Georges Couthon

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Georges Couthon
Image illustrative de l'article Georges Couthon
Fonctions
Député de la Législative
9 septembre 179120 septembre 1792
Député de la convention
6 septembre 179210 juillet 1794
Successeur Gilbert-Amable Jourde
Président de la Convention
21 décembre 17935 janvier 1794
Prédécesseur Jean-Henri Voulland
Successeur Jacques Louis David
Membre du Comité de salut public
10 juillet 179328 juillet 1794
Biographie
Date de naissance 22 décembre 1755
Lieu de naissance Orcet, Royaume de France
Date de décès 28 juillet 1794 (à 38 ans)
Lieu de décès Paris, France
Nationalité française
Parti politique Montagnard
Conjoint Marie Brunel en 1787
Enfant(s) Antoine-François-Xavier Couthon
Jean-Pierre-François-Hippolyte Couthon
Profession Avocat, magistrat

Signature

Georges Auguste Couthon, également connu sous le nom d'Aristide Couthon[1], est un avocat, homme politique et un révolutionnaire français, né le 22 décembre 1755 à Orcet, guillotiné le 28 juillet 1794, place de la Révolution, à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un notable auvergnat[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille de notaires royaux originaire de Saint-Sauves-d'Auvergne (village de Beauberty), Georges Couthon est le fils de Joseph Couthon, un notaire né à Orcet le 15 juillet 1721, mort au même endroit le 13 novembre 1787, et de Marie Lafond (née le 28 octobre 1721), fille de Georges Lafond, un marchand de bestiaux clermontois. Marié le 24 mai 1751, le couple a huit enfants, dont quatre morts en bas âge[n 1]. Georges est le quatrième enfant du couple et le second fils survivant. Son frère aîné Pierre devant hériter de l'office de notaire de leur père, il se destine au métier d'avocat.

Après avoir étudié le droit auprès d'un procureur royal de Riom, il se rend en octobre 1780 à Reims, où il séjourne quelques mois, afin d'y achever ses études à l'université. Muni de son titre, il emménage à Paris le 1er avril 1781, dans un appartement, au troisième étage, rue Sainte-Avoye, près du Châtelet, et s'inscrit comme avocat au Parlement de Paris. Toutefois, il semble avoir eu des difficultés à se trouver une clientèle, où il n'est pas connu, et quitte son logement en juillet 1782, avant de rentrer à Clermont-Ferrand. Inscrit au nombre des avocats stagiaires le 21 mai 1783 au barreau de la ville, il s'installe dans un appartement du 18 rue Ballainvilliers[2]. Reçu avocat en 1785 au barreau de Clermont-Ferrand, il se fait remarquer « par la douceur et la politesse de ses manières, son caractère bienveillant et serviable », ainsi que son langage clair, précis et persuasif. Par ailleurs, il donne des consultations gratuites aux pauvres et favorise les intérêts des institutions charitables (il est commissaire du bureau de charité de la paroisse de Saint-Genès en mars 1790[3]). Grâce à sa bonne réputation, il est, avec Jean-François Gaultier de Biauzat, l'un des trois avocats désignés pour former le conseil judiciaire adjoint à l'assemblée du tiers état, à l'assemblée provinciale, le 13 novembre 1787[4]. En septembre 1787, il adhère à la Société littéraire de Clermont-Ferrand.

Par ailleurs, le 2 décembre 1786, il est initié franc-maçon, à la loge Saint Maurice (la plus huppée)[5], à l'Orient de Clermont[6],[7], soit à une date assez tardive ; mais il est reçu maître dès le 3 juin 1787, puis élu orateur six jours plus tard. Surnommé l'avocat des pauvres, il a pu être attiré, selon Pierre-Yves Beaurepaire, par le but philanthropique de la Maçonnerie. Par ailleurs, son déisme et son attachement à la vertu et à la pureté lui semblent en adéquation parfaite avec les Constitutions d'Anderson[8].

