Jens Immanuel Baggesen

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Jens Baggesen

Description de cette image, également commentée ci-après

Jens Baggesen, pastelle de Christian Horneman (en) faite durant une visite à Copenhague en 1806

Activités poète
Naissance 15 février 1764
Korsør
Décès 3 octobre 1826 (à 62 ans)
Hambourg
Langue d'écriture danois
Mouvement Romantisme
Genres poésie

Œuvres principales

Labyrinten

Signature

Signature de Jens Baggesen

Jens Immanuel Baggesen (15 février 17643 octobre 1826) est un poète danois. Né en 1764 à Korsør, dans l'île de Seeland, il est décédé à Hambourg en 1826.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et scolarité[modifier | modifier le code]

Baggesen nait à Korsør en 1764. Ses parents sont très pauvres et dès avant l'âge de douze ans il est envoyés chez le clerc local pour copier des documents. C'est un enfant faible et mélancholique et il avait déjà tenté de se suicider plusieurs fois avant ça. À force de persévérance il réussit à avoir une éducation et en 1782 il entre à l'université de Copenhague.

Percée et adversité=[modifier | modifier le code]

Son succès comme écrivain arrive dès sa première publication. Ses Contes comiques en vers, poèmes qui rappellent Broad Grins que Colman le Jeune écrira une décennie plus tard, prennent la ville d'assaut et le jeune poète devient populaire à l'âge de vingt-et-un ans.

Il s'essaye ensuite à l'écriture lyrique sérieuse et son tact, son élégance et sa polyvalence lui donnent une place dans la bonne société.

Son succès rencontre un revers en mars 1789 quand son opéra Holger Danske (en) est reçu avec une vive controverse et une réaction nationaliste contre lui (en tant qu'associé des Allemands). Il quitte de colère le Danemark et passe les années suivantes en Allemagne, en France et en Suisse. Il se marie à Berne en 1790, commence à écrire en allemand et publie dans cette langue son poème suivant, Alpenlied.

Baggensens Eg, un vieux chêne au manoir Christianssæde à Lolland, Danemark, nommé d'après Jens Baggesen qui écrivit Landforvandlingen dans le chêne où se trouvaient une pièce avec une table et un banc

L'hiver de la même année il retourne au Danemark, apportant avec lui comme gage de paix son beau poème descriptif le Labyrinth, en danois et il est bien reçu.

Vingt ans de voyages[modifier | modifier le code]

Les vingt années suivantes se passent en une errance incessante à travers le Nord de l'Europe, Paris devenant ensuite son domicile principal. Il continue à publier alternativement en danois et en allemand. Dans cette dernière langue, son œuvre la plus importante est l'épopée idyllique en hexamètres intitulée Parthenais (1803).

En 1806 il retourne à Copenhague pour trouver le jeune Adam Oehlenschläger comme poète populaire à sa place et sa popularité commence à décroître. Il habite jusqu'en 1820 à Copenhague, en querelle littéraire presque incessante. En particulier Baggesen refuse de laisser Oehlenschläger être considéré comme un meilleur poète que lui.

Dernières années[modifier | modifier le code]

Il quitte le Danemark pour la dernière fois et retourne dans sa Paris bien-aimée où il perd sa seconde femme et son enfant le plus jeune en 1822, et après avoir été en prison pour dettes, tombe dans une folie mélancolique et désespérée. En 1826, après avoir un peu récupéré, il désire voir une dernière fois le Danemark, mais il meurt en chemin dans l'hôpital franc-maçon d'Hambourg et est enterré à Kiel.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Il a écrit en danois et en allemand et excellait surtout dans la poésie fugitive.

  • Ogier le Danois (opéra, 1788)
  • Labyrinthe (récit de voyages en Allemagne, Suisse et France)
  • un recueil de poésies allemandes, Haidenblumen (les Fleurs de bruyère), Amsterdam, 1808 ;
  • Parthenaïs ou Voyage dans les Alpes, traduit par Claude Fauriel, 1810 ;
  • Adam et Ève, Leipzig, 1826.

On lui doit aussi le livret de l'opéra danois Holger Danske de 1789 (musique de F.L.Æ. Kunzen), reprenant le thème d'Obéron et Titania, roi et reine des fées.

Ses écrits ont été recueillis par ses fils en 16 volumes in-8.

Il combattit Emmanuel Kant et enseigna une morale accessible à tous. Il fut membre des Illuminés de Bavière sous le pseudonyme de Immanuel. Baggesen a été rapproché des idées de Voltaire, Wieland et Sterne[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.202