La Momie (film, 1999)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir La Momie.

La Momie

Titre original The Mummy
Réalisation Stephen Sommers
Scénario Stephen Sommers
Lloyd Fonvielle
Kevin Jarre
Acteurs principaux
Sociétés de production Alphaville Films
Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Aventure fantastique
Sortie 1999
Durée 125 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

La Momie (The Mummy) est un film fantastique et d'aventure américain écrit et réalisé par Stephen Sommers, sorti en 1999. C'est une reprise d'un film américain de 1932, La Momie, également produit par Universal Pictures.

Le film a pour personnage principal la momie d'un prêtre égyptien maudit qui est accidentellement ramené à la vie par des archéologues dans les années 1920. Les critiques sont partagées mais le film est un succès commercial. Il donne lieu à deux suites, Le Retour de la momie du même réalisateur en 2001 puis La Momie : la Tombe de l'empereur dragon de Rob Cohen en 2008, ainsi qu'à plusieurs films dérivés.

Synopsis[modifier | modifier le code]

En 1290 avant Jésus-Christ, le grand prêtre Imhotep a une liaison amoureuse avec Ankhsunamon, la favorite du pharaon Séti Ier. Et lors d'une rencontre entre les deux amants, ils sont surpris par le pharaon qu'ils assassinent. Puis arrivent les gardes de Séti Ier : Ankhsunamon se suicide et le grand prêtre s'enfuit pour pouvoir la faire revenir d'entre les morts. Imhotep vole son cadavre et l'emmène à Hamunaptra, la cité des morts, où il commence un rituel de résurrection. Capturé par les soldats du pharaon avant la fin de la cérémonie, il est condamné au Om-daï c'est-à-dire être enfermé vivant dans un sarcophage avec des scarabées mangeurs de chair qui le dévorent vivant.

En 1926, au Caire, Evelyn (Evy) Carnahan, excellente connaisseuse de l'Égypte antique, travaille comme bibliothécaire au Musée égyptien du Caire. Au cours d'une sortie en ville avec son frère, Jonathan (Jon), tous deux s'allient avec un homme nommé Rick O'Connell qui prétend connaître l'emplacement secret de Hamunaptra. Le groupe rivalise avec une bande de chasseurs de trésors américains conduits par un égyptologue du nom d'Allen Chamberlen. Ces derniers sont guidés par Beni Gabor, un ancien ami de Rick.

Les deux groupes atteignent Hamunaptra en même temps. Ils sont attaqués par les Medjai, descendants des gardes de pharaon qui, depuis trois mille ans, défendent l'emplacement de la nécropole maudite. Les Américains trouvent un coffret surmonté d'une malédiction, qui contient le Livre des Morts et des vases canopes. Sur le coffret il est écrit que la créature viendra aspirer fluide et organes de ceux qui l'ouvriront. Pendant ce temps-là, Rick, Evy et Jon trouvent sous la statue d'Anubis une momie qui se trouve être celle d'Imhotep.

La nuit suivante, Evelyn récite une formule du Livre des Morts, ce qui réveille Imhotep. Celui-ci tue les trois américains et l'égyptologue qui ont ouvert le coffret, ce qui lui permet de se régénérer petit à petit et d'accumuler de puissants pouvoirs magiques. Il poursuit le reste de l'expédition jusqu'au Caire, puis enlève Evelyn car il en a besoin pour ressusciter son ancienne maîtresse. Rick et Jonathan retournent à Hamunaptra avec l'aide du medjai Ardeth et sauvent Evelyn avant l'issue fatale. Après un périlleux affrontement contre Imhotep et les serviteurs momies qu'il a ranimés grâce à ses pouvoirs, ils parviennent à tuer Imhotep et rentrent chez eux, une idylle s'étant développée entre Rick et Evy.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Rachel Weisz (ici en 2007) interprète l'archéologue Evelyn dans le film.

Conception du film[modifier | modifier le code]

Origines de la franchise La Momie[modifier | modifier le code]

Les premiers films de momies s'inscrivent dans la continuité d'un engouement pour l'Égypte antique déclenché par la campagne d'Égypte menée par Napoléon Bonaparte entre 1798 et 1801 et à la publication de la Description de l'Égypte par les scientifiques de l'expédition dans les années 1800-1820. Pendant cette période, y compris dans les années 1830, il est très à la mode de rapporter d'un séjour en Égypte un fragment de momie ou de participer à des séances de déballages de momies[1]. Le premier film à mettre en scène la résurrection d'une momie est probablement Cléopâtre réalisé par Georges Méliès en 1899[2].