Souffrant de douleurs articulaires depuis l'enfance (à dix ans, par exemple, un voyage dans le froid et l'humidité, assis dans un char à découvert, provoque un torticolis), il perd progressivement l'usage de ses jambes à partir de 1782[n 2], malgré divers traitements, notamment des bains d'eaux ou de boues. Ainsi, en 1782, il se rend à Néris-les-Bains, près de Montluçon, réputée pour ses eaux sulfureuses[9]. En dépit de ce handicap, il se marie, le 16 janvier 1787 avec Marie Brunel, fille du notaire-greffier et lieutenant du bailliage d'Orcet Antoine Brunel âgée de 22 ans[10],[11], avec laquelle il a deux enfants, Antoine-François-Xavier[n 3], né le 17 décembre 1787 à Clermont-Ferrand, mort le 8 novembre 1867 à Orcet, et Jean-Pierre-François-Hippolyte, né le 21 janvier 1790 à Clermont-Ferrand[n 4].

L'engagement révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Georges Couthon.

Partisan de la Révolution, il est choisi pour représenter sa paroisse d'Orcet pour les élections aux États généraux[3]. Membre du conseil municipal permanent de Clermont-Ferrand le 14 juillet 1789, il est élu troisième officier municipal de Clermont-Ferrand dès le premier tour de scrutin le 24 janvier 1790 ; Jean-François Gaultier de Biauzat[12], le maire, représentant le département aux États généraux, il préside souvent le conseil municipal. En mars 1790, il est l'un des initiateurs de la « Société populaire des Amis de la constitution », affiliée au club des Jacobins[13]. Le 8 novembre suivant, il devient juge président du tribunal du district de Clermont-Ferrand.

En 1791, il fait paraître sans nom d'auteur une comédie en deux actes intitulée L'Aristocrate converti[14].

Le 9 septembre 1791, il est élu député du Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative, le 8e sur 12 avec 283 voix sur 433 votants. Quittant Clermont-Ferrand, il part pour Paris, où il s'installe au no 366 (devenu 398 par la suite) de la rue Saint-Honoré, dans la maison du menuisier Maurice Duplay, où demeure Maximilien de Robespierre[15]. À l'Assemblée, il se distingue dès les premiers jours par son éloquence et ses idées démocratiques ; lors de la discussion concernant le cérémonial à observer lors de la venue du roi, il propose et fait adopter que les députés le recevraient debout et découverts, mais qu'ils pourraient s'asseoir et se couvrir dès qu'il serait arrivé à la tribune, où il prendrait place dans le fauteuil du président, qu'on l'appellerait désormais « roi des Français »[3], mais ni « sire » ni « majesté ». Le 29 mai 1792, il attaque directement la Cour, qu'il accuse d'être le « foyer de toutes les conspirations contre le peuple ».

S'il marche encore, en s'appuyant sur une canne, en octobre 1791, l'hiver, très précoce, lui est fatal[16]. Pendant l'été, il quitte Paris pour prendre les eaux à Saint-Amand-les-Eaux, en Flandre, dans l'espoir de rétablir sa santé. C'est là qu'il apprend la chute de la royauté, qu'il applaudit. En revanche, il blâme publiquement les massacres de Septembre.

Le 6 septembre 1792, il est réélu député du Puy-de-Dôme à la Convention nationale, le 1er sur 11 « à la pluralité des voix », sur 695 votants. Il refuse d'abord de s'engager dans la lutte qui oppose Girondins et Montagnards, mais, lié d'amitié avec Robespierre[17], il prend position en sa faveur quand il est attaqué, par Barbaroux en octobre et Louvet en novembre, et finit par rejoindre les bancs de la Montagne devant les attaques répétées de la Gironde contre la Commune de Paris et les menaces fédéralistes. Lors du procès de Louis XVI, il vote la peine de mort sans appel ni sursis[3].

Le 26 novembre 1792, il est envoyé en mission dans le Loiret pour y rétablir l'ordre et la circulation des grains. Le 2 et le 3 mars 1793, la Convention le charge par décret, avec Goupilleau de Montaigu et Michel, d'organiser la réunion à la France de la principauté de Salm, intégrée dans le département des Vosges. Rappelés le 30 avril suivant, les trois députés sont de retour à Paris au plus tard le 1er mai[18],[3].

Le 31 mai 1793, il contribue à la chute des Girondins mais demande que l'on use de modération à l'égard des vaincus et se propose comme otage pour tranquilliser Bordeaux sur le sort de ses députés. Il est également l'un des rédacteurs de la Constitution de l'an I.

Un membre du comité de salut public[modifier | modifier le code]

Mandat d'arrêt de Danton et de ses amis, signé par les membres du Comité de Salut public et du Comité de Sûreté générale le 30 mars 1794 (Archives Nationales, Paris).

