Jametz

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Jametz
La rue principale et l'église
La rue principale et l'église
Blason de Jametz
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Canton Montmédy
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montmédy
Maire
Mandat
Norbert Lambert
2014-2020
Code postal 55600
Code commune 55255
Démographie
Population
municipale
261 hab. (2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 25′ 52″ N 5° 22′ 56″ E / 49.4311111111, 5.3822222222249° 25′ 52″ Nord 5° 22′ 56″ Est / 49.4311111111, 5.38222222222  
Altitude 199 m (min. : 187 m) (max. : 281 m)
Superficie 17,44 km2
Localisation

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Jametz est une commune française située dans le département de la Meuse et la région Lorraine. Jametz fait partie de la Lorraine gaumaise.

Géographie[modifier | modifier le code]

Petite commune qui est située entre Montmédy et Verdun.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Remoiville Bazeilles-sur-Othain Rose des vents
Remoiville N Flassigny
O    Jametz    E
S
Bréhéville Vittarville Remoiville

Toponymie[modifier | modifier le code]

Gemmatium (1076); Gerimacum (1086); Gemmacum (1086); Allodium de Jamars (XIe siècle); Jamais (1163 et 1240); Jamas (1220); Jamai (1220); Jamaix (1233); Gemmas, Jemmas, Jamaz (XIIIe siècle); Jamatz (1333); Jaymais, Gemmacium, Genniacum (1549); Jamets (1568, 1597 et 1712); Jamects (1568); Iametz (1588); Iamets (1700); Jametz (1793).

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces connues d’occupation humaine retrouvées dans la commune remontent à la période gallo-romaine, où son nom est Gemmatium. Anciennement Jametz était fief à l'évêché de Verdun. Il fit ensuite partie du Barrois, puis devint chef-lieu d'un comté ressortissant à la principauté de Sedan de 1449 à 1598. Il passa successivement aux duchés de Champagne, de Bar, de Luxembourg et de Lorraine, puis au Clermontois et à la France par échange de 1784.

La ville, protestante et appartenant à la principauté de Sedan, subit un long siège en 1588-1589 des troupes de la Ligue (dernière guerre de religion). C’est l’ingénieur militaire Errard de Bar-le-Duc qui la défend jusqu’à la capitulation du 24 juillet 1589.

Le vieux château-fort médiéval avait été aménagé pour un nouveau style de guerre où l’artillerie et la mousqueterie avaient des rôles importants à jouer : Jean Errard avait fait raser les tours à la hauteur du rempart, y improvisant des bastions (plates-formes conçues pour une défense efficace par les arquebuses et les canons), et murer toutes les portes (sauf celle qui regardait Jametz au Nord-Est) pour renforcer les remparts. Le château avait la forme d’un quadrilatère irrégulier flanqué d’énormes tours tronquées à chaque angle, avec un donjon central, devenu le logement du gouverneur, abritant armes et munitions, véritable citadelle avec tours et douves. Toute la forteresse baignait dans les eaux de la Loison détournée, inondant de vastes fossés entourant ses murailles. Ses remparts, murs et courtines étaient renforcés de tours et bastions (Bastion de la Grille, Bastion de la Cloche) adaptés aux nouvelles tactiques, avec des demi-lunes et ces tout récents boulevards élevés en terre de la Porte, du Robin et de Brutz, qui amélioraient considérablement la défense. La toute petite ville, très médiocre place-forte mal remparée, s’étirait le long de la rivière, qui la protégeait dans sa partie basse, et se retranchait derrière de larges et profonds fossés extérieurs, encore visibles aujourd’hui, surtout du côté de Remoiville, surmontés des boulevards de la Garenne, du Hazart et de la Lampe... Il n’est donc pas étonnant, qu’avec tant de nouveaux boulevards, ce foyer de Huguenots ait mérité parfois l’appellation de "Boulevard du Protestantisme" et qu’ainsi modernisée -et galvanisée par d’audacieuses sorties et d’incessants et foudroyants coups de mains de défenseurs déterminés- Jametz ait soutenu, du 19 Janvier 1588 au 29 Juillet 1589, un long siège d’un an et demi !

Les fortifications du village de Jametz furent mises en ruines en 1588. Le château fut démantelé en 1673.
La prévoté de Jametz était composée des localités suivantes: Cierges, la Forêt, la Grange-aux-Bois, Jametz, le Jay, Montaubé, Proiville-lez-Dun, les Roises, Romagne-sous-les-Côtes. En 1790 Jametz devint chef-lieu de l'un des cantons dépendant du district de Stenay.

Ceux qui vivent dans cette petite commune située au nord-est de la France, proche de la frontière avec la Belgique, s'occupent principalement de l'élevage de bétail, la fabrication de fromages, l'artisanat en bois et cueros dès le XVe siècle. Anciennement, plusieurs de ses habitants avec l'intention de faire reconnaissable le peuple et les produits, ont choisi de porter comme nom de famille le nom de cette petite localité (certains avec variations comme Jamet ou Jamett) qui orgueilleusement toujours maintient vivantes ses coutumes et traditions locales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 septembre 2006 Régis Aubry    
septembre 2006 en cours Norbert Lambert    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
776 788 802 879 951 924 858 854 788
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
755 782 811 786 736 646 578 565 511
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
455 422 433 375 348 306 318 267 329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
345 277 300 298 241 243 252 255 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • les ruines de l'ancienne forteresse
  • l'ancien lavoir

Jametz et le cinéma[modifier | modifier le code]

Dans le film Flyboys, Jametz est citée comme cible de l'Escadrille La Fayette.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011