Dans les années 1920, Universal Studios entame la production d'une série de films d'horreur intitulée « Universal Monsters ». Ces films mettent en avant des personnages terrifiants, souvent librement inspirés de romans fantastiques, notamment français ou britanniques : le tout premier, sorti en 1923, est Notre-Dame de Paris de Wallace Worsley, inspiré du roman éponyme de Victor Hugo. Les années 1930 voient les adaptations par Universal de nombreux romans mettant en scène des créatures devenues des archétypes du cinéma d'horreur : Dracula de Tod Browning adapté du roman du même nom de l'Écossais Bram Stocker, et la même année Frankenstein de James Whale d'après le roman de Mary Shelley. En 1932 vient s'ajouter à cette série le film La Momie réalisé par Karl Freund, avec Boris Karloff, fameux acteur de films fantastiques, dans le rôle-titre.

Les films de momies de l'époque s'inspirent des récits fantastiques d'auteurs européens comme Le Pied de momie de Théophile Gautier ou les nouvelles d'Arthur Conan Doyle comme Le Lot n°249 (où un égyptologue d'Oxford tente de lancer un sortilège pour ranimer et contrôler une momie) et L'Anneau de Thoth (où un égyptologue découvre qu'une momie égyptienne contient un homme qui est encore vivant après 3000 ans grâce à un élixir qu'il a bu, mais l'homme désire rejoindre dans la mort la femme qu'il a aimé et qui n'a pas survécu). L'Anneau de Toth sert manifestement d'inspiration au scénario de La Momie de Karl Freund, mais le texte de Doyle n'y est pas mentionné au générique[3].

Comme la plupart de ces films d'horreur, La Momie donne lieu à plusieurs suites : La Main de la momie (1940), La Tombe de la Momie (1942), Le Fantôme de la Momie et La Malédiction de la Momie (1944), Deux nigauds et la momie (1955). Une deuxième série de quatre films est ensuite produite avec l'autorisation d'Universal par Hammer Film Productions entre 1959 et 1971. Ainsi, dès 1932, le personnage de la momie fait partie de l'univers des studios Universal qui l'utilisent régulièrement dans leurs grosses productions.

Mise en projet du film[modifier | modifier le code]

En 1992, le producteur James Jack décide de mettre en projet un film qui remettrait la momie au goût du jour[4]. Il reçoit l'aval d'Universal Studios, mais avec un budget de départ de 10 millions de dollars, ce qui est très peu comparé aux grosses productions du studio : le but premier est de constituer une franchise d'horreur à bas budget[5]. James Jack recrute alors Clive Barker, écrivain et cinéaste d'horreur, pour travailler sur un synopsis. Clive Barker conçoit une histoire sombre et violente dans laquelle le directeur d'un musée d'art contemporain se révèle être un cultiste désireux de réanimer des momies[4],[6]. James Jack se souvient, dans une interview, que le projet conçu par Barker était « sombre, sexuel et empreint de mysticisme[5] » et qu'il aurait « fait un excellent film à petit budget[6],[7] ». Mais après plusieurs réunions, Universal et Clive Barker se désintéressent du projet et la collaboration s'arrête là. C'est ensuite le cinéaste d'horreur George A. Romero qui est démarché et envisage un film d'horreur façon film de zombie dans la lignée de son premier film La Nuit des morts-vivants (sorti en 1968), mais James Jack et le studio jugent le projet trop effrayant car ils souhaitent concevoir quelque chose de plus accessible[5].

Une version suivante du projet implique Joe Dante, réalisateur de films-catastrophe, qui propose d'augmenter le budget du film et de recruter Daniel Day-Lewis pour incarner la momie. Une nouvelle version de l'histoire est co-écrite avec John Sayles : située à l'époque contemporaine, elle se concentre sur le thème de la réincarnation et intègre une part d'histoire d'amour[6]. Cette version du projet manque de peu d'être tournée et certains éléments, dont les scarabées carnivores, sont conservés dans le produit final[4]. Cependant, le studio n'est pas prêt à consacrer plus de 15 millions de dollars au film à ce moment et rejette la version de Joe Dante. Deux autres réalisateurs sont alors approchés par les studios : Mick Garris, qui se voit confier la réalisation mais quitte le projet peu après, et Wes Craven qui refuse l'offre[6].

En 1997, le réalisateur Stephen Sommers contacte James Jack avec une autre vision de La Momie : « une sorte d'Indiana Jones ou de Jason et les Argonautes où la momie en ferait voir de toutes les couleurs aux héros[8] ». Sommers avait vu le film à huit ans et avait envie de recréer ce qu'il y avait apprécié, mais à plus grande échelle[9]. Sommers s'intéresse au projet depuis 1993, mais ce n'est qu'en 1997 qu'Universal le laisse proposer son idée[4]. Les producteurs James Jack et Sean Daniel arrangent une rencontre informelle avec Sommers, réalisateur qui s'est fait connaître en 1994 grâce au succès de son film Le Livre de la jungle[10]. Sommers soumet aux studios un projet en 18 pages[4]. Universal traverse alors une période de difficultés financières après l'échec du film Babe 2, le cochon dans la ville et souhaite revisiter ses franchises à succès des années 1930[11]. Séduits par le projet, les studios Universal donnent le feu vert à Stephen Sommers et augmentent le budget de 15 à 80 millions de dollars[12].

