Contributions directes

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En France[modifier | modifier le code]

Les contributions directes sont un ensemble de quatre impôts, dites les quatre vieilles, établies sous la Révolution française. Ces quatre contributions sont toutes des impôts directs, ce qui est une volonté des députés qui les votent, par contraste avec l'Ancien Régime, qui prélevaient surtout des impôts indirects.

Trois sont établies par l'Assemblée constituante en 1790 :

La quatrième imposition, l'impôt sur les portes et fenêtres, est établie en 1798 par le Directoire. Elle ne porte plus le nom de contribution, comporte une forme de progressivité.

Jusqu'au Premier Empire, ces quatre impositions directes suffirent au budget de l'État. Les guerres poussèrent ensuite au rétablissement des impôts indirects.[réf. nécessaire]

Contribution foncière[modifier | modifier le code]

La contribution foncière (loi des 23 novembre - 1er décembre 1790) est assise sur les biens fonciers. Elle remplace la taille réelle des anciens pays d'État et la taille personnelle des pays d’élection, mais concerne tous les biens. Seul le propriétaire est imposé sur la valeur locative de ses biens.

Contribution personnelle mobilière[modifier | modifier le code]

La contribution personnelle mobilière (loi des 13 janvier - 18 février 1791) est assise essentiellement sur le logement. La valeur du loyer de l'habitation du contribuable devait permettre une évaluation approximative de son revenu.

Patente[modifier | modifier le code]

La patente (loi du 2-17 mars 1791) est assise sur l'industrie et le commerce. Elle n'atteint les revenus industriels et commerciaux qu'indirectement, par le truchement du loyer, comme les autres contributions. Ainsi, par exemple, son tarif est fixé à deux ou trois sols par livre du loyer des boutiques, magasins ou ateliers (10 à 15 %).