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Holland America Line

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Holland America Line
illustration de Holland America Line

Création 1873 sous le nom de Nederlandsch-Amerikaansche Stoomvaart Maatschappij (NASM)
Dates clés 1895 première croisière d'agrément,
1973 vente de la division cargo,
1989 rachat par Carnival corporation & PLC
Fondateurs John J. Boland et Adam E. Cornelius
Personnages clés John J. Boland
Adam E. Cornelius
Stein Kruse
Forme juridique N.V.Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan A Signature of Excellence (Une Signature de l'Excellence)
Siège social Seattle
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Beth Bodensteiner (Présidente)
Activité Tourisme
Produits Croisière
Société mère Carnival corporation & plc
Sociétés sœurs Carnival Cruise Lines, Princess Cruises, The yachts of Seabourn, Cunard Line, Aida Cruises, Costa Croisières, Iberoscruises, P&O Cruises et P&O Cruises Australia
Site web Holland America Line

La Holland America Line NV (HAL) est une compagnie de croisières américaine, filiale de Carnival Corporation & plc. Fondée en 1873 à Rotterdam, aux Pays-Bas, sous le nom de Nederlandsch-Amerikaansche Stoomvaart Maatschappij (NASM), elle exploite des liaisons transatlantiques régulières pour le transport de passagers et de marchandises entre Rotterdam et l'Amérique du Nord jusqu'en 1971[Lien 1]. Spécialisée dans les croisières, la compagnie se développe par le biais de plusieurs acquisitions, notamment Westours en 1971, Home Lines et Windstar Cruises en 1988. En 1989, elle est rachetée par Carnival Corporation. Basée à Seattle, dans l'état de Washington, la compagnie de croisières arbore sur ses navires les noms d'anciens paquebots transatlantiques qu'elle a exploités. Son navire amiral actuel, le Rotterdam, est le septième de la compagnie à porter ce nom.

En 2020, la société est durement touchée par les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19. Le passage du canal de Panama est interdit à deux de ses navires. La compagnie annonce en juillet vendre quatre de ses paquebots.

Acteur majeur des croisières et des circuits terrestres en Alaska, la compagnie possède plusieurs hôtels et deux lignes de chemin de fer dans cet état[Lien 2]. Elle propose également une croisière autour du monde annuelle, ainsi que des croisières dans les Caraïbes, en Amérique du Sud, en Europe, en Asie et en Antarctique.

Le premier siège social de Holland America à Rotterdam, aujourd'hui l'hôtel New York

Premières décennies

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La Holland America Line est fondée en 1873 sous le nom de Nederlandsch-Amerikaansche Stoomvaart Maatschappij (NASM)[Presse 1]. Plus communément appelée Holland-Amerika Lijn (HAL) ou Holland-America Line[note 1], la compagnie est créée après le premier voyage du Rotterdam (I) entre Rotterdam et Hoboken en [Lien 1].

La compagnie commence son activité par le transport de fret et de passagers entre les Pays-Bas et les Indes orientales néerlandaises par le biais du Canal de Suez. Le Rotterdam (I) assure des traversées régulières de quinze jours avec des escales à Boulogne-sur-Mer (France)[Presse 2] et Plymouth (Royaume-Uni) jusqu'à son naufrage en 1883[Lien 3]. À cette époque, la flotte de la compagnie s'est agrandie et comprend les paquebots mixtes SS WA Scholten, SS P. Caland, SS Leerdam et SS Edam[note 2]. En 1885, le Rotterdam (II) est acquis pour remplacer le premier. Le premier pavillon de la HAL, inspiré du drapeau de la ville de Rotterdam, est introduit à cette époque : Il arbore trois bandes, verte, blanche et verte[Lien 4]. Ce modèle, également reproduit sur les cheminées des navires, reste inchangé jusqu'en 1971[Lien 4].

Le premier pavillon de la compagnie, inspiré du drapeau de la ville de Rotterdam.