Scénario[modifier | modifier le code]

Affiche de La Momie de Karl Freund (1932) dont le film de Sommers est une reprise libre.

Le scénario définitif du film reprend plusieurs éléments centraux du film d'horreur La Momie de 1932, notamment les noms d'Imhotep et d'Ankh-Soun-Amoun et leur relation amoureuse. Stephen Sommers tenait à conserver l'aspect romantique du film de 1932, où la momie d'Imhotep, incarnée par Boris Karloff, cherche à retrouver son amour perdu[13]. Le film dans son ensemble devient toutefois un film d'aventure avant tout, qui prend modèle sur les films d'Indiana Jones comme Les Aventuriers de l'arche perdue et sur les films d'aventure classique avec Errol Flynn comme Capitaine Blood (1935), Les Aventures de Robin des Bois (1938) ou L'Aigle des mers (1940)[10]. Le film doit contenir beaucoup d'humour sans relever de la comédie ainsi que des scènes effrayantes sans tomber dans le gore[10].

Le contexte antique est un peu modifié : Imhotep vit sous le règne du pharaon Séthi Ier et est momifié vivant en 1290 avant J.-C.[14] Le scénario du fim de 1999 s'écarte aussi de celui du film de 1932 pour les personnages des archéologues et des aventuriers, et pour les enjeux dramatiques de l'aventure, qui est désormais centrée sur la façon dont la momie accumule de plus en plus d'énergie et de pouvoirs magiques en dévorant les archéologues qui l'ont découverte.

Le film présente des dialogues dans la langue de l'Égypte antique, reconstruite avec l'aide de l'égyptologue Stuart Tyson Smith, consultant historique de Stephen Sommers pour le film. L'égyptien ancien est authentique ; la prononciation, notamment les accents, ont été reconstruits par Smith en s'inspirant notamment du copte antique[15].

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage commence à Marrakech, au Maroc, le 4 mai 1998 et dure dix-sept semaines ; il se termine au Royaume-Uni le 29 août de la même année[16]. Les scènes égyptiennes de La Momie de 1932 avaient été tournées aux États-Unis, mais Sommers tient à ce que son film offre des paysages différents et soit tourné sur site. Toutefois, le climat politique tendu en Égypte pendant la période de pré-production du film explique que le choix des producteurs se porte sur le Maroc plutôt que de l'Égypte même pour tourner les scènes du film qui se déroulent dans ce pays[16]. Les scènes du film qui se déroulent au Caire sont donc tournées à Marrakech ; les scènes situées dans le désert égyptien (notamment à Hamunaptra) sont tournées dans le Sahara près de la ville d'Arfoud[16].

La logistique du tournage des scènes de désert (en particulier le choix des lieux et la préparation du séjour de l'équipe de tournage sur place) est placé sous la responsabilité de la co-productrice Patricia Carr, qui a déjà effectué plusieurs tournages dans des déserts pour la première trilogie Star Wars et deux Indiana Jones dans les années 1970-80[16]. Le logement de l'équipe pose des difficultés, car Arfoud est une petite ville dont les hôtels sont habitués à ne loger que des touristes restant pour quelques jours[16]. Malgré tout le déploiement logistique possible, les conditions de tournage restent éprouvantes pour tout le monde en raison de la chaleur, des tempêtes de sable et de la faune sauvage locale (serpents, scorpions, araignées). L'équipe de tournage comprend environ 800 personnes : les acteurs, les équipes techniques, ainsi que 200 cavaliers touaregs et 80 légionnaires[16]. Une équipe médicale séjourne sur place en même temps que les acteurs[16].

Les scènes d'action sont préparées en concertation avec l'équipe technique chargée de gérer les cascades[17]. Les acteurs reçoivent un entraînement afin de monter convenablement des dromadaires à grande vitesse dans les scènes de poursuite et de manier les armes de manière crédible dans les scènes de combat[16].

Le décor le plus important construit pour le tournage des scènes d'extérieur est celui de la cité d'Hamunaptra, qui est construit dans le cratère d'un volcan éteint près d'Arfoud repéré par Allan Cameron (collaborateur de Stephen Sommers pour son film Le Livre de la jungle)[16]. L'équipe du film prend des mesures précises de l'endroit, qui est reconstitué aux studios de Shepperton, à Londres au Royaume-Uni, sous forme de maquettes à échelle réduite : elles sont utilisées pour planifier le tournage de la façon la plus efficace possible[16]. La construction du décor dure seize semaines. Plusieurs plateaux de décors intègrent des mécanismes permettant à la cité de s'effondrer en prévision des scènes finales du film ; à cet effet, les colonnes des bâtiments sont constituées d'une structure interne métallique recouverte de fibre de verre et intégrant des câblages pour les effets spéciaux, tandis que le reste des décors est construit en plâtre[16]. Comme prévu, le décor est détruit devant les caméras à la fin du tournage pour les besoins de ces scènes[16].

