Saint-Aubin-du-Cormier

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Saint-Aubin-du-Cormier

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Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères
Canton Saint-Aubin-du-Cormier (chef-lieu)
Code Insee abr. 35253
Code postal 35140
Maire
Mandat en cours
Marie-Thérèse Auneau
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Aubin-du-Cormier
Site internet ville-staubinducormier.fr
Démographie
Population 3 523 hab. (2006[1])
Densité 129 hab./km²
Aire urbaine 11 826 hab.
Gentilé Saint-aubinais, Saint-aubinaise
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 15′ 37″ Nord
         1° 23′ 51″ Ouest
/ 48.260278, -1.3975
Altitudes mini. 54 m — maxi. 123 m
Superficie 27,41 km²

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Voir la carte administrative

Saint-Aubin-du-Cormier (Grand'St Aubin en gallo et Sant-Albin-an-Hiliber en breton) est une commune française, située dans le département d'Ille-et-Vilaine et la région Bretagne.

« Saint-Aubin-du-Cormier, la vieille ville étageant ses pignons pittoresques au versant de la montagne »
    — Paul Féval (Blanchefleur)

Sommaire

[modifier] Géographie

Saint-Aubin est une étape intéressante pour les touristes. En venant de Fougères on aperçoit de loin sa silhouette sombre et solitaire dentelant une longue crête et se détachant sur le ciel à 113 mètres d'altitude.

Saint-Aubin-du-Cormier est situé à 29 km au nord-est de Rennes et à 49 km au sud du Mont Saint-Michel dans le pays de Fougères.

Les communes limitrophes sont Mézières-sur-Couesnon, Saint-Jean-sur-Couesnon, Saint-Georges-de-Chesné, Mecé, Livré-sur-Changeon, Liffré, Gosné, Ercé-près-Liffré et Gahard.

Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Aubin-du-Cormier fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 519 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 56 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 15 taxons protégés et 53 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [2].

[modifier] Histoire

[modifier] Les origines

Là végétait un petit village, mais un duc de Bretagne, Pierre Ier de Bretagne ou Pierre de Dreux, y construisit un château fort en 1223. Ce souverain se plaisait dans ce lieu « à cause de la bonté de l'air et de la commodité de la chasse », selon Jacques Levron, mais la surveillance de la frontière et l'indiscipline des seigneurs de Fougères et de Vitré y étaient pour beaucoup. Bien que peu obéi, ce prince, que les Anglais appellent Mauclerc car il régentait le clergé, groupe à Nantes soixante-deux seigneurs qui signent, le 17 avril 1225, un édit accordant aux habitants des privilèges étendus : l'exemption d'impôts, la permission de négocier, l'usage du bois ; il suffit de payer cinq sous et de servir dans l'armée ; aux bourgeois le duc accorde une charte et aux colons la liberté. Ces privilèges sont, confirmés par les ducs et les rois.

La ville était entourée de douves et de murailles. On en sortait par la Porte-Carrée, face au faubourg de la rue de l'Ecu, et la Porte Saint-Joachim, d'où la rue de la Garenne menait au Bourg-aux-Loups veillé par un vieux calvaire et un ancien manoir.

La première église, Saint-Malo, fut bâtie sur les rochers de Bécherel, par delà l'étang. Ruinée, on la remplaça par la Chapelle Ducale, au Carroir. Saint-Aubin avait, dit-on, trois recteurs : celui désigné par l'évêque, le chapelain ducal et le prieur de Saint-Jean, maître de Bécherel. Un curé-doyen réside au presbytère, ancien hôpital Saint-Antoine. Sous l'Ancien régime, Saint-Aubin était chef-lieu d'une sub-délégation, groupant une vingtaine de paroisses. On y trouvait une barre royale de justice, une prison et une potence. Pendant la Révolution, la ville s'appela Montagne-la-Forêt et une commission militaire y siègea. Au XIXe siècle, deux brigades de gendarmerie veillaient à la sûreté des campagnes.

Le marché, fondé en 1237 par le duc, était très fréquenté. Les auberges du Mauure, du Cheval-Blanc, de l'Ecu et de la Tête-Noire grouillaient de monde car les affaires marchaient bon train comme l'atteste un guide au temps des diligences : " Fabriques de cuirs et de poterie de terre commune. Education des abeilles. Commerce considérable de beurre frais, de toiles, d'étoffes communes, miel, cire, sel, gibier, sarassin, instruments aratoires ". La poste aux chevaux se trouvait rue de l'Ecu, face à l'ancienne route de Fougères, au lieu dit Grosse-Roche. On montre la prison du duc d'Orléans dans une cour de la rue Porte-Carrée.

Le 24 juillet 1488, la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier voit la défaite de l'armée bretonne face à l'armée française.

Pendant le mois de juin 1796, les chouans remportèrent une petite victoire sur les républicains au combat de Saint-Aubin du Cormier, près de la commune, lors de la Chouannerie.

[modifier] Économie

Les richesses minérales sont peu exploitées, à part la belle pierre du pays, et pourtant il y a du fer, du zinc, du plomb, de l'antimoine et même de l'or. La baronne de Beausoleil avait annoncé l'existence du métal précieux et les analyses des savants ont révélé sa présence dans le quartz et les pyrites des deux carrières de la route de Sens...

[modifier] Administration

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
mars 2001 mars 2008 Marie-Thérèse Auneau
mars 2008 Marie-Thérèse Auneau [3] Retraitée
Toutes les données ne sont pas encore connues.

[modifier] Démographie

Évolution démographique
(Source : INSEE[4])
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007
1 798 1 714 1 776 2 235 2 040 2 746 3 523
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

[modifier] Personnages célèbres

[modifier] Monuments et lieux touristiques

  • Eglise Saint-Aubin, néo-romane (1899-1902), par l'architecte Henri Mellet.
  • Château de Saint-Aubin, XIIIe siècle, en ruines.
  • Dans le joli bois de Rumignon, on admire un site pittoresque un des premiers classés par les Beaux-Arts dans la région : les Roches-Piquées et la Roche-Marie, masses de gros blocs entassés de façon bizarre par un caprice de la nature. Un autre groupe de rochers semble une allée couverte, une grotte aux fées, et les jeunes filles vont la toucher dans l'espoir de se marier dans l'année. Des hâches de pierre furent découvertes en ce bois ainsi que des coins de bronze et une couronne en silex noir.
  • A Bécherel, les rochers sont curieux. Un énorme bloc reste en équilibre et l'on joue à le balancer.
  • Manoirs : Bourg-aux-Loups, la Mottaye, la Bellangerie.
  • Un camp militaire, où est basé le 11e régiment d'artillerie de marine, se trouve à la Lande d'Ouée, près de la forêt de Haute-Sève

[modifier] Jumelages

[modifier] Références

[modifier] Voir aussi

[modifier] Bibliographie

  • Tony le Montreer,Saint-Aubin-du-Cormier, son histoire, ses curiosités, ses environs. Éditions du Groupement touristique de Saint-Aubin-du-Cormier, 1958.
  • Jérôme Cucarull, Le canton de Saint-Aubin-du-Cormier, vers 1780-1810. Espoirs et combats quotidiens dans une région rurale à l'époque révolutionnaire, Éditions Chemin faisant, 2009.

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

  1. données officielles 2006 sur le site de l’INSEE
  2. Louis Diard, La flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  3. « Les maires élu du 1er tour », dans Dimanche Ouest-France, no 534, 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688) 
  4. Saint-Aubin-du-Cormier sur le site de l'Insee
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