Première croisière d'agrément

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Le Rotterdam (II) effectue la première croisière d'agrément de la compagnie en 1885, en traversant le canal de Kiel jusqu'à Copenhague[Lien 5]. Le Rotterdam (III) suit en 1897[Presse 3], alors que la compagnie connait une expansion rapide[Lien 6]. Le Statendam (I), mis en service en 1898, est le premier navire de la HAL à dépasser les 10 000 tonneaux de jauge brute (tjb)[Presse 4]. Pour le 25e anniversaire de la compagnie, la même année, celle-ci transporte avec succès plus de 400 000 immigrants d'Europe vers l'Amérique du Nord[Presse 5],[Lien 7].

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Un tableau du Rotterdam (III), lancé par Harland & Wolff en 1897.

Trois grands navires construits par le chantier Blohm & Voss entrent en service : le SS Potsdam en 1899, le Rijndam (I) en 1901 et le Noordam (I) en 1902[Lien 8],[Lien 9],[Lien 10]. Chaque navire affiche un tonnage supérieur à 12 000 tonneaux de jauge brute, augmentant considérablement la capacité de la compagnie.

Rachat par l'IMM

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En 1902, la compagnie est rachetée par l’International Mercantile Marine Company (IMM)[Presse 6],[Presse 7]. Propriété de l’industriel américain J.P. Morgan, qui forme un cartel de fixation des prix, Holland America est approchée par William Pirrie, président des chantiers navals Harland & Wolff, dans le cadre d’une transaction qui ne révèle pas ses liens avec l’IMM[Lien 11].

La compagnie introduit des navires toujours plus grands, notamment en 1905 le Nieuw Amsterdam (I), puis en 1908 le Rotterdam (IV), respectivement de 16 967 et 24 129 tjb[Lien 12],[Lien 13]. Les deux navires sont construits par Harland & Wolff.

Première Guerre mondiale

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Le Statendam (II) devient navire de transport de troupes Justicia en 1914. Il est coulé en 1918.

Lancé en , le Statendam (II) doit être le plus grand navire jamais construit par la HAL avec un tonnage brut de 32 120 tonneaux. Cependant, la Première Guerre mondiale éclate un mois plus tard et le navire est réquisitionné par le Royaume-Uni pendant son armement chez Harland & Wolff[note 3]. Rebaptisé Justicia, il devient le plus grand transport de troupes à servir pendant la guerre. Il est torpillé par un U-Boot en 1918. La NASM accepte finalement une compensation sous la forme de 60 000 tonnes d'acier du gouvernement britannique[Lien 14],[Presse 9].

La neutralité néerlandaise tout au long de la guerre n'épargne pas plusieurs navires de la HAL. La compagnie perd cinq navires totalisant plus de 30 000 tonneaux (tjb). Deux mines allemandes coulent le SS Eemdijk en 1915[Lien 15], et en 1916, le U-53 coule le SS Blommersdijk[Presse 10],[Lien 16]. En , le U-21 coule un convoi néerlandais entier, comprenant le SS Noorderdijk et le SS Zaandijk[Lien 17],[Lien 18],[Presse 11].

Durant la guerre, des capitalistes néerlandais rachètent progressivement d'importantes parts de la Holland America Line à IMM et à ses filiales[Presse 12]. En 1917, ils ont acquis la moitié des actions d'IMM dans la HAL pour plus de 3,5 millions de dollars[Presse 13]. En 1918, le président américain Woodrow Wilson autorise la saisie de 89 navires néerlandais. Neuf navires de la compagnie sont saisis par l'United States Shipping Board, dont le Rijndam (I), qui survit à la guerre comme transport de troupes sous le nom d'USS Rijndam[Lien 19]. De ces neuf navires, seul le SS Ossterdijk ne revient pas, après avoir coulé suite à une collision[Lien 20].

Un tableau du Volendam (I), achevé en 1922.

