Le Briquet (Andersen)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Le Briquet (film, 1946)
Le Briquet
Image illustrative de l'article Le Briquet (Andersen)
Illustration d'Alfred Walter Bayes en 1895.

Auteur Hans Christian Andersen
Genre Conte de fées
Pays d'origine Drapeau du Danemark Danemark
Lieu de parution Allemagne puis Danemark
Collection Contes d'Andersen
Date de parution 1835
Série Liste des contes d'Andersen
Chronologie
Grand Claus et Petit Claus Suivant

Le Briquet est un conte d'Hans Christian Andersen, paru en 1835 dans le deuxième livret de ses contes de fées, traduit de l'allemand, sous le titre danois Eventyr fortalte for bøern. Il est accompagné de La Princesse au petit pois et Grand Claus et Petit Claus. Cette publication souleva un tollé de la critique danoise qui s'acharna sur Andersen auquel elle préférait les contes moralisateurs de Christian Frederik Molbech, très en vue[1].

« Nul ne peut raisonnablement prétendre que le respect de la vie chez un enfant est encouragé par la lecture d'épisodes comme Grand Claus tuant sa grand-mère et Petit Claus le tuant. Cela est raconté comme s'il s'agissait d'un taureau frappé sur la tête. L'histoire de La Princesse au petit pois frappe la critique comme étant non seulement indélicate, mais parfaitement impardonnable[2]. »

Même son ami Johannes Carsten Hauch, quoique bienveillant sur La Princesse au petit pois, dénigre Le Briquet de façon incompréhensible[3]. Selon P.G. La Chesnais « Inspiré du conte des Mille et Une Nuits et du personnage d'Aladin, Andersen aurait ainsi exprimé son sentiment de triomphe après avoir achevé son roman d'écrivain voyageur : L'Improvisateur[4].. » Pourtant, malgré les réticences de ses compatriotes, ces contes allaient connaître, deux ans plus tard, le succès fulgurant que l'on sait, avec une première traduction illustrée en Allemagne, puis dans le monde entier.

Le Briquet est fondé sur des récits entendus dans son enfance, et selon Andersen lui-même dans une chambre où l'on filait. Mais il connaissait bien l'histoire d'Aladin et les Mille et Une Nuits qui lui ont aussi inspiré La Malle volante[5].

Le récit[modifier | modifier le code]

Il était une fois un soldat rencontre une vieille sorcière qui le charge d'aller au fond d'un tronc d'arbre, là où se trouve une grotte. Là il pourra récupérer les pièces de cuivre d'un coffre gardé par un chien aux yeux grands comme des tasses à thé, des pièces d'argent d'un coffre gardé par un chien avec des yeux grands comme des roues de moulin et les pièces d'or d'un coffre gardé par un chien aux yeux grands comme des tours rondes. Le soldat peut garder l'argent pour lui, la sorcière ne demande qu'une seule chose : le briquet que sa grand-mère a oublié lorsqu'elle est descendue dans ces profondeurs. Pour amadouer les chiens, il suffira de les poser sur le tablier de la sorcière. Ce que fait le soldat. Il prend d'abord, le cuivre, le jette, puis l'argent, le jette, et il prend l'or qu'il garde. Puis il trouve le briquet de la sorcière

Lorsqu'il remonte, il demande à la vieille ce qu'elle veut faire du briquet. La sorcière répond que cela ne le regarde pas. Alors le soldat refuse de le lui donner, et il lui coupe la tête.

Arrivé en ville, il fait cirer ses chaussures et s'informe sur la fille du roi qu'il désire voir. Mais cela semble impossible. Le soldat décide de se distraire en attendant de trouver une solution. Mais comme il dépense beaucoup d'argent en menant la grande vie, il se retrouve vite pauvre, et dans une mansarde.

Alors qu'il fait nuit, et froid, le soldat bat le briquet pour allumer une bougie dans sa sombre mansarde quand un des chiens se présente et dit : Ordonne mon maître, que veux-tu. Le soldat demande d'abord de l'argent, puis, lorsqu'il bat de nouveau le briquet et qu'un autre chien apparaît, il lui demande d'aller chercher la princesse.

Le chien la lui ramène, mais le lendemain, elle ne se souvient plus de l'endroit où elle est allée. La reine décide de veiller sur elle, et lorsqu'un chien vient de nouveau chercher la princesse, elle le suit, et marque d'une croix la porte de la maison du soldat où il est entré.. Mais la croix s'efface.

La nuit suivante, la reine coud un sac de farine à la taille de la princesse, et elle suit sa trace. Le soldat est découvert, arrêté, et il va être pendu. Mais au moment de l'exécution, le soldat demande à fumer une pipe. Il bat le briquet une, deux, trois fois, et tous les chiens surgissent en même temps. Le soldat ordonne aux chiens d'éjecter les soldats puis le roi et la reine, le soldat et la princesse se marièrent et vécurent heureux jusque la fin des temps.

Adaptations[modifier | modifier le code]

  • Le Briquet, film d'animation danois sorti en (1946)
  • Une curieuse adaptation du Totem Théâtre de Colmar ( http://ttc68.com )Le comédien mélange ce conte avec celui du stoïque soldat de plomb. (création 2010).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article détaillé : Liste des contes d'Andersen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Elias Bredsdorff, p. 164
  2. Elias Bredsdorff, p. 163
  3. Elias Bredsdorff, p. 165
  4. Mercure de France, vol.I, p. 305
  5. Hans Brix et Anker Jensen, 1957, vol.I, p. 328

Références[modifier | modifier le code]