Carl von Ossietzky

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Carl von Ossietzky
Rudolf Procès Ossietzky 1932
Carl von Ossietzky et ses avocats devant la prison Berlin-Tegel en 1932. De gauche à droite: Kurt Grossmann (de), Rudolf Olden, Carl von Ossietzky, Alfred Apfel (de), Kurt Rosenfeld (de)
Carl von Ossietzky Memorial, Berlin.
Plaque commémorative au numéro 152 de la rue Kant à Berlin.

Carl von Ossietzky (né le 3 octobre 1889 à Hambourg, mort le 4 mai 1938 à Berlin) est un journaliste, écrivain et intellectuel pacifiste allemand.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Le père de Carl, Carl Ignatius, était un protestant originaire de Haute-Silésie qui, après son arrivée à Hambourg, travailla comme sténographe dans le cabinet d'avocat du sénateur et ensuite maire de Hambourg Max Predöhl. A côté de ce poste, le père s'occupait d'un restaurant. Rosalie, sa mère, est catholique. Carl fut baptisé à l'église catholique Kleine Michel en 1899 puis fut confirmé en 1904 dans l'église luthérienne Église Saint-Michel de Hambourg. Suite au décès de Carl Ignatius en 1891, Rosalie reprit le restaurant familial pendant que l'éducation de Carl, fils unique, fut assurée par sa tante. Le sénateur Predöhl soutint la famille et veilla à la scolarité de Carl. Dix ans après la mort de son mari, Rosalie von Ossietzky épousa le sculpteur et social-démocrate Gustav Walther qui éveilla l'intérêt de Carl pour la politique.

Carl échoua à deux reprises lors du brevet du secondaire et une troisième tentative lui fut refusée alors que l'obtention du diplôme lui aurait permis de faire un service militaire réduit à une seule année. Carl n'était pas très doué pour les mathématiques mais avait de l'intérêt pour la littérature et l'histoire. Comme un parcours scolaire classique ne lui était plus possible, il postula à 17 ans pour un poste au sein de l'administration judiciaire de la ville de Hambourg. L'aide de l'avocat Predöhl lui permit de se présenter au concours à l'issue duquel il finit premier sur la liste d'attente. Il commenca sa carrière dans les services judiciaires en 1907 puis fut muté à l'office du cadastre en 1910 en raison de performances acceptables.

Les biographes d'Ossietzky soulignent que durant son temps dans l'administration judiciaire il mena une sorte de double vie. Travaillant pendant des heures dans son bureau le jour, il assitait le soir au plus grand nombre possible de manifestations culturelles et politiques. Parallèlement à celà, il écrivit beaucoup de poèmes et aussi une pièce de théatre romantique pour une actrice hambourgeoise dont il était tombé amoureux.

Sa conception du monde était proche du monisme du populaire zoologue et darwiniste Ernst Haeckel. Ossietzky espérait en effet une amélioration des conditions de vie grâce à la science et aux techniques et en tant qu'athéiste il voulait limiter l'influence de l'église sur l'éducation et la formation.

Le soldat pacifiste[modifier | modifier le code]

En 1911, Ossietzky apporta sa première contribution à l'hebdomadaire das freie Volk ( le peuple libre en français), publication officielle du parti politique Demokratische Vereinigung (union démocratique en français) auquel il avait adhéré en 1908. La collaboration s'intensifia ensuite les années suivantes.

En 1914 il a affaire pour la première fois avec la justice suite à un article: il est accusé d'injures publiques pour de trop fortes critiques envers l'ancienne justice militaire. L'amende de 200 marks à laquelle il fut condamné, fut réglée par sa femme Maud qu'il avait épousé un an plus tôt. Ossietzky avait rencontré Maud Lichfield-Woods, fille d'un officier colonial britannique et d'une princesse indienne en 1912, elle était alors une active féministe. Après leur mariage, elle le soutint dans ses projets de privilégier une carrière journalistique et il démissionna en janvier 1914 de son poste dans l'administration judiciaire.

Au début de la Première Guerre mondiale Carl von Ossietzky fut déclaré inapte dans un premier temps. En raison de la guerre, les changements au sein des médias lui empêchèrent de gagner sa vie en tant que journaliste critique envers l'armée et même plus tard en tant que pacifiste. C'est pourquoi il retourna dans l'administration judiciaire en janvier 1915. Finalement à l'été 1916 il fut appelé et envoyé sur le front occidental.


Il a édité le grand magazine hebdomadaire Die Weltbühne (La Scène mondiale) à partir de 1927.

En 1931, il est condamné à un an de prison pour « haute trahison » pour avoir publié des informations sur le réarmement clandestin de l'Allemagne. Hitler ordonne son transfert dans le camp de concentration d'Emsland : Börgermoor. En 1936, il reçoit le prix Nobel de la paix avec effet rétroactif pour l'année 1935, mais le gouvernement nazi lui interdit de se rendre en Norvège. Son état de santé se dégrade en raison des mauvais traitements dont il est victime et il est transféré en 1936 à l'hôpital de police de Berlin où il meurt de la tuberculose contractée pendant sa détention[1]. Son épouse Maud est décédée en 1974 à 85 ans.

Depuis 1962, l'association berlinoise de la Ligue internationale des droits de l'Homme attribue la Médaille Carl von Ossietzky. Son nom a été donné à l'Université d'Oldenbourg.

Références[modifier | modifier le code]

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « Carl von Ossietzky » (voir la liste des auteurs)

  1. Biographie de Carl von Ossietzky

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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