Jean-Baptiste Bouchotte

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Jean-Baptiste Bouchotte
Le colonel Bouchotte, miniature (collection privée)
Le colonel Bouchotte, miniature (collection privée)

Naissance 25 décembre 1754
Metz, France
Décès 7 juin 1840 (à 85 ans)
Ban-Saint-Martin, France
Origine Français
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Royaume de France
Drapeau français République française
Grade Colonel
Années de service 17731794
Conflits Guerres de la Révolution
Autres fonctions Ministre de la Guerre

Jean-Baptiste-Noël Bouchotte, né le 25 décembre 1754 à Metz et mort le 7 juin 1840 au Ban-Saint-Martin (Moselle), est un militaire et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ancien régime[modifier | modifier le code]

Il est né le 25 décembre 1754 à Metz, où son père, Jean-Baptiste, était trésorier de l'extraordinaire des guerres. En 1773, âgé de 19 ans, engagé volontaire dans le régiment Nassau-infanterie, sous le nom de Bouchotte de Bucholz. Le 18 janvier 1775, sous-lieutenant, il passe au Nassau hussards, puis au Royal-Croate. En 1784, il est promu lieutenant au régiment d’ Esterhazy - Hussards. En 1789, il manifeste son attachement aux principes de liberté.

Révolution française[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Bouchotte habita le 77 rue du Temple (hôtel de Vic) sous la Convention

En 1791, il est admis à la Société des Amis de la constitution de Sedan. En 1792, chef d'escadron et commandant temporaire de Cambrai, il empêche la ville de tomber aux mains des Autrichiens lors de la défection de Dumouriez. Le 4 avril 1793, le lieutenant-colonel Bouchotte est nommé ministre de la Guerre par la Convention nationale en remplacement de Beurnonville. Didier Jourdeuil devient son adjoint. Il conserva ce portefeuille du 4 avril 1793 au 20 avril 1794

En tant que ministre, Bouchotte est attaqué avec violence par des représentants aux armées et même des généraux. Ce qu'on lui reproche surtout, c'est de républicaniser les états-majors. Excédé de ces attaques, Bouchotte adresse sa démission à la Convention le 26 mai 1793. Elle est acceptée, mais les événements des 31 mai au 2 juin empêchent l'exécution immédiate du décret. Bouchotte renouvelle sa démission le 11 juin. Le 13, le Comité de salut public présente aux suffrages de la Convention le général de Beauharnais, commandant l’armée du Rhin. Beauharnais refuse d'être ministre et, le 21 juin, la Convention nomme le commissaire-ordonnateur de l'armée des Alpes, Alexandre, ministre de la Guerre. Apprenant qu'Alexandre était un ancien courtier de change, la Convention rapporte, le jour même son décret de nomination et Bouchotte, deux fois démissionnaire, reste à son poste.

Les attaques contre lui se renouvellent, mais, quand la Montagne s'installe au Comité de salut public, le 10 juillet 1793, Bouchotte est énergiquement soutenu.

Parmi les conventionnels les plus acharnés contre Bouchotte, citons Bourdon de l'Oise, Philippeaux, auteur d'un venimeux pamphlet publié le 6 décembre 1793, Camille Desmoulins, qui, dans le numéro 5 de son journal Le Vieux Cordelier, accuse faussement Bouchotte de dilapidation des deniers publics.

Il créa onze armées ; — par ses soins 700 000 hommes furent levés, habillés, armés dans un délai de quatre mois. Il fit décréter les 14 et 16 août 1793 la levée en masse du peuple français; — le 5 septembre 1793, il ordonna la formation de l'armée révolutionnaire licenciée le 27 mars 1794, et enfin le 5 octobre 1793, l'établissement du calendrier républicain.

En avril 1794, les ministères étant supprimés et remplacés par des commissions exécutives, Bouchotte redevient colonel de cavalerie (il avait refusé tout avancement lorsqu'il était ministre), sans emploi et donc sans traitement. Le 22 juin 1794, par arrêté du Comité de salut public et du Comité de sûreté générale réunis, il est mis en état d'arrestation, sans qu'il soit possible de préciser les motifs de sa détention. Incarcéré à la prison des Anglaises, rue de Lourcine, il est transféré au fort de Ham, puis envoyé à Chartres, pour comparaître devant le jury d'Eure-et-Loir, réputé pour son animosité envers les jacobins.

La loi d'amnistie en matière politique, votée par la Convention dans sa dernière séance, le 26 octobre 1795, libère Bouchotte qui se retire à Metz.

Consulat[modifier | modifier le code]

Sous le Consulat, il obtient une retraite de cinq-mille francs, et se retire au Ban-Saint-Martin, près de Metz, où le 29 avril 1805, il épouse la veuve de son ancien adjoint, Villain d'Aubigny. Il y est mort le 7 juin 1840 âgé de 86 ans.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

« Jean-Baptiste Bouchotte », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850,‎ 1852 [détail de l’édition]

  • Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p. 343

Liens externes[modifier | modifier le code]