Après le tournage des scènes d'extérieur au Maroc, le tournage des scènes d'intérieur se déroulant à Hamunaptra a lieu aux studios de Shepperton de Londres. C'est notamment là que sont tournés les plans de la nécropole souterraine et de la chambre du trésor[16]. Les scènes d'extérieur qui se déroulent dans le port de Gizeh, au bord du Nil, sont tournées au Chatham Dockyard au Royaume-Uni et donnent lieu à la construction d'un décor vaste et complexe[16].

La scène dans la bibliothèque au début du film a été tournée en une seule prise. Il aurait fallu deux jours pour tout remettre en place et la tourner à nouveau. On retrouve une scène similaire au début de la suite, Le Retour de la momie.

Le film doit comporter un grand nombre d'effets visuels numériques dont l'ajout ne se fera que pendant la post-production : de ce fait, pendant le tournage, les acteurs doivent souvent recourir avant tout à leur imagination et aux conseils de Sommers pour réagir à des événements ou à des créatures absents du plateau[17]. Arnold Vosloo, qui joue la momie, est physiquement présent sur le plateau mais porte principalement des capteurs de mouvement destinés à animer son personnage par ordinateur ensuite. L'équipe du film montre en revanche aux autres acteurs, avant le tournage de chaque scène, une photo de ce à quoi Imhotep est supposé ressembler[17].

Une partie des scènes utilise en revanche du maquillage, des prothèses physiques et des animatroniques : cette partie des effets spéciaux est supervisée par Nick Dudman[17]. Par ailleurs, certaines scènes effrayantes du film sont tournées avec des animaux réels, notamment la scène où Rachel Weisz a plusieurs criquets sur le corps, ou bien celle où elle est enchaînée à un autel tandis que des rats lui courent dessus[16].

D'autres effets spéciaux, notamment les incendies sur le bateau ou au fort britannique, les explosions pendant l'attaque des Touaregs ou le crash du biplan, sont dirigés par Chris Corbould et complétés par des effets numériques pendant la post-production[17].

Post-production[modifier | modifier le code]

Stephen Sommers a dès le départ l'envie de recourir aux effets spéciaux numériques pour son film, afin de lui conférer un réalisme que les maquillages et les prothèses ne permettent pas toujours d'atteindre[17].

La conception des effets visuels du film est dirigée par John Berton et mise en œuvre par la société d'effets spéciaux américaine Industrial Light & Magic. La conception visuelle du personnage de la momie et le choix des techniques à utiliser pour lui donner vie à l'écran se font bien avant le début du tournage et prennent environ trois mois[17]. Afin de rendre avec le meilleur réalisme possible les mouvements de la momie, c'est la technique de la capture de mouvement qui est retenue par Berton. Un travail préalable approfondi est réalisé par ILM à partir des photographies déjà existantes d'Arnold Vosloo (l'acteur qui joue Imhotep dans le film) puis en prenant des photographies et en réalisant des films spécifiques qui permettent aux animateurs d'étudier sa silhouette, sa démarche et ses mouvements. Par la suite, sur les plateaux de tournage, Arnold Vosloo est revêtu de capteurs qui permettent de numériser ses mouvements avec précision et de disposer ainsi d'une base pour animer la momie en images de synthèse dans chaque plan concerné[17]. Dans les premières scènes du film, lorsque Imhotep a encore l'apparence d'une momie, les plans sont animés entièrement en images de synthèse. À mesure que la momie s'humanise et prend les traits de l'acteur, les effets spéciaux combinent les prises de vue réelles de l'acteur en leur ajoutent des sortes de prothèses numériques (par exemple pour les plans où Imhotep n'est qu'à moitié reconstitué mais a encore une joue ou des dents manquantes)[17]. Les scènes de la dernière partie du film, où Imhotep a un aspect entièrement humain, sont simplement les prises de vue réelles d'Arnold Vosloo.

Le budget final du film s'élève à environ 80 millions de dollars[18].

Box office[modifier | modifier le code]

La Momie de Stephen Sommers sort aux États-Unis le 7 mai 1999. Les studios Universal traversent alors une période de difficultés financières et comptent sur le film pour remonter la pente[19]. Distribué dans 3210 salles dans le pays, La Momie accumule plus de 43,4 millions de dollars de recettes lors de son premier week-end en salles, ce qui est à l'époque le neuvième meilleur démarrage en salles de tous les temps aux États-Unis : c'est un succès pour le studio[20]. Selon les chiffres du site Box Office Mojo, le film accumule un peu plus de 155 millions de dollars de recette aux États-Unis et un peu plus de 260 millions de dollars dans les autres pays, pour un total d'un peu moins de 416 millions de dollars de recettes totales dans le monde[18].