Entre les deux guerres mondiales

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Le Maasdam (I) et le Edam (III) introduisent la propulsion par turbine à vapeur dans la flotte de la Holland America Line en 1921. Ces navires de 8 800 tonneaux de jauge brute desservent la ligne vers Tampico via des ports tels que Anvers, Bilbao, Santander, Gijón, Vigo et La Havane[Lien 3],[2]. Le Volendam (I) et le Veendam (II) suivent en 1922, tous deux assurant la liaison transatlantique phare vers Hoboken via Southampton, Halifax (Nouvelle-Écosse) et Boulogne[Lien 3].

Les docks de la HAL à Hoboken.

Toujours en 1921, la compagnie met en service ses premiers navires à moteur, le MV Dinteldijk et le MV Drechtdijk[Lien 21],[Lien 22]. Ces cargos frigorifiques de 9 350 tjb disposent de couchettes pour un maximum de 19 passagers de première classe. Ils sont suivis en 1929 et 1930 par les plus grands MV Delftdijk et MV Damsterdijk[Lien 23],[Lien 24].

Le Statendam (III), mis en chantier en 1921, n'a été achevé qu'en 1929.

Le Statendam (III) est commandé par Harland & Wolff en 1924, mais la Holland America Line ordonne l'arrêt des travaux faute de fonds. Après trois ans d'immobilisation, le gouvernement néerlandais accorde un prêt à la NASM pour achever sa construction. Remorqué jusqu'au chantier naval Wilton's Dok-en Werf Maatschappij à Schiedam, le navire est finalement achevé en 1929. Malgré le début de la Grande Dépression, le Statendam (III) se révèle économique à exploiter et effectue des traversées transatlantiques ainsi que des croisières dans les Caraïbes tout au long des années 1930[Lien 25].

En 1930, la Holland America Line a étendu son réseau jusqu'à la côte ouest des États-Unis via le canal de Panama[3]. En collaboration avec Royal Mail Lines, les cargos frigorifiques de la HAL (indiqués par le suffixe -dijk) effectuent des liaisons en tandem avec les navires de la RML, notamment le Lochmonar et le Lochgoil. Parmi les nouvelles destinations desservies par cette compagnie figurent Londres, Vancouver, Guayaquil et les Bermudes[Lien 3].

Le Nieuw Amsterdam (II) entré en service en 1938 est la vitrine moderne de la ligne.

En 1937, la compagnie maritime met en service le Nieuw Amsterdam (II), son nouveau navire amiral. Ce paquebot de 36 287 tjb coûte 20 millions de florins à la compagnie et devient immédiatement le plus grand navire de la flotte marchande néerlandaise[Lien 26]. Surnommé tour à tour « le chouchou des Néerlandais » et « le navire de demain », le Nieuw Amsterdam (II) acquiert un prestige certain en tant que nouveau navire d'état néerlandais, rivalisant avec des paquebots contemporains tels que le RMS Queen Mary, le SS Normandie et le SS Rex. Le logo actuel de la compagnie, utilisé depuis 1983, est une représentation artistique du Nieuw Amsterdam (II) en mer[Lien 4].

Seconde Guerre mondiale

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Le Statendam (III) à gauche et le Veendam (II) à droite en feu pendant la bataille de Rotterdam.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Holland America Company perd treize navires, totalisant plus de 140 000 tjb. Au début du conflit, le MV Binnendijk et le SS Spaarndam sont coulés par des mines[Presse 14],[Presse 15], et le MV Burgerdijk par le U-48 en [Presse 16]. Lors de l'invasion allemande des Pays-Bas, plusieurs navires de la HAL sont incendiés pendant la bataille de Rotterdam. Le Statendam (III), le MV Boschdijk et le MV Dinteldijk sont perdus lors des premiers combats[Presse 17],[Lien 25], le MV Boschdijk étant ensuite remorqué en mer Baltique pour servir de cible d'entraînement à la Luftwaffe[Lien 27]. Le MV Dinteldijk est finalement sabordé dans le port de Rotterdam pour bloquer la circulation[Lien 21].

