Organisation internationale du travail
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| Organisation internationale du travail | |
| Organe de l'ONU | |
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| Type d'organisation | Agence spécialisée de l'ONU |
| Acronymes | OIT, ILO |
| Chef | Directeur général |
| Statut | Active |
| Siège | |
| Création | 1919 |
| Site web | www.ilo.org |
| Organisation(s) parent | |
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L'Organisation internationale du travail (OIT) (en anglais : International Labour Organization, ILO) est une agence spécialisée de l'ONU.
Sa mission est de rassembler gouvernements, employeurs et travailleurs de ses États membres dans le cadre d'une institution tripartite, en vue d'une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde[1].
En 2012, l'Organisation regroupe 183 États membres. Son siège est situé à Genève, en Suisse, et son directeur général est le Britannique Guy Ryder depuis le 1er octobre 2012.
L'organisation est distinguée en 1969 par l'attribution du prix Nobel de la paix .
Sommaire |
Histoire [modifier]
En 1919, les États signataires du traité de Versailles créent l'Organisation internationale du travail (OIT).
Avec la résolution du premier conflit mondial, beaucoup sont conscients du fait « qu'il existe des conditions de travail impliquant pour un grand nombre de personnes l'injustice, la misère et les privations, ce qui engendre un tel mécontentement que la paix et l'harmonie universelles sont mises en danger[2] », . Arthur Fontaine -l'un des rédacteurs de la partie XIII qui a permis la création de l'institution[3]- débute sa constitution en affirmant qu'« une paix universelle et durable ne peut être fondée que sur la base de la justice sociale[4] ».
La nouvelle organisation s'installe au Centre William Rappard, à Genève en 1926.
Le 10 mai 1944, La Conférence générale de l'Organisation internationale du travail, réunie à Philadelphie, adopte la déclaration de Philadelphie. Parmi les institutions de la Société des Nations (SDN), l'OIT est la seule organisation qui survit à la disparition de celle-ci en 1946. L'OIT devient une institution spécialisée de l'Organisation des Nations unies (ONU).
En 2012, elle compte 183 États membres.
Dotée d'une structure tripartite unique, elle réunit sur un pied d'égalité les représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs pour débattre des questions relatives au travail et à la politique sociale. Le secrétariat de l'Organisation, le Bureau international du travail (BIT), a son siège à Genève en Suisse et gère des bureaux extérieurs dans plus de 40 pays.
À l'occasion de son cinquantième anniversaire en 1969, l'OIT reçoit le prix Nobel de la paix.
En février 2002, l'OIT crée une Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation. Cet organe indépendant a pour but d'amener le débat à quitter le terrain de la confrontation pour celui du dialogue et de jeter ainsi les bases de l'action pour faire en sorte que la mondialisation profite à davantage de personnes.
Le 10 juin 2008, l'OIT adopte à l'unanimité sa nouvelle déclaration de foi[5], la « Déclaration sur la justice sociale pour une mondialisation équitable »[6].
Observatoire et publications [modifier]
Voir site de publication trilingue : ILO bookshop
Voir Labordoc, la base de données de publications et documents de l'OIT Labordoc
Organisation [modifier]
La Conférence internationale du Travail, réunit une fois par an les mandants de l'OIT (représentants gouvernementaux, représentants travailleurs et représentants employeurs) et oriente les travaux de l'Organisation. Elle adopte les nouvelles normes internationales du travail et détermine le programme et le budget de l’Organisation. Entre deux sessions de la Conférence, le Conseil d’administration -composé de 28 membres gouvernementaux, de 14 membres employeurs et de 14 membres travailleurs- pilote les activités de l’OIT.
Normes et Déclaration relative aux principes et droits fondamentaux au travail [modifier]
Il existe actuellement 189 conventions et 201 recommandations, dont certaines remontent à la création de l'OIT en 1919.
