Augusta Holmès

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Augusta Holmès

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Augusta Holmès

Nom de naissance Augusta Mary Anne Holmès
Naissance 16 décembre 1847
Paris
Décès 28 janvier 1903 (à 55 ans)
Paris
Activité principale compositrice
Maîtres Guillot de Sainbris

Augusta Mary Anne Holmès, née Holmes le 16 décembre 1847 à Paris et morte le 28 janvier 1903 dans la même ville, est une compositrice française d'origine britannique et irlandaise. En 1873, elle prend la nationalité française et ajoute un accent à son nom de famille.

Sommaire

Biographie [modifier]

Famille [modifier]

Fille de Charles-William-Scott-Dalkeith Holmes, né le 17 juillet 1797 à Londres et mort le 19 décembre 1869 à Versailles[1], officier irlandais en demi-solde d'avril 1817 à 1868, et de Tryphina-Anna-Constance-Augusta Shearer (1811-1858), mariés en 1827, Augusta Holmès est la filleule d'Alfred de Vigny (qui est peut-être également son père naturel)[2]. En 1855, la famille Holmes s'installe à Versailles.

Formation [modifier]

Augusta commence l'étude de la musique par le piano puis devient l'élève de l'organiste Henri Lambert et de Hyacinthe Klosé. Elle apprend également le chant auprès du musicien versaillais Guillot de Sainbris. Elle aurait composé à 14 ans sa première œuvre, La Chanson de chamelier , mais ce n'est qu'en 1868 qu'elle publie ses premières partitions sous le pseudonyme d'Hermann Zenta.

Carrière [modifier]

Imprégnée de Richard Wagner, qu'elle rencontre à Tribschen, elle écrit elle-même les textes de ses mélodies, oratorios, symphonies vocales, et de son opéra La Montagne noire.

Elle montre ses compositions à Franz Liszt, et étudie en 1875 auprès de César Franck, à qui elle inspire une passion. En 1889, elle compose une Ode Triomphale pour célébrer le centenaire de la Révolution française. Elle se fait un nom comme auteur de musique à programme avec ses poèmes symphoniques Irlande et Pologne.

Vie privée [modifier]

Dès 1864, elle se fait remarquer par ses amours chaotiques avec un jeune Polonais[3]. Henri Cazalis s'éprend d'elle en 1869 et Camille Saint-Saëns lui demande plusieurs fois de l'épouser. Demeurée célibataire, Augusta Holmès entretient une liaison, peut-être dès 1866, sûrement vers 1869, avec le poète Catulle Mendès, qui s'installe chez elle en 1878, avant de la quitter, ruinée, en 1886[4]. Ensemble, ils ont cinq enfants :

Les trois filles apparaissent sous le pinceau de Pierre-Auguste Renoir avec le tableau les filles de Catulle Mendès.

Fin de vie [modifier]

Le 3 juin 1900, elle est baptisée catholique. Elle meurt d'une attaque cardiaque le 28 janvier 1903. Elle est enterrée au cimetière Saint-Louis de Versailles.

Le musée Lambinet à Versailles conserve son portrait peint par Gustave Jacquet en 1873. Cette œuvre fut offerte au musée par le legs de sa fille Hélyonne en 1956.

Notes et références [modifier]

Augusta Holmès l'outrancière, Gérard Gefen, Belfond, 1987. (ISBN 2-7144-2153-9)

  1. État civil de la commune de Versailles, année 1869, acte de décès n° 1 149. Archives départementales des Yvelines, cote 1116714, consultable sur http://archives.yvelines.fr/arkotheque/registres_paroissiaux_etat_civil/etat_civil_resu_rech.php
  2. K. G. Watters, « Aux débuts du stendhalisme une romantioque anglo-irlandaise », in Victor Del Litto, Kurt Ringger (dir.), Stendhal et le romantisme, Librairie Droz, 1984, 360 pages, p. 163-168 (ISBN 2881070019)
  3. Henri Mondor, Vie de Mallarmé, Gallimard, 1942, p. 151
  4. Auguste de Villiers de L'Isle-Adam, Œuvres complètes, édition établie par Alan Raitt et Pierre-Georges Castex avec la collaboration de Jean-Marie Bellefroid, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, tome 2, 1986, p. 1349-1354.

Liens externes [modifier]

Biographie, catalogue des œuvres