Après l'établissement du gouvernement néerlandais en exil, la Holland America Line annonce son intention d'affréter tous ses navires transatlantiques au gouvernement britannique, à l'exception du Nieuw Amsterdam (II)[Presse 18]. Le SS Pennland et le SS Westernland sont rapidement réquisitionnés comme transports de troupes[Lien 28],[Lien 29],[note 4] et le Nieuw Amsterdam (II) rejoint finalement l'effort de guerre en . Il survit à la guerre, parcourant plus de 800 000 kilomètres et transportant plus de 400 000 militaires pour les forces alliées en tant que transport de troupes.

Mémorial de la Seconde Guerre mondiale de Holland America à Katendrecht, Pays-Bas.

On estime à près de 200 le nombre de victimes des naufrages de navires de la HAL pendant la guerre. Le plus lourd bilan humain remonte à , lorsque le U-174 coule le Zaandam (II), faisant 135 victimes[Lien 30]. En , 39 personnes périssent lorsque le MV Beemsterdijk heurte une mine[Lien 31]. D'autres pertes sont enregistrées lors du naufrage du MV Bliderdijk par le U-38 en [Lien 32], du Maasdam (III) par le U-564 en 1941[Lien 33], et du naufrage du SS Pennland pendant l'invasion allemande de la Grèce. Un autre naufrage a lieu en , lorsque le MS Breedijk est coulé par le U-34[Lien 34]. Les forces alliées infligent des pertes à bord du MV Drechtdijk lors d'un raid aérien après sa capture par les forces allemandes[Lien 22],[note 5].

L'après-guerre

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Après la guerre, la HAL transporte une importante vague d'immigrants des Pays-Bas vers le Canada et d'autres destinations[4]. La ligne Rotterdam-Hoboken continue de desservir Southampton, mais en 1948, le port de Boulogne-sur-Mer n'est toujours pas en mesure d'accueillir à nouveau les grands paquebots. Dès , le Nieuw Amsterdam (II) commence à faire escale au Havre. Au début, il est le seul navire de la HAL à assurer cette liaison. Le Veendam (II) effectue uniquement des escales à Southampton, tandis que le Noordam (II) et le Westerdam (I) assurent une liaison directe entre Rotterdam et Hoboken[Presse 19]. En 1959, les navires de la Holland America desservent également Cobh, Québec et Montréal. En 1963, ils desservent Bremerhaven[Lien 3].

Le deuxième pavillon de la compagnie (1971-1988).
Le Rotterdam (V) a été présenté comme le nouveau navire amiral de HAL en 1958.

En 1958, la Holland America lance le Rotterdam (V), qui remplace rapidement le Nieuw Amsterdam (II) comme nouveau navire amiral des Pays-Bas. Conçu pour les traversées transatlantiques en deux classes et les croisières de luxe en une seule classe, son architecture distinctive et son design intérieur moderne le placent parmi les navires les plus novateurs de l'époque.

Recentrage sur les croisières

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Cependant, à la fin des années 1960, le transport aérien commence à supplanter les traversées transatlantiques en paquebot. La Holland America Line suspend son transport de passagers entre l'Europe et les États-Unis. Le Nieuw Amsterdam (II) effectue le dernier service transatlantique régulier de la compagnie en 1971. Celle-ci vend aussi sa division cargo en 1973 pour se recentrer exclusivement sur les croisières[Lien 1]. Pour accompagner ce changement, la compagnie adopte une nouvelle couleur de coque bleu foncé pour l'ensemble de sa flotte et modifie son pavillon pour la première fois de son histoire[Lien 5].

