Samson François

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Samson François

Naissance
Francfort-sur-le-Main (Allemagne)
Décès (à 46 ans)
Paris (France)
Activité principale Pianiste
Maîtres Alfred Cortot, Marguerite Long, Yvonne Lefébure
Récompenses Concours Long-Thibaud (1943)

Répertoire

Samson François, né le à Francfort-sur-le-Main et mort le à Paris, est un pianiste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Samson François étudie le piano avec Alfred Cortot, Marguerite Long et Yvonne Lefébure. Il quitte le Conservatoire de Paris en 1940, avec le premier prix et débute sa carrière avec le premier prix du Concours Long-Thibaud en 1943.

Il a laissé l'image d'un pianiste à la vie mouvementée, adepte des sorties nocturnes et des clubs de jazz, conjuguant une carrière extrêmement active et nomade avec une vie conjugale tourmentée. Ces frasques lui ont valu une réputation, plus ou moins justifiée et assez largement amplifiée, de pianiste fantasque.

La discographie et le souvenir de Samson François restent comme ceux d'un interprète extrêmement réputé de Chopin, en particulier des Études, des Nocturnes, des Préludes et des Concertos ; sa carrière est également indissociable de compositeurs tels que Schumann (Études symphoniques, Concerto, Papillons) et Ravel (Gaspard de la Nuit, Le Tombeau de Couperin, Sonatine, Concerto en sol, Concerto pour la main gauche). Héritier de ce que l'on a appelé "l'école française" du piano, Samson François privilégiait avant tout la performance scénique, et un travail aussi libre que profond sur la sonorité, en particulier dans le registre romantique, ainsi que chez Debussy, mais dans une moindre mesure, bien que ses enregistrements de ce compositeur demeurent encore aujourd'hui une référence. Il s'inscrit à l'opposé de pianistes postérieurs, tels que Maurizio Pollini, qui choisirent de privilégier une certaine objectivité du texte, au détriment de la liberté d'interprétation que François avait héritée de Cortot.

« Toute ma conception de la musique a toujours été plus ou moins sentimentale. Je ne pense pas être porteur de messages, j’aime la musique par amour, tout bêtement et sans me poser de questions. » Samson François

Ses interprétations sont souvent marquées par une atmosphère romantique non dénuée de climats nocturnes et angoissés.

Il meurt avant de pouvoir mettre la dernière main à son intégrale de l'œuvre pour piano de Debussy, enregistrée de 1968 à 1970 pour la firme EMI. Il n'a pas pu enregistrer les Études, livre I.

Il a composé quelques œuvres : Concerto pour piano et orchestre ; Magies noires ; et la musique du film Ballade pour un voyou, de Claude-Jean Bonnardot (1963).

Filmographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Spycket, Scarbo, le roman de Samson François, éditions Van de Velde, 1985 (ISBN 2858681201)
  • Collectif, Samson François, ses enregistrements, éditions E.M.I., 1995
  • Jean Roy, Samson François, le poète du piano, éditions Josette Lyon, 1997 (ISBN 2906757853)
  • Philippe de La Genardière, Le tombeau de Samson, éditions Actes Sud, 1998 (ISBN 978-2-7427-1664-7)
  • Maximilien Samson François (fils du pianiste) François Samson, histoire de... milles vies (1924-1970), éditions Bleu Nuit, 2002 (ISBN 2913575544)

Liens externes[modifier | modifier le code]