Gorsedd de Bretagne

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La Gorsedd de Bretagne, de son nom complet Breudeuriezh Drouized, Barzhed hag Ovizion Breizh (en français : Fraternité des druides, bardes et ovates de Bretagne) est une association loi de 1901 créée en 1899[1] sur le modèle de la Gorsedd des bardes de l'île de Bretagne (Gorsedd Beirdd Ynys Prydain, en gallois).

Nomination d'un nouveau barde lors du Gorsedd Digor de 1906 à Saint-Brieuc.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Gorsedd (au pluriel, gorseddau) signifie en gallois « trône » puis par extension « assemblée ». Le correspondant breton, Goursez, est utilisé au féminin comme en gallois, il est d'usage d'écrire la Gorsedd[1].

Création[modifier | modifier le code]

En 1900, lors du IIIe Congrès de l'Union régionaliste bretonne, a été fondé la Gorsedd bretonne, la Goursez Gourenez Breizh vihan (l'assemblée des bardes de la presqu'île de Petite Bretagne). La Goursez de Bretagne reconnaît la prééminence de l'Archidruide de Galles. La Gorsedd de Bretagne a d'abord été une association de fait réunie à Guingamp pour la première fois en 1900. Elle a été créée comme une branche ou une filiale de l'institution équivalente du Pays de Galles. Elle a en effet reçu l'autorisation spéciale du Grand Druide gallois Hwfa Môn lors de l'Eisteddfod de Cardiff en août 1899. La même autorisation de constitution a été donnée au Gorseth de Cornouailles britannique créé en 1928.
La « Gorsedd des bardes de l'Île de Petite Bretagne » n'a été déclarée en préfecture qu'en 1908, la parution au Journal officiel intervenant le 23 novembre (source : règlement intérieur de 1926).
Jean Le Fustec, ayant reçu son titre de barde au pays de Galles, devint le premier Grand Druide de Bretagne[2]. Le titre de druide est conféré depuis 1927 aux bardes et ovates qui sont impliqués dans l'organisation.

Doctrine[modifier | modifier le code]

Le Gorsedd des Bardes de 1907 : le collège bardique chante le Bro gozh ma zadoù de Taldir sur le dolmen de Canac'h-Laëron entre Laniscat et Saint-Nicolas-du-Pélem

L'originalité de l'institution néodruidique bretonne, à l'instar de sa société mère galloise, est de ne pas se positionner comme une religion ou une philosophie particulière, car ses membres ont la liberté de pensée. Les druides ne jouent en aucun cas le rôle d'un clergé et la croyance en Dieu n'est plus obligatoire, alors qu'elle était requise dans le règlement de 1928.
Avec un G majuscule, la Gorsedd désigne l'institution néodruidique - l'association des druides, bardes, et ovates[3] - sinon, il désigne l'assemblée de ces bardes. On utilise parfois en breton le mot Goursez comme équivalent du gallois Gorsedd.
La Villemarqué et plusieurs de ses compagnons, ont été les premiers Bretons reçus au Pays de Galles à l'Eisteddfod d'Abergavenny en 1838. La Gorsedd fait sienne également la filiation traditionnelle des chanteurs et conteurs populaires de Bretagne, tradition remise à l'honneur par Ti Kaniri Breiz, d'abord indépendante, puis section de la Gorsedd pour la promotion du chant traditionnel et la composition de chants nouveaux.
Le terme de barde est, dans l'esprit des promoteurs du XIXe et du XXe siècle, entendu comme générique, parce que, supposant une inspiration spirituelle, c'est pourquoi la Breuriez Breiz, puis la Gorsedd sont souvent désignés en français comme "le collège bardique" ou le "collège des bardes", traduits en breton "Skol Veur ar Varzed", surtout avant 1940. Le fait de réunir et faire coopérer les bardes est aussi appelé le "bardisme".