Le film sort en France le 21 juillet 1999. Entre cette date et fin septembre 1999, il cumule un peu plus de 3 millions d'entrées dans le pays[21].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis[modifier | modifier le code]

La Momie sort aux États-Unis le 7 mai 1999. Il y reçoit des critiques mitigées dans la presse. Dans le quotidien Chicago Sun-Times[22], Roger Ebert voit dans le film un film d'aventure un peu immature mais extrêmement plaisant à regarder : « Il n'y a pratiquement rien que je puisse dire en faveur [du film], excepté que je me suis amusé à pratiquement chaque minute. Je ne peux pas argumenter en faveur du scénario, de la réalisation, du jeu des acteurs ou même de la momie, mais je peux dire que je ne me suis pas ennuyé et que certains moments m'ont procuré un plaisir déraisonnable. Il y a un peu d'immaturité logée au fond des crânes de même les plus sagaces d'entre nous, et nous devrions la chérir. ». Dans le magazine culturel Entertainment Weekly[23], Owen Gleiberman donne au film la note « B- » et indique : « La Momie voudrait vous faire frissonner, mais elle tente de le faire sans jamais se départir de son inconséquence joviale ».

Dans le New York Times[24], Stephen Holden signe une critique sceptique dans laquelle il estime que la surenchère de créatures et de péripéties frénétiques nuit à la qualité du résultat et estime que « cette version de La Momie ne prétend être rien d'autre qu'un jeu vidéo criard façon bande dessinée balancé à l'écran ». Il compare défavorablement le personnage de Rick O'Connell incarné par Brendan Fraser à Indiana Jones et juge sévèrement ses dialogues, estimant que les répliques du personnage font passer les remarques d'Harrison Ford dans les Indiana Jones pour « positivement shakespeariennes dans leur profondeur et leur rationalité[25] ».

En avril 2014, le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes[26] confère au film une moyenne de 55/100 basée sur 82 critiques de presse, avec le consensus critique suivant : « Il est difficile d'argumenter de façon convaincante en faveur de La Momie si l'on essaye d'y voir une œuvre cinématographique significative de quelque espèce que ce soit, mais c'est indéniablement un film amusant à regarder ». À la même date, Metacritic, autre site américain rassemblant des critiques de films, confère à La Momie une note de 48/100 fondée sur 34 critiques de presse[27].

En France[modifier | modifier le code]

La Momie sort en France le 21 juillet 1999. Le film reçoit un accueil partagé de la part des critiques de presse. Le site Allociné lui confère une note moyenne de 3,1 sur 5 calculée à partir de 14 critiques parues dans la presse et sur Internet[28]. Tous les critiques s'accordent à voir dans La Momie un film à grand spectacle sans autre prétention que le pur divertissement, mais ils sont partagés sur la qualité du résultat. Les avis les plus favorables saluent le rythme bien dosé du scénario et la qualité des effets spéciaux. Dans le quotidien généraliste Le Parisien[28], Eric Leguède indique : « Stephen Sommers signe ici un film moderne à très grand spectacle ». Dans L'Écran fantastique, magazine spécialisé en cinéma fantastique, Julien Magnat soutient que « l'honnête ambition [du film] est de distraire et d'émerveiller le plus grand nombre d'entre nous tout en respectant la grande tradition de ceux qui l'ont précédés. » Dans le quotidien Le Monde[28], au contraire, Samuel Blumenfeld pense que « jouant sur le registre de la peur (...) comme sur celui de l'ironie (...), le film affiche un mépris total du genre, reprenant ses ficelles pour mieux s'en moquer. » Dans l'hebdomadaire culturel Télérama[29], cette ironie laisse sceptique Bernard Génin, qui regrette : « Le film, qui démarre sérieux, bifurque très vite vers la parodie foutraque (...) Ce n'est plus La Momie, c'est Y a-t-il un aventurier dans la pyramide ? » mais concède que « les grands gamins nostalgiques du cinoche du samedi soir seront à la fête ». Dans le magazine Le Nouvel Observateur[28], François Forestier voit dans le film « du cinéma high-tech, idéal pour passer un après-midi de vacances » mais lui reproche son manque total de poésie.

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Le film remporte quatre prix et figure parmi les films nominés pour plusieurs autres prix. En 1999, le film remporte en Allemagne le prix Bogey d'or et le prix de l'Écran d'or[30].

En 2000, La Momie remporte le prix du meilleur maquillage (remis à Nick Dudman et Aileen Seaton) auprès de l'Académie des films de science-fiction, fantastique et horreur aux États-Unis, où il fait partie des films nominés pour plusieurs autres prix : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur (Brendan Fraser), meilleure actrice (Rachel Weisz), meilleurs costumes (John Bloomfield), meilleure musique (Jerry Goldsmith), meilleur scénario (Stephen Sommers) et meilleurs effets spéciaux (John Andrew Berton Jr., Daniel Jeannette, Ben Snow et Chris Corbould)[30].

