Charles-François Delacroix

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Charles-François Delacroix
Bordeaux delacroix.JPG

Buste de Charles Delacroix sur sa tombe au cimetière de la Chartreuse (Bordeaux)

Fonctions
membre du Conseil des Anciens (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Informations générales
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 64 ans)
BordeauxVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
homme politique, diplomateVoir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Eugène Delacroix
Henriette de Verninac (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles-François Delacroix de Contaut[1], né à Givry-en-Argonne le , mort à Bordeaux, le , est un homme politique français. Député puis ministre des Relations extérieures sous la Révolution, il est ensuite préfet sous le Premier Empire.

Biographie[modifier | modifier le code]

Delacroix fut secrétaire de Turgot, puis avocat. Élu député de la Marne à la Convention le 3 septembre 1792, il se prononce pour la mort de Louis XVI à son procès. À la chute de Robespierre, il se rallie à la réaction thermidorienne, et est envoyé en mission en Ardennes[2].

Élu au Conseil des Anciens sous le Directoire, il est nommé ministre des Relations extérieures le 5 novembre 1795. Il est remplacé par Talleyrand le 16 juillet 1797. Il est alors envoyé comme ambassadeur en République batave jusqu'en 1798.

En 1800, rallié à Bonaparte, il devient préfet des Bouches-du-Rhône puis préfet de la Gironde (1803-1805).

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Responsable politique, Charles Delacroix est l'auteur d'un grand nombre de plaquettes, brochures et rapports officiels, écrits à l'occasion de ses missions à Versailles, en Belgique, à Marseille, et en diverses occasions, parmi lesquels on peut distinguer :

Famille[modifier | modifier le code]

Charles Delacroix est le père de Charles-Henri Delacroix (1779-1845), général d'Empire et du peintre Eugène Delacroix (1798-1863).

On peut douter de la paternité biologique d'Eugène. Charles Delacroix était en effet affecté d'une excroissance qui l'empêchait de procréer, qui ne fut retirée que le 13 septembre 1797[3], tandis qu'Eugène naquit le 26 avril 1798, 32 semaines après l'opération. Certains biographes de Talleyrand font de celui-ci le géniteur[4]. Si Georges Lacour-Gayet estime « impossible » que Charles Delacroix soit le père d'Eugène, et « possible » que Talleyrand le soit[5], et si Maurice Sérullaz ne se prononce pas[6], une autre partie des biographes du peintre[7] et de ceux de Talleyrand[8],[9] contestent cette théorie, affirmant que la relation n'a jamais eu lieu, et que la naissance, prématurée, intervient logiquement à la suite de la guérison de Charles Delacroix. Enfin, leur principal argument est qu'il n'existe qu'une source sur cette paternité, les Mémoires de Madame Jaubert[10], ce qui fait dire à Emmanuel de Waresquiel :

« Tous ceux qui ont aimé à forcer le trait de leur personnage, à commencer par Jean Orieux, se sont laissé tenter, sans se soucier du reste, ni surtout des sources ou plutôt de l'absence de sources. Une fois pour toutes, Talleyrand n'est pas le père d'Eugène Delacroix. »

— Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand, le prince immobile[11]

Références[modifier | modifier le code]

  1. On trouve son nom orthographié ainsi aussi : Charles de Lacroix de Constant. Il était aussi appelé Charles Lacroix, voir la Biographie des ministres français, parue à Bruxelles en 1826, p 168-169. de Contaut n'est pas une particule nobiliaire, mais une précision destinée à le distinguer de son frère Delacroix d'Ante.
  2. Eugène de Mirecourt (texte), Charles Delacroix, Parkstone, 2010, (ISBN 978-1-8448-4618-4)
  3. A.B. Imbert Delonnes, Opération de sarcocèle faite le 27 fructidor an V au citoyen Charles Delacroix, Paris, gouvernement de la République française,‎ an vi (1798) (lire en ligne). La tumeur du testicule gauche, de 35 cm de long, avait atteint 32 livres (14 kg) et avait absorbé le reste de l'appareil génital qui apparaissait semblable « à un second nombril » ; voir aussi Article de Welcome Trust sur la gravure de Pierre Chasselat, 18 mai 2011.
  4. Talleyrand, le sphynx incompris, Le grand livre du mois,‎ (1re éd. 1973).
  5. Georges Lacour-Gayet, Talleyrand, Payot,‎ (ISBN 2228882968), p. 262-264.
  6. Delacroix, Maurice Sérullaz, p. 203.
  7. P. Loppin, Eugène Delacroix, l'énigme est déchiffrée, cité par Emmanuel de Waresquiel.
  8. Léon Noël, Talleyrand, cité par Emmanuel de Waresquiel
  9. Casimir Carrère, Talleyrand amoureux, cité par Emmanuel de Waresquiel
  10. Caroline Jaubert, Souvenirs de madame C. Jaubert, J. Hetzel et cie,‎ , 323 p.
  11. Emmanuel de Waresquiel, Talleyrand : Le Prince immobile, Fayard,‎ (ISBN 2213613265), p. 209

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]