Caraquet

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la ville canadienne. Pour les autres significations, voir Caraquet (homonymie).
Caraquet
Caraquet Caraquet
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en haut à droite, le port durant la bénédiction des bateaux, le centre-ville, le Tintamarre et la chapelle Sainte-Anne du Bocage.
Dans le sens des aiguilles d'une montre, à partir d'en haut à droite, le port durant la bénédiction des bateaux, le centre-ville, le Tintamarre et la chapelle Sainte-Anne du Bocage.
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Nouveau-Brunswick Nouveau-Brunswick
Région Péninsule acadienne
Comté ou équivalent Gloucester
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Kevin J. Haché
2012-2016
Fondateur
Date de fondation
Gabriel Giraud
1731
Constitution 15 novembre 1961
Démographie
Gentilé Caraquetois, Caraquetoise
Population 4 169 hab. (2011 en augmentation)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 45′ 56″ N 64° 56′ 59″ O / 47.765556, -64.949722 ()47° 45′ 56″ Nord 64° 56′ 59″ Ouest / 47.765556, -64.949722 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 45 m
Superficie 6 826 ha = 68,26 km2
Divers
Site(s) touristique(s) Festival acadien de Caraquet
Langue(s) Français (officielle)
Fuseau horaire -4
Indicatif +1-506
Code géographique 13 15028
Localisation

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Caraquet

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Caraquet
Liens
Site web http://www.caraquet.ca/

Caraquet (API : /'kara.kɛt/) (Kalaket ou Pkalge en micmac) est une ville canadienne située dans le comté de Gloucester, au nord-est du Nouveau-Brunswick. Perchée sur un plateau au bord de la baie de Caraquet, la ville s'étend sur environ 12 kilomètres, lui ayant autrefois valu le surnom de « plus long village du monde ». Caraquet est l'une des trois principales villes de la Péninsule acadienne, une région de l'est du comté. Ses habitants sont les Caraquetois.

Fréquentée par des pêcheurs de morue Bretons et Normands, suivis par les Basques à partir de 1632, la localité est tout d'abord appelée Pichiguy. Le nom Caraquet est mentionné pour la première fois en 1672 par Nicolas Denys. Fondée par Gabriel Giraud vers 1731, la ville s'est véritablement développée à partir de 1757 par l'arrivée de rescapés de la déportation des Acadiens menés par Alexis Landry ainsi que des corsaires et pêcheurs normands en 1761. La plupart des habitants se voient forcés de quitter les lieux pendant quelques années à la suite du raid de Roderick MacKenzie. Des immigrants jersiais et britanniques développent ensuite l'industrie des pêches. L'endettement des pêcheurs auprès de ces marchands et le mécontentement causé par la réforme de l'éducation dégénère en émeutes durant l'affaire Louis Mailloux en 1875. L'ouverture de l'église Saint-Pierre-aux-Liens en 1860, du chemin de fer Caraquet & Gulf Shore en 1887 et du Collège Sacré-Cœur en 1899 contribuent à la prospérité de la ville. Caraquet est constituée en municipalité en 1961 pour permettre la construction de son hôpital. L'économie s'est quelque peu diversifiée depuis les années 1990, alors que le tourisme est un secteur florissant bien que la menace de la fermeture de l'hôpital et l'exode rural aient nui à la ville.

Les principaux moteurs économiques de Caraquet sont les services, la pêche et le tourisme. La coopération est importante dans l'économie de la ville, qui est par ailleurs le siège des Caisses populaires acadiennes, la principale institution financière de la province. Outre l'École des pêches du Nouveau-Brunswick, Caraquet compte de nombreuses autres installations communautaires ainsi qu'un parc industriel moderne. L'économie reste toutefois désavantagée par un manque d'infrastructures de transport.

En 2011, la population de Caraquet s'élevait à 4 169 habitants[1], pour la plupart des Acadiens francophones. Caraquet est d'ailleurs considérée comme la capitale de l'Acadie, titre autoproclamé et sans signification administrative. En revanche, Caraquet est reconnue pour son Théâtre populaire d'Acadie, son patrimoine architectural et ses nombreuses activités en ville et à proximité, dont le festival acadien et le Village Historique Acadien. De plus, L'Acadie nouvelle, le seul quotidien francophone des provinces de l'Atlantique, est publié en ville. Caraquet est la seule ville ayant reçu deux fois le titre de « Capitale culturelle du Canada », soit en 2003 et en 2009. Elle est l'une des villes hôtes du IVe Congrès mondial acadien à l'été 2009.

Toponyme[modifier | modifier le code]

Article connexe : Toponymie néo-brunswickoise.
La confluence de la rivière Caraquet (à gauche) et de la rivière du Nord (à droite).

Au XVIIe siècle, l'établissement s'appelait l'Habitation Pichiguy (Habitaçion Pichiguy), un toponyme provenant soit de la langue basque, soit du pidgin basco-algonquin utilisé à l'époque pour les échanges entre les Basques et les Micmacs[2]. Sa signification est toutefois incertaine[2].

Le gouverneur Nicolas Denys est le premier à mentionner le toponyme Caraquet, en 1672, dans son livre Description géographique et historique des côtes de l'Amérique septentrionale, avec l'histoire naturelle de ce pays[3]. Il y fait une courte description de deux îles, identifiées par erreur dans son texte comme les îles de Tousquet mais sur sa carte comme les îles de Caraquet – l'île de Caraquet et l'île de Pokesudie[3]. Les différentes orthographes utilisées au fil des années incluent Karaquet, Quaraqu, Carraquet et Caraquette[note 1].

Trois théories tentent d'expliquer l'origine du nom Caraquet. La première veut que le nom provienne d'un mot de la langue micmaque, Kalaket[3] ou Pkalge[4] selon les sources, qui signifie « la rencontre de deux rivières », en référence à la confluence de la rivière du Nord et de la rivière Caraquet à l'ouest de la ville. Il faut noter que de nos jours les Micmacs nomment la ville Kalaket[3]. Selon la deuxième théorie, le nom ferait référence à un type de bateau, la caraque[5]. Selon l'historien Fidèle Thériault, cette théorie est la plus plausible, car la langue micmaque ne possède par le son « r »[4]. La troisième théorie, moins répandue, tente d'expliquer l'origine du nom par le fait que deux lieux-dits de France, l'un à Boursin et l'autre à Desvres, portent le nom de Caraquet[6].

Le nom se prononce /'kara.kɛt/ en français[7].

Géographie[modifier | modifier le code]

Les informations suivantes proviennent principalement de : Commission d'aménagement de la Péninsule acadienne[8].

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Situation et topographie[modifier | modifier le code]

Située à 55 kilomètres à vol d'oiseau à l'est de Bathurst, Caraquet est l'une des trois principales villes de la Péninsule acadienne. D'une superficie de 68,26 km2, la ville s'étend sur la rive sud de la baie du même nom. Au nord-ouest s'avance la péninsule de Maisonnette, qui est presque reliée à l'île de Caraquet, au nord-est, par un ensemble de dunes et de bancs de sable. Le tout sépare la baie et le havre de Caraquet de la baie des Chaleurs, sauf par un passage navigable à l'est. La ville est bordée par Bertrand à l'ouest, par la Paroisse de Caraquet au sud-ouest, par Village-Blanchard au sud, par Saint-Simon au sud-est et par Bas-Caraquet à l'est. Le Grand Caraquet comprend ces localités ainsi que Pokesudie, plus à l'est, et les villages de la rive nord, l'Anse-Bleue, Dugas, Grande-Anse, Maisonnette, Saint-Léolin et le Village-des-Poirier, pour un total de 12 000 habitants[9]. La région québécoise de la Gaspésie s'étend à une trentaine de kilomètres au nord.

La ville s'élève sur un plateau, dont le littoral est généralement formé de talus ou de falaises dépassant 15 mètres de haut par endroits. Les principales pointes sont, d'ouest en est, la pointe aux Roseaux, la pointe Rocheuse, la pointe à l'Église, la pointe à Brideau et la pointe d'Herbe. Les principales plages sont la plage Dugas, la plage de l'église et la plage Foley, tandis qu'il y a une dune à la pointe aux Roseaux. Le terrain est généralement plat et légèrement incliné vers l’est, de sorte qu’il n’y a plus de falaises à la frontière avec Bas-Caraquet. Un plateau d'une trentaine de mètres de haut se trouve à l'extrémité ouest de la ville tandis qu'une colline de 45 m, le point le plus haut, est située à l'extrémité ouest.

Caraquet est généralement considérée comme faisant partie de l'Acadie[10].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique de Caraquet. 1 - Écomusée de l'Huître - 2 - L'Acadie nouvelle - 3 - Place Saint-Pierre - 4 - Fédération des Caisses populaires acadiennes - 5 - Villa Beauséjour - 6 - Cimetière de Caraquet - 7 - Hôtel de ville, Centre culturel, parc, École Marguerite-Bourgeoys, Polyvalente Louis-Mailloux - 8 - Coopérative de Caraquet - 9 - Place Caraquet - 10 - Hôpital de l'Enfant-Jésus - 11 - École des pêches, Musée acadien - 12 - Carrefour de la Mer, marina, usines de transformation de poisson - 13 - Lieu Gabriel-Giraud

La configuration du relief de la région de Caraquet crée environ dix bassins hydrographiques, la plupart se déversant dans rivière Pokemouche, la baie Saint-Simon ou la baie de Caraquet. La principale rivière, la Saint-Simon, prend sa source au centre de la ville, dans une région inhabitée, et coule vers le sud-est. La Waugh prend aussi sa source dans la ville, mais s'écoule plus loin vers le sud. La Petite Rivière Caraquet prend sa source dans le village de Bertrand puis se déverse dans la baie de Caraquet dans l'ouest de la ville. Les autres cours d'eau du littoral, en allant vers l'est, sont le ruisseau Fitzpatrick, le ruisseau à Brideau et le ruisseau à Chenard.

Plusieurs marais et tourbières, dont au moins quatre sont de tailles importantes, se trouvent dans la forêt. Dans celle-ci se trouvent le lac à l’Église et le lac Gallien. Il y a aussi quelques étangs et marais côtiers.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol de Caraquet date du Pennsylvanien et du Triassique (entre 200 et 250 millions d’années). Le sol est composé principalement d’une couverture de plaine (dépôt de charbon, sable, silt et gravier) au-dessus d’une épaisseur de till d’ablation de texture argileuse, sur une assise rocheuse de grès fissuré d’une épaisseur de 50 cm à 3 m. Les dépôts de surface sont probablement d’origine marine. Un dyke de diabase, d’une largeur de 26 m, traverse la municipalité en suivant un axe nord-est-sud-ouest. Il est exposé à la Pointe à Brideau et à l’île de Caraquet.

Climat[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Climat de la Péninsule acadienne.

