Conseil de coopération du Golfe

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Conseil de coopération des États arabes du Golfe
مجلس التعاون لدول الخليج العربية
États membres
États membres
Carte de l'organisation

Création 25 mai 1981
Type Communauté économique
Langue Arabe
Membres Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau de Bahreïn Bahreïn
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Drapeau du Koweït Koweït
Drapeau d'Oman Oman
Drapeau du Qatar Qatar
Secrétaire général Abdoulatif ben Rachid el-Zaïani (Bahreïn) (1er avril 2011 -)
Personnes clés Roi saoudien : Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud
Président des ÉAU : Mohammed ben Rachid al-Maktoum
Site web http://www.gcc-sg.org/

Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (arabe : مجلس التعاون لدول الخليج العربية) ou Conseil de coopération du Golfe (CCG) (arabe :مجلس التعاون الخليج العربية) est une organisation régionale regroupant six pétromonarchies arabes et musulmanes du golfe Persique : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

États membres[modifier | modifier le code]

Le Conseil de coopération du Golfe est composé de six États : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

Dans le contexte des révolutions arabes du début 2011, le CCG a proposé d'intégrer les royaumes du Maroc et de Jordanie avant de retirer sa proposition[1], préférant d'abord renforcer «  la coordination, la coopération et le partenariat stratégique » avec les deux pays, notamment, par la création d'un « fonds du Golfe Persique pour le développement ».

Coopération militaire[modifier | modifier le code]

Le Conseil a été créé sous l'impulsion de l'Arabie saoudite et sous la pression des États-Unis le 25 mai 1981, dans le but d’assurer la stabilité économique et politique de la région[2]. Il est composé de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du Qatar.

Le Conseil est donc un « club » très politique de pétromonarchies sunnites qui sont soucieuses de sécurité face à l'Iran chiite ou aux guerres civiles voisines (Irak, Syrie) qui a également pour but une unification du système économique et financier des États membres.

Un accord de sécurité intérieure est signé en 1982 entre les États membres à la suite d'une tentative de putsch à Bahreïn en décembre 1981. Au niveau militaire, les forces armées des pays du Conseil de coopération du Golfe Persique organisent depuis 1983 des manœuvres communes baptisées Bouclier de la Péninsule. Aux sommets de Koweït (1984) et de Mascate (1985), il est décidé que les unités participant à ces manœuvres forment une « force de déploiement conjointe » dont le quartier général se trouve à Hafar Al-Batin, dans le nord-est de l’Arabie Saoudite[3]. Son commandant est un général saoudien. Enfin, les ministres de la défense du CCG réactivent le projet de l’Organisation des Industries Arabes (OIA), dans lequel l'Égypte était impliquée, et construisent plusieurs usines d’armement fabriquant munitions et armes légères ainsi que des blindés légers sous licence brésilienne.

À la fin de la guerre Iran-Irak, Saddam Hussein crée une organisation concurrente, le Conseil de coopération arabe (en) (CCA) qui regroupe alors la Jordanie, l'Irak, le Yémen du nord et l'Égypte. Le CCA est ouvertement hostile au royaume saoudien. Le 10 août 1990, les États du Conseil soutiennent le Koweït à la suite de l'invasion de l'émirat par l'armée irakienne.

Les forces des États membres participant à ce conflit ne sont pas sous un drapeau commun mais regroupées avec les autres unités panarabes dans les Joint Forces Command-East et Joint Force Command-North.

La chute de Saddam Hussein entraîne la fin du CCA et le Yémen est actuellement en cours de négociation pour rejoindre le Conseil de Coopération du Golfe Persique, dont il devrait devenir membre en 2016.

Le 12 mai 2012, les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe Persique se sont réunis à Ryad pour réfléchir à un projet d'union pour contrebalancer la menace iranienne sur la région. Le parlement iranien a condamné cette déclaration d'union de ces pays[4]. La même année, le ministre de la Défense irakien Saadoun al-Dulaimi déclare que l'Irak veut rejoindre le CCG, décision soutenue par le Koweït[5].

Autres domaines de coopération[modifier | modifier le code]

Début mars 2007, inquiet de la progression de la grippe aviaire due au virus H5N1 HP au Koweït, le comité de la Santé du CCG a décidé de travailler cette question à l'échelle de la sous-région[6].

Le marché commun du Golfe Persique s’est ouvert officiellement le 1er janvier 2008, première étape avant la difficile mise en place d'une monnaie unique prévue en 2010, mais qui n'est toujours pas achevé en mars 2011[7]. À la suite d'une discussion entre les membres concernant le siège de la future banque centrale (proposition pour Ryad (Arabie saoudite)), les Émirats arabes unis ont décidé de se retirer du projet d'union monétaire, craignant une totale domination de l'Arabie saoudite sur la future monnaie. Abou Dabi espérait également détenir le siège de la banque centrale, de par son statut de « nouvelle grande capitale économique du monde ».

Données statistiques[modifier | modifier le code]

Pays Population
(2013)
Superficie
(km2)
PIB
(Mio. $) (2008)
[Note 1]
PIB par habitant
($) (2008)
[Note 1]
Devise Capitale politique Régime politique Langue officielle
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 29 994 272 2 149 690 593 385 23 834 Rial saoudien Riyad Monarchie absolue Arabe
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 8 264 070 83 600 184 984 38 830 Dirham des Émirats arabes unis Abou Dabi État fédéral Monarchie constitutionnelle Arabe
Drapeau d'Oman Oman 3 929 000 309 500 66 889 24 153 Rial omanais Mascate Monarchie absolue Arabe
Drapeau du Koweït Koweït 3 582 054 17 820 137 190 39 849 Dinar koweïtien Koweït Monarchie constitutionnelle Arabe
Drapeau du Qatar Qatar 2 068 050 11 437 94 249 85 867 Rial qatari Doha Monarchie constitutionnelle Arabe
Drapeau de Bahreïn Bahreïn 1 234 571 665 26 970 34 605 Dinar bahreïni Manama Monarchie constitutionnelle Arabe

Secrétaires généraux du CCG[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Diagramme des différents partenariats entre les pays de la Ligue arabe.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sources :

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]