse couche en revenant de la source. Cet événement la fait réfléchir à la condition des femmes et Leila s'évertuera dès lors à persuader les autres femmes du village que c'est aux hommes qu'incombe la pénible tâche d'aller chercher l'eau à la source dans la montagne. Pour arriver à leur fin, les femmes décident de faire la grève de l'amour.

Thèmes du film[modifier | modifier le code]

Si, au départ, le thème traite de la condition féminine dans un village montagnard, d'autres thèmes sont abordés comme :

La venue des touristes occidentaux et la présence d’une administration lourde et corrompue est également illustrée dans le film.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Caractères des personnages[modifier | modifier le code]

Le personnage principal est paradoxalement la musique et les chants en darija, dialecte utilisé par la population maghrébine. Les scènes où les femmes progressent dans leurs revendications sont la plupart rythmées par leurs chants.

  • Leila, originaire du désert, est toujours considérée comme étrangère au village et lance l'idée d'une grève du sexe. C'est la seule femme du village qui sait lire.
  • Loubna, sœur cadette de Sami et très proche de Leila, est folle d'une série mexicaine à laquelle elle doit le surnom d’Esméralda, a soif d'avoir accès à l'éducation, est déçue par un amour qui lui échappe et finit par choisir de quitter le village et de devenir à son tour une étrangère.
  • Rachida qui n'attend qu'une chose, que la grève se termine.
  • Vieux fusil, femme autoritaire à la voix grave qui n'a pas sa langue dans sa poche et réplique aussi vite que l'on dégaine une arme, seconde Leila depuis le lancement de la grève du sexe et fédère les femmes du village autour de Leila.
  • Sami, mari de Leila et instituteur du village, rêve d'un accès à l'éducation pour tous et prône l'entente dans le village entre tous.
  • Hussein, père de Sami et de Loubna, aime aussi bien son fils que Leila, sa belle-fille, dont il admire le courage. Il est conscient du conflit qui habite la communauté villageoise et désire y mettre un terme.
  • Fatima qui, au contraire de son mari Hussein, déteste Leila. On apprend vers la fin du film qu'elle a été mariée à 13 ans à Hussein, qui n'était pas l'homme qu'elle aimait, et a eu son premier fils à 14 ans.
  • Karim, l'ami de Sami qui lui avouera en pleurant qu'il voulait devenir écrivain mais que son père lui a interdit de poursuivre sa scolarité, tant ses résultats étaient inférieurs à ceux de Sami, le premier de la classe.
  • L'imam, qui découvre qu'il y a plusieurs lectures possibles du Coran.

Localisation du film[modifier | modifier le code]

Au début du film, un carton indique que c'est un conte dont l’histoire se situe « quelque part entre l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient ». En réalité, le film est tourné à Warialt[4], un village marocain situé près de la petite ville de Ouarialt (où se situe la scène finale du film), au sud de Marrakech et à proximité de Moulay Brahim.

Sources d'inspiration[modifier | modifier le code]

  • La révolte des femmes d’un petit village de Turquie qui, pour obtenir l'eau courante, ont employé la même technique de la grève du sexe.
  • Lysistrata d'Aristophane, une comédie antique où une femme appelle à la grève du sexe pour faire cesser la guerre entre Athènes et Sparte.
  • La Source des femmes est un remake implicite du film allemand russophone sorti en 2008 de Veit Helmer, Absurdistan (en)[5].

Le tournage[modifier | modifier le code]

Le réalisateur, Radu Mihaileanu, a dirigé sans trop de difficulté nombre d'acteurs qui parlaient l'arabe, langue qu'il ne parle pas. De même, les acteurs originaires de plusieurs régions différentes ne parlaient pas tous le même arabe.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The Source shines in EuropaCorp’s line-up
  2. La première du film a eu lieu au festival de Cannes le 21 mai 2011;
  3. Alors que le film a été cofinancé par l'État belge, le générique indique que « Le film ne reflète pas nécessairement le point de vue de l'État belge »
  4. La Source des femmes sur le site des éditions Glénat
  5. (en) Absurdistan sur l’Internet Movie Database

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]