La ville de Caraquet est située à la limite du climat maritime, dû à la présence de la baie des Chaleurs et du golfe du Saint-Laurent. Les hivers sont plus doux que dans le reste du pays et les étés y sont plus frais. La température moyenne pour le mois de janvier est de -10,9 °C et de 17 °C pour le mois d’août. Le taux d’humidité relative est de 76 % pour le mois de janvier et de 72 % pour le mois d’août. La moyenne annuelle des précipitations est d’environ 960 mm, légèrement inférieur à la moyenne provinciale. Les chutes de neige sont d’environ 300 cm par hiver. Le littoral est exposé à de forts vents, qui endommagent les arbres situés près de la côte.

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Un écureuil roux à Sainte-Anne-du-Bocage.

Caraquet est situé dans l'écorégion des basses terres de l'est, plus précisément dans l'écodistrict de Caraquet. Le long passé de colonisation de la région entraîne la prédominance de l'érable rouge, du peuplier faux-tremble et du bouleau gris. Les creux des vallées et les sites aux sols à texture grossière sont recouverts d'arbres témoignant d'une fréquence élevée d'incendies, surtout l'épinette noire et le pin gris. Les parties médianes des versants accueillent surtout des feuillus, comme l'érable rouge, accompagné d'épinette rouge, de pin blanc d'Amérique, de sapin baumier et de pruche. Le thuya occidental et le mélèze laricin se rencontrent généralement où il y a de l'épinette noire, dans les secteurs mal drainés. L'érable à sucre, le bouleau jaune et le hêtre d'Amérique ne se rencontrent que dans l'arrière-pays tandis que la pruche a presque disparu de la région[11].

Parmi les oiseaux visibles sur le littoral, on compte des bécasseaux, des pluviers, des grands Hérons, des goélands et parfois des balbuzards. Les corbeaux et les rouges-gorges sont les principales espèces visibles dans la ville et la prairie. De nombreux autres espèces d'oiseaux sont visibles, principalement dans les régions inhabitées, telles que les geais bleus et les tourterelles ainsi que des couleuvres, différents amphibiens, des rongeurs et des petits mammifères. D’autres animaux plus grands sont parfois observés, comme des chevreuils ou des orignaux. Les marais côtiers abritent des papillons rares, tels que le satyre fauve des Maritimes (Coenonympha nipisiquit), le cuivré des marais salés (Lycaena dospassosi), le petit satyre des bois (Megisto cymela) et le bleu porte-queue de l'Ouest (Everes amyntula)[11]. L’écosystème des ruisseaux et lacs n’est pas vraiment développé[8].

Des récifs artificiels destinés aux homards sont installés au large de Caraquet en 2004. Selon les biologistes de Pêches et Océans Canada, ce projet est une réussite[12].

Environnement[modifier | modifier le code]

Comme dans le reste de la province, une partie de la forêt fut détruite durant les grands feux de forêt de 1930. Il n’y a pas de réserves naturelles à Caraquet et les parcs couvrent une fraction du territoire. La forêt est menacée par les coupes à blanc et le développement résidentiel. Les tourbières n’ont pas été exploitées, mais il existe plus de vingt carrières.

Quelques initiatives environnementales sont apparues durant les dernières années. La station-service de la Coopérative de Caraquet est chauffée par un système géothermique et son eau est chauffée par des panneaux solaires[13]. La polyvalente Louis-Mailloux est en partie alimentée par une éolienne et un panneau solaire[14].

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Transport[modifier | modifier le code]

Article connexe : Transport au Nouveau-Brunswick.
L'intersection du boulevard Saint-Pierre et de la rue du Portage. Le port est visible au second plan.

Le seul moyen de se déplacer sur de longues distances est l’automobile, rendant Caraquet relativement difficile d’accès. La gare routière et la gare de Bathurst sont situées 70 km à l’ouest. L’aéroport régional de Bathurst est situé quant à lui à 75 km et l’aéroport international du Grand Moncton est à 260 km au sud. Il est à noter que les gens ont souvent à se rendre à Montréal pour prendre l’avion, soit une distance de (900 km). Par contre, des services de taxis locaux desservent la ville et un service de taxi longue-distance basé à Bertrand dessert la Péninsule acadienne, à destination de Montréal.

Pour se rendre au travail, 82,1 % des Caraquetois utilisent l'automobile en tant que conducteur (77,9 % au provincial) et 8,0 % en tant que passagers (11,2 % au provincial), 1,4 % prennent le transport en commun (2,0 % au provincial), 7,3 % prennent la bicyclette ou marchent (7,3 % au provincial) et 1,1 % un autre moyen (1,7 % au provincial).

Il y avait en 1994 un total de 65 kilomètres de routes, dont 10 kilomètres non asphaltés[8]. Les routes provinciales 11 et 145 se croisent dans le centre-ville, où se trouve le seul feu de circulation. La route 11 parcourt presque toute la côte nord et est de la province tandis que la route 145 relie la ville à Bas-Caraquet. La route 335 constitue une voie d'accès secondaire à partir de Saint-Simon. La route 11 est la principale rue de la ville et le fait qu'elle traverse aussi le centre-ville et qu'elle possède de nombreuses intersections occasionne des problèmes de circulation et des accidents. Les pistes cyclables, construites à partir de 1994, sont un autre moyen de transport non négligeable. Leur utilisation devenait difficile par la présence de véhicules tous-terrains, mais elles ont été asphaltées en 2006 pour les sécuriser et en augmenter la popularité[15].

La construction d'une voie d'évitement entre la rue du Portage et Bertand a commencé en 2012 et devrait s'étaler jusqu'en 2017 au coût estimé de 45 millions $ CAD[16]. On parle aussi depuis des décennies de construire un pont entre Bas-Caraquet et Shippagan, ce qui faciliterait le transport vers Shippagan, Lamèque et Miscou.

Le Chemin de fer de l'Acadie devait être construit à partir de 2008[17] afin de relier Shippagan et Tracadie-Sheila à Bathurst, via Caraquet. Le projet est en suspens. Un autre projet récent, celui d’un traversier reliant la ville à la Gaspésie, semble avoir été abandonné[18].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Caraquet s’est développée à partir de trois villages. Le premier, au lieu-dit de Sainte-Anne-du-Bocage, près de l’embouchure de la Petite rivière Caraquet, un deuxième près du ruisseau à Chenard et un dernier près du ruisseau Isabelle — faisant maintenant partie de Bas-Caraquet. Les terrains étaient originellement de forme rectangulaire et s’étendaient de la mer vers l’intérieur des terres. La forme des terrains et la situation des hameaux s'expliquent par le fait que les premiers habitants vivaient surtout de la pêche et avaient donc un accès facile à la route[8]. Par succession de père en fils, les terrains ont été divisés de la même façon jusqu’à devenir des rectangles de plus en plus étroits.

Caraquet se déroule le long du boulevard Saint-Pierre, la « plus longue rue des Maritimes »[réf. souhaitée], traversant le territoire d'ouest en est le long de ses 13 kilomètres. Les habitations occupent une mince prairie bordée au nord par la baie de Caraquet et au sud par une forêt s'étendant sur près de dix kilomètres jusqu'à la rivière Pokemouche. Il y a aussi un boisé dans le nord-ouest.

Le centre-ville s'organise aujourd'hui entre deux principaux points, soit la place du Vieux-couvent à l'ouest et le port, à l'est[8]. Le premier est le cœur institutionnel de la ville, où l'on retrouve les écoles, les installations sportives, l'hôtel de ville, le centre culturel et l'église catholique. Deux kilomètres et demi plus loin à l'est se trouve le port, le cœur industriel de la ville, comprenant aussi l'hôpital, le collège, un musée, un théâtre et un parc industriel. Le développement du centre-ville est dû à la présence de l'église et de l'ancienne gare.

Le développement continue dans le centre-ville et se poursuit dans l'axe du boulevard Saint-Pierre et, depuis les années 1960, le long de la rue du Portage. La Pointe-Rocheuse est l'un des quartiers vivant la plus forte croissance et a perdu son aspect rural. On y retrouve entre autres un centre commercial et les bureaux de L'Acadie nouvelle et des Caisses populaires acadiennes. Le développement le plus récent est un parc de maisons mobiles le long de la rue du Portage. En 1994, 23 % du territoire était bâti[8]. L'étalement urbain occasionne des frais supplémentaires et plus de congestion routière[8].

Selon les définitions, Caraquet compte jusqu'à 8 quartiers.

  • Haut-Caraquet s'étend du pont de la rivière Caraquet jusqu'aux environs de la rue de la forge, il est donc en partie compris dans le village de Bertrand, à l'ouest.
  • Sainte-Anne-du-Bocage s'étend dans les environs immédiats du sanctuaire du même nom. Il est parfois confondu avec Haut-Caraquet.
  • Butte-à-Japon s'étend sur une colline à l'est de Saint-Anne-du-Bocage jusqu'à la Petite Rivière Caraquet. Il est parfois inclus dans Sainte-Anne-du-Bocage.
  • Pointe-Rocheuse s'étend sur trois kilomètres de la Petite rivière Caraquet jusqu'à la place du Vieux-couvent.
  • Le centre-ville s'étend sur deux kilomètres et demi de la place du Vieux-couvent au port.
  • Le port de Caraquet s'étend sur environ 700 mètres de terres en partie gagnées sur la mer.
  • Lebouthillier s'étend sur 3 kilomètres du port à Bas-Caraquet.
  • Le parc industriel se trouve au sud-ouest de Lebouthillier, près du port.

Il y a aussi quelques hameaux, dont les principaux sont situés sur la rue Pinet, la rue Dugas et la rue Lavigne à Haut-Caraquet, sur la rue de la Chaussée à la Butte-à-Japon, sur l'allée Napoléon, le chemin Ruffino et le chemin Chiasson à la Pointe-Rocheuse ainsi que sur la rue du Portage. Ces hameaux sont la plupart du temps composés de chalets.

Logement[modifier | modifier le code]

La ville comptait 1 973 logements privés en 2006, dont 1 795 occupés par des résidents habituels. Parmi ces logements, 77,7 % sont individuels, 1,7 % sont jumelés, 1,7 % sont en rangée, 4,2 % sont des appartements ou duplex et 10,6 % sont des immeubles de moins de cinq étages. Enfin, 3,6 % des logements entrent dans la catégorie autres, tels que les maisons-mobiles. Une proportion de 77,4 % des logements occupés le sont par le propriétaire et 22,3 % sont loués. 78,0 % ont été construits avant 1986 et 10,9 % ont besoin de réparations majeures. Les logements comptent en moyenne 6,7 pièces et ont une valeur moyenne de 98 951 $, comparativement à 119 549 $ pour l'ensemble de la province[19].

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Caraquet.
Monument commémorant l'arrivée des réfugiés de la déportation des Acadiens et le Raid de Roderick MacKenzie.

Les Micmacs seraient les premiers à avoir visité la région, il y a près de 4000 ans. Des objets ont été découverts dans le port, mais tout porte à croire qu'ils se servaient du lieu comme campement et non comme village. Les Vikings auraient visité la région à partir de l'an mille, alors que l'on sait que des pêcheurs de morue et chasseurs de baleines basques, bretons et normands venaient à partir de la fin du XVe siècle, et probablement même plus tôt. Jacques Cartier explore les environs en 1534. D'abord concentrés au Labrador, les Basques s'implantent notamment à Caraquet en 1632 et pêchent sans encombres jusqu'à la fin du XVIIe siècle. Caraquet aurait été fondée vers 1731 par le Breton Gabriel Giraud dit Saint-Jean. Il s'établit où se trouve aujourd'hui la frontière avec Bas-Caraquet.