Il faut distinguer le druidisme des Celtes de la protohistoire et le néodruidisme contemporain, créé au XVIIIe siècle. Selon Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, il n'y a pas de « filiation traditionnelle remontant aux druides de l'antiquité[4] ». Certains bardes ont estimé le contraire, notamment le cinquième grand druide de la Gorsedd, Gwenc'hlan Le Scouëzec, décédé en 2008[5]. La transmission continue n'est absolument pas démontrée historiquement, ni étayé par des travaux scientifiques. Per Vari Kerloc'h, sixième et actuel Grand Druide sous le nom de Morgan, considère le problème "de la filiation traditionnelle remontant aux druides de l'antiquité" comme un critère avant tout inspiré par des considérations de théologie catholique. À ce titre, bien évidemment, il ne s'en réclame pas. Il entend se placer sur le plan du symbolisme à l'instar de certains courants de la franc-maçonnerie qui tracent leur origine depuis le temple de Salomon. Le Grand Druide estime que c'est l'existence du peuple breton et la continuité de sa culture qui fondent avant tout la légitimité du druidisme contemporain.

Objectifs et fonctionnement[modifier | modifier le code]

La Gorsedd déclarait, à sa fondation, « se consacrer à l'étude, à la conservation et au développement des Arts et de la Littérature et des Traditions celtiques ».
Tous les ans a lieu la cérémonie publique en breton du Gorsedd Digor (Gorsedd ouvert ou Assemblée ouverte), le 3e dimanche de juillet. À cette occasion sont reçus les nouveaux membres en présence de délégations du Pays de Galles et de la Cornouailles britannique qui prennent aussi la parole dans une de leurs langues.
Une condition impérative pour être membre actif est de connaître le breton ou de l'apprendre… et l'admission n'a lieu qu'après deux années de probation comme "disciple" au minimum.
Les non-brittophones peuvent être investis comme bardes d'honneur et il n'est pas nécessaire d'être breton pour être admis. Dans la période antérieure à la guerre de 1945, parmi les dizaines de bardes d'honneur investis figurent des élus nationaux et locaux, généralement maires, conseillers généraux, députés ou sénateurs du lieu de la cérémonie druidique annuelle.
Tous doivent revêtir, lors de la réunion annuelle du Gorsedd digor, une saie de la couleur correspondant à leur dignité : blanche pour les druides, bleue pour les bardes et verte pour les ovates.
Le règlement intérieur, rédigé en breton et souvent amendé, définit les principes généraux et les règles de fonctionnement interne. Il inclut aussi la liste des objets rituels constituant le "trésor de la Gorsedd" et une description des rites à accomplir pour le Gorsedd digor et les autres cérémonies. Il est généralement complété par la liste des membres.
Une explication de la stabilité, malgré des périodes d'endormissement, est le système de cooptation par lequel les membres du comité dirigeant (le Poellgor) sont d'abord élevés à la dignité de druide, avant d'être éventuellement appelés à en faire partie, et n'en sortent volontairement que par la démission. Il y a eu cependant des exclusions vers 1910 à l'encontre de catholiques convaincus qui critiquaient le Grand Druide Berthou pour ses opinions tendant vers une religion néo-celtique.
Aujourd'hui, la Gorsedd réunit des hommes et des femmes résidant, pour la plupart, sur le territoire de la Bretagne historique et désireux de chercher dans trois directions la fraternité, la spiritualité et la nationalité (déclaration de la Gouesnière, 1983).

Histoire abrégée de la Gorsedd de Bretagne[modifier | modifier le code]

Théodore Hersart de La Villemarqué (1815-1895) fut le premier Breton à prendre contact avec la Gorsedd britannique, au Pays de Galles. Il prit le nom bardique de Barz Nizon (Le Barde de Nizon, village près de Pont-Aven où il a été élevé). Il créa une « Fraternité des Bardes de Bretagne » (Breuriez Breiz), mais n'aboutit pas à la création formelle d'une Gorsedd.