En 2000, le compositeur Jerry Goldsmith reçoit le prix BMI de la Meilleure musique de film aux États-Unis pour sa bande originale du film[30].

Le film fait partie des films nominés pour l'Oscar du meilleur son en 2000[30].

Pertinence historique[modifier | modifier le code]

Scène de funérailles avec momie. Fac-similé d'une illustration sur le Papyrus d'Ani, une version du Livre des morts réalisée vers1200 avant J.-C.

Le film de Stephen Sommers a eu recours à une documentation historique et à des consultants égyptologues, mais garde une grande liberté par rapport à la réalité historique pour les besoins de l'intrigue.

Certains détails du film sont historiquement exacts. Ainsi les Égyptiens antiques et les guerriers momies emploient des armes en bronze et non en fer, la maîtrise du fer s'étant faite après l'époque dont ils proviennent[31]. Lors de la découverte du complexe funéraire où repose la momie, l'archéologue Evelyn découvre une salle de momification qu'elle nomme à juste titre Sah-Netjer[31].

Le nom des medjai est porté dans le film par des garde du corps du pharaon, qui deviennent dans les années 1920 des protecteurs des tombes. Dans l'Égypte antique réelle, ce nom a été porté par des nomades nubiens qui furent recrutés par l'armée égyptienne en tant que mercenaires et paramilitaires, et firent partie de la police égyptienne pendant la période du Nouvel Empire (entre 1500 et 1000 avant J.-C. environ)[31]. Le film imagine leur survie en tant que secte mystique bien après l'Antiquité.

Le film nomme le prêtre momifié « Imhotep ». Ce nom, dans la réalité, est principalement associé à un vizir et architecte ayant vécu au IIIe millénaire avant J.-C., sous le règne du pharaon Djéser, donc nettement avant l'époque de Séthi Ier à laquelle vit l'Imhotep du film.

Le nom d'Hamunaptra, mentionné dans le film au titre de « Cité des morts », ne correspond pas à un site archéologique précis en Égypte[32]. Le concept d'Hamunaptra s'inspire peut-être de la Vallée des rois, située sur la rive occidentale du Nil près de Thèbes, région connue pour abriter de nombreux tombeaux (en particulier ceux des pharaons des dynasties les plus récentes).

Dans le film, le Livre des morts égyptien est présenté comme un ouvrage n'existant qu'en un seul exemplaire et contenant des formules magiques capables de ressusciter les morts. En réalité, le Livre des morts, dans ses différentes versions, est l'un des écrits que les archéologues retrouvent le plus couramment dans les tombes égyptiennes antiques[33]. Ses formules n'avaient pas pour ambition de faire revenir les morts à la vie ici-bas mais de les réveiller au moment d'accéder à l'après-vie dans l'au-delà[34].

Le processus de momification tel qu'il apparaît dans le film contient des inexactitudes historiques. Il montre cinq vases canopes utilisés pour recueillir les organes du défunt, dont un contient le cœur. En réalité, lorsque la momification incluait l'emploi de vases canopes pour extraire et conserver les organes (ce que seuls les gens des catégories sociales les plus élevées et les plus riches pouvaient se permettre), on utilisait au maximum quatre vases canopes, et on n'y conservait jamais le cœur, car cet organe abritait l'âme dans les croyances religieuses des anciens Égyptiens et il était toujours laissé à l'intérieur de la poitrine (ou replacé lorsqu'il en était extrait temporairement pendant la préparation du corps)[31].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Des produits dérivés de plusieurs types s'appuyant sur la franchise La Momie sont commercialisés au moment de la sortie du film et au cours des années suivantes.

Bande originale du film[modifier | modifier le code]

The Mummy : Original Motion Picture Soundtrack

Bande originale de Jerry Goldsmith
Film La Momie
Sortie 4 mai 1999
Durée 57'46
Genre Musique orchestrale
Format CD
Label Decca Records

La musique originale du film, composée par Jerry Goldsmith, est éditée en CD chez Decca Records en mai 1999[35]. Sur le site Allmusic[35], Stephen Thomas Erlewine estime que la bande originale est à l'image du film : « prévisible, mais d'une façon engageante » (« obvious, but engagingly so ») et qu'elle fournit une écoute « grandiose et mélodramatique » qui contient « tous les moments forts attendus ». Sur le site Score Reviews, Andreas Lindahl juge la bande originale typique des compositions de Goldsmith pour un film d'action, avec un usage net des cuivres et des percussions, notamment dans le thème principal, qui lui paraît un peu sous-exploité ; il apprécie l'usage limité et pertinent des chœurs, mais trouve un défaut potentiel dans les rythmes de percussion (notamment aux timbales) qui peuvent devenir répétitifs et ennuyeux à l'écoute de l'album entier[36].