En 1755, les troupes britanniques prennent le fort Beauséjour et commencent la déportation des Acadiens. Un groupe de rescapés guidés par Alexis Landry se réfugient à Caraquet en 1757, au lieu-dit de Sainte-Anne-du-Bocage. Plusieurs corsaires du Capitaine Saint-Simon, rescapés de la bataille de la Ristigouche, se réfugièrent au village de Gabriel Giraud en 1760. L'année suivante, Pierre du Calvet effectua un recensement de la baie des Chaleurs, dont le but était de savoir où et combien d'Acadiens se cachaient. En représailles de la bataille, Roderick MacKenzie captura la plupart des réfugiés, dont 20 personnes sur les 174 que comptait alors Caraquet. Le reste de la population émigra vers d'autres lieux de la baie des Chaleurs, en particulier vers Miscou et Bonaventure.

Caricature de la fusillade survenue le 27 janvier 1875, durant l'affaire Louis Mailloux.
Séchage du poisson à la Compagnie Robin en 1895.
Le Collège Sacré-Cœur en 1910.

En 1763, le Royaume-Uni obtient l'Acadie par le traité de Paris, alors la Proclamation royale de 1763 permet aux Acadiens de venir s'établir sur des terres non occupées par des Britanniques. La plupart des familles retournent à Caraquet à partir de 1766. Raymond Bourdages fonde un poste de pêche en 1762, mais est la cible d'attaques de corsaires américains en 1776 et de Micmacs en 1779. En 1784, François Gionet se rend à pied à Halifax. La Grande Grant y est obtenue, légalisant l'occupation de Caraquet pour 34 familles sur 57 km2. Des familles de pêcheurs normands s'étaient entretemps établis en ville et seront suivis par des Canadiens français.

Des marchands anglais, écossais et jersiais s'établissent à Caraquet à partir du début du XIXe siècle. Malgré leur faible nombre, ils contrôleront l'économie et la politique de la ville durant un siècle. La compagnie Robin ouvre un important poste de pêche en 1837, suivie par celle de Robert Young en 1850. Le gouvernement de George Edwin King vote la Common School Act en 1871. Cette loi retire toute présence religieuse à l'école et rend l'éducation en français difficile. La situation économique précaire des pêcheurs, mêlée au mécontentement causé par la loi et aux tentatives de la minorité anglophone de contrôler le conseil scolaire, cause un soulèvement de la population en janvier 1875, l'affaire Louis Mailloux. Robert Young fait venir la police, l'armée et une milice en ville. Le milicien John Gifford et Louis Mailloux trouvent la mort lors d'une arrestation dégénérant en fusillade le 27 janvier. Le calme revenu, la population obtient quelques concessions.

Malgré la révolution industrielle, la Confédération canadienne nuit aux provinces Maritimes. Pour contrer l'exode de la population et le contrôle des compagnies de pêche, de nouveaux villages d'agriculteurs sont fondés. En 1864, l'ingénieur Sanford Fleming propose de construire le Chemin de fer Intercolonial de Montréal à Pokesudie en passant par Caraquet. Le trajet final est dévié au sud vers Halifax en 1868 mais la ligne Caraquet est construite en 1887 en suivant une partie du tracé proposé. La mise en service du chemin de fer entraîne un développement économique avec l'ouverture de nombreux commerces et hôtels ainsi qu'un changement des habitudes de vies. Le Collège Sacré-Cœur ouvre ses portes en 1899, mais est détruit dans un incendie en 1914. La 5e Convention nationale acadienne est organisée en 1905.

La chambre de commerce de Caraquet est très active à partir des années 1940, et la ville fait l'objet de nombreux projets. L'École des pêches du Nouveau-Brunswick ouvre ses portes en 1959. Pour permettre la construction de l'hôpital de l'Enfant-Jésus, la chambre de commerce demande la constitution de Caraquet en municipalité, ce qui est chose faite le 15 novembre 1961. Le premier festival acadien est organisé en 1963, durant lequel sont inaugurés l'hôpital et le nouvel édifice de l'École des pêches. Caraquet accueille la 14e Convention nationale acadienne en 1965. La politique municipale est particulièrement mouvementée durant les années 1960 et 1970, une période également marquée par l'ouverture de la filature Cirtex en 1974, suivi d'une longue grève puis de sa fermeture en 1976. Le Village historique acadien, situé près de la ville, est inauguré en 1977.

Le quotidien L'Acadie nouvelle est fondé à Caraquet en 1984 pour remplacer L'Évangéline, fermé en 1982. Les années 1980 et 1990 sont marquées par plusieurs crises dans l'industrie de la pêche, alors que les marchands Canadiens anglais perdent le contrôle des installations. Le Vieux couvent, qui abrite la plupart des institutions culturelles de la ville, est détruit dans un incendie en 1992. Caraquet se proclame capitale de l'Acadie en 1993 et la ville adopte une politique culturelle. Au fil des années suivantes, le centre-ville est amélioré, les règles d'urbanisme sont resserrées et le patrimoine architectural est sauvegardé. Caraquet est l'hôte des XVe Jeux de l'Acadie en 1994. Le parc industriel accueille de nouvelles usines en 1998 mais la filature Wink ferme ses portes en 2000. Le centre culturel ouvre ses portes la même année. L'hôpital de l'Enfant-Jésus perd plusieurs de ses services en 2004. Après plusieurs procès et manifestations, le gouvernement consent à rétablir graduellement les services en 2008. En 2006, un promoteur annonce un projet de chemin de fer à Caraquet, qui n'a pas encore été construit. Des nouveaux projets d'usines sont annoncés en 2008, alors que la ville connait une croissance économique importante. Le IVe Congrès mondial acadien est organisé à travers la Péninsule acadienne en 2009. L'hôpital retrouve sa salle d'urgence en 2012[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville ca Caraquet (Nouveau-Brunswick).svg Les armes de Caraquet se blasonnent ainsi :
D’argent à deux ancres de sable posées en sautoir, soutenues d’une barre à roue du même.



Elles ont été choisies à la constitution de la ville, la loi provinciale obligeant les villes à posséder un sceau. Le sceau de Caraquet consistait aux armes, avec l'année « 1961 », entourées d'un cercle pointillé, lui-même entouré des mots « Ville de Caraquet Nouveau-Brunswick », finalement entouré d'un motif de corde.

Logocaraquet.jpg

Le logotype de Caraquet est utilisé à la place du sceau depuis le 18 mai 1998[21]. Le cercle aux trois couleurs du drapeau acadien au milieu de laquelle trône l’étoile acadienne symbolise la terre sur laquelle rayonne l’étoile acadienne. Le slogan « Capitale de l'Acadie » est écrit en caractère Helvetica pour mieux refléter le ton administratif d’une capitale alors que la vague symbolise l’aspect marin. À la même date, la municipalité adopta son nouveau slogan, « Une ville qui a du caractère ». De nos jours, seul le slogan Capitale de l'Acadie est utilisé.

Démographie[modifier | modifier le code]

La ville comptait 4 169 habitants en 2011, soit une hausse de 0,3 % en 5 ans. Presque tout au long de son histoire, Caraquet a connu un exode de sa population à cause des conditions de vie difficiles, lors des premières décennies, et des problèmes économiques par la suite[22]. La plupart de ces gens ce sont établis aux États-Unis, principalement au Maine, au New Hampshire, au Massachusetts, au Michigan et en Floride. Ils se sont aussi établis dans le reste du Canada, principalement à Québec et Montréal, où la « diaspora » est plus populeuse que leur ville d’origine[22]. Plus récemment, beaucoup de gens, surtout des jeunes, se sont établis dans le Grand Moncton ainsi qu’en Alberta, attirés par l’industrie des sables bitumineux.

Évolution démographique de Caraquet depuis 1761
1761 1783 1806 1816 1824 1834 1840 1851 1861 1871
173 221 - 500 (est.) - - - 2 048 2 510 3 111
1881 1891 1901 1911 1921 1931 1941 1951 1956 1961
- 4 629 - 5 000 - 5 615 5 422 - - 2 600 (est.)
1966 1971 1976 1981 1986 1991 1996 2001 2006 2011
3 047 - 3 950 4 315 4 493 4 556 4 653 4 442 4 156 4 169
Avant 1961, la population inclut toute la paroisse de Caraquet.
(Sources : [23],[24],[25],[26],[27],[28],[29],[1])

L'âge médian est de 44,9 ans, comparativement à 41,5 pour la province. 87,0 % de la population est âgée de plus de 15 ans, comparativement à 83,8 % dans l'ensemble du Nouveau-Brunswick. Les femmes représentent 52,8 % de la population, comparativement à 51,3 % pour la province.

Les pyramides des âges démontrent que la population est plus âgée que dans le reste de la province.

Pyramide des âges à Caraquet en 2006 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
2,5 
85 ans ou +
3,4 
4,3 
75 à 84 ans
6,4 
14,0 
60 à 74 ans
13,2 
27,7 
45 à 59 ans
28,2 
21,1 
30 à 44 ans
21,6 
16,3 
15 à 29 ans
14,6 
13,7 
0 à 14 ans
12,3 
Pyramide des âges du Nouveau-Brunswick en 2006 en pourcentage[28].
Hommes Classe d’âge Femmes
1,2 
85 ans ou +
2,6 
4,2 
75 à 84 ans
5,8 
13,3 
60 à 74 ans
13,3 
24,1 
45 à 59 ans
23,7 
21,2 
30 à 44 ans
21,3 
18,9 
15 à 29 ans
17,9 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

État matrimonial des personnes à Caraquet en 2006 en pourcentage[28],[19]

  •      Marié(e) (37,8%)
  •      Veuf (veuve) (8,0%)
  •      Divorcé(e) (6,2%)
  •      Séparé(e) (7,6%)
  •      Célibataire (40,4%)

Les autochtones représentent 1,3 % de la population[30] et 0,7 % des habitants font partie d'une minorité visible[31]. Les immigrants représentent 1,0 % de la population, 0,2 % des habitants ne sont pas citoyens du Canada et 97,6 % sont issus de familles établies au Canada depuis 3 générations ou plus[32].

La langue maternelle est le français chez 98,5 % des habitants et l'anglais chez 1,3 % ; 0,2 % des habitants sont allophones[33]. Les deux langues officielles[note 2] sont comprises par 43,5 % de la population alors que 56,3 % des habitants sont unilingues francophones et que 0,2 % sont unilingues anglophone[33]. Le français est parlé à la maison par 99,2 % des gens et l'anglais par 0,8 %[33]. Le français est utilisé au travail par 90,9 % des travailleurs et l'anglais par 5,4 % alors que 3,6 % des employés utilisent les deux langues officielles[34]. La Péninsule acadienne est l'une des rares régions des provinces de l'Atlantique connaissant un phénomène de francisation, c'est-à-dire où les anglophones ou allophones deviennent francophones[28]. 48,2 % des habitants âgés de plus de 15 ans possèdent un certificat, diplôme ou grade post-secondaire, comparativement à 44,6 % pour la province[35].

