Anguis fragilis
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Anguis fragilis
Anguis fragilis
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Reptilia |
| Sous-classe | Lepidosauria |
| Ordre | Squamata |
| Sous-ordre | Sauria |
| Infra-ordre | Diploglossa |
| Famille | Anguidae |
| Genre | Anguis |
Anguis fragilis est une espèce de sauriens de la famille des Anguidae[1]. Cette espèce est appelée Orvet, Orvet fragile ou Orvet commun.
Sommaire |
Distribution [modifier]
Cette espèce se rencontre en Europe, en Turquie et en Iran[1]. Des spécimens ont été observés en Afrique du Nord.
Habitat [modifier]
Les parties ombragées de jardins, les prairies à végétation haute, les haies et les forêts, dans lesquelles il dispose de nombreuses cachettes, sont les milieux favorables à l'orvet. On le trouve partout où les invertébrés dont il se nourrit (vers, limaces, araignées, insectes et larves) sont nombreux. Il peut aussi trouver refuge sous des tôles métalliques ou des sacs en plastique où l'humidité relative est très proche de la saturation. En montagne, on le trouve fréquemment jusqu'à 1 200 m mais aussi, bien que moins souvent, jusqu'à 2 000 m.
Pendant les périodes de repos, on trouve souvent ce petit lézard sous des vieux cartons, des plastiques ou dans des galeries de rongeurs. Quelquefois, la galerie sera creusée par ses propres soins. L'hivernation se pratique également dans ce type de terrier qui peut avoir jusqu'à 70 cm de profondeur. Un terrier qui sera préalablement refermé par de la terre ou de la mousse. Il peut également passer l'hiver dans un tas de fumier ou sous tout autre abri assurant la chaleur nécessaire. Il lui faut surtout un grand calme. Les hivernations de masse pouvant comporter jusqu'à 100 individus ne sont pas rares.
Description [modifier]
La tête est petite à museau conique et arrondi. L'extrémité de la queue est un peu arrondie. Son aspect lisse est dû à la présence de minces plaques osseuses sous la peau, les ostéodermes.
La coloration est très variable en fonction de l'âge, du sexe et des variétés géographiques. La couleur du dos varie du jaune au rougeâtre, parfois bleuté, noir uni ou présentant de grandes bandes sombres.
La longueur des mâles est de 30 à 40 cm, atteignant presque les 50 cm exceptionnellement. La longueur de la femelle est de 50 cm.
L'orvet a la faculté d'autotomie. Cette faculté lui permet, comme au lézard, de fuir la menace d'un prédateur en perdant un bout de sa queue. La nouvelle queue est plus sombre et rigide, mais surtout bien plus courte. Elle ne dépasse généralement pas 2 ou 3 cm. Une seconde autotomie n'est généralement plus possible.
Ce lézard apode est souvent confondu avec un serpent dont il se distingue par la présence de paupière mobile (il peut cligner des yeux) alors que le serpent a des yeux protégés par une paupière transparente fixe. Son surnom de « serpent de verre » vient du fait que, à l'instar de nombreux autres lézards, sa queue est fragile.
L'orvet mange des insectes.
Éthologie [modifier]
L'orvet est un fouisseur qui passe la plupart de son temps sous terre : il creuse lui-même ses galeries ou utilise celles de rongeurs.
Sa longévité est estimée à trente ans avec une longévité maximale connue de 54 ans. Il hiberne l'hiver.
Les orvets sont des carnivores qui consomment principalement des limaces et des vers de terre.
Reproduction [modifier]
La femelle pond 5 à 20 œufs, des sortes de sacs constitués d'une membrane translucide et souple, que les petits brisent dès la naissance.
Menaces [modifier]
Comme beaucoup d'animaux à sang froid, ils sont sensibles aux pesticides insecticides et peut-être à certains désherbants et fongicides.
Une grande partie de leur population a disparu à cause de l'urbanisation, de la périurbanisation, de la fragmentation écologique du paysage (il est victime de la circulation routière) et surtout du recul des prairies et du bocage et de l'agriculture intensive. Le mode d'alimentation des orvets les expose à des polluants ou toxiques concentrés par les invertébrés qu'ils consomment (dont des radionucléides dans les zones touchées par le nuage de Tchernobyl).
Sa ressemblance avec le serpent a souvent fait de ce reptile inoffensif un mal aimé qu'on a pu tuer pour cette seule raison, en dépit de ses qualités avérées d'auxiliaire de l'agriculture et du jardinage.
Taxinomie [modifier]
Gvoždík & al. distinguent six groupes génétiques dans Anguis : Anguis cephallonica, Anguis fragilis, Anguis graeca, Anguis colchica colchica, Anguis colchica incerta et Anguis colchica orientalis[2]. Les cinq derniers groupes correspondent Anguis fragilis au sens large et ancien.
Galerie d'images [modifier]
Publication originale [modifier]
- Linnaeus, 1758 : Systema naturae per regna tria naturae, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, ed. 10 (texte intégral).
Liens externes [modifier]
- Référence Animal Diversity Web : Anguis fragilis (en) (consulté le 1 juin 2012)
- Référence Fonds documentaire ARKive : Anguis fragilis (en) (consulté le 1 juin 2012)
- Référence Catalogue of Life : Anguis fragilis Linnaeus 1758 (en) (consulté le 1 juin 2012)
- Référence Fauna Europaea : Anguis fragilis (en) (consulté le 1 juin 2012)
- Référence Reptarium Reptile Database : Anguis fragilis Linnaeus, 1758 (en) (consulté le 1 juin 2012)
- Référence uBio : Anguis fragilis Linnaeus 1758 (en) (consulté le 1 juin 2012)
Notes et références [modifier]
- Référence Reptarium Reptile Database : Anguis fragilis (en)
- Gvoždík, Jandzik, Lymberakis, Jablonski & Moravec, 2010 : Slow worm, Anguis fragilis (Reptilia: Anguidae) as a species complex: Genetic structure reveals deep divergences. Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 55, n. 2, p. 460-472