Éditions en vidéo[modifier | modifier le code]

Le film est sorti en VHS, en DVD, en HD DVD ainsi qu'en Blu-ray[37].

Autres produits dérivés[modifier | modifier le code]

Des novélisations du film et de ses suites sont écrites par Max Allan Collins.

Deux adaptations du film en jeu vidéo sont réalisées : The Mummy, un jeu d'action et d'aventure pour PlayStation et PC développé par Rebellion Developpements[38], et The Mummy, un jeu d'énigmes pour Game Boy Color développé par Konami Nagoya[39].

En 2004, une attraction Revenge of the Mummy ouvre à Universal Studios Florida puis à Universal Studios Hollywood.

Suites et films dérivés[modifier | modifier le code]

Article détaillé : La Momie (série de films).

Le succès commercial du film de Sommers donne lieu à deux suites : Le Retour de la momie, du même réalisateur, en 2001, puis La Momie : la Tombe de l'empereur dragon de Rob Cohen en 2008.

Titre français Titre Original Année Réalisateur Acteur principal
La Momie The Mummy 1999 Stephen Sommers Brendan Fraser
Le Retour de la momie The Mummy Returns 2001
La Momie : La Tombe de l'empereur Dragon The Mummy : Tomb of the Dragon Emperor 2008 Rob Cohen

Trois films spin off ont également été réalisés autour du Roi Scorpion, un personnage de roi akkadien introduit dans Le Retour de la momie. Le premier, Le Roi scorpion, est réalisé par Chuck Russell et sort en salles en 2002. Les deux autres films sortent directement en vidéo : Le Roi Scorpion 2 : Guerrier de légende, réalisé par Russell Mulcahy, en 2008, qui est une préquelle au Roi Scorpion, et Le Roi Scorpion 3 : L'Œil des dieux, réalisé par Roel Reine en 2012, qui prend la suite de l'intrigue du premier film.