Économie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le recensement de 2006 de Statistique Canada fournit aussi des données sur l'économie. Chez les habitants âgés de plus de 15 ans, le taux d'activité était alors de 63,1 %, le taux d'emploi était de 57,4 % et le taux de chômage était de 9,0 %. À titre de comparaison, ceux de la province étaient respectivement de 63,7 %, 57,3 % et 10,0 %[36]. Le taux de chômage est actuellement le plus bas des villes la Péninsule acadienne[37].

Évolution du taux de chômage à Caraquet
Sources[38],[39],[40],[41],[36]:

Selon des estimations de 2008, la ville est actuellement en croissance économique[37]. La valeur des 155 permis de construction délivrés entre janvier et septembre s’élevait à 5,9 millions $ et a probablement dépassé les 30 millions $ avant la fin de l'année[37]. Caraquet avait ainsi dépassé Tracadie-Sheila pour la première fois depuis des années, où la valeur des permis délivrés pour la même période s'élevait à 3,1 millions $[37]. L'assiette fiscale atteint 218 millions $ en 2008, un bond supérieur à 10 % en un an, une croissance dépassant même celle de Dieppe[37]. La croissance se poursuit et entre mai et juillet 2011, il s'est délivré des permis de construction d'une valeur de 4,7 millions $[42].

Chez les personnes âgées de 15 ans et plus, 2 440 ont déclaré des gains et 3 415 ont déclaré un revenu en 2005[43]. 90,8 % avaient aussi déclaré des heures de travail non rémunérées[36]. Le revenu médian s'élevait alors à 20 638 $ avant et à 19 170 $ après impôt, comparativement à la moyenne provinciale de 22 000 $ avant et 20 063 $ après impôt; les femmes gagnaient en moyenne 1 718 $ de moins que les hommes après impôt, soit 17 452 $[43]. En moyenne, 69,5 % du revenu provenait de gains, 19,3 % de transferts gouvernementaux et 11,1 % d'autres sources[43]. 10,2 % de toutes les personnes dans les ménages avaient un faible revenu après impôt, une proportion montant à 10,3 % pour les moins de 18 ans[43].

Parmi la population active occupée, 9,1 % des gens travaillaient à domicile, 9,1 % étaient sans lieu de travail fixe et 81,2 % avaient un lieu de travail fixe. Parmi les travailleurs ayant un lieu de travail fixe, 73,2 % travaillaient en ville, 22,3 % travaillaient ailleurs dans le comté, 2,7 % travaillaient ailleurs dans la province et 1,2 % travaillaient dans une autre province[44].

Entreprise Péninsule, un organisme basé à Tracadie-Sheila faisant partie du réseau Entreprise, a la responsabilité du développement économique de la région[45]. La Chambre de commerce du Grand Caraquet représente et défend les intérêts des entreprises[46].

Principaux secteurs[modifier | modifier le code]

En 2006, on dénombrait 8,0 % des emplois dans l'agriculture, la pêche et les autres ressources (6,9 % au provincial), 4,5 % dans la construction (6,7 % au provincial), 12,3 % dans la fabrication (10,8 % au provincial), 2,3 % dans le commerce de gros (3,6 % au provincial), 15,2 % dans le commerce au détail (11,9 % au provincial), 7,3 % dans les finances et l'immobilier (4,2 % au provincial), 11,8 % dans la santé et les services sociaux (11,4 % au provincial), 6,8 % dans l'enseignement (6,5 % au provincial), 13,4 % dans les services de commerce (16,9 % au provincial) et 20,2 % dans les autres services (21,1 % au provincial)[36].

L'industrie touristique, le commerce, l'industrie de la pêche, la fabrication et la fonction publique créent de nombreux emplois en ville, qui profitent aussi à la population des alentours[45]. Durant la dernière décennie, plusieurs projets d’usines ont pourtant été abandonnés à cause du manque d’infrastructures de transport. Caraquet a également un fort taux d’emplois saisonniers[8].

Industrie[modifier | modifier le code]

Vue aérienne du port.
Le parc industriel vu des airs.
Article détaillé : Port de Caraquet.

Le port de pêche de Caraquet se classe au deuxième dans la province pour l'achalandage et les débarquements[47]. Sa flotte de pêche s'élève habituellement à 75 bateaux[47]. Trois usines d’apprêtage de poisson transforment les prises débarquées.

Caraquet est également doté d'un parc industriel de catégorie A, le seul de la Péninsule acadienne[45]. L'entreprise Métaux Olympiques Ltée participe à des projets majeurs comme la construction du pont de la Confédération ou du parc éolien de Lamèque[48].

Voici une liste non exhaustive des principales industries de Caraquet:

Nom Chiffre d'affaires
(Mio. $)
Employés Activité
Ichiboshi L.P.C. Ltd[49] 10-25 215 Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer
Landry Asphalte[50] 60 Fabrication d'asphalte
La Petite imprimerie[51] 8 Imprimerie
Métaux Olympique Ltée[48] 25 Acier
Monsieur Draperies Ltée[52] 0,5-1 8 Fabrication de rideaux et de linges
Produits Belle-Baie[53] 10-25 375 Préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer
Les Systèmes Erin Ltée (Première Tech)[54] 51-100 Fabrication de systèmes de tamisage et de sélection granulométrique
The Tank Shop moins de 25[54] Fabrication de réservoirs de métal

Secteur tertiaire[modifier | modifier le code]

Les commerces sont principalement établis sur le boulevard Saint-Pierre. Il y a deux centres commerciaux : la Place Saint-Pierre, dans le quartier Pointe-Rocheuse, ainsi que la Place Caraquet, au centre-ville.

Fondée en 1947, la coopérative de Caraquet compte 6 400 membres, réalisait un chiffre d'affaires de 32 millions $ en 2006[55] et possède un magasin d'alimentation en ville, en plus de points de service à Saint-Léolin, Maisonnette et Sainte-Marie–Saint-Raphaël. Le magasin de Caraquet comprend également une quincaillerie et une pharmacie. Le service pétrolier, qui compte un poste d'essence et un dépôt de produits pétroliers, un service de distribution de mazout et de distribution d'essence aux bateaux, contrôle 85 % de l'approvisionnement[13]. Caraquet est l'une des rares villes dans la province où la pétrolière Irving Oil n'a pas de présence. En effet, celle-ci a fermé sa station-service et son garage en 2006 pour restructurer ses activités[56].

La fédération des Caisses populaires acadiennes a son siège social dans la Place de l'Acadie. Cette coopérative de services financiers est le principal employeur non gouvernemental de la ville. Fondée en 1946, la Fédération des caisses compte 85 succursales dans présente dans toutes les régions acadiennes et francophones du Nouveau-Brunswick. Avec 2 milliards $ d’actif et plus de 200 000 membres, elle est — à l’instar des Caisses populaires Desjardins au Québec — un acteur majeur dans l’économie de l'Acadie. Elle est la plus grande institution financière à avoir son siège social dans la province[57]. Membre de la fédération, la Caisse populaire Acadie a son siège social à Caraquet et compte huit autres succursales, possède un actif de 223 millions $, compte 13 000 membres et emploie 62 personnes[58].

Administration[modifier | modifier le code]

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est formé d'un maire et de 8 conseillers de quartier. La ville est en effet divisée en quatre quartiers à des fins administratives[59]. Le mandat des élus dure 4 ans[note 3] et les élections sont non-partisanes, bien que des partis existent officieusement depuis 1967.

Lors de l'élection municipale du 12 mai 2008, le maire sortant Antoine Landry est réélu face à Odille Maillet, avec une majorité de 63 %, soit 1474 voix. Il y a 4 candidats au poste de conseiller dans les quartiers numéro 1 et deux, ainsi que 5 candidats dans le quartier 3. Les candidats du quartier 4 sont élus par acclamation[60]. Le conseil municipal actuel est élu lors de l'élection quadriennale du 14 mai 2012[59]. Un second dépouillement le 24 mai suivant confirme l'élection du conseiller Rosaire Labrie face à Denise Dumaresq[59].

Mandats 2012-2016
Fonctions Nom(s)
Maire Kevin J. Haché
Conseillers du 1er quartier Jean-Guy Blanchard, Rosaire Labrie
Conseillers du 2e quartier Michel G. Boucher, Yves Roy
Conseillers du 3e quartier Louis Blanchard, Marie-Soleil Landry
Conseillers du 4e quartier Mariette Paulin, Mario Vienneau.
Liste des maires successifs de Caraquet
Parti Mandat Nom
     Indépendant 1961[note 4]-1967 Alban Blanchard
     Indépendant 1967-1969 Dr Raymond Savoie
     Indépendant 1969-1975 Lorenzo Morais
     Indépendant 1975-1992 Germain Blanchard
     Indépendant 1992-2001 Roberta Duguas
     Indépendant 2001-2012 Antoine Landry
     Indépendant 2012- en cours Kevin J. Haché

Commission de services régionaux[modifier | modifier le code]

Caraquet fait partie de la Région 4[61], une commission de services régionaux (CSR) devant commencer officiellement ses activités le 1er janvier 2013[62]. Caraquet est représenté au conseil par son maire[63]. Les services obligatoirement offerts par les CSR sont l'aménagement régional, la gestion des déchets solides, la planification des mesures d'urgence ainsi que la collaboration en matière de services de police, la planification et le partage des coûts des infrastructures régionales de sport, de loisirs et de culture; d'autres services pourraient s'ajouter à cette liste[64].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le budget municipal pour l’année 2007 prévoit 4 353 778 dollars de dépenses. 19 % du budget est alloué à l’administration, 25 % aux services de protection, 12 % aux services financiers, 19 % aux transports, 14 % à l’hygiène et à l’aménagement, 7 % aux services récréatifs et 4 % à la culture[65].

La taxe d’eau s’élève à 120 $ et la taxe d’égout à 250 $. Pour les compteurs des industries et commerces, la taxe est de 1,00 $ par 1000 gallons d’eau salée, 2,25 $/1000 gallons pour l’eau douce et 1,20 $ pour chaque gicleur d'arrosage[65].

Représentation et tendances politiques[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la circonscription électorale provinciale de Caraquet, qui est représentée à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick par Hédard Albert, membre du parti libéral. Hédard Albert fut élu en 2003 puis réélu en 2006 et en 2010. Lors du dernier scrutin provincial, 2 607 électeurs se présentèrent au bureau de vote, sans compter le vote par anticipation et les bulletins de vote spéciaux[66]. 67,3 % des gens votèrent en faveur d'Hédard Albert, du Parti libéral (PL), 21,3 % en faveur de Claude L'Espérance, du Parti progressiste-conservateur (PC) et 11,4 % en faveur de Stéphane Doiron, du Nouveau Parti démocratique (NPD)[66].