Adjoint au Comité de salut public le 31 mai et chargé de la correspondance générale, il est nommé membre du comité lors du renouvellement du 10 juillet. Le lendemain, il présente un rapport sur la révolte de Lyon dans lequel il réclame des mesures énergiques mais s'oppose à ce que la ville soit déclarée « en état de rébellion », ne voulant pas qu'on confonde les bons citoyens avec les mauvais. Défenseur des paysans, il fait voter, le 17 juillet, l'abolition complète, sans indemnité, des droits féodaux et le brûlement des titres féodaux. De même, le 20 août, il prend un arrêté contre les anciens privilèges prévoyant notamment, dans son premier article, la destruction de « tous les châteaux-forts, donjons, tours et autres monuments de la féodalité », ainsi que le comblement des « fossés qui les environnent », des citernes et des « souterrains pratiqués auprès », dans son département[3].

Le 21 août, il est envoyé en mission à l'armée des Alpes et dans le Rhône-et-Loire avec Châteauneuf-Randon et Maignet, afin de faire rentrer Lyon dans le rang. Le 1er septembre, sa mission est élargie à la Lozère, mais il ne s'y rend pas[18]. Après s'être assuré du Puy-de-Dôme, où il lève des troupes, il prend la tête d'une armée de 10 000 hommes et fait le siège de Lyon, dont les autorités ont passé outre les tentatives de conciliation en faisant guillotiner Chalier. Entré dans la ville le 9 octobre, il mène une répression modérée : n'appliquant qu'en partie le décret de la Convention qui prescrit sa destruction, il ne fait abattre que quelques maisons. Rappelé à Paris le 9 brumaire an II (30 octobre 1793)[18], la répression deviendra extrêmement violente avec la désignation de Collot d’Herbois et de Fouché[19]. À son arrivée, il reçoit les félicitations de l'Assemblée.

La Nuit du 9 au 10 thermidor an II. Arrestation de Robespierre (détail), estampe de Jean Harriet Fulchran et Jean Joseph François Tassaert, XIXe siècle (Musée Carnavalet, Paris).

Reprenant ses travaux au Comité de salut public, il est élu président de la Convention le 21 décembre 1793, intervient fréquemment sur les questions militaires, fait décréter d'accusation le général Westermann et contribue à la chute des Hébertistes et des Dantonistes[3].

À partir de février ou mars 1794, il utilise un fauteuil « à trémoussoir ou élastique » emprunté au Mobilier national, qui avait appartenu à la comtesse d'Artois et se trouvait à Versailles ; celui-ci est actuellement exposé au musée Carnavalet[20].

Le 27 germinal an II (16 avril 1794), la Convention décide, par décret, de nommer une commission parlementaire « chargée de rédiger en un code succinct et complet les lois qui ont été rendues jusqu'à ce jour, en supprimant celles qui sont devenues confuses ». Couthon est élu le 3 floréal (22 avril 1794), avec Cambacérès et Merlin de Douai, tous deux députés de la Plaine et membres du Comité de législation. Une autre commission étant, quant à elle, « chargée de rédiger un corps d'instruction civile propre à conserver les mœurs et l'esprit de la liberté », il fait adopter le principe qu'elle sera choisie par le Comité de salut public, indiquant qu'« un membre du comité », en l'occurrence Saint-Just, « s'est déjà occupé du travail[21] ».

Le 18 floréal (7 mai 1794), il défend le décret présenté par Robespierre d'après lequel la République française reconnaît l'Être suprême et propose que son discours soit traduit dans toutes les langues et diffusé dans tout l'univers.

Il est rapporteur de la loi du 22 prairial (10 juin 1794), loi dite de « Grande Terreur » corédigée avec Robert Lindet, qui réorganise le Tribunal révolutionnaire, et dont ses adversaires se sont servis pour noircir sa mémoire. Toutefois, selon plusieurs historiens[22],[23], cette loi – qui reprend de nombreux éléments introduits par le Comité de salut public lors de la création de la commission populaire d'Orange[24] – limite les causes d’exclusion politique et remet en cause la systématicité de la répression en rapport avec la faute reprochée ; elle offre une définition plus précise des motifs d’accusation (article 6), ce qui réduit l’arbitraire ; enfin, les articles 10, 11 et 18 stipulent que les Comités de salut public et de sûreté générale doivent pouvoir contrôler les poursuites engagées devant le Tribunal révolutionnaire[n 5]. Pour Albert Mathiez, Jacques Godechot, Jean-Clément Martin ou Olivier Blanc, la Grande Terreur vient de ce que la loi a été sabotée par les adversaires de Robespierre, afin de le discréditer[n 6],[25].

