Jean-Marie Degoutte

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Officier général francais 3 etoiles.svg Jean-Marie Degoutte
Image illustrative de l'article Jean-Marie Degoutte

Naissance
Charnay
Décès (à 72 ans)
Charnay
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de division
Commandement 21e Corps d'Armée
VIe Armée
Distinctions Grand-Croix de la Légion d'honneur

Jean-Marie Joseph Degoutte (1866-1938) est un général français dont le nom est associé à la Première Guerre mondiale et à la construction de la Ligne Maginot alpine.

Carrière[modifier | modifier le code]

D'origine paysanne, il est né le à Charnay (Rhône).

Soldat au 30e régiment d'artillerie, il entre à Saint-Cyr le . Il en sort classé 9è en 1890. Il sert quatre ans dans les Zouaves en Tunisie puis, par la suite, prend part à l'aventure coloniale comme par exemple à Madagascar en 1895 ou en Tunisie l'année suivante. En 1896 on le nomme capitaine au 142e RI. Il est stagiaire à l'Ecole supérieur de guerre en 1899, participe à la campagne de Chine puis termine sa scolarité en 1901.

De retour en France, il est nommé lieutenant-colonel le et commande le 163e RI. Il fait alors partie de l'état-major du commandant des troupes débarquées à Casablanca. A son retour en France, il suit des cours au Centre des hautes études militaires. A l'occasion de ses différents voyages, il a toujours appris les langues locales avec le souci de collecter un renseignement de qualité.

Nommé colonel le il est placé à la tête de l'état-major du 4e corps d'armée jusqu'au .

Il est fait Officier de la Légion d'honneur le du fait de ses actes de bravoure, notamment pendant les attaques de septembre 1915 en Champagne.

Il passe brigadier le , puis, au mois d'août de la même année, il commande la Division marocaine.

Le il est promu Commandeur de la Légion d'honneur.

Il est général de division le puis dirige le 21e Corps de la VIe Armée du général Maistre.

Lorsque l'armistice est signé, il est chargé de rédiger les clauses du Traité de Versailles.

Discours du général Degoutte à Gelsenkirchen-Buer devant les cercueils d'officiers français, en mars 1923

En octobre 1919 il commande l'armée du Rhin et en janvier 1920 il entre au Conseil supérieur de guerre. Il est décoré de la DSM[1]

En 1923 il procède à l'occupation de la Ruhr jusqu'à l'évacuation totale en 1925. Considéré comme l'un des pères de la ligne Maginot, il prend en 1925 le commandement de l'armée des Alpes et consacre ses dernières années à la fortification de la frontière franco-italienne[2].

La Grand-Croix de la Légion d'honneur lui est décernée en 1923.

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Rue du Général Degoutte à Miribel.

Il épouse Éléonore Peguet (de Miribel), le [3]. Il possédait une maison à Miribel et il y sera inhumé le dans le caveau des Peguet-Charvet au cimetière Saint-Martin[3]. Une rue porte son nom à Miribel.

Écrits[modifier | modifier le code]

  • L'occupation de la Ruhr, Imprimerie de l'Armée du Rhin, Dusseldorf, 1924

Références[modifier | modifier le code]

  1. Home of heroes en anglais.
  2. Dictionnaire de la Grande Guerre, Dir. François Cochet et Rémy Porte, Ed. R. Laffont, 2008
  3. a et b Ouvrage collectif, Richesses touristiques et archéologiques du canton de Miribel : Miribel, Beynost, Neyron, Saint-Maurice-de-Beynost, Thil,‎ 1995, 207 p. (ISBN 2-907656-27-9), p. 69-70.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Le général Degoutte », in Le Pays de France, no 188, 23 mai 1918, p. 3 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jacques Bariéty, Les relations franco-allemandes après la Première Guerre mondiale : 10 novembre 1918-10 janvier 1925, de l'exécution à la négociation, Pedone, Paris, 1977, 797 p. (texte remanié d'une thèse soutenue à l'université de Paris 1 en 1975)
  • Stanislas Jeannesson, Poincaré, la France et la Ruhr, 1922-1924 : histoire d'une occupation, Presses universitaires de Strasbourg, 1998, p. 36 et suiv. (ISBN 9782868206893)

Liens externes[modifier | modifier le code]