Le Conseil d'administration du BIT a qualifié de fondamentales huit conventions qui traitent de questions considérées comme des principes et des droits fondamentaux au travail :
- liberté syndicale et reconnaissance effective du droit de négociation collective,
- élimination du travail forcé ou obligatoire (à l'exception du "service militaire, [du] travail des prisonniers sous surveillance appropriée et [des] cas de force majeure tels que les guerres, les incendies ou les séismes"[7]),
- abolition effective du travail des enfants, (pour ce but la Programme international pour l'abolition du travail des enfants a établi)
- amélioration de la condition de travail,
- élimination de la discrimination en matière d'emploi et de profession.
Ces principes sont également énoncés dans la Déclaration de l'OIT relative aux principes et droits fondamentaux au travail de 1998.
Conventions [modifier]
Conventions fondamentales [modifier]
Les huit conventions fondamentales sont les suivantes :
- convention (nº 87) sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical (1948)
- convention (nº 98) sur le droit d’organisation et de négociation collective (1949)
- convention (nº 29) sur le travail forcé (1930)
- convention (nº 105) sur l'abolition du travail forcé (1957)
- convention (nº 138) sur l'âge minimum (1973)
- convention (nº 182) sur les pires formes de travail des enfants (1999)
- convention (nº 100) sur l'égalité de rémunération (1951)
- convention (nº 111) concernant la discrimination (emploi et profession) (1958)
Conventions prioritaires [modifier]
Le Conseil d'administration du BIT a également qualifié quatre autres conventions d'instruments prioritaires, encourageant ainsi les États membres à les ratifier en raison de leur importance pour le fonctionnement du système de normes internationales du travail. Les quatre conventions prioritaires sont les suivantes:
Directeurs généraux [modifier]
Albert Thomas : 1920-1932
Harold Butler : 1932-1939
John Winant : 1939-1941
Edward Phelan : 1941-1948
David Morse : 1948-1970
Wilfred Jenks : 1970-1973
Francis Blanchard : 1974-1989
Michel Hansenne : 1989-1999
Juan Somavía : 1999-2012
Guy Ryder : depuis le 1er octobre 2012[8]-
Présidents du conseil d'administration [modifier]
Ils sont élus pour un mandat d'un an renouvelable. On peut citer les Français qui ont été présidents :
- Arthur Fontaine (1919-1931) : président fondateur
- Paul Ramadier (1951-52)
- Alexandre Parodi (1962-63)
- Gabriel Ventejol (1981-82)
- Yvon Chotard (par deux fois, en 1991-92 et 1995-96)
- Philippe Séguin (2004-2005)
- Gilles de Robien (2012-2013)
Notes et références [modifier]
- « L'Organisation internationale du travail est l'agence tripartite de l'ONU qui rassemble gouvernements, employeurs et travailleurs de ses États membres dans une action commune pour promouvoir le travail décent à travers le monde. » Définition en page d'accueil du site officiel francophone de l'OIT
- (fr) Origines et histoire, Organisation internationale du travail
- Michel Cointepas, Arthur Fontaine, 1860-1931 : un réformateur, pacifiste et mécène au sommet de la Troisième République, Presses Universitaires de Rennes, 2008, p.255.
- Origines et histoire de l'OIT
- Selon les termes de son secrétaire général en préambule de ladite déclaration
- (fr) Déclaration de l'OIT sur la justice sociale pour une mondialisation équitable, Organisation internationale du travail, 10 juin 2008. Consulté le 20 novembre 2008
- OIT. Feuillet d'information sur l'OIT. http://www.ilo.org/wcmsp5/groups/public/---dgreports/---dcomm/---webdev/documents/publication/wcms_082362.pdf
- élection de Guy Ryder
Voir aussi [modifier]
Autres personnalités [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel de l'Organisation internationale du travail
- Base de données LABORSTA sur les Statistiques du Travail
- Base de données NORMLEX sur les Normes Internationales du Travail
- Base de données NATLEX sur les législations nationales relatives au droit du travail et à la politique sociale
- Base de données Labordoc pour toutes les publications et documents de l'OIT
- Rapport final de la Commission mondiale sur la dimension sociale de la mondialisation