Tréflez

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Tréflez
La mairie
La mairie
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouescat
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Kernic
Maire
Mandat
François André
2014-2020
Code postal 29430
Code commune 29287
Démographie
Gentilé Tréflézien, Tréflézienne
Population
municipale
909 hab. (2011)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 23″ N 4° 15′ 40″ O / 48.623, -4.2612 ()48° 37′ 23″ Nord 4° 15′ 40″ Ouest / 48.623, -4.2612 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 77 m
Superficie 15,76 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel de la mairie de Tréflez

Tréflez [tʁeflɛz] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

La coupe et le ramassage du goémon : la querelle avec Plounévez-Lochrist[modifier | modifier le code]

La collecte du goémon a suscité pendant des siècles de nombreuses querelles entre les habitants des paroisses littorales, comme l'écrit Antoine Favé :

« Du Corréjou à l'anse de Kernic, nous sommes sur les lignes d'un littoral aussi fertile en discussions héroïques, en batteries classiques, en procès interminables, qu'en gros temps et mauvais temps. Les administrateurs, les juges, les agents vigilants de la douane et de la maréchaussée, furent bien souvent mis sur les dents par les disputes, maintes fois meurtrières, de Plounéour-Trez, Goulven, Tréflez, Plounévez-Lochrist, Cléder, au sujet des délimitations de territoires et de questions de propriété touchant cette question vitale de la récolte du goémon[1]. »

Augustin Bonnevez, recteur de Plounévez-Lochrist, dans une lettre du 2 janvier 1775 adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche en réponse à son enquête sur la mendicité, écrit (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Par les ordonnances de la Marine, il est défendu aux habitants de recueillir ailleurs que dans l'estendue des côtes de leurs paroisses et de les vendre aux forains [étrangers à la paroisse] à peine de 50 livres d'amende et de confiscation des chevaux et harnois. Cet article cause beaucoup de querelle et de batterie [dispute violente] entre mes paroissiens et ceux de Tréflez, qui ont des Roches vis-à-vis de leurs paroisses sur lesquelles il croît du goesmon que mes paroissiens leur oppose d'aller couper, fondez sur ce qu'il y a une langue de terre de ma paroisse qui avance dans la mer et sépare la côte de Tréflez de la grande mer ou sont ces roches. Il y a deux ou trois ans que ceux de Tréflez firent signifier à mes paroissiens et à ceux de Goulven une défense de couper du goesmon sur les Roches, ce qui occasionna une baterie sur la grève. (...) Les notables de l'une et l'autre paroisse se donnèrent assignation pour terminer ce différent. (...) Il est certain que sur la gresve qui est du costé de Tréflez, la mer jette du gouesmon plus qu'il n'est besoin. La raison qui les porte à vouloir aller aussy à la couppe est pour en vendre aux forains, ce que font tous les habitants de cette coste, tant de la paroisse de Plounéour-Trez que de Goulven, Tréflez, Plounévez et Plouescat, et autres, et cela parce que le bois de chauffage manque beaucoup à la coste et que ceux qui vendent du gouesmon acheptent ordinairement du bois à ceux à qui ils le vendent. Je ne vois pas à quoy aboutit la défense de vendre du gouesmon aux forains (...)[2]. »

Cette querelle s'est poursuivie longtemps, comme en témoigne une délibération du Conseil municipal de Plounévez-Lochrist en date de messidor an XII (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Le Conseil municipal de Plounévez-Lochrist assemblé relativement aux troubles portés par les habitants de Tréflez à ceux de Plounévez-Lochrist; en la pocession et droits de ces derniers de couper des goémons sur différents rochers qui avoisinent les deux communes et qu'elles prétendent l'une et l'autre leur appartenir, observe que si, conformément aux anciennes Ordonnances non abrogées, les Rochers fréquentables à gué et qui se trouvent vis-à-vis d'une commune lui appartient, la presque totalité des Rochers dont Tréflez veut évincer Plounévez lui appartient (...) puisque les Rochers prennent source à Guévroc, cy-devant chapelle dépandant de Plounévez. Mais en accorant ces Rochers à Plounévez, ce serait priver la commune de Tréflez, très petite mais agricole, d'un engrais qui lui est nécessaire. Ça toujours été le motif qui a déterminé Plounévez à laisser jouir Tréflez en indivis avec elle des Rochers qui forment encore aujourd'hui la contestation ; mais si c'est faire un tort considérable à l'agriculture de priver Tréflez des Rochers vis-à-vis Guévroc, que seroit-ce donc si la demande extravagante de Tréflez lui était accordée, puisque Plounévez, quatre fois plus considérable en étendue que ne l'est Tréflez, est aussi plus agricole proportionnellement, et cependant Tréflez a la folie de prétendre à la totalité de ces rochers[3]. »

À la suite d'une enquête organisée par une circulaire du 8 juin 1819 du Préfet du Finistère, le conseil municipal de Tréflez répond (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Les pauvres ont la faculté de couper du goëmon deux jours avant les autres habitants[4]. »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'aménagement des dunes et des marais de Keremma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dunes de Keremma.

La seconde moitié du XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1896, un document indique que les Sœurs de l'Immaculée Conception de Saint-Méen assistaient et soignaient gratuitement les malades de Tréflez à domicile[5].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 en cours François André    
2001 2008 Jean Kerdoncuff    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 002 1 182 1 228 1 281 1 371 1 499 1 542 1 497 1 433
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 372 1 403 1 394 1 447 1 370 1 346 1 310 1 267 1 284
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 313 1 362 1 256 1 229 1 235 1 245 1 236 1 076 1 057
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011 -
966 872 826 763 760 862 876 909 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Chiffres publiés par la Communauté de communes de Morlaix

Chiffres récents :

  • 2002 : 8 naissances & 9 décès
  • 2003 : 7 naissances & 12 décès
  • 2004 : 7 naissances & 16 décès
  • 2005 : 12 naissances & 13 décès
  • 2006 : 10 naissances & 9 décès
  • 2007 : 17 naissances & 9 décès
  • 2008 : 12 naissances & 14 décès
  • Célibataires : 30,6 % de la population
  • Couples mariés : 55,5 % de la population
  • Divorcé(e)s : 3,9 % de la population
  • Veufs / Veuves : 10 %

Superficie[modifier | modifier le code]

15,76 km²

Données économiques[modifier | modifier le code]

  • Le taux de chômage en 2007 était de 7,4 % et, en 1999, il était de 9 %
  • Les retraités et les préretraités représentaient 24,2 % de la population en 2007 et 29 % en 1999
  • Le taux d'activité était de 75,3 % en 2007 et de 65,2 % en 1999

Patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Ediltrude
La chapelle Saint-Guevroc

Événements[modifier | modifier le code]

Plaque commémorative d'Armand Rousseau dans le cimetière de la commune
  • Pardon de Tréflez, chaque année le 23 juin
  • Nuit des étoiles[8]
  • Concours de pêche, chaque année une édition en juillet et une édition en août (parking d'Enez Vian - ancien poste de secours)

Vie associative[modifier | modifier le code]

  • Association des plaisanciers
  • Amicale des maquettistes de la Côte des Légendes
  • Comité de jumelage

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f174.image
  2. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f180.image
  3. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f182.image
  4. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f196.image
  5. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, numéro 1, 1896, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5802221d/f627.image.r=Bourg-Blanc.langFR
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  8. La nuit des Étoiles

Lien externe[modifier | modifier le code]

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