  • 1838 : La Villemarqué, Auguste Brizeux, Jean-François Le Gonidec, Félix du Marallac'h, Louis de Carné, invités à l'Eisteddfod par la Cymdeithas Cymreigyddion y Fenny (Société des galloisants d’Abergavenny) sont reçus comme bardes par la Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne.
    Le poète Alphonse de Lamartine, ne pouvant se rendre à l’invitation et se posant en chantre de l'unité des Celtes gaulois et ultramarins, fait lire un texte en vers où apparaît l'image de l'épée brisée d'Arthur dont un morceau se trouve de chaque côté de la Manche.
  • 1843 (ou 1857 incertitude sur l'année) : fondation par La Villemarqué de la Breuriez-Breiz (Confrérie bretonne), dont l’activité, très réduite, est purement littéraire et linguistique.
  • 1867 : une petite délégation galloise se rend au Congrès celtique international, à Saint-Brieuc, à l'invitation de la Société d’émulation des Côtes-du-Nord. Les organisateurs du congrès souhaitaient créer une manifestation culturelle bretonne similaire à celle de l'Eisteddfod.
  • 16 août 1898 : La création de l'Union régionaliste bretonne est accompagnée de fêtes à Ploujean (aujourd'hui inclus dans Morlaix) où des acteurs non-professionnels jouent en breton. C'est cette occasion que naît chez quelques personnes, plutôt jeunes, l'idée de créer un collège de bardes rattaché à celui du Pays de Galles, car il est réputé dépositaire de la tradition druidique.
  • 1899 : une délégation bretonne d’une vingtaine de personnes est reçue à la Gorsedd des bardes de l'Île de Bretagne à Cardiff afin de constituer le noyau d’un groupe breton. C'est alors qu'est opérée la première présentation de l’épée d’Arthur.
    Les invités bretons, dont (Anatole Le Braz, Charles Le Goffic, Jean Le Fustec, François Jaffrennou, Léon Le Berre, Lionel Radiguet, Léon Durocher, sont investis comme bardes.
  • Le 1er septembre 1900, une assemblée constitutive se réunit à l’auberge de la Veuve Le Falc’her à Guingamp. Jean Le Fustec (de son nom bardique « Yann ab Gwilherm », puis « Lemenik ») devient le premier Grand Druide de la « Gorsedd de Petite Bretagne » jusqu'à son décès en 1903.
  • 23 novembre 1908 : l’association bardique bretonne est officiellement déclarée le sous le titre de Gorsedd Barzed Gourenez Breiz Izel (Gorsedd des Bardes de la presqu’île de Bretagne).
  • 1909 : Une crise éclate entre les tenants d'un bardisme inspiré des Triades et les tenants du catholicisme émus par les critiques très fortes de l'Église catholique.
  • 1912 : La sortie de l'URB pour fonder la Fédération régionaliste bretonne, largement inspirée par la Gorsedd, marque une période d'expansion de celle-ci (réunion de Douarnenez en août 1912) qui sera stoppée par la guerre de 1914
  • 1913 : La Gorsedd de la Presqu'Ile de Bretagne se tient à Hennebont, en août. Le Docteur Gabriel Desjacques, créateur du Musée d'Art Régional d'Hennebont, en devient un membre d'honneur.
  • Après une première rencontre en 1919 à l'occasion de l'érection d'une statue de Prosper Proux à Guerlesquin, qui réunit Taldir, Francis Gourvil Léon Le Berre, Louis Le Floc'h et Yves Berthou, et une autre pour le monument à Jos Parker à Fouesnant en 1923, Jaffrennou et Le Berre sonnent le rappel des bardes dispersés[6].
  • En 1926 est opéré le "regroupement" de la société qui était inactive depuis 1914, car les règles de la Gorsedd interdisent toute activité pendant les guerres et, aussi, du fait des problèmes personnels d'Yves Berthou, le Grand Druide. François Jaffrennou est investi comme son "coadjuteur" et le représente. Le règlement intérieur est modifié et une cérémonie publique est prévue pour l'année suivante.
  • 13 août 1927. La "Gorsedd public" a lieu à Riec-sur-Bélon en présence de 150 délégués venus des Îles britanniques et la cérémonie du glaive dont les deux parties brisées sont réunies a lieu. Le recrutement est relancé, compensant les pertes dues à l'interruption.

La même année, Le Nouvelliste de Bretagne ouvre une souscription pour venir en aide à Yves Berthou, Grand Druide de Bretagne depuis 1903, empêché, car il est malade et ruiné du fait de la crise. L'appel sera aussi entendu par les bardes de l'autre côté de la Manche.

