Jean-Pierre Haigneré

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Jean-Pierre Haigneré
Image illustrative de l'article Jean-Pierre Haigneré

Nationalité Drapeau de France Français
Naissance 19 mai 1948 (66 ans)
Paris, France
Durée cumulée des missions 209 j 12 h 25 min
Sélection 1985 CNES Groupe 2, 1998 ESA Groupe
Mission(s) Soyouz TM-17
Mir Altair
Soyouz TM-16
Soyouz TM-29
Insigne Soyuz TM-17 patch.png Soyuz TM-16 patch.png Soyuz TM-29 logo.png

Jean-Pierre Haigneré, né à Paris (France) le 19 mai 1948 est astronaute de l'Agence spatiale européenne (ESA). Il est l'époux de la spationaute, scientifique et femme politique Claudie Haigneré.

Formation[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Haigneré entre à l'École de l'Air de Salon-de-Provence en 1969 et obtient un diplôme d'ingénieur en 1971. Breveté pilote de chasse à Tours en 1973, il est pilote de chasse puis commandant d'escadrille jusqu'en 1980, à la 13e escadre de chasse de Colmar, sur Mirage 5 et Mirage III E.

Il suit la formation de pilote d'essai de l'ETPS à Boscombe-Down (en) en Grande-Bretagne dont il sort diplômé en 1981 après avoir passé sa thèse finale sur le Harrier (avion à décollage et atterrissage vertical).

De retour en France, il est responsable de la mise au point de l'une des versions du Mirage 2000 et de la présentation en vol du Dewoitine D.520 au Centre d'Essais en Vol de Brétigny-sur-Orge[1].

En 1983, il est nommé chef pilote d'essai. Il totalise 5 500 heures de vol sur 102 types d'avions différents dont 1 800 en essais en vol. Il possède la licence de pilote de ligne, pilote d'essai, pilote de montagne et d'hydravion.

Activités de spationaute[modifier | modifier le code]

Sélectionné en tant que spationaute par le CNES en 1985, il supervise la division Vols habités au sein de la direction Hermès et Vols habités de 1986 à 1989. À ce titre, il participe aux études préliminaires de l'avion spatial Hermès.

D'autre part, il développe et met au point le programme Caravelle Zéro G (vol parabolique) dont il devient ensuite le responsable technique et opérationnel.

En décembre 1990, il est désigné comme doublure de Michel Tognini pour le vol spatial franco-russe Antarès et suit un entraînement à la cité des étoiles près de Moscou.

Mission ALTAÏR[modifier | modifier le code]

De novembre 1992 à juin 1993, désigné membre de la 4e mission spatiale franco-russe dénommée ALTAÏR, il s'entraîne à la mise en œuvre d'une dizaine d'expériences scientifiques relatives aux sciences de la vie, au comportement de fluides et matériaux en micropesanteur ainsi qu'à des recherches à caractère technologique. Parti du cosmodrome de Baïkonour le 1er juillet 1993, il rejoint la station spatiale MIR le 3 juillet en compagnie du commandant de bord Vassili Tsibliev et de l'ingénieur de bord Alexandre Serebrov. Il revient sur Terre le 22 juillet 1993, en compagnie de l'équipage présent à bord de la station depuis 6 mois, composé du commandant de bord Guenadi Manakov et de l'ingénieur de bord Alexandre Polechtchouk.

En 1994, il obtient une qualification sur Airbus, appareil destiné à succéder à la Caravelle Zéro G et qui permettra au CNES de poursuivre les campagnes de vol en micropesanteur, avec des expériences à bord, aussi bien françaises qu'européennes.

En septembre 1995, il est chargé de mission pour les Affaires spatiales auprès de l'ambassade de France à Moscou. Parallèlement, il est chargé d'assurer l'interface entre le centre de contrôle russe de Kaliningrad, près de Moscou, et l'équipage de la station Mir pendant toute la mission Mir 95.

En décembre 1996, il est désigné suppléant de la mission PEGASE.

Mission PERSEUS[modifier | modifier le code]

En mai 1998, Jean-Pierre Haigneré est sélectionné comme membre du corps européen des astronautes de l’Agence spatiale européenne ; il est mis à la disposition du CNES comme spationaute expérimentateur et ingénieur de bord de l'équipage titulaire désigné pour la mission franco-russe PERSEUS qui s'est déroulée à bord de la station spatiale Mir du 22 février au 28 août 1999. Cette mission de longue durée (186 jours), qui comportait en outre une sortie extra-véhiculaire, fit de lui celui qui passa le plus de temps, hors cosmonaute russe, dans la station[2].

À l'issue de ce vol, Jean-Pierre Haigneré rejoint le centre des astronautes européens à Cologne en Allemagne en tant que chef des astronautes de l'ESA.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2009, il fait une apparition dans le film de Riad Sattouf, Les Beaux Gosses, dans un rôle de professeur de Technologie.

Décorations[modifier | modifier le code]

  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Chevalier de l'Ordre National du Mérite
  • Ordre Russe du Courage
  • Médaille Russe du Courage Personnel

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Eurospace
  2. Jacques Villain, MIR, le voyage extraordinaire, Le cherche midi,‎ 2001 (ISBN 2862748846), p. 19

Liens externes[modifier | modifier le code]