Pierre Philippeaux

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Pierre Philippeaux, né à Ferrières (Oise), le 5 mars 1756, guillotiné à Paris, le 16 germinal an II, est un avocat qui fut député de la Sarthe à la Convention nationale pendant la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Avocat puis juge au tribunal du district du Mans, Philippeaux créa un journal, le Défenseur de la liberté, au début de la Révolution. Il vota la mort du roi et fut envoyé en mission en Vendée où il se fit remarquer par sa modération. De retour à Paris, il dénonça l’incurie des généraux Ronsin et Rossignol dans un virulent pamphlet, portant de graves accusations contre les émissaires de Bouchotte. Il fit préparer un décret demandant l’examen par l’Assemblée de la conduite des généraux envoyés par Bouchotte, décret que Barère de Vieuzac, furieux, fit aussitôt révoquer. Dès lors, les Exagérés se promirent de l’abattre à la première occasion.

Il s’attira l’hostilité de Collot d’Herbois et de Carrier en dénonçant leurs forfaits à Lyon et à Nantes, et il publia, tiré de son discours aux Jacobins, un remarquable manifeste sur la Vendée exsangue dont il demandait la pacification.

Barère de Vieuzac réussit à convaincre ses collègues du Comité de salut public d’adjoindre Philippeaux au cas de Danton. Il fut donc amalgamé aux Modérés – baptisés aussi les « dantonistes » – que l’on amalgama en même temps, à dessein à des Exagérés rescapés de la fournée du 4 germinal (Hébert et consorts). Il partagea leur sort et monta avec eux sur l’échafaud.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Le Défenseur de la Liberté ou l’Ami du genre humain (périodique)
  • Discours de Philippeaux à la séance des Jacobins (16 nivôse an II)
  • Lendemain de la fête civique du 15 avril 92
  • Lettres de Philippeaux à sa femme
  • Opinion sur la formation du Tribunal révolutionnaire (1793)
  • Philippeaux aux amis de la Justice et de la Vérité (6 pluviose an II)
  • Réponse de Philippeaux à tous les défenseurs officieux des bourreaux de nos frères dans la Vendée, avec l'acte solemnel d'accusation, fait à la séance du 18 nivôse. Suivie de trois lettres écrites à sa femme, de sa prison ; P., Imprimerie des femmes, An III (publication posthume, par sa femme).

Sources[modifier | modifier le code]