Caraquet fait partie de la circonscription électorale fédérale d'Acadie-Bathurst. Cette circonscription est représentée à la Chambre des communes du Canada par Yvon Godin, du NPD. Il fut élu lors de l'élection de 1997 contre le député sortant Doug Young, en raison du mécontentement provoqué par une réforme du régime d’assurance-emploi[67].

Caraquet est membre de l'Association francophone des municipalités du Nouveau-Brunswick[68].

Actif dans les années 1970, le Parti acadien fut fondé par des gens qui provenaient surtout de la Péninsule acadienne. Ce parti avait pour but d'obtenir plus d'autonomie pour l'Acadie, mais visait surtout à politiser la population[69]. Bien que la population de Caraquet soit plus politisée qu'ailleurs, le souhait d'obtenir plus d'autonomie pour les Acadiens préoccupe seulement une infime minorité de la population. Toutefois, note la géographe Cécyle Trépanier, se dire Acadien et vivre en français est une priorité pour plusieurs Caraquetois, ce qui pousse certains Acadiens d'autres régions à considérer les habitants de la ville comme « prétentieux » et trop « québécois »[70].

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

Évolution territoriale de la paroisse de Caraquet.
Situation de la paroisse de Caraquet sur une carte des paroisses civiles du comté de Gloucester (certains DSL et municipalités ne sont donc pas montrés).

Caraquet est fondé vers 1731 dans la partie continentale de l'Acadie, en Nouvelle-France. Déjà séparée de la partie péninsulaire de l'Acadie en 1713, la France cède la partie continentale à la Grande-Bretagne en 1763 par la signature du Traité de Paris. Cette partie de l'Acadie devient le comté de Sunbury et est annexée à la Nouvelle-Écosse, dans l'Amérique du Nord britannique. La province du Nouveau-Brunswick est créée en 1784 à partir du comté de Sunbury. Cette province est subdivisée la même année en 8 comtés; Caraquet fait alors partie du comté de Northumberland. Les comtés sont subdivisés en paroisses civiles en 1786; Caraquet se retrouve dans la paroisse d'Alnwick. La paroisse de Saumarez, qui inclut Caraquet, est détachée de la paroisse d'Alnwick en 1814. Le comté de Gloucester est formé en 1826 avec la paroisse de Saumarez et la paroisse de Beresford. La paroisse de Caraquet est détachée de la paroisse de Saumarez en 1831. En 1851, la paroisse de Shippagan est détachée de la paroisse de Caraquet. La Confédération canadienne a lieu en 1867. Le comté de Gloucester est constitué en municipalité en 1876; Caraquet est représenté au conseil municipal par un conseiller de la paroisse de Caraquet. La paroisse de Paquetville est formée en 1897 à partir de portions des paroisses de Caraquet et d'Inkerman. Caraquet est constituée en municipalité dans le territoire de la paroisse de Caraquet en 1961. La municipalité du comté de Gloucester est dissoute en 1966[71],[72].

Projets de fusion[modifier | modifier le code]

Caraquet partage son service d'incendies avec Bas-Caraquet ainsi que son service d'aqueduc avec Bas-Caraquet et Saint-Simon. La fusion avec Bas-Caraquet est envisagée depuis les années soixante et refait parfois surface. Déposé en 2008, le Rapport sur la gouvernance locale propose de regrouper toutes les municipalités de la province en 12 districts de services régionaux, ensuite subdivisés en entités municipales. Le rapport du commissaire Jean-Guy Finn place Caraquet dans l'entité municipale 13, qui regroupe le Grand Caraquet, du DSR 4, qui regroupe la plupart de la Péninsule acadienne[73].

Vivre à Caraquet[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

L’École Marguerite-Bourgeoys accueille les élèves de la maternelle à la 8e année, provenant de Caraquet et de Village-Blanchard. La Polyvalente Louis-Mailloux accueille les élèves de la 9e à la 12e année, provenant de la ville ainsi que des villages du nord-ouest de la Péninsule acadienne. Ce sont des écoles publiques francophones faisant partie du sous-district 5 du district scolaire Francophone Nord-Est[74].

Caraquet accueille le campus de l’École des Pêches du Nouveau-Brunswick et d'un centre de formation du CCNB-Péninsule Acadienne, tous deux situés dans l’édifice Léonce-Chenard. D'autres cours collégiaux sont offerts à Shippagan, qui possède aussi un campus de l'Université de Moncton. Caraquet possède aussi une école pour adultes et un conservatoire de musique.

Le pionnier de l'éducation à Caraquet fut François Gionet, aussi l'un des pionniers de la ville. La première école fut ouverte en 1825 et il y enseigna. La compagnie Robin construisit une deuxième école un peu plus tard. Le capitaine Polycarpe Albert enseignait aussi dans sa maison, située rue des Robins. Ces écoles étaient peu fréquentées et, comme les autres écoles de la province, mal financées. La Loi des écoles communes, votée en 1871, améliorait le financement des écoles, créait les commissions scolaires mais interdisait toute présence religieuse et rendait l'éducation en français plus difficile. La population de la ville résista à la loi durant quatre ans. À la suite de l'affaire Louis Mailloux, en 1875, les habitants de Caraquet purent préserver leur école catholique, mais les manuels allaient surtout être en anglais jusque dans les années 1950. L'éducation est laïque depuis 1994.

Santé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hôpital de l'Enfant-Jésus.

Caraquet dispose de l'hôpital de l’Enfant-Jésus RHSJ†. L'arrêt d'ambulance et la salle d'urgence ont été rétablis en 2012[20]. Le service ambulancier à Caraquet était offert par Ambulances Frigault jusqu'en 2007, où Ambulance Nouveau-Brunswick reçu la responsabilité du service dans toute la province.

La ville compte aussi onze médecins, cinq dentistes, deux optométristes, trois physiothérapeutes, un psychothérapeute et trois pharmacies. Il y a également un foyer de soins agréés, la Villa Beauséjour.

Autres services publics[modifier | modifier le code]

La municipalité compte environ 35 employés[75]. Le service des travaux publics de Caraquet s’occupe du déneigement et du balayage des rues, de la construction et de l’entretien des réseaux d’aqueduc et d’égout, de l’entretien des bornes-fontaines, de la vérification mécanique des équipements, ainsi que le nettoyage des espaces verts. Le département de génie de Caraquet a comme responsabilités les nouvelles constructions, le lignage et l’éclairage des rues, l’arpentage et la cartographie, la planification d’infrastructures, la collecte des déchets, les bâtiments, l’inspection, l’asphaltage, le chauffage et l’électricité, les trottoirs et le parc industriel. Caraquet partage certains services de voirie avec Bas-Caraquet[45].

La Commission d’aménagement de la Péninsule acadienne (CAPA) et la Commission de gestion des déchets solides de la Péninsule acadienne (COGEDES) ont toutes deux leur siège social en ville et la municipalité y a des représentants. La CAPA fut mise sur pied en 1975 par le gouvernement provincial, Caraquet et d'autres municipalités de la région. Cet organisme assure la gestion de l'urbanisme, du lotissement, des permis de construction et de l'inspection des bâtiments. Fondée le 20 juillet 1995, la COGEDES effectue la collecte des déchets et des matières recyclables. Les déchets sont transférés au centre de transbordement de Tracadie-Sheila et les matières non recyclables sont ensuite enfouies à Allardville[réf. souhaitée].

La brigade de pompiers volontaires de Caraquet a été fondée en 1948 et fusionnée avec celle de Bas-Caraquet en 2004[76]. La caserne de Caraquet, située dans l'hôtel de ville, a un effectif d’une vingtaine de personnes et possède des camions à incendie, une motoneige et un traîneau de sauvetage[77]. La brigade possède aussi un bateau de sauvetage en mer servant de garde-côtière auxiliaire à celle de Shippagan. La brigade dessert également les localités environnantes en cas de besoin[45]. La ville possède un poste de la Gendarmerie royale du Canada. Il dépend du district 8, dont le bureau principal est situé à Tracadie-Sheila. Ce poste fait office de police municipale et s'occupe aussi du service 911.

Il y a un tribunal satellite de la Cour provinciale du Nouveau-Brunswick à Tracadie-Sheila. L'hôtel de ville abrite la Bibliothèque publique Mgr-Paquet. Dans le centre-ville se trouve un bureau de poste, ainsi que des bureaux du ministère des Pêches du Nouveau-Brunswick. Caraquet est en fait le seul centre de services gouvernementaux pour plusieurs localités environnantes[45].

Eau, énergie et communications[modifier | modifier le code]

Les services de téléphonie et d’Internet sont fournis par Bell Aliant. Un système d'aqueduc et d'égouts couvre 23 % du territoire et dessert la plupart des bâtiments[8]. Une usine de traitement de l'eau et un bassin de sédimentation sont situés dans le parc industriel alors qu'un autre bassin est aménagé à la Butte-à-Japon. L'alimentation en eau est relativement facile, car des puits captent l'eau provenant des fissures du grès[8].

Médias[modifier | modifier le code]

Article connexe : Médias en Acadie.

Le seul quotidien francophone des Maritimes, L’Acadie Nouvelle, est publié à Caraquet. Caraquet abrite aussi des bureaux régionaux de CHAU-TV, une station du réseau TVA, de CBAFT-DT, une station de Radio-Canada et de TV Rogers. Caraquet est aussi le siège du portail d'information et de divertissement CapAcadie.com. Les francophones bénéficient aussi de l'hebdomadaire L'Étoile, de Dieppe. Les anglophones bénéficient quant à eux du quotidien Telegraph-Journal, publié à Saint-Jean.

Jusque dans les années 1960, la plupart des médias provenaient du Québec, car l'information disponible dans les provinces Maritimes était surtout en anglais[70]. Les journaux et la plupart des revues québécoises sont disponibles en ville, mais les médias francophone locaux sont maintenant les plus populaires[70]. Le Voilier, fondé en 1965 par Corinne (François) Blanchard, était le premier journal de la ville. Il visait surtout à informer les Caraquetois de la diaspora des nouvelles de leur ville. Il devint hebdomadaire le 10 janvier 1973 et est fusionné avec Le Point de Bathurst en 1983 pour devenir Le Voilier-Le Point. Le Week-End, un journal du samedi, est publié par les mêmes propriétaires entre 1984 et 1988. La compétition force la fermeture du journal Le Voilier-Le Point en 1988. Le Voilier est publié à nouveau entre 1988 et 1990. Le Journal acadien a été fondé en 1970 pour concurrencer Le Voilier mais cessa d'être publié la même année. L'Hebdo le plus a été publié pendant quelques années à partir de 1987. Publié par Cédici dans le village voisin de Bas-Caraquet, L'Écho de Caraquet était un mensuel publié le 18 du mois entre janvier 2000 et janvier 2004. Il avait un tirage de 2 600 exemplaires mais fut remplacé par Ici Caraquet. Avec un tirage de 5 000 exemplaires gratuits, ce dernier fut publié jusqu'en juillet 2004. Depuis le début de l'an 2010, la ville est desservie par "L'Étoile Péninsule", un hebdomadaire publié chaque jeudi.

Parcs et sport[modifier | modifier le code]

Article connexe : Sport en Acadie.

