Saint-Aubin-du-Cormier

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Saint-Aubin-du-Cormier
Les ruines du château.
Les ruines du château.
Blason de Saint-Aubin-du-Cormier
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères
Canton Saint-Aubin-du-Cormier (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Saint-Aubin-du-Cormier
Maire
Mandat
Jérôme Bégasse
2014-2020
Code postal 35140
Code commune 35253
Démographie
Gentilé Saint-Aubinais
Population
municipale
3 547 hab. (2011)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 15′ 37″ N 1° 23′ 51″ O / 48.260278, -1.3975 ()48° 15′ 37″ Nord 1° 23′ 51″ Ouest / 48.260278, -1.3975 ()  
Altitude Min. 54 m – Max. 123 m
Superficie 27,41 km2
Localisation

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Saint-Aubin-du-Cormier
Liens
Site web www.ville-staubinducormier.fr

Saint-Aubin-du-Cormier est une commune française située dans le département d'Ille-et-Vilaine en région Bretagne, peuplée de 3 547 habitants en 2011 (les Saint-Aubinais).

Géographie[modifier | modifier le code]

« Saint-Aubin-du-Cormier, la vieille ville étageant ses pignons pittoresques au versant de la montagne »

— Paul Féval (Blanchefleur)[réf. incomplète]

En venant de Fougères, on aperçoit de loin sa silhouette dentelant une longue crête et se détachant sur le ciel à 113 mètres d'altitude.

Saint-Aubin-du-Cormier est situé à 29 km au nord-est de Rennes et à 49 km au sud du Mont-Saint-Michel dans le pays de Fougères.

Les communes limitrophes sont Mézières-sur-Couesnon, Saint-Jean-sur-Couesnon, Saint-Georges-de-Chesné, Mecé, Livré-sur-Changeon, Liffré, Gosné, Ercé-près-Liffré et Gahard. Saint-Aubin et Mecé ne sont limitrophes que par un quadripoint.

Communes limitrophes de Saint-Aubin-du-Cormier
Mézières-sur-Couesnon Saint-Jean-sur-Couesnon Saint-Georges-de-Chesné
Gahard Saint-Aubin-du-Cormier Mecé
Gosné, Ercé-près-Liffré Liffré Livré-sur-Changeon

Toponymie[modifier | modifier le code]

On trouve la forme ancienne Sanctum Albinum de Cormerio (1308)[1].

Le nom de la commune est composé de l’hagiotoponyme « Saint-Aubin » et de l’arbre « cormier » (Sorbus domestica). On trouve plusieurs autres communes nommées « Saint-Aubin » dans les environs, la pus proche étant Saint-Aubin-d'Aubigné.

Son nom est Sant-Albin-an-Hiliber en breton[1] et Le Graund-Saent-Aubein[2] ou Grand'St Aubin[réf. souhaitée] en gallo.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le duc de Bretagne, Pierre Ier de Bretagne dit Pierre de Dreux construit un château fort en 1223, à proximité d’un petit village. Ce château devient un de ses lieux de résidence préférés, « à cause de la bonté de l'air et de la commodité de la chasse », selon Jacques Levron, mais la surveillance de la frontière et l'indiscipline des seigneurs de Fougères et de Vitré y étaient pour beaucoup.

Bien que peu obéi, ce prince, que les Anglais appellent Mauclerc car il régentait le clergé, groupe à Nantes soixante-deux seigneurs qui signent, le 17 avril 1225, un édit accordant aux habitants des privilèges étendus : l'exemption d'impôts, la permission de négocier, l'usage du bois ; il suffit de payer cinq sous et de servir dans l'armée ; aux bourgeois le duc accorde une charte et aux colons la liberté. Ces privilèges sont confirmés par les ducs et les rois.

La ville était entourée de douves et de murailles. On en sortait par la Porte-Carrée, face au faubourg de la rue de l'Écu, et la porte Saint-Joachim, d'où la rue de la Garenne menait au Bourg-aux-Loups veillé par un vieux calvaire et un ancien manoir.

La première église, Saint-Malo, fut bâtie sur les rochers de Bécherel, par delà l'étang. Ruinée, on la remplaça par la chapelle Ducale, au Carroir. Saint-Aubin avait, dit-on, trois recteurs : celui désigné par l'évêque, le chapelain ducal et le prieur de Saint-Jean, maître de Bécherel. Un curé-doyen réside au presbytère, ancien hôpital Saint-Antoine.

Le marché, fondé en 1237 par le duc, était très fréquenté. Les auberges du Mauure, du Cheval-Blanc, de l'Écu et de la Tête-Noire grouillaient de monde car les affaires marchaient bon train comme l'atteste un guide au temps des diligences : « Fabriques de cuirs et de poterie de terre commune. Éducation des abeilles. Commerce considérable de beurre frais, de toiles, d'étoffes communes, miel, cire, sel, gibier, sarrasin, instruments aratoires ». La poste aux chevaux se trouvait rue de l'Écu, face à l'ancienne route de Fougères, au lieu-dit Grosse-Roche. On montre la prison du duc d'Orléans dans une cour de la rue Porte-Carrée.