Le 15 et le 19 messidor (3 et 7 juillet 1794), le Comité de salut public l'envoie par arrêté en mission aux armées du Midi, lui délivrant le 19 un passeport « pour aller en mission dans l'intérieur de la République et près les armées du Midi » en compagnie de sa famille, mais il reste à Paris[18].

Le 9-Thermidor et la postérité[modifier | modifier le code]

Portrait de Georges Couthon, par François Bonneville, Musée Carnavalet.

Accusé le 9-Thermidor avec Robespierre et Saint-Just de former un « triumvirat » aspirant à la dictature, il est mis en accusation avec ses collègues, ainsi que Augustin Robespierre (surnommé Robespierre le Jeune) et Le Bas. Enfermé à la prison de la Bourbe, il en est extrait dans la nuit, une heure après minuit, par les membres de la Commune insurrectionnelle, qui lui remettent ce mot signé de Saint-Just et de Robespierre : « Couthon, tous les patriotes sont proscrits, le peuple tout entier est levé ; ce serait le trahir que de ne pas te rendre avec nous à la Commune, où nous sommes actuellement »[26],[27]. Puis ils le conduisent à la Maison commune.

Là, il est arrêté peu après par les troupes fidèles à la Convention ; laissé au bord de l'escalier, il tombe et se blesse à la tête. Porté vers cinq heures à l'Hospice de l'Humanité, il est pansé par le docteur Desault, qui le fait ensuite coucher dans le lit no 15 de la salle des opérations. Interrogé par Jean-Antoine Bucquet, juge de paix de la section de la Cité, envoyé par Léonard Bourdon pour s'assurer de son état, il déclare: « On m'accuse d'être un conspirateur, je voudrais bien qu'on lise dans le fond de mon âme. » De leur côté, Barras et Delmas ordonnent à la section de la Cité d'établir un poste à l'hospice, en rendant le commandant de ce poste responsable sur sa tête de la personne de Couthon. Peu après, le juge de paix Bucquet reçoit l'ordre de le conduire, avec l'officier municipal Gobeau, au Comité de salut public[28], où il retrouve Robespierre à neuf heures. Transféré à la Conciergerie à dix heures et demie, il est exécuté le premier, le 10 Thermidor an II (28 juillet 1794), vers dix-sept heures, demeurant jusqu’à la mort fidèle à la politique et à l'amitié de Robespierre. Puis il est inhumé avec les autres robespierristes au cimetière des Errancis.

Exécution de Robespierre et de ses complices, 10 thermidor an II, 28 juillet 1794. Couthon sur l'échafaud, Robespierre dans la charrette. Gravure, Bibliothèque nationale de France.

Parmi les adresses envoyées à la Convention à la suite du 9-Thermidor, celle des administrateurs du département du Puy-de-Dôme demande pardon d'avoir donné naissance à « l'infâme Couthon »[29]. À Orcet, le fils aîné de Couthon, âgé de six ans et demi, est rebaptisé le 30 thermidor « Antoine Brunel » à la demande de son grand-père maternel, Antoine Brunel, maire de la commune, en séance publique de la municipalité, tandis que son frère Pierre prend le nom de sa mère, Lafond[30],[31].

Le 9 ventôse an III (27 février 1795), la veuve de Couthon obtient 238 francs pour un mois et neuf jours d'indemnité de représentant. De même, le 10 germinal (30 mars 1795), les scellés sont levés, et les biens de Couthon sont remis le 4 floréal (23 avril 1795) à sa veuve et à son père, Antoine Brunel[31]. Fidèle à la mémoire de son mari, celle-ci retourne à Orcet, où elle se remarie le 20 floréal an IX (10 mai 1801) avec Louis Charreyre, un officier de santé originaire de Vic-le-Comte, avec lequel elle a deux filles. Après la mort de son second époux, elle décède, oubliée, 4, rue Saint-Jacques à Clermont-Ferrand le 17 septembre 1843[32], à l'âge de 78 ans, et est inhumée au cimetière des Carmes[33].

