Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis LGBT)
Aller à : navigation, rechercher
Les couleurs de l'arc-en-ciel font partie des symboles LGBT.

Lesbiennes, gays, bisexuels et trans ou LGBT est un terme utilisé pour désigner les personnes non hétérosexuelles et, ou cisgenres. Cette expression peut désigner les personnes mais également des organisations. Le terme de « gay » est souvent utilisé improprement pour désigner l'ensemble de la communauté LGBT, bien qu'il ne se réfère qu'à l'une de ses composantes (les hommes homosexuels)[1],[2].

« LGBT » est parfois complété par la lettre I pour inclure les personne intersexuées ou Q pour queer ou en questionnement : LGBTI, LGBTIQ. Les termes « allosexuel » ou « altersexuel » ont également pu être utilisés.

Définitions[modifier | modifier le code]

Organigramme du terme LGBT (particulièrement détaillé pour la partie transgenre).
  • Bisexualité : se dit de l'attirance envers les personnes des deux sexes, à des degrés divers (en particulier, la bisexualité ne consiste pas en une attirance égale envers les deux sexes[3]).

Études[modifier | modifier le code]

D'après des études américaines, la population s'identifiant comme LGBT se décompose par ordre décroissant par les bisexuels, les homosexuels (les lesbiennes comme les hommes gays) et les transsexuels[4],[5],[note 1].

Par ailleurs, parmi les personnes s'engageant dans des relations homosexuelles, peu sont celles qui excluent les relations hétérosexuelles. Ainsi, d'après une étude française conduite en 1993, 96,6% des hommes ayant eu des relations sexuelles homosexuelles ont aussi entretenu des relations hétérosexuelles[6]. Des études américaines ou danoises donnent des chiffres tout aussi considérables (de 90 à 96 %), ce qui montre que l'homosexualité (l'orientation sexuelle unique et exclusive envers les personnes de même sexe) est un comportement sexuel très marginal parmi les personnes s'engageant dans des relations avec des personnes de même sexe[6].

Au cours des XXe et XXIe siècles, des études ont été menées en Occident pour tenter de déterminer la proportion de la population s'étant engagée dans des relations de nature homosexuelle. Ainsi, Alfred Kinsey, dans une étude menée en 1948, a découvert que 46 % des sujets masculins interrogés (5 300 personnes) et de 6 à 14 % des femmes avaient eu une expérience sexuelle avec une femme et un homme, ou que ces personnes avaient déjà sexuellement « réagi » à des personnes des deux sexes[7].

Shere Hite est l'auteure d'une étude sur la sexualité masculine, Le Rapport Hite sur les hommes. Elle découvre dans ses recherches que 43% des hommes sondés ont eu, durant leur enfance ou leur adolescence, des rapports sexuels avec d'autres garçons, sans que cela ne les empêche de mener ou de développer plus tard dans leur vie une sexualité hétérosexuelle[8].

Néanmoins, ces pratiques ne se retrouvent que rarement dans l'identification à la communauté LGBT : nombreuses sont les personnes s'étant engagées dans des relations avec des personnes de même sexe qui ne s'identifient pas, pour diverses raisons, comme « homosexuels » ou « bisexuels[3]. » Cela peut être dû à des raisons culturelles : par exemple, se présenter comme « hétérosexuel » lorsque l'on s'engage dans des relations homosexuelles et hétérosexuelles est une pratique généralisée en Amérique latine[9].

Une étude de l'IFOP, s'intéressant à l'électorat LGBT dans le cadre de l'élection présidentielle française de 2012 indique que 6,5% des personnes âgées de 18 ans et plus s'identifient comme bisexuel(les) (3,5% de l'électorat), lesbiennes, ou homosexuels (3%), d'après un critère d'auto-identification, et non pas de pratiques (l'étude ne mentionne pas la transsexualité)[10].

Variantes[modifier | modifier le code]

Si l'acronyme LGBT (parfois GLBT) se veut représentatif de la communauté non-hétérosexuelle et est le plus utilisé, il est parfois complété pour être plus inclusif :

Pour éviter ce sigle à géométrie variable, les termes « allosexuel[12] » et « altersexuel » sont parfois utilisés. D'autres locuteurs créent des acronymes, comme QUILTBAG[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'étude du Williams Institute indique toutefois que selon la date des sondages et les différents pays étudiés, les homosexuels déclarés arrivent parfois en première position, devant les bisexuels.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « LGBT : Definition of Terms », Gender Equity Ressource Center, projet associé à l'Université Berkeley
  2. (en) Clinton Andor, « Words that are biphobic and why », UC Davis LGBT Resource Center (lire en ligne), projet associé à l'Université de Californie à Davis
  3. a, b et c (en) Meg Barker, Christina Richards, Rebecca Jones, Helen Bowes-Catton, Tracey Plowman, Jen Yockney et Marcus Morgan, « The Bisexuality report : Bisexual inclusion in the LGBT equality and diversity », Centre for Citizenship, Identities and Governance and Faculty of Health and Social Care, The Open University (2012) (lire en ligne)
  4. (en) Gary J. Gates, « How many people are lesbian, gay, bisexual, and transgender? », The Williams Institute, avril 2011
  5. (en) San Francisco Human Rights Commission, « Bisexual Invisibility: Impacts and Recommendations », p. 1
  6. a et b Antoine Messiah, Emmanuelle Mouret-Fourme, « Homosexualité, bisexualité : éléments de socio-biographie sexuelle » In Population, 48e année, n°5, 1993, pp. 1353-1379. (lire en ligne sur Persée.fr)
  7. (en) « Bisexuality », The Kinsey reports, Kinsey Institute.
  8. Shere Hite, Le rapport Hite sur les Hommes, Robert Laffont, 1983, repris par Élisabeth Badinter dans XY, de l'identité masculine (1992), pp. 161-162
  9. (en) « Latin American Gays : living la vida loca », The Economist
  10. François Kraus, « Les électorats sociologiques - Les électorats sociologiques Gays, bis et lesbiennes : Des minorités sexuelles ancrées à gauche », IFOP, janvier 2012 (lire en ligne)
  11. (en) An Activist's Guide to the Yogyakarta Principles
  12. Le terme d'allosexuel se veut un terme parapluie rassemblant « les personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles, transgenres, transsexuelles ou bispirituelles », cf le « Mémoire pour la Stratégie d’action jeunesse 2005-2008 du Gouvernement du Québec » du Regroupement d'entraide pour la jeunesse allosexuelle du Québec (Québec Alliance for Queer Youth) (lire en ligne)
  13. (en) QUILTBAG sur Wiktionnary

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Droits des homosexuels », La puce à l'oreille, RTS Un,‎ 13 mars 2014 (lire en ligne [[vidéo]])
    « Pauline Martin découvre le film « Global Gay » — des réalisateurs Frédéric Martel et Rémi Lainé — sur les droits des homosexuels. La commissaire d'exposition en profite pour rencontrer le réalisateur. En plateau, la Puce parle de la problématique avec Robert Badinter. Avec la participation de Rachida Brakni. »