  • En 1928, dans une lettre polémique répondant à Joseph Loth, le « Collège des bardes » revendique 65 membres actifs et 32 membres d'honneur. Les « désopilants druides » estiment que, si leurs costumes pourraient être qualifiés de carnaval, ce n'est pas moins vrai des costumes des académiciens ou des professeurs de faculté. Pris à partie à propos du procès des autonomistes alsaciens à Colmar, ils répondent que cela concerne l'avenir de la Bretagne, car il signifie « la résurrection du délit d'opinion » et « la mise à disposition de l'État de l'Appareil judiciaire, comme sous Napoléon III »[7].
  • 1929 : Jaffrennou (Taldir) a fait de sa revue trimestrielle An Oaled-Le Foyer breton, l'organe de la Gorsedd et obtient de la municipalité d'Huelgoat qu'elle organise, avec sa société d'édition, Armorica, le Gorsedd public de 1929. Le Grand Druide Berthou précise, à la suite d'attaques du Parti autonomiste breton (PAB), que « Le Gorsedd s'adresse à un public qui n'est pas celui de Breiz Atao, c'est pourtant facile à comprendre ».
  • 1931 : Yves Berthou et Philéas Lebesgue font paraître Dindan dero an Drouized = Sous le chêne des Druides, qui est présenté comme "un volume de philosophie celtique". Les auteurs s'appuient sur les Triades galloises pour présenter une cosmogonie celtique. Taldir, lors de la parution, estime que "le Druidisme n'est pas en contradiction avec la Science, pas plus qu'avec le Christianisme".
  • 1932 : Le Gorsedd digor est l'une des manifestations du « Festival national breton », tenu à Pontivy du 28 au 31 juillet, avec le soutien actif des autorités locales. Le Grand Druide, François Jaffrennou, dans un discours en breton de Vannes, adresse ses respects au président du Conseil et ses salutations au président de la République, Albert Lebrun. Il fait aussi une conférence sur Émile Masson, « un séparatiste » qu'il qualifie aussi de prophète. Il dit que si « nous pensons détenir la Vérité »… « ceux qui proposent d'autres formules ont raison de les présenter et de tâcher de les faire prévaloir », « car, la Bretagne, dit-il, en citant Anatole Le Braz, est pays de diversité ».

À partir de cette année, qui voit une action forte des nationalistes (arrêt forcé du train présidentiel à Ingrandes), la Gorsedd est implicitement mise par Taldir dans le camp des régionalistes dont Taldir est, de facto, le chef de file. Les polémiques avec le Parti National Breton sont de plus en plus violentes, car les régionalistes reprochent aux nationalistes leur manque de patriotisme français (rappel de l'esprit de défense de la Grande Guerre) et leur incapacité à capter l'attention réelle de la population et de ses élus.

  • 1939 : Le Gorsedd digor, tenu le 30 juillet à Vannes au cours du "Festival interceltique", est celui qui a eu le plus grand éclat, car l'ensemble des manifestations est placé sous la présidence du préfet, de l'évêque, du maire, Maurice Marchais, et d'un sénateur, Alphonse Rio, lui-même déjà nommé barde d'honneur. Pour le collège des bardes, il s'agit de célébrer le voyage de 1899 à Cardiff et donc le quarantième anniversaire de la « reprise des relations interceltiques ». Des délégations importantes ont fait le voyage depuis les Îles britanniques.
  • 1947 : Après l'interruption statutaire du temps de la guerre 1939-1945, François Jaffrennou, interdit de séjour en Bretagne, est appelé par les autres bardes à reconstituer la Gorsedd et il en reprend la tête jusqu'à sa mort en 1956.
  • 1956 : Pêr Loisel, Pierre Loisel à l'état civil, devient Grand Druide sous le nom d'Eostig Sarzhaw. Il tombe malade vers 1974 et, atteint de la maladie d'Alzheimer, ne peut bientôt plus assurer la direction du Gorsedd. Il est décédé le 30 octobre 1980.
  • 1980 : Gwenc'hlan Le Scouëzec devient le cinquième Grand Druide. Il engage la Gorsedd sur la voie philosophique et prend position en 1988 contre l'utilisation des symboles celtiques par l'extrême droite. Il condamne le racisme et proclame l'adhésion formelle de la Gorsedd à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Il décède en février 2008.
  • 2008 : Per Vari Kerloc'h, chanteur et syndicaliste, jusque-là adjoint de Gwenc'hlan Le Scouëzec, est élu sixième Grand Druide par le Poellgor (Comité Directeur). Il confirme les orientations humanistes prises par son prédécesseur.
  • 2008 : La Gorsedd a célébré, à l'occasion de son gorsedd digor le centenaire de la mort de Jean Le Fustec, le premier Grand Druide.
  • 2010 : La Gorsedd prend position contre les mesures de répression des installations « sauvages » des Roms venus de Roumanie et de Bulgarie et fustige le « nettoyage ethnique » opéré par l'État.

