Bataille de Rivoli (1797)

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Bataille de Rivoli
Bonaparte à la bataille de Rivoli, tableau de Félix Philippoteaux, 1844.
Bonaparte à la bataille de Rivoli, tableau de Félix Philippoteaux, 1844.
Informations générales
Date 14 - 15 janvier 1797 (24 et 25 Nivôse An 5)
Lieu Rivoli Veronese
nord de l'Italie
Issue Victoire française décisive
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Napoléon Bonaparte Josef Alvinczy
Forces en présence
30 000 hommes 65 000 hommes
Pertes
5 000 morts ou blessés 14 000 morts, blessés ou prisonniers
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Batailles
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La bataille de Rivoli a eu lieu le 14 et 15 janvier 1797 aux environs de Rivoli Veronese dans le nord de l'Italie, entre l'armée française et l'armée autrichienne. Elle s’inscrit dans la suite de batailles livrées pendant le siège de Mantoue, mené par l’armée d'Italie du général français Bonaparte et les armées autrichiennes envoyées pour délivrer la ville.

Prélude[modifier | modifier le code]

Après la victoire d'Arcole, le général autrichien Josef Alvinczy, trouvant que cette dernière victoire de Bonaparte avait été chanceuse alors que les effectifs français étaient bien inférieurs aux siens (19 000 Autrichiens et moins de 13 000 Français), décide d'attaquer pour soulager Mantoue assiégée.

Bonaparte a distribué ses troupes à moins de trois jours de marche de la région de Mantoue, Rivoli et Vérone.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Alvinczy avec 28 000 hommes attaque Barthélemy Joubert à la tête de 10 000 hommes, le 12 janvier 1797. Ce dernier se replie sur le plateau de Rivoli où il est rejoint par Louis-Alexandre Berthier et par Bonaparte à 2 heures du matin le 14 janvier. On comprend que le général autrichien a fait l'erreur de diviser ses forces. Joubert reçoit l'ordre de reprendre la chapelle de San Marco, et il attaque à 4 heures du matin.

Mais les Français du corps de Joubert sont presque défaits, quand à 9 heures, après douze heures d'une marche forcée, la division d'André Masséna arrive sur le champ de bataille et retourne la situation. À 11 heures, les Français se replient à nouveau et la division autrichienne de Peter Quasdanovich arrive à son tour sur le plateau, mais les soldats autrichiens, pris d'une terreur panique, reculent. Le 15 janvier, Joubert renouvelle l'attaque et poursuit les ennemis défaits.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Bonaparte est libre d'achever le siège de Mantoue, qui capitule le 2 février.

Anecdote : Napoléon appellera Masséna, qui a fait 148 km en deux jours, l'enfant chéri de la victoire. Il dira même mieux que les légions de César.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

  • Dans Le Médecin de campagne, d'Honoré de Balzac l'ex- fantassin Goguelat fait le récit de la Campagne d'Italie et cite toutes les batailles : « Nous étions trente mille va-nu-pieds contre quatre-vingt mille fendants d'Allemands, tous beaux hommes, bien garnis, que je vois encore. Alors Napoléon, qui n'était encore que Bonaparte, nous souffle je ne sais quoi dans le ventre. Et l'on marche la nuit, et l'on marche le jour, l'on te les tape à Montenotte, on court les rosser à Rivoli, Lodi, Arcole, Millesimo, et on ne te les lâche pas. Le soldat prend goût à être vainqueur[1]. »

Jeux de simulations historiques[modifier | modifier le code]


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Édition Charles Furne, 1845, vol.13 p.433