Ellen Johnson Sirleaf

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Ellen Johnson Sirleaf
Image illustrative de l'article Ellen Johnson Sirleaf
Fonctions
24e président de la République du Liberia
En fonction depuis le 16 janvier 2006
(&&&&&&&&&&&031158 ans, 6 mois et 12 jours)
Élection 8 novembre 2005
Réélection 8 novembre 2011
Vice-président Joseph Boakai
Prédécesseur Gyude Bryant
(président du gouvernement de transition)
Ministre libérienne des Finances
1979avril 1980
Secrétaire d'État libérienne aux Finances
19721978
Biographie
Nom de naissance Ellen Johnson
Date de naissance 29 octobre 1938 (75 ans)
Lieu de naissance Monrovia (Liberia)
Nationalité libérienne
Parti politique Parti de l'unité
Conjoint James Sirleaf (divorcés)
Diplômé de Université du Colorado à Boulder
Université Harvard
Religion Méthodisme

Ellen Johnson Sirleaf
Président de la République du Liberia
Prix Nobel de la Paix 2011

Ellen Johnson Sirleaf est une femme politique libérienne, née le 29 octobre 1938. Présidente de la République depuis le 16 janvier 2006, cette économiste formée aux États-Unis est la première femme élue au suffrage universel à la tête d'un État africain. Elle est corécipiendaire du prix Nobel de la paix en 2011.

Origine, mariage et études[modifier | modifier le code]

Deux de ses grands-parents étaient nés au Liberia ; son père, Jahmale Carney Johnson, est diplômé du College of West Africa (Monrovia), une université méthodiste et exerce la profession d'avocat (il avait été adopté par une famille américo-libérienne[1]). Elle tient son nom de Hilary R. W. Johnson, le premier président libérien né sur le sol de son pays[1]. Elle doit son teint clair à un grand-père allemand du côté de sa mère[1]. Elle grandit dans une famille aisée[1]. À 17 ans, elle se marie avec John Sirleaf, alors plus âgé mais qui lui permet de partir étudier aux États-Unis.

Elle y effectue ses études et reçoit un baccalauréat ès sciences en comptabilité au Madison Business College, à Madison (Wisconsin) en 1964, un diplôme d'économie de l'université de Colorado en 1970, et un master en administration publique de l'université Harvard en 1971[1]. Elle est membre de Alpha Kappa Alpha Sorority, Incorporated, une organisation à action sociale, la première sororité bâtie par des femmes noires et leur étant destinée (elle est créée en 1908).

Elle s'est convertie au christianisme aux États-Unis. Elle est membre de l'Église méthodiste unie[2].

Son mari est alcoolique et la menace, ainsi que ses enfants. Il va même jusqu'à venir la gifler au ministère des Finances, où elle travaille, parce qu'elle rentre selon lui trop tard[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Elle est secrétaire d'État aux Finances entre 1972 et 1978 puis ministre des Finances entre 1979 et 1980. Cette même année, Samuel Doe effectue un coup d'État et fait assassiner le président en exercice William Richard Tolbert à son domicile et la plupart des ministres sur une plage. Ellen Johnson Sirleaf y survit car elle est une femme et parce que le nouveau président ne peut pas totalement décapiter l'appareil bureaucratique. Elle parvient néanmoins à s'exiler puis revient plus tard, déclarant vouloir faire campagne contre le président, ce qui l'amène à être à nouveau menacée de mort. Elle repart aux États-Unis, poursuit sa carrière dans le domaine financier (banquière, haute fonctionnaire internationale)[1]. Elle dirige par exemple le PNUD africain (Programmes des Nations unies pour le développement)[1].

En 1997, elle finance la campagne présidentielle de Charles Taylor, chose qu'elle reconnaîtra être une erreur[1] ; la commission « Vérité et réconciliation » d'après la guerre civile initiée par Taylor songera même à l'interdire d'occuper pendant 30 ans des responsabilités officielles[1]. Candidate à la présidence de la République du Liberia pour le Parti de l'unité, elle franchit le premier tour en octobre 2005 et se retrouve au second opposée à George Weah le 8 novembre. Selon les résultats définitifs publiés le 23 novembre, l'ancienne ministre des Finances recueille 59,4 % des voix lors du second tour du 8 novembre contre l'ex-vedette internationale du football, George Weah qui a obtenu 40,6 % des suffrages.

Présidence[modifier | modifier le code]

Ellen Johnson Sirleaf et l’ambassadeur des États-Unis Donald E. Booth.

Ellen Johnson Sirleaf est déclarée présidente de la République, le 23 novembre 2005. Elle est la première femme élue à la présidence d'un pays africain[1]. Le 16 janvier 2006, elle prête serment devant le président de la Cour suprême Henry Reed Cooper, lors d'une cérémonie de prise de fonctions à laquelle ont assisté des milliers de civils ainsi que de nombreux dirigeants africains et diplomates étrangers. Son vice-président est Joseph Boakai. Elle nomme des femmes à la tête de postes importants dans le pays[réf. nécessaire].

Le 17 mars 2006, lors d’une séance publique du Conseil de sécurité des Nations unies, Ellen Johnson Sirleaf, demande la levée des sanctions sur les exportations de diamants et le maintien d’une présence de l’ONU dans le pays, indiquant que la stratégie du gouvernement en matière de maintien de la paix « repose sur quatre piliers : sécurité, primauté du droit et gouvernance, relance économique et reconstruction des infrastructures ».

Le 5 novembre 2007, le président des États-Unis George W. Bush lui a remis la médaille de la liberté. Le 7 octobre 2011, elle est récompensée du prix Nobel de la paix qu'elle partage avec sa compatriote Leymah Gbowee et la Yéménite Tawakkul Karman. Elle remporte l’élection présidentielle de la même année.

Ellen Johnson Sirleaf est investie le lundi 16 janvier 2012 pour un second mandat à la tête de son pays. La secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et plusieurs présidents de la région sont présents à la cérémonie.

Le 19 mars 2012, elle défend les lois criminalisant l'homosexualité au Liberia[3].

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Autres responsabilités non-gouvernementales[modifier | modifier le code]

  • Membre fondateur de l'institut International pour les dirigeantes femmes en politique ;
  • Membre du conseil d'investissement pour la croissance de l'Afrique moderne ;
  • Membre du comité de Moderne Africa Fund Managers ;
  • Présidente de la banque du Liberia pour le Développement et d'investissement ;
  • Présidente de la Kormah Development and Investment Corporation ;
  • Senior Responsable des prêts de la Banque mondiale ;
  • Présidente de la Commission de vérité et de réconciliation libérienne ;
  • Vice-présidente de la Citibank.

En 2006, elle est classée comme la 51e femme la plus puissante au monde par le magazine Forbes. En 2007, elle est classée 100e et en 2008, 66e.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Pierre Prier, « Mama Ellen, Nobel combattante », in Le Figaro, samedi 8 / dimanche 9 octobre 2011, page 18.
  2. Le Prix Nobel de la Paix pour les chrétiennes Ellen Johnson Sirleaf et Leymah Roberta Gbowee
  3. (en) « Nobel peace prize winner defends law criminalising homosexuality in Liberia », sur The Guardian,‎ 19 mars 2012

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]