Positionnement philosophique[modifier | modifier le code]

Après avoir longtemps gardé des relations publiques avec la religion catholique, la Gorsedd de Bretagne se définit depuis les années cinquante comme une société de pensée humaniste non dogmatique. À la demande du Grand Druide Morgan, elle énonce maintenant que la croyance ou non en un ou plusieurs dieux ou déesses, est laissée à l'appréciation individuelle de chaque membre, la Gorsedd ne professant aucune vérité sur ce point.

La Gorsedd réunit des hommes et des femmes aux parcours différents. Elle compte ainsi des membres d'origine ou de culture athée, agnostique, chrétienne, musulmane ou juive.

La Gorsedd de Bretagne a condamné l'utilisation des symboles celtiques par l'extrême droite (Déclaration d'Imbolc, 1988), condamnant du même coup le racisme et l'antisémitisme. À cette occasion, elle a proclamé sa pleine et entière adhésion à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948.

Le successeur de Gwenc'hlan Le Scouëzec a pleinement confirmé ces évolutions.

Les Grands Druides de Bretagne[modifier | modifier le code]

Les membres de la Gorsedd de Bretagne les plus célèbres[modifier | modifier le code]

Membres actifs[modifier | modifier le code]

Bardes d'honneur[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b voir, le site officiel de la Gorsedd de Bretagne
  2. Le titre de « Grand druide » est une invention galloise contemporaine de la création de la Gorsedd britannique en 1792.
  3. Ces titres sont empruntés à l'Antiquité celtique où ils désignaient des spécialisations de la classe sacerdotale. Cette classe sacerdotale a disparu avec la romanisation des Celtes continentaux et insulaires, exception faite de l'Irlande où la civilisation celtique a perduré jusqu'à l'évangélisation de l'île.
  4. La Civilisation celtique, page 184, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990, (ISBN 2-7373-0297-8). Christian-J. Guyonvarc'h est philologue, spécialiste des langues celtiques et Françoise Le Roux était historienne des religions.
  5. Médecin de formation, Gwenc'hlan Le Scouëzec est cofondateur du mouvement maçonnique « Les Forestiers d'Avallon » (voir Rite forestier). Il estimait que la Grande-Bretagne ayant été évangélisée par le Patriarcat d'Antioche, celui-ci avait incorporé la tradition druidique "par osmose" et que lui-même, ayant été investi par un mystérieux initiateur relié à Antioche, était une sorte d'évêque druide sans obligation d'agir comme un clerc chrétien.
  6. Philippe Le Stum, Le néo-druidisme en Bretagne…, p. 151.
  7. Echos du procès de Colmar. In : An Oaled  : Le Foyer breton, T. 4, n° 19-21, 3e trimestre 1928
  8. Voir, An Oaled-Le Foyer breton, n°30, 1929, p. 969.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Jigourel, Les Druides : Modernité d'une tradition millénaire, Coop Breizh, Rennes, 2002, (ISBN 2-84346-172-3).
  • Gwenc'hlan Le Scouézec, La Tradition des Druides : les druides à l'époque moderne (1493-2001), Braspart, Beltan, 2002. Plaidoyer pour une tradition druidique en Bretagne par le Grand Druide de Bretagne en exercice.
  • Philippe Le Stum, Le Néo-druidisme en Bretagne - Origine, naissance et développement, Éditions Ouest-France, coll. « De mémoire d'Homme : L'Histoire », Rennes, 1998, (ISBN 2-7373-2281-2).
  • Michel Raoult, Les Druides, les sociétés initiatiques contemporaines, éditions du Rocher, 1992.(ISBN 2-268-02336-2)
  • Christian-Joseph Guyonvarc'h et Françoise Le Roux, Les druides, éditions Ouest-France
  • Yves Berthou ; Philéas Lebesgue, Dindan dero an Drouized = Sous le chêne des druides, Paris, Heugel, 1932.
  • Docteur Charles Picquenard, Le néodruidisme, Paris, Honoré Champion, 1909, 33 p. Tiré à part d'un article paru dans la Revue de Bretagne. Réfutation d'une tradition ininterrompue du druidisme.

Lien externe[modifier | modifier le code]