Friedrich Kalkbrenner

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Kalkbrenner.

Friedrich KalkbrennerFrédéric Kalkbrenner

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Le compositeur par Charles Vogt

Naissance 7 novembre 1785
Entre Cassel et Berlin, Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Décès 10 juin 1849 (à 63 ans)
Enghien-les-Bains, Drapeau de la France République française
Activité principale Compositeur, pianiste
Maîtres Johann Georg Albrechtsberger
Élèves Camille-Marie Stamaty, Pedro Albéniz
Ascendants Christian Kalkbrenner

Friedrich Wilhelm Kalkbrenner ou Frédéric Kalkbrenner, né le 7 novembre 1785 sur le trajet de Cassel à Berlin, mort le 10 juin 1849 à Enghien-les-Bains (Seine-et-Oise), est un compositeur et pianiste allemand naturalisé français vers 1826.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Christian Kalkbrenner, musicien professionnel assez réputé, qui se surestimait assez pour ré-arranger le Don Giovanni de Mozart en y incluant de nouveaux morceaux... Il naît dans une chaise hippomobile entre le 2 et le 8 novembre 1785, alors que sa mère fait route de Cassel à Berlin.

Joseph Haydn le présente à Albrechtsberger, avec qui, à partir de 1803, il étudie le contrepoint à Vienne.

Il fait ensuite des études au Conservatoire de Paris, en particulier dans la classe de Jean-Louis Adam[1], où il obtient le premier prix. Il fait ensuite une carrière internationale de concertiste et de pédagogue (Londres, Vienne).

Kalkbrenner et Johann Nepomuk Hummel jouent ensemble des duos pianistiques et passent leur temps libre avec Beethoven et Muzio Clementi. Ce dernier ayant fortement impressionné Kalkbrenner, il demeurera un indéfectible partisan de ses méthodes.

Kalkbrenner s'installe définitivement à Paris en 1826 et obtient d'être naturalisé français[2]. Il devient l'associé de Camille Pleyel dans le cadre de la société Pleyel. En 1832, il rencontre Frédéric Chopin, récemment arrivé à Paris. Chopin écrit : « Il est le seul [pianiste] dont je ne suis pas digne de délacer les souliers[3]. ». Kalkbrenner propose de donner à Chopin une formation sur trois ans, mais, sur le conseil de son ancien professeur Józef Elsner[4], Chopin décline. Il a cependant pris quelques cours auprès de Kalkbrenner[5] et lui a dédié son Concerto en mi mineur[6]. Kalkbrenner introduit Chopin auprès de Camille Pleyel, qui jouera un rôle notable dans la carrière du compositeur polonais.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Concerto pour piano n°1 (op. 61)
  • Concerto pour piano n°2 (op. 85)
  • Concerto pour piano n°3 (op. 107)
  • Concerto pour piano n°4 A flat major, op. 127 (1835) I. Maestoso brillante [13:43] - II. Adagio [6:03] III. Rondeau : Allegro non troppo [8:32]
  • Grande Sonate pour piano in F-Dur op. 28
  • Sonate en la dièse majeur op. 177
  • Grand Trio n° 1 pour piano, violon et violoncelle en mi mineur op. 7
  • Grand Trio n° 2 pour piano, violon et violoncelle en la dièse majeur op. 14
  • Trio n° 3 pour piano, violon et basse en si majeur op. 26
  • Trio n° 4 pour piano, violon et violoncelle en ré majeur op. 84
  • Grand Trio n° 5 pour piano, violon et violoncelle en la dièse majeur op. 149
  • Grand Quintette pour piano, clarinette, cor, violoncelle et contrebasse en la mineur op. 81
  • Grand Septuor op. 132
  • Les Charmes de la Valse op. 73
  • Polonaise brillante en si majeur op. 55
  • Introduction et Rondino pour piano sur "Ahi! povero Calpigi" du Tarare op. 78 de Salieri

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cf. Marie-Paule Rambeau, Chopin L'enchanteur autoritaire, L'Harmattan, 2005, page 251.
  2. Rambeau, page 251.
  3. Lettre à K. Kumelski, 18 octobre 1831 : « On jeden, któremu ja rzemyczka u trzewiczka rozwiązać niegodzien. », Fryderyk Chopin, Wybór listów, Wroclaw, 2004, p. 135.
  4. Lettre d'Elsner à Chopin, 27 novembre 1831, citée par Rambeau, page 253 et 277.
  5. Rambeau, pages 251-253.
  6. Rambeau, page 254.