On a donné le nom de Georges Couthon à une avenue de Clermont-Ferrand ; à un boulevard de Romagnat ; à une place de Carvin ; à une rue d'Aulnoy-lez-Valenciennes, Avion, Chamalières, Gerzat, Guyancourt, La Rochelle, Les Martres-de-Veyre, Longueau, Orcet, Poitiers et Saint-Germain-Lembron ; à une allée d'Amiens, Martigues et Saint-Herblain. Une loge parisienne du Grand Orient de France porte également son nom, ainsi qu'une loge du Grand Orient de France à l'Orient de Clermont-Ferrand, créée en 1961 et intitulée « Les Frères de Georges Couthon »[34],[35]. Une plaque a été apposée par le Conseil municipal d'Orcet sur la maison natale de Couthon lors du colloque de 1981, et son tablier de maître maçon est conservé au musée d'Orcet[34].

Président de la Convention nationale[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Études et documents
  • Pierre-Yves Beaurepaire, Les Francs-maçons à l'Orient de Clermont-Ferrand au XVIIIe siècle, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal-Clermont II,‎ 1991, 365 p. (ISBN 2877410579, lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Michel Biard, Missionnaires de la République, Paris, CTHS,‎ 2002 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • René Bouscayrol, Georges Couthon, ange ou démon, Riom, l'Atelier neuf,‎ 2002, 287 p.
  • René Bouscayrol, Sur Couthon avant 89 et Couthon à Riom, Aubière,‎ 1982
  • Martine Braconnier, Georges Couthon, conventionnel auvergnat, ou Les métamorphoses de la Raison : 22 décembre 1755-10 thermidor an II, Saint-Julien-Chapteuil, Éditions du Roure,‎ 1996, 287 p. (ISBN 2-906278-17-3) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Françoise Brunel, Thermidor, Paris, Éditions Complexe,‎ 1989, 155 p. (ISBN 2870272758, lire en ligne) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Georges-Léonard Hémeret, Connaissez-vous ces Auvergnats célèbres? 1750-1850, Nonette, Éditions Créer,‎ 1990, 158 p. (ISBN 2902894708, lire en ligne), p. 62-70 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Ferdinand Hoefer (dir.), Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, vol. 11, Paris, Firmin Didot frères,‎ 1856 (lire en ligne), p. 279-281 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Jean-Clément Martin, Violence et Révolution. Essai sur la naissance d’un mythe national, Le Seuil,‎ 2006 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Francisque Mège, Documents inédits sur la Révolution française. Correspondance de Georges Couthon député du Puy-de-Dôme à l'Assemblée législative et à la Convention nationale 1791-1794 suivi de l'Aristocrate converti. Comédie en deux actes de Couthon, Paris, A. Aubry,‎ 1872
  • Francisque Mège, Le Puy-de-Dôme en 1793 et le Proconsulat de Couthon, Paris, A. Aubry,‎ 1877
  • Adolphe Robert, Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889, vol. 2, Paris, Edgar Bourloton,‎ 1889 (lire en ligne), p. 211-212 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Georges Couthon, 22 décembre 1755-28 juillet 1794 (actes du colloque de Clermont-Ferrand et Orcet, 5-6 décembre 1981), Paris, Société des études robespierristes,‎ 1983
Articles
  • Josette Bore, « Georges Couthon, un ami de Robespierre peu connu », Bulletin de l'AMRID, no 8,‎ octobre 1998 (lire en ligne)
  • Josette Bore, « Georges Couthon, Franc-Maçon », Bulletin de l'AMRID, no 15,‎ juillet 2000 (lire en ligne)
  • Josette Bore, « La révolte de Lyon et la mission de Couthon en 1793 (1) », Bulletin de l'AMRID, no 34,‎ juin 2005 (lire en ligne)
  • Josette Bore, « La révolte de Lyon et la mission de Couthon en 1793 (2) », Bulletin de l'AMRID, no 35,‎ septembre 2005 (lire en ligne)
  • Martine Braconnier et Albert Soboul (dir.), Dictionnaire historique de la Révolution française, Paris, PUF, coll. « Quadrige »,‎ 2005, « Couthon Georges Auguste », p. 309-311 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
  • Pascal Cédan, « Orcet à la veille de la Révolution et la famille de Georges Couthon », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 228-237 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • Michel Eude, « La loi de Prairial », Annales historiques de la Révolution française, no 254,‎ octobre-décembre 1983, p. 544-559 (lire en ligne)
  • Jean-Paul Fanget, « Georges Couthon et la disparition du régime féodal dans le Puy-de-Dôme (1789-an II) », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 239-273 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • Pierre Lagueunière, « Forme ancienne et idées nouvelles, analyse de l'Aristocrate converti », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 340-347 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • Élisabeth Liris, « Couthon, déisme ou Raison », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 275-291 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • Élisabeth Liris et Cécile Révauger (dir.), « Franc-maçonnerie entre symbolisme et régénération sociale et culturelle pendant la Révolution française », Lumières, Presses universitaires de Bordeaux, no 7 : « Franc-maçonnerie et politique au siècle des Lumières : Europe-Amériques »,‎ 2006 (ISBN 2867814081, lire en ligne)
  • Michel Morineau, « Prolégomènes à l'étude d'un juste : « Aristide » (ci-devant Georges) Couthon, précédé d'un coup d'œil sur ses bibliothèques », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 292-339 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • « Documents sur Couthon », Annales historiques de la Révolution française, no 253,‎ juillet-septembre 1983, p. 466-493 (lire en ligne)
  • Marie-Madeleine Sève, « Sur la pratique jacobine : la mission de Couthon à Lyon », Annales historiques de la Révolution française, no 254,‎ octobre-décembre 1983, p. 510-543 (lire en ligne) (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
  • Albert Soboul, « Georges Couthon », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983, p. 204-207 (colloque Georges Couthon, Orcet, 1981)
Romans
  • Bernard Chambaz, L'arbre de vies, Paris, Éditions F. Bourin,‎ 1992, 222 p. (ISBN 2-87686-135-6) – roman sur le fils de Georges Couthon, Antoine.
  • Francis Pornon, Georges Couthon, le mal aimé, Paris, Éditions Messidor,‎ 1989, 392 p. (ISBN 220906144X) – roman sur Georges Couthon