Le 28 juillet 1488, la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier voit la défaite de l'armée bretonne face à l'armée française.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Sous l’Ancien Régime, Saint-Aubin était chef-lieu d'une sub-délégation, groupant une vingtaine de paroisses. On y trouvait une barre royale de justice, une prison et une potence. Pendant la Révolution, la ville s'appela Montagne-la-Forêt[3] et une commission militaire y siégea. Au XIXe siècle, deux brigades de gendarmerie veillaient à la sûreté des campagnes.

Révolution française[modifier | modifier le code]

L’organisation des fêtes révolutionnaires témoigne de l’accueil favorable de la population de Dol[non pertinent] aux changements apportés par la Révolution française, surtout après la fin de la Terreur :

Pendant le mois de juin 1796, les chouans remportèrent une petite victoire sur les républicains au combat de Saint-Aubin du Cormier, près de la commune, lors de la Chouannerie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1983 mars 2001 Pierre Renault DVD Masseur-kinésithérapeute
conseiller général (1982-2001)
mars 2001 avril 2014 Marie-Thérèse Auneau[7] DVG Enseignante retraitée
conseillère générale (depuis 2012)
avril 2014 en cours Jérôme Bégasse[8]   Cadre commercial
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 547 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2]. Saint-Aubin-du-Cormier est l’une des communes les moins peuplées d’Ille-et-Vilaine.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 460 1 102 1 493 1 766 1 729 1 769 1 896 1 989 1 931
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 989 2 098 2 143 2 104 2 055 2 075 2 148 2 000 1 986
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 904 1 955 1 823 1 624 1 674 1 586 1 643 1 712 2 137
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 798 1 714 1 776 2 235 2 040 2 746 3 523 3 547 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Les richesses minérales sont peu exploitées, à part la belle pierre du pays, et pourtant il y a du fer, du zinc, du plomb, de l'antimoine et même de l'or. La baronne de Beausoleil avait annoncé l'existence du métal précieux et les analyses des savants ont révélé sa présence dans le quartz et les pyrites des deux carrières de la route de Sens…

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments historiques :

Le chevet de l'église Saint-Aubin.

On trouve également de nombreux autres édifices d’intérêt patrimonial :

  • Église Saint-Aubin, néo-romane (1899-1902), par l'architecte Henri Mellet[13].
  • Dans le bois de Rumignon[Où ?], un des premiers classés par les Monuments historiques dans la région : les Roches-Piquées et la Roche-Marie, masses de gros blocs entassés de façon bizarre par un caprice de la nature. Un autre groupe de rochers semble une allée couverte, une grotte aux fées, et les jeunes filles vont la toucher dans l'espoir de se marier dans l'année. Des haches de pierre furent découvertes en ce bois ainsi que des coins de bronze et une couronne en silex noir.[réf. nécessaire]
  • À Bécherel, les rochers sont curieux. Un énorme bloc reste en équilibre et l'on joue à le balancer.
  • Manoirs : Bourg-aux-Loups, la Mottaye[14], la Bellangerie.
  • Un camp militaire, où est basé le 11e régiment d'artillerie de marine, se trouve à la Lande d'Ouée, en limite de la forêt de Haute-Sève.

Au niveau du patrimoine naturel, on trouve surtout la forêt de Haute-Sève. Du point de vue de la richesse de la flore, Saint-Aubin-du-Cormier fait partie des communes du département possédant dans leurs différents biotopes le plus de taxons, soit 519 pour une moyenne communale de 348 taxons et un total départemental de 1373 taxons (118 familles). On compte notamment 56 taxons à forte valeur patrimoniale (total de 207) ; 15 taxons protégés et 53 appartenant à la liste rouge du Massif armoricain (total départemental de 237) [15].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Échiqueté d’azur et d’or de six tires, au franc-canton d’hermine[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Thomas James (né à Saint-Aubin-du-Cormier, mort en 1504), ambassadeur.
  • Jean Meaulle (1757 à Saint-Aubin-du-Cormier - 1826), homme politique.
  • Édouard Éveno (1884 à Saint-Aubin du Cornier - 1980), peintre animalier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Tony le Montreer, Saint-Aubin-du-Cormier, son histoire, ses curiosités, ses environs, Éditions du Groupement touristique de Saint-Aubin-du-Cormier, 1958.
  • Jérôme Cucarull, Le Canton de Saint-Aubin-du-Cormier, vers 1780-1810. Espoirs et combats quotidiens dans une région rurale à l'époque révolutionnaire, Éditions Chemin faisant, 2009.
  • Jérôme Cucarull, Le château de Saint-Aubin-du-Cormier. Histoire et archéologie d’une forteresse des marches de Bretagne. Bilan de 15 années de recherches, Saint-Aubin-du-Cormier, 2003, 113 pages.