Le sentier du Littoral acadien, le plus long de la province, parcourt toute la région et relie ensemble la plupart des quartiers. Des aires de repos sont installées tous les 10 km et des tables de pique-nique sont installées un peu partout le long des 130 kilomètres du sentier. Il est ouvert toute l’année et on peut y pratiquer aussi bien la course, la marche et la bicyclette. L’hiver, la motoneige est permise sur certains tronçons. Quelques autres sentiers existent dans la ville tandis qu'une bande cyclable est aménagée sur le boulevard Saint-Pierre. Le parc sert aussi de point de départ au sentier de l'Étoile qui, une fois complété, reliera Caraquet à Memramcook sur une distance de 400 km[78].

Le parc provincial, à Haut-Caraquet, a été transformé en terrain de camping privé, mais sa plage est toujours accessible. Le même quartier compte un terrain de baseball. Le parc le plus réputé est sans aucun doute le sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. À la fois site historique, lieu de détente et de recueillement, il offre un chemin de croix dans un boisé, une chapelle et un escalier menant à une source d'eau au pied de la falaise, dont l'eau aurait des propriétés curatives[réf. nécessaire]. Dans un parc derrière l’hôtel de ville se trouve le Colisée Léopold-Foulem — un aréna de 1 500 places —, une patinoire extérieure, une piste de course, des terrains de soccer et de baseball, des courts de tennis et un sentier forestier pour la marche et le ski de fond. Il y a un terrain de tennis sur le chemin Saint-Simon, un terrain de pratique pour le golf et un minigolf au port. Il y a aussi de petits parcs le long du boulevard Saint-Pierre. Il y a des services de location de canot, de kayak, de motoneige et de vélo. Il y a un salon de billard, un salon de quilles, un centre de conditionnement physique et il est aussi possible d’utiliser la piscine intérieure de l’École des pêches du Nouveau-Brunswick. La ville bénéficie en plus d'une variété de clubs sportifs et de cours. Finalement, plusieurs équipes sportives amateurs de différents niveaux sont représentées au sein des ligues régionales. Caraquet a par ailleurs accueilli la 15e finale des Jeux de l'Acadie en 1994. De plus, il récidive et recevront la 37e Finale des Jeux de l'Acadie en 2016. La population des localités environnantes bénéficient beaucoup des installations de Caraquet[45].

Religion[modifier | modifier le code]

Article connexe : Religion en Acadie.

Caraquet possède une église catholique romaine, l'église Saint-Pierre-aux-Liens, et une église unie du Canada, aujourd'hui fermée[79]. L'église Saint-Pierre-aux-Liens fait partie de l'unité pastorale Saint-Jean-Eudes, qui relie aux églises de Saint-Simon, de Bertrand et de Bas-Caraquet. Sainte-Anne est la sainte patronne de la ville depuis le 22 juillet 1857 alors que, selon la tradition orale, des marins rescapés d'un naufrage ont marché du port jusqu'à la chapelle pour remercier la sainte de sa protection[80].

Des missionnaires commencèrent à visiter la ville en 1768. Auparavant, les habitants de Caraquet célébraient des messes blanches, dirigées par Alexis Landry. La première chapelle fut construite à Sainte-Anne-du-Bocage en 1791 sur un terrain légué par ce dernier. Une deuxième chapelle, existant toujours, fut construite à quelques mètres de là en 1818. Étant la seule de la région à l’époque, cela contribua à la prospérité de la ville[22]. L'église Saint-Pierre-aux-Liens fut construite en 1857. Après de la mort de Joseph-Théophile Allard, survenue en janvier 1912, les pères Eudistes se sont vu confier la charge de la paroisse, comme le voulait ce dernier.

L'hôpital est catholique, mais les écoles sont laïques depuis les années 1990. La prière n'est plus utilisée dans le conseil municipal depuis juin 2012[81].

Culture[modifier | modifier le code]

Articles connexes : Culture de l'Acadie et Acadiens.

Capitale culturelle[modifier | modifier le code]

Caraquet s’est auto-proclamée capitale de l’Acadie en 1993, a adopté une politique culturelle et formé un commission culturelle en 1994. Cette commission avait pour but de « doter les organismes et événements culturels de son territoire de structures et d’outils de regroupement et de concertation aptes à appuyer leur développement ». Pour son engagement dans le développement des arts et de la culture, la ville a reçu de Patrimoine canadien le titre de "Capitale culturelle du Canada-2003". Fait inédit au pays, la ville a obtenu le titre à nouveau pour l’année 2008[82]. La ville a l’un des plus importants budgets culturels per capita au pays[83].

Personnalités[modifier | modifier le code]

Joseph-Théophile Allard.
Théotime Blanchard
Nazaire Dugas
Robert Young
Joseph Yvon Thériault
  • Marc Albert (Caraquet, 1961-) : ancien joueur de volleyball, ayant participé aux Jeux olympiques d'été de 1992;
  • Joseph-Théophile Allard (Carleton-sur-Mer, 1842 - Caraquet, 1912) : prêtre, fondateur du Collège Sacré-Cœur;
  • Renée Blanchar, (Caraquet, 1964-) : cinéaste, réalisatrice de la série Belle-Baie;
  • Mathilda Blanchard (Caraquet, 1920 - Caraquet, 2007) : syndicaliste;
  • Corinne Albert-Blanchard : fondatrice du journal Le Voilier, publie Caraquet: Quelques bribes de son histoire en 1967 et fait don, avec son époux François Albert, de la collection familiale au Musée acadien.
  • Théotime Blanchard (Caraquet, 1844 - Bathurst, 1911) : député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Tranquille Blanchard (1773-1843) : marchand;
  • Léonce Chenard (Caraquet) : sous-ministre provincial;
  • René Cormier (Caraquet, 1956-) : homme de théâtre et musicien, a dirigé le Théâtre populaire d'Acadie de 1993 à 2005;
  • Onil Doiron : instigateur et promoteur de la station de radio CJVA, député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Nazaire Dugas (Caraquet, 1864 - Caraquet, 1942) et Henri Dugas : parmi les premiers architectes acadiens. Nazaire a conçu de nombreux commerces et résidences de la ville, alors que Henri fabriquait surtout des matériaux de construction et construisait les édifices;
  • Léopold Foulem (Caraquet, 1945-) : céramiste ayant fait l'objet de 36 expositions solo et de plus de 225 expositions de groupes à travers le monde;
  • Paulette Foulem (Caraquet, 1947-) : artiste-peintre;
  • Bernard Frigault (Caraquet) : pyrotechnicien gagnant de plusieurs prix nationaux et internationaux;
  • Gabriel Giraud (né en date inconnue, possiblement en Bretagne) : fondateur de Caraquet vers 1731, pêcheur, agriculteur et marchand;
  • Laval Goupil (Tracadie, 1945 - Caraquet, 2000), dramaturge, metteur en scène et comédien;
  • Arthur Haché (Bertrand, 1924-) : militaire, chevalier de la Légion d'honneur;
  • Juste Haché (Caraquet, 1823 - Caraquet, 1895) : instituteur, fonctionnaire, officier de milice, juge de paix et homme politique;
  • Nicole Haché : peintre;
  • Bernard Jean (Lamèque, 1925 - Caraquet, 2012) : avocat, syndicaliste, député et juge;
  • Donat Lacroix (Caraquet, 1937-) : pêcheur et auteur-compositeur-interprète;
  • Alexis Landry (Grand-Pré, 1721 - Caraquet, 1798) : commerçant, fondateur de Sainte-Anne-du-Bocage;
  • Antoine Landry (Caraquet, 1939-) : ancien maire de Caraquet, premier chef de police et directeur général pendant plusieurs années. Il est l'un des pionniers du Village historique acadien;
  • Edmond Landry (Grande-Anse, 1931 - Moncton, 2012) : homme d'affaires, ancien conseiller municipal de Caraquet et maire de Grande-Anse de 1968 à 1988, membre de l'Ordre du Canada depuis 1983;
  • Rosemarie Landry (Timmins, 1946-) : soprano de renommée internationale, dont la famille est originaire de Caraquet;
  • Clarence LeBreton (Caraquet, 1951-) : auteur de plusieurs livres sur l'histoire de Caraquet et de la Péninsule acadienne. Il a tour à tour été conservateur en chef du Village historique acadien, professeur d'histoire, directeur de l'Aquarium de Shippagan et sous-ministre adjoint provincial;
  • Irois Léger, (Caraquet) : journaliste sportif à la Télévision de Radio-Canada;
  • Martin J. Légère (Caraquet, 1916 - Caraquet, 2013) : l'un des fondateurs du mouvement coopératif acadien. À Caraquet, il a participé à la fondation du comité du port de Caraquet, de la Villa Beauséjour et de l'hôpital de l'Enfant-Jésus;
  • Séraphin Léger (Caraquet, 1870 - 19??) : marchand et député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Louis Mailloux (Caraquet, 1855 - Caraquet, 1875) : héros du nationalisme acadien;
  • Lorenzo Morais (Caraquet, 1934 - Memramcook, 2013) : homme d'affaires, troisième maire de la ville et député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Paul Ouellette (Caraquet, ?-): artiste-peintre;
  • Prosper Paulin (Caraquet, 1844 - ?) : enseignant, commissaire-priseur et homme politique, qui fut préfet du comté de 1892 à 1893 et député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Hédard Robichaud (Shippagan, 1911 - Bathurst, 1999) : homme politique, tour à tour député fédéral, ministre, sénateur puis lieutenant-gouverneur du Nouveau-Brunswick;
  • Patrick G. Ryan : préfet du comté en 1878;
  • Gérard Saint-Cyr (? - 2014): directeur de l'École des pêches du Nouveau-Brunswick et bénévole, récipiendaire de l'Ordre du Canada en 2002;
  • Joseph Alexandre Richard Savoie : directeur de la fédération des Caisses populaires acadiennes et récipiendaire de l'Ordre du Canada en 1987;
  • James Smith (Caraquet, 1820 - Matapédia, 1888) : instituteur, agriculteur et écrivain;
  • Fidèle Thériault (Bas-Caraquet, 1944-) : membre du conseil municipal, historien, auteur de Les familles de Caraquet;
  • Joseph Yvon Thériault (Caraquet, 1949-) : sociologue;
  • Frederick C. Young (Caraquet, 1896 - ?) : député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Frederick T.B. Young (Caraquet, 1873 - ?, 1940) : député à l'Assemblée législative du Nouveau-Brunswick;
  • Robert Young (Tracadie, 1834 - Caraquet, 1904) : homme d'affaires, homme politique.

Architecture et monuments[modifier | modifier le code]

Architecture caraquetoise[modifier | modifier le code]

Article connexe : Architecture acadienne.
L'église Saint-Pierre-aux-Liens, vue à travers les ruines du Vieux couvent.

Caraquet possède un important patrimoine architectural. En fait, 375 bâtiments ont été construits avant 1946, et certains datent du début du XIXe siècle[8].

