Francis Danby

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Le Déluge, 1840, Tate Gallery

Francis Danby ( - ) est un peintre irlandais de l'époque romantique[1],[2]. Il est surtout connu pour ses paysages tourmentés et ses représentations de crépuscules sombres. Son Déluge se trouve à la Tate Gallery.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans le Sud de l'Irlande, il faisait partie d'une paire de jumeaux ; son père, James Danby, exploitait une petite propriété qu'il possédait près de Wexford, mais sa mort, en 1807, contraignit la famille à partir pour Dublin, alors que François allait encore à l'école. Il commença à pratiquer le dessin dans les écoles de la Royal Dublin Society, et sous la direction d'un jeune artiste assez fantaisiste du nom de James Arthur O'Connor, il commença à peindre des paysages. Danby fit également la connaissance de George Petrie, et tous les trois partirent pour Londres en 1824.

Cette expédition, entreprise avec des fonds très insuffisants, tourna court très vite, et ils se virent contraints de rentrer à pied. A Bristol où ils s'étaient arrêtés Danby, voyant qu'il pourrait gagner un peu d'argent en dessinant des aquarelles, y resta, travailla avec zèle, envoya des œuvres importantes pour être exposées à Londres, et ses grandes peintures à l'huile attirèrent bien vite l'attention.

Liensfiord, inspiré par les fjords norvégiens, 1841

Danby peignit de « vastes toiles illusionnistes » comparables à celles de John Martin - avec « des sujets solennels, sombres et fantastiques qui correspondaient exactement au goût byronien des années 1820[3]. »

L'Upas (The Upas Tree )(1820) et La Délivrance des Israélites (The Delivery of the Israelites) (1825) lui valurent d'être élu comme membre associé par la Royal Academy. Il quitta Bristol pour Londres et, en 1828, il exposa son Ouverture du Sixième Sceau ( Opening of the Sixth Seal) à la British Institution et reçut de cet organisme un prix de 200 guinées ; cette peinture fut suivie de deux autres sur le thème de l'Apocalypse.

En 1829 la femme de Danby l'abandonna, pour s'enfuir avec le peintre Paul Falconer Poole[4]. Danby quitta Londres, déclarant qu'il n'y vivrait plus jamais, et que l'Académie, au lieu de l'aider, lui avait nui d'une façon ou d'une autre. Pendant une décennie, il mena une vie de Bohème en Suisse sur le Lac Léman, avec des fantaisies de construction de bateaux, et ne peignant que de temps en temps. Par la suite, il s'installa à Paris où il vécut un court moment.

Le Naufrage, huile sur toile, 1859.

Il revint en Angleterre en 1840, alors que ses fils, James et Thomas, avaient grandi et étaient devenus artistes tous les deux. La même année Danby exposa son Déluge, vaste et puissant (5 mètres de large) ; le succès de ce tableau, « la plus grande et la plus dramatique de toutes ses visions martinesques[5],[6] relancèrent sa réputation et sa carrière. Parmi les autres peintures de lui on trouve L'Âge d'Or (The Golden Age) (vers 1827, exposé en 1831), Riches et rares étaient les pierres précieuses qu'elle portait (Rich and Rare Were the Gems She Wore) (1837), et Le Fusil du Soir (The Evening Gun) (1848).

Certains des derniers tableaux de Danby, comme L'Hymne de la Nymphe du Bois au Soleil levant (The Woodnymph's Hymn to the Rising Sun) (1845), tendent vers une manière plus apaisée, plus retenue et plus gaie que celle de son premier style, mais il revint à ce dernier pour Le Naufrage (The Shipwreck) (1859). Il vécut ses dernières années à Exmouth dans le Devon, où il mourut en 1861. À côté de John Martin et de J. M. W. Turner, Danby prend sa place parmi les plus grands artistes britanniques de l'époque romantique[7].

Les deux fils de Danby furent des peintres de paysage. L'aîné, James Francis Danby (1816-75), exposa à la Royal Academy. « Il excellait à peindre le lever et le coucher du soleil[8]. » Le plus jeune, Thomas Danby (1817-86), se spécialisa dans les aquarelles représentant des scènes du Pays de Galles. En 1866, il fut proposé comme membre associé de la Royal Academy, mais il manqua son élection d'une voix.

Références de traduction[modifier | modifier le code]

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Francis Danby » (voir la liste des auteurs)
  • (en) Cet article reprend, en tout ou en partie, le texte de l'Encyclopædia Britannica, dans sa onzième édition, publication aujourd'hui tombée dans le domaine public.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Eric Adams, Francis Danby: Varieties of Poetic Landscape, New Haven, Yale University Press, 1973.
  2. Edward G. Malins and Morchard Bishop, James Smetham and Francis Danby: Two 19th Century Romantic Painters, Londres, Stevens, 1974.
  3. Lionel Lambourne, Victorian Painting, Londres, Phaidon Pess, 1999; pp. 156, 161.
  4. Christopher Wood, Victorian Painting, Boston, Little, Brown & Co., 1999; p. 20.
  5. C'est-à-dire à la manière de John Martin (voir plus haut)
  6. Wood, p. 21.
  7. Lambourne, pp. 161-3; Wood, pp. 76-7.
  8. Michael Bryan, Dictionary of Painters and Engravers, Vol. 1, édition revue par Robert Edmund Graves, Londres, George Bell, 1886; p. 348.

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Annexes[modifier | modifier le code]