En 1973, la compagnie inaugure son premier navire de croisière spécialement conçu à cet effet, le Prinsendam (I), et met hors service le Nieuw Amsterdam (II). Suite à l'acquisition en 1971 de Westours[Presse 20], voyagiste spécialisé dans les croisières en Alaska, le programme de croisières de la HAL privilégie de plus en plus les itinéraires dans le Pacifique Nord-Ouest. Rebaptisée Holland America Line-Westours[Lien 4], la compagnie construit plusieurs hôtels en Alaska et acquiert la ligne de train Rocky Mountaineer[Lien 37]. En 1978, elle réincorpore les États-Unis et transfère son siège social à Stamford, dans le Connecticut[Lien 5]. De nouveaux navires de croisière spécialement conçus suivent dans les années 1980, notamment les navires jumeaux Nieuw Amsterdam (III) et Noordam (III), construits à Saint-Nazaire[Lien 38]. À la fin des années 1980, la compagnie adopte un nouveau pavillon et un nouveau logo représentant le Nieuw Amsterdam (II) avec le Halve Maen d'Henry Hudson[Lien 4]. Une version de ce logo existe encore aujourd'hui comme logo moderne de la compagnie.

Après son déménagement côté Pacifique à Seattle, dans l'État de Washington, la compagnie se diversifie dans les croisières de luxe. En , la Holland America rachète la Home Lines, alors en difficulté, pour 210 M$[Presse 21] et rebaptise le MS Homeric en Westerdam (II). La même année, elle acquiert la Windstar Cruises[Presse 21],[Lien 1].

Rachat par la Carnival corporation & plc

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En 1989, la Carnival corporation & plc acquiert l'ensemble du groupe pour 1,2 milliard de florins (620 M$)[Presse 21],[Presse 5],[Presse 22]. Les anciens propriétaires néerlandais utilisent le produit de la vente pour créer la HAL Trust et la HAL Investments, deux sociétés détenues par la famille van Der Vorm. Le logo de ces entités est le pavillon tricolore original de la compagnie, issu de la NASM[Lien 4].

Compagnie de croisières basée aux États-Unis (depuis 1989)

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Le Statendam (V) est le premier navire construit sous la propriété de Carnival Corporation.

Après son rachat par la Carnival Corporation, la HAL bénéficie d'un important apport de capitaux pour la rénovation et l'allongement du Westerdam (II), récemment acquis[Lien 39]. Quatre nouveaux navires, construits spécifiquement à cet effet, sont commandés aux chantiers navals italiens Fincantieri. Le premier d'entre eux, le Statendam (V), d'une jauge brute de 55 000 tonneaux, entre en service en 1993. À la surprise générale, la Carnival Corporation choisit de ne pas investir dans le Rotterdam (V), navire amiral très apprécié, et le vend à la Premier Cruise Lines (en) en 1997[Lien 40]. Quatre autres navires neufs suivent rapidement, augmentant considérablement la capacité globale de la HAL. Le premier de cette série est le Rotterdam (VI), d'une jauge brute de 61 000 tonneaux, qui partage le statut de navire amiral avec l'Amsterdam (I). Ces deux navires se distinguent par leurs cheminées jumelles uniques, conçues pour rappeler le Rotterdam (V).

Le Rotterdam (VI) et le Eurodam (I) amarrés côte à côte à Tallinn, en Estonie, en 2014.

En 1996, la compagnie acquiert l'île de Little San Salvador aux Bahamas pour 6 millions de dollars auprès de la Norwegian Cruise Line[Presse 23]. Après avoir investi plus de 16 millions de dollars dans des rénovations et rebaptisé l'île Half Moon Cay, celle-ci ouvre ses portes aux passagers de la HAL et de la Carnival en tant qu'île privée[Presse 24]. Au tournant du siècle, la compagnie commence à vendre ses navires les plus anciens, notamment le Nieuw Amsterdam (III) en 2000 et le Westerdam (II) en 2001. Le Noordam (II) est affrété coque nue à la Thomson Cruises en 2002, mais reste la propriété de la Holland America jusqu'à sa vente en 2018[Lien 41]. C'est à cette époque que la compagnie reprend son nom d'origine, Holland America Line[Lien 5].

