Madeleine (cuisine)
Une madeleine est un petit gâteau traditionnel lorrain aux œufs, en forme de coquillage, allongée ou ronde, originaire de Commercy.
Sommaire |
Origine[modifier]
La madeleine de Commercy porterait le prénom d'une jeune soubrette de Commercy, Madeleine Paulmier, servante de la marquise Perrotin de Baumont, qui en 1755, fabriqua ces gâteaux pour le duc viager Stanislas Leszczyński. Cette tradition lorraine s'est prolongée jusqu'à nos jours.
Selon d'autres sources incertaines, la madeleine remonterait à l'origine du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, où une jeune fille nommée « Madelaine », aurait offert aux pèlerins un gâteau aux œufs, moulé dans une coquille Saint-Jacques (qui est l'emblème du pèlerinage)[réf. nécessaire].
Histoire[modifier]
Depuis la fin du XIXe siècle, jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale, les voyageurs du chemin de fer qui passaient par Commercy se pressaient aux portières des wagons, afin de contempler le spectacle insolite des vendeuses de madeleines portant de grands paniers d'osier aux marques bien apparentes et qui circulaient au milieu de la foule en gare de Commercy, en criant aussi fort qu'elles pouvaient le nom de la fabrique qu'elles représentaient. Ce spectacle très attendu, coloré et bruyant était unique sur l'ensemble du réseau ferré français. Ce fut un dur métier pour ces femmes, tenues de vendre le maximum de boîtes dans un minimum de temps, mais cela contribua à la popularité de la madeleine.
En France[modifier]
En France, la madeleine est souvent présente durant le goûter des enfants ou la pause café en entreprise.
Symbole de convivialité (le fait de « tremper sa madeleine » va de pair avec le fait de converser autour d'une boisson chaude), elle a fait la réputation de la ville de Commercy, en Meuse, où elles sont fabriquées depuis le XVIIIe siècle.
Il existe en France plusieurs maisons spécialisées dans la production de madeleines :
- la madeleine St Michel, la marque la plus vendue en France[réf. nécessaire]
- la madeleine Bijou, commercialisée à Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne), Limoges (Haute-Vienne) et Brive (Corrèze). La maison Bijou a été créée en 1845[1].
- la madeleine Bébé, commercialisée à Saint-Yrieix-la-Perche, Limoges et Bellac (Haute-Vienne). La madeleine Bébé s'est implantée à Saint-Yrieix dans les années 1870[2].
- la madeleine de Liverdun, commercialisée à Liverdun (Meurthe-et-Moselle), par la famille Chenel depuis le début du XXe siècle [3].
- la madeleine de Stenay, commercialisée à Stenay (Meuse) par la maison Baumaux.
La madeleine de Proust[modifier]
L'écrivain Marcel Proust fait intervenir la madeleine dans une scène (intérieure) célèbre de son œuvre À la recherche du temps perdu, dans le premier volume du roman Du côté de chez Swann. Le gâteau, trempé dans une tasse de thé, devient brusquement déclencheur non du simple souvenir, mais du fait de revivre quelques instants une scène de son enfance.
La madeleine de Proust est une métaphore largement reprise depuis, en France comme dans d'autres pays[réf. nécessaire].
Les brouillons du roman révèlent qu'à l'origine, c'est une tranche de pain grillé qui aurait dû être trempée dans le thé[4].
Culture populaire[modifier]
Dans le film Le Transporteur (film d'action avec François Berléand), une scénographie présente la madeleine comme produit gastronomique vecteur de finesse d'esprit.
Notes et références[modifier]
- (fr) Historique de la madeleine Bijou. Consulté le 9 mai 2012
- (fr) Historique de la madeleine Bébé. Consulté le 9 mai 2012
- (fr) Historique de la madeleine de Liverdun. Consulté le 2 mars 2009
- Jeanette Konrad, « L'Objet : La madeleine », Karambolage, sur le site d'Arte, 20 juillet 2008. Consulté le 20 juillet 2008.
Voir aussi[modifier]
Article connexe[modifier]
Lien externe[modifier]
- Histoire de la madeleine, sur le site de l'Office de tourisme de Commercy