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Sur l'origine de ce prénom, voir Louis Paris, Ulysse Robert, Le Cabinet historique, vol. 2, Paris, Au Bureau du Cabinet historique,‎ 1856 (lire en ligne), p. 101-104, première partie, document XX.
  2. Martine Braconnier (1996), p. 33-34.
  3. a, b, c, d, e, f et g Martine Braconnier (2005), p. 309-311.
  4. Pierre-Yves Beaurepaire (1991), p. 246.
  5. Fondée le 10 juillet 1753, reconstituée par la Grande Loge le 13 mars 1773, la loge Saint-Maurice comptait, en 1786, dix officiers nobles, dont le comte de Clermont-Tonnerre. Voir Charles Du Bus, Stanislas de Clermont-Tonnerre et l'échec de la révolution monarchique (1757-1792), Paris, F. Alcan,‎ 1931, XIX-524 pages p., p. 44 ; Daniel Martin, L'identité de l'Auvergne, mythe ou réalité historique : essai sur une histoire, Nonette, Éditions Créer,‎ 2002, 717 p. (ISBN 2909797708), p. 542 ; André-Georges Manry, Histoire de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, Éditions Volcans,‎ 1975, 450 p. (ISBN 2-85260-035-8), p. 305 ; Georges Desdevises du Dezert, L'Église et l'État en France, Paris, Société française d'imprimerie et de librairie, 1907, p. 209.
  6. Sur l'Orient de Clermont, voir Pierre-Yves Beaurepaire (1991).
  7. Selon Élisabeth Liris (2006), p. 108, il est initié le 17 décembre 1786, élevé à la maîtrise le 3 juin 1787, orateur en 1788 et devient premier surveillant le 24 juillet 1789.
  8. Pierre-Yves Beaurepaire (1991), p. 93-96.
  9. Martine Braconnier (1996), p. 58.
  10. « Nouvelles des provinces », L'Ami de la religion, vol. 118, no 3807,‎ 26 septembre 1843, p. 606 (lire en ligne).
  11. Il semble que Marie Brunel soit née le 11 janvier 1765, même si certains avis la font naître le 18 avril 1774. Voir le René Bouscayrol, « L'infirmité et la mort de Couthon », Bulletin historique et scientifique de l'Auvergne, vol. 93, no 692-693,‎ janvier-juin 1987, p. 325-342.
  12. Couthon a commencé sa carrière d'avocat dans le cabinet de Biauzat. Voir Philippe Bourdin, « Révolution et engagement militant à l'aune des biographies », Siècles, Clermont-Ferrand, Presses Universitaires Blaise Pascal-Clermont-Ferrand II, no 11 « Engagements politiques »,‎ premier semestre 2000, p. 12.
  13. Martine Braconnier (1996), p. 41.
  14. Élisabeth Liris (2006), p. 108.
  15. Martine Braconnier (1996), p. 73.
  16. Gérard Walter, Maximilien de Robespierre, Gallimard,‎ 1989, p. 710.
  17. On conserve une lettre de Robespierre à Couthon datée du 20 juillet 1792 où il l'appelle « mon ami ». Voir Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille : les sources originales et des documents entièrement inédits, vol. 2, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie,‎ 1866 (lire en ligne), p. 333.
  18. a, b, c et d Michel Biard (2002), p. 484.