Articles[modifier | modifier le code]

  • Jérôme Cucarull, « Destruction symbolique et persistance emblématique d'un château médiéval, Saint-Aubin-du-Cormier (1490-2004) », in La forteresse à l'épreuve du temps, Editions du CTHS, Paris, 2007, p. 51-61.
  • Jérôme Cucarull, « Identité et commémoration. La constitution d’un lieu de mémoire Breton : la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier (XVIe-XXe siècles) », Annales de Bretagne et des pays de l’Ouest, tome 106, année 1999, n° 4, p. 99-127.
  • Jérôme Cucarull, « Les transformations des bourgs ruraux au XIXe siècle : application de modèles et voies originaux. L'exemple de Saint-Aubin-du-Cormier dans la seconde moitié du XIXe siècle », Mémoires de la Société Archéologique d'Ille-et-Vilaine, t. XCV, 1993, p. 323-350.
  • Jérôme Cucarull, (en collaboration avec Bernard Leprêtre), « Le château de Saint-Aubin-du-Cormier (XIIIe-XVe siècles). Bilan de trois années d'études archéologiques », Mémoires de la Société d'Histoire et d'Archéologie de Bretagne, tome LXIX, 1992, p. 129-162.
  • Jérôme Cucarull, « Un grand chantier de construction à la fin du siècle dernier : l'église de Saint-Aubin-du-Cormier », Le Pays de Fougères, n° 85, 1992, p. 10-14 et n° 86, 1992, p. 14-17.
  • Jérôme Cucarull, « La vie scolaire dans le canton de Saint-Aubin-du-Cormier au XIXe siècle (1830-1910) », Le Pays de Fougères, n° 72, 1989, p. 14-19 et n° 73, 1989, p. 21-27.
  • Jérôme Cucarull, « La vie économique pendant la Révolution et l'Empire (1789-1810), l'exemple du canton de Saint-Aubin-du-Cormier », Le Pays de Fougères, n° 74, 1989, p. 37-44.
  • Jérôme Cucarull, « Réflexions sur l'histoire de Saint-Aubin-du-Cormier, Permanences et ruptures, XVIe-XXe siècles », in Sentinelle de la Bretagne par Yann Bouëssel du Bourg, 1988, p. 68-79.
  • Jérôme Cucarull, « L'évolution d'un bourg vers la modernité Saint-Aubin-du-Cormier, 1850-1910 », Le Pays de Fougères, n° 61, 1986, p. 12-15, n° 62, 1987, p. 20-24 et n° 63, 1987, p. 8-11.
  • Jérôme Cucarull, « Aspects de la vie religieuse sous l'ancien régime, lieux de culte et cultes des saints à Saint Aubin du Cormier XVIe-XVIIIe siècles », Le Pays de Fougères, n° 66, 1987, p. 17-20 et n° 68, 1988, p. 15-19.
  • Jérôme Cucarull, « Pauvreté et assistance en période de disette dans la subdélégation de Saint-Aubin-du-Cormier (dernier tiers du XVIIIe siècle) », Le Pays de Fougères, n° 57, 1986, p. 2-11.
  • Jérôme Cucarull, « L'assistance médicale dans la région de Fougères à la fin du XIXe siècle », Le Pays de Fougères, n° 58, 1986, p. 13-19 et n° 59, 1986, p. 13-15.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Résultats concernant « Saint-Aubin-du-Cormier » », sur la base KerOfis, Office public de la langue bretonne (consulté le 2 novembre 2012).
  2. Fiche descriptive de la ville de Saint-Aubin-du-Cormier sur Geobreizh. Consulté le 13 novembre 2012.
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Louis Dubreuil, « Fêtes révolutionnaires en Ille-et-Vilaine », in Annales de Bretagne, volume 21, tome 4, 1905, p. 398-399
  5. Dubreuil, Fêtes..., p. 401
  6. a et b Dubreuil, Fêtes..., p. 397
  7. « Les maires élu du 1er tour », Dimanche Ouest-France, no 534,‎ 16 mars 2008, p. 10-11 (ISSN 1285-7688)
  8. « Le nouveau maire et ses cinq adjoints ont été élus », Ouest-France, 7 avril 2014.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. « Notice no PA00090763 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Notice no IA00006929 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Notice no PA00090764 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Notice no IA00006930 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Notice no IA00006939 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Louis Diard, La Flore d'Ille-et-Vilaine, Atlas floristique de Bretagne, Rennes, Siloë, 2005, carte p. 170.
  16. « GASO, la banque du blason - Saint-Aubin-du-Cormier Ille-et-Vilaine » (consulté le 24 juin 2013)