La franchise donne également lieu à la production d'une série télévisée d'animation pour la jeunesse, The Mummy : The Animated Series, en 2001.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Stuart Tyson Smith (2007), p. 16-17.
  2. Stuart Tyson Smith (2007), p. 17.
  3. Stuart Tyson Smith (2007), p. 18-19
  4. a, b, c, d et e « The Mummy That Wasn't », article dans Cinescape, 3 mai 1999.
  5. a, b et c « Universal rolls out new, improved Mummy », article de Louis B. Hobson dans The Calgary Sun le 1er mai 1999.
  6. a, b, c et d « Unwrapping The Mummy », article de Jim Slotek dans le Toronto Sun le 2 mai 1999.
  7. « dark, sexual and filled with mysticism (...) it would have been a great low-budget movie ». « Unwrapping The Mummy », article de Jim Slotek dans le Toronto Sun le 2 mai 1999.
  8. « as a kind of Indiana Jones or Jason and the Argonauts with the mummy as the creature giving the hero a hard time ». « Universal rolls out new, improved Mummy », article de Louis B. Hobson dans The Calgary Sun le 1er mai 1999.
  9. « Updating A Well-Preserved Villain », article d'Elizabeth Snead dans USA Today le 7 mai 1999.
  10. a, b et c Page « Birth » sur la rubrique « Behind the scenes » du site officiel du film (consultée sur l'Internet Archive). Page consultée le 25 avril 2014.
  11. « That's a Wrap », article de Liane Bonin dans Entertainment Weekly le 7 mai 1999. Page consultée le 21 avril 2014.
  12. « Unwrapping The Mummy : An Interview with Stephen Sommers », article de Daniel Argent dans Creative Screenwriting en 1999.
  13. Stephen Sommers indique sur le site officiel du film : « Je voulais vraiment faire une grande aventure flamboyante et romantique située en Égypte ancienne, et La Momie offrait tout cela et davantage (...) Je voulais faire un film sur des personnages dont le sort m'intéresse vraiment. Imhotep, la Momie, est vraiment un romantique. Même dans l'original, Boris Karloff était un romantique fini, aussi ». (« I really wanted to do a big roaring romantic adventure set in ancient Egypt, and The Mummy offered all that and more (...) I wanted to make a film with characters I really care about. Imhotep, the Mummy, is really a romantic. Even in the original, Boris Karloff was a hopeless romantic, too. »). Page « Birth » sur la rubrique « Behind the scenes » du site officiel du film (consultée sur l'Internet Archive). Page consultée le 25 avril 2014.
  14. La date apparaît à l'écran pendant les toutes premières scènes du film.
  15. Stuart Tyson Smith (2007).
  16. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Page « On location » dans la rubrique « Behind the scenes » du site officiel du film (consultée sur l'Internet Archive dans son état du 8 octobre 1999). Page consultée le 26 avril 2014.
  17. a, b, c, d, e, f, g, h et i Page « Effects » dans la rubrique « Behind the scenes » du site officiel du film (page consultée sur l'Internet Archive dans son état du 21 décembre 1999). Page consultée le 26 avril 2014.
  18. a et b Fiche du film sur le site Box Office Mojo. Page consultée le 20 avril 2014.
  19. Forecast: Biding Time Until... You Know, article de Brandon Gray sur Box Office Mojo le 7 mai 1999. Page consultée le 20 avril 2014.
  20. « 'Mummy' is Monstrous », article de Brandon Gray sur le site Box Office Mojo le 11 mai 1999.
  21. Box office du film sur Allociné. Page consultée le 20 avril 2014.
  22. Critique du film par Roger Ebert conservée sur le site personnel de Roger Ebert. Page consultée le 20 avril 2014. Citation en anglais : « There is hardly a thing I can say in its favor, except that I was cheered by nearly every minute of it. I cannot argue for the script, the direction, the acting or even the mummy, but I can say that I was not bored and sometimes I was unreasonably pleased. There is a little immaturity stuck away in the crannies of even the most judicious of us, and we should treasure it ».
  23. Critique du film par Owen Gleiberman dans Entertainment Weekly le 7 mai 1999. Page consultée le 20 avril 2014. Citation en anglais : « The Mummy would like to make you shudder, but it tries to do so without ever letting go of its jocular inconsequentiality. »
  24. Critique du film par Stephen Holden dans le New York Times le 7 mai 1999. Page consultée le 20 avril 2014. Citation en anglais : « this version of The Mummy has no pretenses to be anything other than a gaudy comic video game splashed onto the screen. »
  25. « Mr. Fraser's Rick is a flaky chip off Harrison Ford's block. (...) His exclamations make Mr. Ford's throwaway remarks in the Indiana Jones films seem positively Shakespearean in their depth and rationality. »
  26. Fiche du film sur le site Rotten Tomatoes. Page consultée le 20 avril 2014. Le consensus critique en anglais est : « It's difficult to make a persuasive argument for The Mummy as any kind of meaningful cinematic achievement, but it's undeniably fun to watch. »
  27. Fiche du film sur Metacritic. Page consultée le 20 avril 2014.
  28. a, b, c et d page « Critiques de presse du film » sur Allociné. Page consultée le 20 avril 2014.
  29. Critique du film par Bernard Génin dans Télérama le 21 juillet 1999. Page consultée le 20 avril 2014.
  30. a, b, c et d Page Awards du film sur l'Internet Movie Database. Page consultée le 20 avril 2014.
  31. a, b, c et d Stuart Tyson Smith (2007), p. 29.
  32. Sur l'ancien site officiel du film, conservé sur l'Internet Archive, la page « On location » de la section Behind the scenes (dans son état du 2 mars 2000) indique : « Dans La Momie, Hamunaptra est la cité dissimulée dans le désert qui surgit du sol quand nos héros chasseurs de trésors approchent. Mais tenter de créer cette forteresse magique présenta un rude défi pour l'équipe du film. Les chercheurs compilant des livres sur l'architecture et la vie en Egypte [antique] ne trouvèrent aucune information sur l'existence d'une cité pareille, de sorte que l'esprit créatif devait être à son maximum » (« In The Mummy, Hamunaptra is the hidden city in the desert which rises from the ground when our treasure-seeking heroes approach. But to try and create this magical fortress on film presented a huge challenge for the production. Researchers pouring over books on Egyptian architecture and Egyptian life found no information on the existence of such a city, so the creative brain power had to be at its peak. ») Il existe une nécropole appelée "Cité des morts" au sud-est du Caire, mais c'est un cimetière musulman nettement postérieur à l'Antiquité pharaonique. Voir Cité des morts (Le Caire) (en).
  33. Stuart Tyson Smith (2007), p. 28-29.
  34. Stuart Tyson Smith (2007), p. 22-23.
  35. a et b Fiche de l'album et critique par Stephen Thomas Erlewine sur Allmusic. Page consultée le 20 avril 2014.
  36. Fiche et critique de l'album par Andreas Lindahl sur le site Score Reviews (page archivée sur l'Internet Archive). Page consultée le 20 avril 2014.
  37. Page exposant les divers supports et versions
  38. Fiche du jeu sur le site IGN. Page consultée le 20 avril 2014.
  39. Critique du jeu par Craig Harris sur IGN le 19 décembre 2000. Page consultée le 20 avril 2014.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Stuart Tyson Smith, Unwrapping the Mummy. Hollywood fantasies, Egyptian realities, dans Julie M. Schablitsky (éd.), Box Office Archaeology. Refining Hollywood's visions of the past, Left Coast Press, 2007, p. 16-33.

Liens externes[modifier | modifier le code]