  19. Sur la modération de la répression menée par Couthon, voir la lettre du lyonnais Cadillot à Robespierre, sans date, n° CVI des pièces justificatives à la suite du rapport Courtois, p. 139-143, citée par Ernest Hamel, Histoire de Robespierre d'après des papiers de famille : les sources originales et des documents entièrement inédits, vol. 3, A. Lacroix, Verboeckhoven & Cie,‎ 1867 (lire en ligne), p. 186 ; Louis Blanc, Histoire de la Révolution française, vol. IX,‎ 1867 (lire en ligne), p. 162 ; Aimé Guillon de Montléon, Mémoires pour servir à l'histoire de la ville de Lyon pendant la révolution, vol. III, Baudouin frères,‎ 1824 (lire en ligne), p. 136. « Ah! si le vertueux Couthon fût resté à Commune-affranchie, que d'injustices de moins ! Six mille individus, et non seize cents (comme l'ont dit la commission et les représentans) n'auraient pas tous péri. Le coupable seul eût été puni; mais Collot... ! »
  20. Martine Braconnier (1989), p. 57.
  21. Françoise Brunel (1989), p. 64.
  22. Jean-Clément Martin (2006), p. 221-233.
  23. Olivier Blanc et Michel Vovelle (dir.), L'État de la France pendant le Révolution,‎ 1989, « La Terreur »
  24. Philippe Le Bas, Annales de l'Histoire de France, p. 377.
  25. Olivier Blanc, Les Hommes de Londres, Paris, Albin Michel,‎ 1989.
  26. Françoise Brunel (1989), p. 103.
  27. Plusieurs versions existent. Jean-Philippe Domecq, Robespierre, derniers temps, Le Seuil,‎ 1984, 303 p., p. 261, signale : « il semble que Couthon ait longtemps refusé de sortir de La Bourbe ; et qu'une fois libéré, il se soit rendu chez lui. D'où le message pressant que rédige Augustin Robespierre et que signent Maximilien et Saint-Just ». Élisabeth Liris (2006), p. 113, indique qu'il refuse de rester chez lui, déclarant : « Tous les patriotes sont frères et amis. Pour moi, je veux partager les poignards dirigés contre Robespierre ».
  28. Ernest Hamel, Histoire de Robespierre, vol. 3,‎ 1867, p. 794-795.
  29. Françoise Brunel (1989), p. 122.
  30. André-Georges Manry et Jean Ehrard (dir.), Gilbert Romme (1750-1795) et son temps (actes du colloque tenu à Riom et Clermont-Ferrand les 10 et 11 juin 1965), Presses universitaires de France,‎ 1966, 224 p. (lire en ligne), « L'opinion publique après le 9 thermidor », p. 158-159.
  31. a et b Pascal Cédan (1983), p. 236.
  32. René Bouscayrol (2002), p. 264.
  33. René Bouscayrol, « Couthon d'Orcet : ange ou démon », Revue d'Auvergne, Société des amis de l'Université de Clermont, G. Mont-Louis, vol. 115, no 560-561,‎ 2001, p. 264.
  34. a et b Élisabeth Liris (2006), p. 114, note 35.
  35. Martine Braconnier (1996), p. 48.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir (nl) « la généalogie des Couthon », où six enfants sont recensés : Pierre Couthon, né le 9 mars 1752 à Orcet, mort le 2 octobre 1818 au même lieu, notaire, marié à Marie Milsent, avec laquelle il a un fils, Louis (né en 1800, marié à Rose Catherine Chevrier); Françoise, née le 22 juin 1753 à Orcet, morte le 14 mars 1760 au même lieu; Marie, née le 15 septembre 1754 à Orcet, morte le 24 août 1755 au même lieu; Georges Auguste; Gilberte, née le 28 septembre 1757 à Orcet, mariée le 27 février 1786 au même lieu, morte le 6 novembre 1792 au même lieu ; Jacques, né le 13 janvier 1760, mort le 7 septembre 1779 au même lieu.