Nazaire Dugas (1864-1942), le premier architecte acadien, est né à Caraquet. Après avoir étudié à Montréal, il revient travailler dans sa ville natale en 1904, où il réalise des maisons, des commerces, des églises, des collèges, des couvents et des presbytères. L'une de ses principales réalisations est l'église Saint-Paul de Bas-Caraquet. En ville, il a réalisé, entre autres, les plans d'agrandissement du collège Sacré-Cœur en 1907 et le Château Albert la même année.

Il y a trois principaux types de maisons à Caraquet. La maison traditionnelle à un étage et demi, est lambrissée ou recouverte de bardeaux et compte une lucarne, parfois en chien-assis[84]. Les maisons au toit à quatre versants, ou Foursquare (en), sont popularisées dans les années 1920 par le catalogue Sears[84]. Le troisième type de maison a un toit brisé et parfois une tourelle et des lucarnes raffinées; le presbytère en est un bon exemple[84]. Les maisons datant d'après les années 1940 sont souvent de styles variés, mais plusieurs rappellent les chalets de montagne en Europe[84]. Les dépendances, massives et de styles variés, sont l'une des caractéristiques de l'architecture locale[84]. La maison Léopold-Foulem est un exemple unique de maison en suite – où le logis et les dépendances forment un seul bâtiment long –, un style plus populaire dans les environs de Bathurst[84]. Une galerie est souvent ajoutée en avant ou sur le côté de la maison et peut être transformée en véranda[84]. Les maisons ont souvent des couleurs vives et peuvent être agrémentées de planches cornières[84]. Le bois est le principal matériau et il y a de nombreuses formes de bardeaux[84]. Les lucarnes sont aussi de formes variées[84]. La pierre est rare, mais certaines maisons reprennent les matériaux du collège Sacré-Cœur, détruit dans un incendie en 1915[84].

Le style le plus ancien de commerce, dont l'exemple typique est la Boîte-Théâtre, est un édifice massif aux formes simples, comportant de petites fenêtres, des planches cornières et un revêtement de bardeaux[84]. D'autres commerces reprennent le style des maisons acadiennes, auquel s'ajoutent des corniches, des pilastres et de larges vitrines[84]. Les commerces de style boomtown ont souvent des logements au deuxième étage. Une véranda a souvent été ajoutée au premier ; l'un des meilleurs exemples est le 171, boul. Saint-Pierre O[84]. Les édifices commerciaux ou institutionnels récents sont pour la plupart en brique rouge, parfois beige, au plan bas et plat; deux exceptions notoires sont l'hôtel de ville et la Place de l'Acadie[84].

La municipalité a mis sur pied un comité de sauvegarde du patrimoine et depuis, de plus en plus d’édifices historiques sont restaurés. De plus, de nombreux nouveaux édifices s'adaptent aux styles traditionnels, notamment le Carrefour de la mer[84]. Il est maintenant interdit de couper un arbre sur la rue du Portage ou sur le boulevard Saint-Pierre sans la permission d’un botaniste et 142 édifices sont protégés.

Visite de la ville[modifier | modifier le code]

Le boulevard Saint-Pierre est bordé d’arbres centenaires, offre de nombreux points de vue sur la baie et comprend la plupart des monuments et bâtiments historiques.

À l'ouest de la ville, Sainte-Anne-du-Bocage est un sanctuaire catholique comprenant une chapelle, une fontaine dont les eaux auraient des propriétés miraculeuses[85], un cimetière, un chemin de croix et plusieurs monuments. Le terrain a été légué par Alexis Landry en 1793[86] mais le site aurait été utilisé depuis 1771[87].

La place du Vieux-couvent est en quelque sorte le cœur de la ville. Plusieurs monuments, parcs et bâtiments institutionnels se trouvent à proximité. Le Vieux couvent fut détruit dans un incendie en 1992. Les ruines ont été consolidées et des tableaux d’artistes locaux sont exposés sur la façade. La municipalité pense y ouvrir un musée ou une nouvelle bibliothèque.

À l’est de la place s’élève l’église Saint-Pierre-aux-Liens, un édifice de style néo-gothique et néo-classique construit de 1857 à 1860 selon les plans de Matthew Stead; elle est la seule de la région inspirée des églises anglicanes par son volume massif[84]. L'intérieur comprend des colonnes peintes, un autel de Thomas Baillargé, un chemin de croix de Médard Bourgault, un tableau de Joseph Légaré et un orgue Casavant. Derrière l’église se trouve le presbytère. L'hôtel Paulin fut construit entre 1890 et 1892 par Hugues Landry selon les plans de Nazaire Dugas. L’édifice de style Second Empire comptait à l’origine deux étages et s’appelait Hôtel Vendôme. Un troisième étage avec toit mansardé fut rajouté en 1904 par le troisième propriétaire, Octave Paulin.

Plusieurs édifices historiques de Caraquet ont été déplacés ou reconstruits au Village historique acadien, tels que le Château Albert.

Le premier cimetière de Caraquet fut celui du village de Gabriel Giraud, au bord du ruisseau Isabelle, aujourd'hui à Bas-Caraquet. Le second cimetière de la ville fut celui du sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. La plupart des pionniers de la ville y sont enterrés, mais seules quelques tombes sont toujours visibles. Le cimetière Monseigneur-Thomas-Cooke ouvrit en 1820. Les sépultures du cimetière du ruisseau Isabelle furent déplacées au nouveau cimetière de Bas-Caraquet la même année, alors qu'un personnage dont l'identité est inconnue fut enterré au cimetière Thomas-Cooke de Caraquet et certains pensent qu'il était un membre de l'expédition de Jacques Cartier[22],[88]. 3 000 personnes furent enterrées dans ce cimetière, mais seulement 56 pierres tombales existent toujours. Le Cimetière de Caraquet, à Pointe-Rocheuse, remplaça le cimetière Thomas-Cooke en 1914 et il est encore utilisé de nos jours.

Fêtes et traditions[modifier | modifier le code]

En plus des principales fêtes catholiques romaines, la neuvaine de la Sainte-Anne est célébrée au mois de juillet au sanctuaire Sainte-Anne-du-Bocage. L’Halloween est célébrée le 31 octobre.

Neuf festivals ont lieu à Caraquet.

Le principal festival de Caraquet est le festival acadien, qui se déroule du premier au 15 août, jour de la fête nationale des Acadiens et de l’Assomption. Il attire 180 000 visiteurs et rapporte des millions en retombées économiques durant ses 15 jours[83]. En plus des spectacles, les deux principaux évènements sont :

  • La Bénédiction des bateaux, où le curé bénit la flotte de pêche. Les pêcheurs invitent ensuite la population et les touristes à embarquer dans leurs bateaux, décorés pour l’occasion, pour faire un tour dans la baie.
  • Le Tintamarre. Une partie du boulevard Saint-Pierre est fermé à la circulation et les gens marchent déguisés dans la rue en faisant le plus de bruit possible, avec des casseroles, des instruments de musique ou d’autres objets pour montrer au monde que les Acadiens ne sont pas disparus. Le premier tintamarre eut lieu à Moncton, en 1955, à la demande de l’archevêque Mgr Norbert Robichaud à l’occasion du bicentenaire de la déportation des Acadiens[89].

Le Gala de la chanson de Caraquet est organisé chaque été depuis 1969.

Le festival Ciné-Lumière est organisé chaque hiver depuis 2007. Pour l'édition 2009, 12 films provenant de plusieurs pays sont présentés au cinéma du centre culturel[90].

Les autres festivals sont le gala de la chanson de Caraquet, le festival des arts visuels en Atlantique, le FestiVin, le Caraquet Moto Week-End, le festival des Arts visuels en Atlantique, le festival de blues, l’exposition de voitures antiques ainsi que le Festival acadien de poésie.

La baie des Chaleurs fait partie du Club des plus belles baie du monde. Le congrès de 2008 devait se tenir à Caraquet, mais a été annulé[91]. Caraquet est l’une des villes hôtes du Congrès mondial acadien de 2009. Des visites guidés thématiques, des réunions de famille, des expositions et des concerts étaient au programme.

Folklore[modifier | modifier le code]

Article connexe : Folklore acadien.

Comme à beaucoup d’autres endroits, les enfants sont terrifiés par le Bonhomme sept-heures. On racontait qu’il vivait dans les vieux magasins Fitzpatrick, en face de la Coop.

Le bateau fantôme apparaît parfois dans la baie des Chaleurs, surtout avant une tempête et en général au nord de l’île de Caraquet. Il est aussi appelé vaisseau fantôme, feu-de-roussi et feu du mauvais temps. Il aurait déjà été vu à quelques centaines de mètres seulement de la ville. La légende, ou l’une de ses versions, raconte que c’est la goélette enflammée des pirates et condamnée à sillonner les mers; vaisseau fantôme aux voiles rouges et noires, à la coque enflammée, portant le plus sinistre équipage de forbans qui ait jamais existé et commandé par ce hollandais nommé Poil-Rouge à cause de sa moustache rousse; le vaisseau-fantôme annoncerait toujours pluie violente et tempête. Dans certaines versions, des bruits infernaux de chaînes accompagnent le bateau. Plusieurs théories circulent quant à son origine. Ce serait un éclair en boule ou encore une poche de gaz sous-marine s’embrasant[88].

Langue[modifier | modifier le code]

Article connexe : Français acadien.

Les habitants de Caraquet parlent généralement le français acadien. En fait, selon la Loi sur les langues officielles, Caraquet est officiellement francophone[92] puisque moins de 20 % de la population parle l'anglais[33].

Autrefois, les familles avaient chacune leur sobriquet. Certains, comme « le lièvre », étaient appliqués à plusieurs familles. Les habitants des villages avaient aussi leurs surnoms. Les gens de Caraquet étaient surnommés « mangeux de mélasse » ou « mangeux de maquereau »[88].

Article détaillé : Sobriquets acadiens.

Gastronomie et hospitalité[modifier | modifier le code]

Article connexe : Cuisine acadienne.
Hôtel Paulin.

La cuisine acadienne traditionnelle utilise couramment des ingrédients comme le poisson, le porc et quelques légumes, dont les fèves séchées, les patates, le chou et le navet. Les plats à base de céréales comme le gruau, les crêpes et le pain sont très fréquents. Aux produits locaux s'ajoutent ceux provenant d'un commerce ancien avec les Antilles et le Brésil, tels que la mélasse, la cassonade, les raisins secs et le riz. Le poisson est si populaire à Caraquet, les gens mangeaient autrefois toutes les parties de la morue, que cela valut le sobriquet de « mangeurs de morue » à la population. Dans la région, les assaisonnements se résument aux herbes salées, aux oignons et à la sarriette. Parmi les plats communs aux différentes régions comme le pâté de viande et le boudin, le plus populaire reste le fricot, une soupe dont il existe une vingtaine de variétés dont au poulet, au poisson, au fruits de mer et au gibier. Un autre plat populaire est la soupe aux légumes et à l'orge, aussi appelée « soupe du dimanche », « soupe à toutes sortes de choses », « soupe à la ferraille » ou « grosse soupe ». Par contre, les mets faits de patates râpées, tels que le chiard et la poutine râpée, sont inconnus de Caraquet. C'est l'une des seules régions où l'on consommait autrefois le castor, la marmotte, l'ours et le goéland.

