Cordell Hull
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Cordell Hull (2 octobre 1871 – 23 juillet 1955) servit comme Secrétaire d'État américain (poste équivalent à celui de ministre des affaires étrangères) de 1933 à 1944, sous la présidence de Franklin Delano Roosevelt. Il reçut le Prix Nobel de la paix en 1945 pour son rôle dans la fondation des Nations unies. À ce jour, Hull détient le record de longévité au poste de secrétaire d'État (11 ans et 9 mois).
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[modifier] Biographie
Il est né dans une cabane de bois dans le comté d'Overton dans le Tennessee. Après des études de droit à l'Université de Cumberland, il est élu à l'assemblée de l'Etat du Tennessee. Il sert à Cuba pendant la guerre hispano-américaine. En 1903 il rejoint le Tennesse et est nommé juge itinérant. En 1906, il est élu à la Chambre des représentants. En 1920 il perd son siège lors du raz de marée républicain et de 1921 à 1924 il a présidé le comité national du parti démocrate. Il est réélu en 1922. En 1933, il vient d'être élu sénateur quand Franklin Delano Roosevelt en fait son ministre des affaires étrangères.
L'homme « avait tout de l'aimable gentleman du Sud de la vieille école »[1]. Un léger zézaiement renforçait l'« impression d'inoffensive bienveillance qui se dégagait de sa personne »[1]. Mais ceux qui le connaissaient bien disait qu'il pouvait être d'une détermination implacable envers ses adversaires[2] Si l'homme était rempli de piété son rigorisme n'excluait pas un certain pharisaïsme[2].
[modifier] Les idées politiques
Pour Arthur Schlesinger Jr[3], Cordell Hull avait deux grands mentors
- Thomas Jefferson. Il connaissait par coeur des passages entiers de la déclaration d'indépendance.
- Benton McMillin une personnalité du Tennessee qui avait combattu trés longtemps au Congrés pour la diminution des droits tarifaires et pour l'impôt sur le revenu.
Libéral dans la tradition de William Ewart Gladstone, il était animé par l'« idéal jeffersonien de justice pour tous ». Au niveau économique il était proche de Woodrow Wilson et de son programme de Nouvelle Liberté et se méfiait de la théorie du gouvernement de Théodore Roosevelt trop dirigiste à son gré. Deux grands combats furent au centre de son engagement politique[4]
- La création de l'impôt sur le revenu qui finalement vit le jour en 1913 après l'adoption du 16° amendements
- La lutte contre les tarifs protectionnistes
[modifier] Le ministre de Franklin Delano Roosevelt
Franklin Delano Roosevelt le nomma ministre des affaires étrangères malgré les mises en garde de cinq sénateurs qui le trouvait « trop idéaliste sur le problème de l'abaissement des tarifs douaniers »[5]. Pour Arthur Schlesinger, : « Hull était en quelque sorte la conscience internationaliste de Roosevelt dans les questions économiques, une conscience à laquelle le président ne prêtait pas toujours l'oreille dans l'immédiat mais qui en général avait le mot de la fin »[6]
Il joue un rôle dans l’abandon du plan Morgenthau de désindustrialisation et de démantèlement de l’État allemand à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
[modifier] Notes
[modifier] Sources
- (en) Biographie sur le site du congrès américain
- Arthur Schlesinger, 1971a, L'ére de Roosevelt : la crise de l'ordre ancien 1919-1933, Denoël. (première édition 1956)
- Arthur Schlesinger, 1971b, L'ére de Roosevelt : l'avènement du New Deal, Denoël. (première édition 1958)
- Cordell Hull, 1948, The memoirs of Cordell Hull (vol 1 et 2), Hodder & Stoughton
| Précédée par | Cordell Hull | Suivie par |
| Henry L. Stimson | Secrétaire d'État 1933-1944 |
Edward Stettinius, Jr |