  2. Selon une version erronée, son mal serait la suite d’une nuit passée dans un tonneau rempli d’eau glaciale pour ne pas compromettre l'honneur d’une femme qu’il aimait.
  3. Sur la vie d'Antoine Couthon, voir Georges-Léonard Hémeret (1990), p. 69-70 et Jean-Claude Lebrun, « En quête des racines », L'Humanité,‎ 2 septembre 1992 (lire en ligne). Conscrit en 1806, sergent dans la Grande Armée jusqu'en 1813, il survit à la bataille de la Bérézina et s'installe comme fabricant de papier. Marié le 30 octobre 1816 à Champeix avec Élise-Antoinette Besson, fille de Jacques-François Besson, notaire royal, il a un fils, Jacques-François Couthon, né le 30 août 1817 à Champeix, mort le 5 octobre 1867 à Santa Margherita Ligure lors d'une épidémie — peut-être le choléra —, et occupe les fonctions de vice-consul à Milan de 1854 à 1859. Marié le 12 mai 1857 à Santa Margherita Ligure, Jacques a trois enfants : Élisa-Antoinette, née le 25 avril 1858 à Santa Margherita Ligure, Georges-Joseph, né le 15 septembre 1861 à Santa Margherita Ligure, et Marie-Sophie, née le 20 mars 1862 à Santa Margherita Ligure. Voir René Bouscayrol, « La famille de Couthon », Revue d'Auvergne, Société des amis de l'Université de Clermont, G. Mont-Louis, vol. 97, no 3,‎ 1983, p. 168. Selon (nl) « la généalogie des Couthon », Élisa meurt le 8 mai 1877 à Clermont-Ferrand, Georges en 1870 à Santa Margherita Ligure, Marie le 29 septembre 1883 à Clermont-Ferrand.
  4. Il serait mort le 29 pluviôse an III (17 février 1795) à Paris selon (nl) « la généalogie des Couthon ». Toutefois, Martine Braconnier (1996), p. 27, parle d'une disparition « à 4 ans et demi en juin ou juillet 1794 par fugue ou par enlèvement ». De son côté, G. Lenotre, Vieilles maisons, vieux papiers, vol. 1, Perrin,‎ 1960, p. 280, situe sa disparition « à l'époque du 9 Thermidor ». Au contraire, pour Albert Savine, François Bournand, Le 9 thermidor: d'après les documents d'archives et les mémoires, L. Michaud,‎ 1907, 191 p., p. 63, Hippolyte « expira, en l'an II, d'un mal mystérieux qui était évidemment une transformation de la maladie paternelle ». Auguste Mège (1872), p. 4, considère lui aussi qu'il est « mort à Paris à l'âge de 4 ou 5 ans ». Selon Pascal Cédan (1983), p. 235, son décès à Paris est situé en 1792 ou 1793.
  5. Billaud-Varenne, Collot d'Herbois, Amar, Voulland et Vadier protestent contre l'article 10, qui, « mettant fin au dévergondage des comités révolutionnaires, borne le champ de la Terreur et leur semble un acheminement vers la fin de cette époque d'anarchie ». Voir Philippe Le Bas, Annales de l'Histoire de France, p. 377.
  6. Ainsi, le 17 juin quand Fouquier-Tinville envoie un groupe hétéroclite de 54 condamnés (dont Henri Admirat et Cécile Renault) à l’échafaud, revêtus des chemises rouges de « parricides » (laissant ainsi sous-entendre que Robespierre serait le « roi de France »). Jean-Clément Martin (2006), p. 226-233.