Banque islamique de développement

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La Banque islamique de développement est un organisme financier ayant pour objectif d'être une Banque mondiale pour les pays musulmans. Elle a été créée en 1975 et est basée à Djeddah, en Arabie saoudite.

But[modifier | modifier le code]

Le but de la banque est de stimuler le développement économique et le progrès social des pays membres et des communautés musulmanes individuellement aussi bien que conjointement selon les principes de la finance islamique.

Fonction[modifier | modifier le code]

La BID intervient dans les domaines de la science et de la technologie, de l'économie islamique, de la banque et de la finance. Les trois objectifs stratégiques majeurs suivants ont été identifiés pour diriger ses actions[1]:

1. Promotion des institutions financières islamiques et des autres institutions islamiques

2. Réduction de la pauvreté

3. Promotion de la coopération entre les pays membres.

  • La Banque a pour fonction de participer (via injection en capital ou prêt) à des projets productifs d’entreprises et de fournir l'aide financière aux pays membres en vue de leur développement économique et social[2].
  • La Banque a également pour mission d’établir et de gérer des fonds spéciaux pour des objectifs spécifiques, yc un fond d’assistance aux communautés musulmanes dans des pays non-membres, outre l’établissement de fonds patrimoniaux.
  • Elle est autorisée à accepter les dépôts et à mobiliser les ressources financières selon des modalités conformes à la Shari'ah ;
  • Elle doit également contribuer à la promotion du commerce extérieur de ses membres ;

Ce système a pour objectif de promouvoir les exportations des pays membres quelle que soit leur destination en leur octroyant un financement à hauteur de 100 % pour les opérations dont la valeur ne dépasse pas 3 millions de Dinars. Sont éligibles à ce système de financement (consenti selon le principe de la Mourabaha) les produits dont le taux d’intégration est supérieur ou égal à 40 %.

  • Elle doit aussi fournir une assistance technique à ses membres et développer les possibilités de formation du personnel engagé dans des activités de développement dans les pays musulmans, en conformité avec la loi islamique.

Adhésion[modifier | modifier le code]

La Banque compte actuellement 56 membres. Pour être membre, un pays doit être également membre de l’Organisation de la Conférence Islamique, verser une contribution au capital de la Banque et accepter les termes et conditions qui peuvent être décidées par le Conseil des Gouverneurs de la BID.

Financement[modifier | modifier le code]

Les opérations de la BID dans le secteur privé sont principalement axées sur l’aide :

  • aux intermédiaires financiers s’occupant du crédit-bail, des opérations entre banques islamiques, des fonds communs de placement et des assurances ;
  • aux projets d’infrastructure (Fonds d’infrastructure de la BID) concernant notamment les secteurs de l’électricité, de l’approvisionnement en eau, des transports et des télécommunications ;
  • aux projets menés dans le domaine de l’industrie, de l’agro-industrie, ou dans d’autres domaines, et dont l’importance économique est considérable.

La BID ne prélève pas d’intérêt dans le cadre de ses opérations de financement. La plupart de ses revenus proviennent du crédit-bail, des ventes à tempérament et des opérations de financement du commerce extérieur, sur lesquels un taux de rendement est appliqué, conformément aux principes de la Shari’ah.

Capital[2][modifier | modifier le code]

Jusqu'à la fin de juin 1992, le capital de la Banque était de deux milliards de dinars islamiques (identification) {unité de compte de A d'IDB qui est équivalent aux droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international (FMI)}. Il est passé en juillet 1992 à six milliards de dinars islamiques, divisés en 600 000 parts de 10 000 dinars islamiques (identification) chacune, puis à 15 milliards en 2002; le capital souscrit est passé quant à lui de 4,1 milliards à 8,1 milliards de dinars islamiques. S'accordant à la directive de la troisième session extraordinaire de la conférence au sommet islamique d'OIC tenue en Makkah Al-Mukarramah 7 8 décembre 2005, réclamant une augmentation substantielle du capital social d'IDB pour lui permettre de renforcer son rôle en fournissant l'aide financière et l'assistance technique à ses pays membres, le Conseil de l'IDB lors de sa 31e réunion annuelle au Koweït a décidé d'augmenter l'action souscrite en capital d'IDB de 15 milliards de dinars islamiques pour devenir 30 milliards de dinars islamiques et le capital souscrit par 6,9 milliards de dinars islamiques de devenir 15 milliards de dinars islamiques.

Siège social et bureaux régionaux[modifier | modifier le code]

Le bureau principal de la banque est dans Jeddah dans le royaume de l'Arabie saoudite. Deux bureaux régionaux ont été ouverts en 1994 ; un Rabat, au Maroc, et l'autre à Kuala Lumpur, en Malaisie. En juillet 1996, le conseil des directeurs exécutifs a également approuvé l'établissement d'un bureau représentatif d'IDB chez Almaty (Kazakhstan), pour servir de lien entre les pays membres d'IDB et les Républiques asiatiques centrales. Le bureau est devenu opérationnel en juillet 1997 et est maintenant un véritable bureau régional. La banque a également des représentants de champ dans onze pays membres. Ceux-ci sont : l'Indonésie, Iran, Kazakhstan, Libye, Pakistan, Sénégal, Soudan, Gambie, Guinée-Bissau, Mauritanie et Algérie.

Filiales[modifier | modifier le code]

La Société islamique de développement du secteur privé (SID ou SIDSP) est une filiale de la BID octroyant des services financiers aux secteurs privés des pays qui y adhérent[3].

Références[modifier | modifier le code]