Une variété particulière de légumes est cultivée en ville, la patate bleue; selon la tradition, elle aurait été emportée de Bathurst par les prisonniers de l'affaire Louis Mailloux, d'où son surnom de « patate de prison »[93].

Caraquet est la ville comptant le plus grand nombre de restaurants par personne dans la Péninsule acadienne avec 16 établissements[94] ; certains sont par contre fermés en hiver. Un établissement sert de la cuisine traditionnelle acadienne tandis que certains autres servent desserts acadiens et plats de fruits de mer. La ville possède aussi le plus ancien restaurant japonais de la province. Les autres restaurants permettent de déguster des plats chinois, vietnamiens, italiens, grecs, québécois et américains. Caraquet compte aussi une fromagerie, une boulangerie et une chocolaterie, toutes artisanales.

Caraquet possède une longue tradition hôtelière. La ville compte une vingtaine d'hôtels et de gîtes, en plus d'un terrain de camping. Le plus ancien et le plus prestigieux est l’hôtel Paulin, un établissement quatre étoile comptant également un restaurant.

Arts[modifier | modifier le code]

La ville dispose de plusieurs salles de spectacle. Dans le port de Caraquet, on retrouve le Carrefour de la mer, la Boîte-Théâtre et le Bot’à Chansons (bot signifie bateau), un bateau où se produisent Émée et Donat Lacroix. Un centre culturel a ouvert ses portes en 2003, incluant un cinéma, une salle de spectacle à géométrie variable, des salles de répétitions, des loges et des bureaux administratifs. Une galerie d’art est établie dans le centre-ville. La région compte plusieurs musées, comme le Village Historique Acadien. En ville se trouvent le Musée Acadien et l’Écomusée de l’Huître, sans oublier la Maison de la culture chrétienne qui est aménagée à l'été au presbytère.

Caraquet dans la culture[modifier | modifier le code]

Une partie du film Acadieman vs le CMA 2009 se déroule dans la ville. Le film Le Secret de Jérôme a été tourné à proximité de la ville et la première eut lieu dans l’ancien cinéma. Le tournage de la télésérie Belle-Baie se déroula principalement à Caraquet et Bouctouche[95].

Le nom Caraquet est utilisé dans plusieurs épisodes de la version québécoise des Simpsons: c'est ainsi un juron dans Homer, qu'on voit danser (Les Aqua-tics en France) et le nom d'un type de nage dans Quand Andy et Bart se rencontrent (Farces et agapes).

Plusieurs chansons sont dédiées à Caraquet ou mentionnent la ville, comme 15 août de Cayouche, Chanter ma vie de Wilfred Le Bouthillier, Gigue à Caraquet de Soldat Louis, Je reviendrai à Caraquet d'Edith Butler et Louis Mailloux de Calixte Duguay.

Il semblerait que le poète John Newell mentionne les fossiles de Caraquet lorsqu'il écrit qu'on peut y voir la tête et les arrêtes d'un poisson mangé par Glouscap[96], un dieu micmac.

Jumelages[modifier | modifier le code]

(Source: [99])

Localisation sur le planisphère des villes jumelées avec Caraquet

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Village-des-Poirier, Maisonnette
baie de Caraquet
Maisonnette, baie des Chaleurs
baie de Caraquet
Drapeau : Québec Québec
baie des Chaleurs
île de Caraquet
Rose des vents
baie de Caraquet,
Bertrand
N Bas-Caraquet
O    Caraquet    E
S
Paroisse de Caraquet Paroisse de Caraquet, Village-Blanchard St-Simon, Paroisse de Caraquet

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Un restaurant porte aujourd'hui le nom Caraquette.
  2. Le Nouveau-Brunswick est officiellement bilingue, c'est-à-dire que l'anglais et le français ont un statut égal.
  3. Il est passé de 3 à 4 ans en 2001. Jusqu'en 1967, les quatre conseillers ayant obtenu le plus de vote étaient élus pour 2 ans alors que les 4 autres ainsi que le maire étaient élus pour un an.
  4. Élection partielle.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. a et b (en) Brad Loewen et Vincent Delmas, « The Basques in the Gulf of St. Lawrence and Adjacent Shores », Canadian Journal of Archaeology/Journal Canadien d’Archéologie, no 36,‎ décembre 2012, p. 351-404 (lire en ligne)
  3. a, b, c et d (en) William Francis Ganong, The history of Caraquet and Pokemouche, Saint-Jean, N.-B., New Brunswick Museum,‎ 1948
  4. a et b Paul-Émile Thériault, « Clin d’œil sur nos communautés: Le Pkalge du Micmac ou la Carraque des Normands? », L'Acadie nouvelle,‎ 24 octobre 2005 (lire en ligne).
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  9. Acadienor, « Le Grand Caraquet » (consulté le 25 novembre 2008)
  10. Murielle K. Roy et Jean Daigle (dir.), Démographie et démolinguistique en Acadie, 1871-1991, L'Acadie des Maritimes, Moncton, Centre d'études acadiennes, Université de Moncton,‎ 1993 (ISBN 2921166062), p. 141.
  11. a et b Nouveau-Brunswick, Écorégion des basses terres de l'est, Ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick,‎ 2007 (lire en ligne [PDF]).
  12. Hazouz Bezaz, « Habitats sur mesure », Radio-Canada Nouvelles,‎ 2 août 2007 (lire en ligne)
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  14. JÉ, « Une éolienne à l'école », L'Acadie nouvelle,‎ 12 janvier 2007 (lire en ligne)
  15. Réal Fradette, « Caraquet prend le virage vélo : Les 13 kilomètres de piste cyclable seront asphaltés d’ici 2009 », L'Acadie nouvelle,‎ 24 mai 2006 (lire en ligne)
  16. Pierre Leyral, « Voie de contournement: les travaux vont pouvoir se poursuivre à Caraquet », L'Acadie nouvelle,‎ 19 février 2014 (lire en ligne)
  17. (en) « New freight railroad proposed for New Brunswick’s Acadian Peninsula », TRAINS Magazine,‎ 14 septembre 2007 (lire en ligne)
  18. Radio-Canada, « Pas de traversier entre Caraquet et Paspébiac avant 2006 », Radio-Canada Nouvelles,‎ 10 janvier 2005 (lire en ligne)
  19. a et b Statistique Canada, « Caraquet, Nouveau-Brunswick (Code1315028) (tableau). Profils des communautés de 2006, Recensement de 2006, produit nº 92-591-XWF au catalogue de Statistique Canada. », Ottawa,‎ 13 mars 2007 (consulté le 24 février 2013)
  20. a et b Martin Roy, « «L’Enfant-Jésus est ressuscité» », L'Acadie Nouvelle,‎ 16 avril 2012, p. 7
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Documentaires

  • Corinne Albert-Blanchard, Caraquet : quelques bribes de son histoire, Caraquet, Comité du centenaire de Caraquet,‎ 1967, 146 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louise-Andrée Blanchard et Yvon Cormier, L'art du tintamarre : Caraquet 1979-2009, Caraquet, Éditions Louise-Andrée,‎ 2009, 119 p. (ISBN 9782981125903)
  • Yvon Cormier et Bernard Thériault (collaborateur), Festival acadien de Caraquet, cinquante ans de culture en fête, Lévis, Les Éditions de la Francophonie,‎ 2012, 143 p. (ISBN 9782896273089)
  • J. Antonin Friolet, Caraquet, village au soleil, Fredericton, Fidèle Thériault,‎ 1978
  • (en) William Francis Ganong, The History of Caraquet and Pokemouche, Saint-Jean, New Brunswick Museum,‎ 1948 (lire en ligne)
  • Nicolas Landry, Éléments d'histoire des pêches : La Péninsule acadienne du Nouveau-Brunswick (1890-1950), Sillery, Éditions du Septentrion, coll. « Cahiers des Amériques »,‎ 2005 (ISBN 2894484437)
  • Nicolas Landry, Une communauté acadienne en émergence : Caraquet (Nouveau-Brunswick), 1760-1860, Sudbury, Éditions Prise de parole,‎ 2009, 188 p. (ISBN 978-2-89423-245-3)
  • Clarence LeBreton et Bernard Thériault, Caraquet 1961-1981 : du plus long village du monde à la plus longue rue des Maritimes, Caraquet, Ville de Caraquet,‎ 1981, 106 p.
  • Clarence LeBreton, Caraquet : un album de famille, 1961-2011, Québec, Éditions GID,‎ 2011, 207 p. (ISBN 9782896341238)
  • Clarence LeBreton, La Révolte acadienne, Moncton, Les Éditions de la Francophonie,‎ 2002 (ISBN 2-923016-03-3)
  • Clarence LeBreton, Le Caraquet Flyer, Montréal, Les éditions du Fleuve,‎ 1990, 182 p. (ISBN 2-89372-038-2)
  • Clarence LeBreton, Le collège de Caraquet, 1892-1916, Montréal, Les Éditions du Fleuve,‎ 1991, 265 p.
  • Martin J. Légère, Une idée qui vient de loin, Caraquet, Caisse populaire de Caraquet,‎ 1987, 97 p.
  • Martin J. Légère, Villa Beausejour Inc, historique 1967-1987, Ser d'Imprimerie A Roy,‎ 1987, 36 p.
  • Donat Robichaud, Éphémérides du Grand-Caraquet : incluant Bas-Caraquet, Caraquet, Haut-Caraquet, Bertand, Paquetville, D. Robichaud,‎ 2008, 261 p.
  • Gérard Saint-Cyr, L'école et l'industrie des pêches du Nouveau-Brunswick, Lévis, Éditions Faye,‎ 1998, 119 p. (ISBN 2921824094)
  • Fidèle Thériault, Les familles de Caraquet, Caraquet, Fidèle Thériault,‎ 1985

Revues

  • Coup d'œil, bulletin d'information trimestriel de la municipalité, [lire en ligne].
  • Revue d'histoire de la Société historique Nicholas Denys, revue historique trimestrielle sur la Péninsule acadienne, publiée à Shippagan.

Pièces de théâtres

Romans, poésie et biographies

  • (en) Albert Gionet, Middle Caraquet : The Lean Years : A Memoir, Pompano Beach, Exposition Press of Florida,‎ 1987, 160 p. (ISBN 0682403539)
  • Odette Haché, Le vécu de ma famille : poignée de souvenirs de 1909 à 2001, Caraquet, Jeanne Cormier-Mourant,‎ 2001, 34 p.
  • Edmond L. Landry, Alexis, Lévis, Les Éditions de la Francophonie,‎ 2003 (ISBN 2849640220)
  • Claude Le Bouthillier, Caraquet, la grande, Tracadie-Sheila, Éditions La Grande marée,‎ 2012, 239 p. (ISBN 9782349722836)
  • Claude Le Bouthillier, Le Feu du mauvais temps, Montréal, XYZ éditeur,‎ 2004 (ISBN 2849640220)
  • Édith Léger, Du temps de la grise, Caraquet, Éditions Franc-jeu,‎ 1993, 127 p. (ISBN 2921517035)

Filmographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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