La classe Pinnacle, introduite avec le Koningsdam (I) en 2016, est la plus grande classe de navires jamais construite par HAL.

La série de quatre navires de classe Vista débute en 2002 avec le Zuiderdam (II). Chacun d'entre eux dispose de deux cheminées et de 67 % de cabines avec véranda[Lien 42]. La classe Signature, légèrement agrandie, est mise en service avec l'Eurodam (I) en 2008 et le Nieuw Amsterdam (IV) en 2010[Presse 25].

Difficultés

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Suspension de commandes

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Le , Micky Arison directeur de Carnival corporation & plc annonce que la société ne commandera pas de navire pour ses trois marques américaines (Carnival Cruise Line, Princess Cruise Line et Holland America Line) du fait des coûts de construction élevés et de la situation économique peu favorable. En 2009 néanmoins, la société exploite 14 navires et transporte près de 700 000 passagers par an.

Vente de navires

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En 2015, un an avant l'introduction de la classe Pinnacle, les premiers navires commandés par la Carnival quittent la flotte : le Statendam (V) et le Ryndam (III). En 2018, la HAL acquiert une nouvelle ligne ferroviaire, la White Pass and Yukon Route, entre Skagway et Whitehorse[Lien 43]. En 2019, le plus petit navire de la compagnie, le Prinsendam (II), est vendu au voyagiste allemand Phoenix Reisen (en)[Lien 44].

Le Covid-19

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Durant la pandémie de Covid-19, les navires Zaandam (III) et Rotterdam (VI) font la une des journaux internationaux en raison du grand nombre de passagers infectés, ce qui leur vaut de se voir refuser le passage par le canal de Panama[Lien 45]. Les deux navires obtiennent finalement l'autorisation de passage et retournent à Port Everglades, en Floride, après avoir procédé à des transferts de passagers sains entre eux afin d'isoler les personnes infectées[Lien 46]. En , la HAL annonce le retrait de quatre navires de sa flotte, dont les navires amiraux MS Rotterdam et MS Amsterdam, le Maasdam et le Veendam[Presse 26],[Presse 27]. Cette réduction de la flotte laisse le Zaandam (III) et le Volendam (III) comme seuls petits navires restants. Suite à la vente du sixième Rotterdam, le Ryndam (IV), alors en construction, est rebaptisé Rotterdam (VII) et entre finalement en service en 2020[Lien 47].

Aujourd'hui

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En 2025, la Holland America Line exploite 11 navires qui visitent 389 ports dans 108 pays[Lien 48],[Lien 49].

Flotte actuelle

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Ancienne flotte

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Holland America Line » (voir la liste des auteurs).
  1. À ne pas confondre avec la Hambourg America Line (HAL), nom utilisé aux Etats-Unis par la HAPAG.
  2. En 1890, la Lloyds indique 8 navires[1].
  3. La presse militaire allemande parle de vente à la Cunard Line pour remplacer le Lusitania[Presse 8].
  4. Le général De Gaulle est sur le Westernland lors de la bataille de Dakar en 1940.
  5. a et b Le , le Volendam navigue dans le convoi OB-205 lorsqu'il est atteint par deux torpilles lancées par le U-60. Le paquebot est évacué, mais il ne coule pas. Il est remorqué jusqu'à Greenock. Une seule victime est à déplorer[Lien 35],[Lien 36].
  6. Les quatre navires de la classe Vista portent le nom des points cardinaux en néerlandais.
  7. Les navires de la classe Signature sont une version agrandie de la classe Vista.
  8. Les navires de la classe Pinnacle sont les plus grands de l'histoire de la compagnie.

Liens externes

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Références

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Articles de Presse

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Bibliographie

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Liens complémentaires

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Articles connexes

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