Roger Ducos

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Roger Ducos
Roger Ducos.
Roger Ducos.
Fonctions
Procureur de Dax
Député au Conseil des Anciens
17951798
Consul de la République française
10 novembre 17991er janvier 1800
Successeur Charles-François Lebrun
Biographie
Nom de naissance Pierre-Roger Ducos
Date de naissance 25 juillet 1747
Lieu de naissance Montfort-en-Chalosse
Date de décès 16 mars 1816
Lieu de décès Ulm
Nature du décès Accident de voiture
Nationalité Français

Roger Ducos, né le 25 juillet 1747 à Montfort-en-Chalosse dans les Landes, et mort le 16 mars 1816 à Ulm, est un homme politique français. Au début du Consulat, il est le 3e consul de Napoléon Bonaparte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierre Roger Ducos est le fils de Philibert Ducos (1713-1771) et de Jeanne-Marie Leclercq (1716-1775). Étudiant en droit à Toulouse, il contribue à la rédaction des cahiers de doléances de la ville de Dax, ville voisine de son village natal. Il est notamment le frère de Nicolas Ducos (1756-1823), général et baron d'Empire.

Il se marie avec Marthe de Tachoires le 21 février 1775[1]. Il aura avec elle une postérité, dont Jean-Jacques Roger, comte Ducos (1784-1862).

Actuellement, les descendants de Roger Ducos vivent dans le Vercors (Isère), dans les Hautes-Alpes et aux alentours de Saint-Étienne, dans la Loire.

À Dax, on trouve la Place Roger-Ducos.

Sous la Révolution[modifier | modifier le code]

Roger Ducos est élu procureur de la Commune de Dax et juge de Paix. Élu à la Convention par le département des Landes, il vote la mort de Louis XVI (20 janvier 1793) et accomplit en 1793 et 1794 plusieurs missions importantes dans les régions du Nord dévastées par la guerre.

Sous le Directoire[modifier | modifier le code]

Réélu au Conseil des Anciens en 1795 et 1798, cette dernière élection est annulée lors du coup d'État du 30 prairial an VII (18 juin 1799). Il est nommé Directeur, avec l'appui de Paul Barras, mais il devient l'ami d'Emmanuel-Joseph Sieyes et participe avec lui au coup d'État du 18 brumaire an VIII (9 novembre 1799).

Sous le Consulat[modifier | modifier le code]

Aussi est-il nommé consul provisoire (avec Napoléon Bonaparte et Emmanuel-Joseph Sieyès). Lorsque le consulat provisoire est remplacé par les trois consuls définifs (Napoléon Bonaparte, Jean-Jacques-Régis de Cambacérès et Charles-François Lebrun), Roger Ducos est nommé au Sénat conservateur et en devient le vice-président.

Sous le Premier Empire[modifier | modifier le code]

Propriétaire du château d'Amboise, il en fait détruire la plus grande partie. En 1808, il est fait comte de l'Empire. Néanmoins, il vote en 1814 la déposition de Napoléon Ier. Exilé en 1816 comme régicide, il part en Allemagne et meurt dans un accident de voiture, près d'Ulm le 16 mars 1816.

En 1991, enthousiasmé par quelques découvertes fortuites dans l'église de Narrosse (Landes), l'abbé Bayse, curé de la paroisse, obtient l'autorisation d'engager des fouilles parallèlement à d'autres travaux. C'est à cette occasion qu'est découvert, dans une urne, le cœur de Roger Ducos.

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Orn ext comte sénateur de l'Empire GCOR.svg
Blason Pierre-Roger Ducos (1747-1816).svg
Armes du 1er comte Ducos et de l'Empire

D'or, à l'acacia robinier de sinople terrassé de sable, deux étoiles de gueules, l'une sur l'autre, placées à dextre et à sénestre de la cime de l'arme ; franc-quartier des comtes sénateurs.[2],[3]

  • Livrées : jaune, rouge, bleu, verd dans le galon seulement[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Massie 1992, p. 31
  2. a et b « BB/29/974 page 92. », Titre de comte accordé à Roger Ducos. Bayonne (mai 1808)., sur chan.archivesnationales.culture.gouv.fr, Centre historique des Archives nationales (France) (consulté le 4 juin 2011)
  3. Nicolas Roret, Nouveau manuel complet du blason ou code héraldique, archéologique et historique : avec un armorial de l'Empire, une généalogie de la dynastie impériale des Bonaparte jusqu'à nos jours, etc..., Encyclopédie Roret,‎ 1854, 340 p. (lire en ligne)

Bibliographie[modifier | modifier le code]