Esch-sur-Alzette

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne une ville du Luxembourg. Pour le canton du même nom, voir Canton d'Esch-sur-Alzette.
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Esch-sur-Alzette
(lb) Esch-Uelzecht
(de) Esch an der Alzette
Esch-sur-Alzette
Vue de la ville depuis la colline.
Blason de Esch-sur-Alzette
Blason
Drapeau de Esch-sur-Alzette
Logo
Administration
Pays Drapeau du Luxembourg Luxembourg
Circonscription Sud (chef-lieu)
Canton Esch-sur-Alzette (chef-lieu)
Bourgmestre
(Buergermeeschter)
Georges Mischo (CSV)
2017-2023
Codes postaux 4010-4073, 4080-4086, 4101-4141, 4150-4179, 4201-4289, 4301-4374
Code UAL 2 0204
Indicatif téléphonique (+352)
Démographie
Gentilé Eschois(e)
Population 35 040 hab.[1] ()
Densité 2 442 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 29′ 49″ nord, 5° 58′ 50″ est
Altitude Min. 279 m
Max. 426 m
Superficie 14,35 km2 [2]

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Esch-sur-Alzette
Liens
Site web esch.lu

Esch-sur-Alzette (en luxembourgeois : Esch-Uelzecht et en allemand : Esch an der Alzette) est une ville luxembourgeoise. Chef-lieu du canton du même nom, elle est, après Luxembourg-ville, la seconde ville du pays, avec environ 34 000 habitants.

La ville est la capitale des « Terres Rouges » (« Minett » en luxembourgeois), riches en minerai de fer, et reste un grand centre sidérurgique du pays. Cosmopolite — plus de 30 % de ses habitants sont des étrangers —, elle connaît aujourd’hui une importante activité commerciale.

Géographie[modifier | modifier le code]

Panorama d'Esch-sur-Alzette.

La ville est la capitale des « Terres Rouges », région qui doit son nom à la présence de minerai de fer en son sous-sol. Elle est traversée par l’Alzette, un affluent de la Sûre. Elle est délimitée au sud-ouest par la frontière française.

Communes limitrophes d’Esch-sur-Alzette
Sanem Mondercange Schifflange
Russange (F) Esch-sur-Alzette Kayl
Audun-le-Tiche (F) Rumelange

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Esch-Belval.

En 2001, un concours international d’urbanisme a été mis en place pour prendre les meilleurs choix sur le projet Belval, sur la friche de la moitié désaffectée du site sidérurgique d'Esch-Belval, avec deux hauts-fourneaux à intégrer. Après une analyse détaillée des projets concentrée sur les critères de rentabilité, de phasage et de viabilisation, un Comité de Concertation dirigé par le Ministre de l’Intérieur a décidé, le 8 mars 2002, de poursuivre la planification sur la base du projet du bureau Jo Coenen & Co de Maastricht[3].

À travers ses différents quartiers, le projet[4] permettra à terme d’accueillir plus de 5 000 habitants et plus de 20 000 occupants ou utilisateurs quotidiens. Le nouvel ensemble urbain porte sur une surface développée de près de 1,3 million de m² sur 69 hectares constructibles. Une proportion importante (30 % des surfaces) est réservée aux espaces verts et places publiques.

Les conditions de sa mise en œuvre lui confèrent un fort potentiel de développement grâce notamment :

  • au respect des idées directrices formulées dès l’origine par les initiateurs du projet ;
  • à une insertion harmonieuse dans le tissu urbain des communes d’Esch et de Sanem ;
  • au soutien actif de l’État à travers un important programme de décentralisation de fonctions administratives et la mise en œuvre d’une politique d’enseignement secondaire et supérieur ambitieuse développée dans le contexte de la création de l’Université du Luxembourg et du Lycée technique de Belval.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Esch-sur-Alzette est une ville au passé mouvementé. Elle devient « ville-libre » le [5]. C'est une ancienne ville industrielle, bastion de la sidérurgie. À la suite de la crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain, cette activité se replie aujourd’hui à l'aciérie électrique et au laminoir d'Esch-Belval, l'usine des Terres Rouges à la frontière française ayant fermé en 1977 et celle d'Esch-Schifflange en 2012. Les anciens hauts-fourneaux sont démantelés, exportés en Chine ou transformés en musée.

Le , premier jour de la bataille de France, les Français de la 3e division légère de cavalerie affrontent leurs premiers Allemands (de la 16. Armee) dès l'aube à Esch-sur-Alzette, qui ont été transportés par avions et planeurs jusque dans les environs, provoquant une « surprise (...) complète »[6] chez les combattants français, si bien que ces derniers parlent également, à tort, de la présence d'une puissante cinquième colonne[7]. De durs combats se déroulent tout au long de la journée avant que les Français ne repassent la frontière le lendemain[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres[modifier | modifier le code]

Liste des bourgmestres successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 2017 Vera Spautz LSAP  
2017 en cours Georges Mischo CSV  
Les données manquantes sont à compléter.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville d'Esch-sur-Alzette est jumelée avec[9] :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1821. Les recensements décennaux de la population permettent de caler les chiffres sur la composition de la population par sexe, âge, nationalité et commune de résidence. Entre deux recensements, la population au 1er janvier de l’année x est évaluée en ajoutant à la population au 1er janvier de l’année x-1 les soldes naturel (naissances-décès) et migratoire (arrivées-départs) de l'année. La même méthode est appliquée pour la répartition par âge au 1er janvier et les effectifs totaux par nationalité. Au , le Grand-Duché de Luxembourg dénombre 102 communes.

En , la commune comptait 34 378 habitants.

Évolution démographique de Esch-sur-Alzette depuis 1821.
1821 1851 1871 1880 1890 1900 1910 1922 1930 1935
8101 4893 9465 0826 85510 97116 46120 43729 42927 517
1947 1960 1970 1978 1979 1981 1983 1984 1985 1986
26 85127 95427 57425 51525 53825 14424 55024 13023 98023 870
1987 1988 1989 1990 1991 1992 1993 1994 1995 1996
23 72023 54023 84623 93624 01824 03623 96424 02024 25524 571
1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
24 56424 60624 87325 19527 14627 24427 63028 06628 27428 646
2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
29 06329 51529 85330 14730 12530 86331 89832 60033 28633 939
2017 - - - - - - - - -
34 378---------
Jusqu'en 1970 et pour les années 1981, 1991, 2001 et 2011 : date du recensement général de la population ; pour les autres années : situation au 1er janvier.
(Sources : STATEC depuis 1821 et CTIE à partir de 2017[1].)

Sports[modifier | modifier le code]

La ville est célèbre pour son club de football, la Jeunesse d'Esch, 28 fois champion du Luxembourg.

Elle est la ville natale du plus grand footballeur luxembourgeois de tous les temps, Louis Pilot, qui débuta sa carrière dans l'autre club de la cité minière, le Club Sportif Fola Esch, qui est également réputé pour son équipe de football mais également pour son équipe de handball. En effet, le Club Sportif Fola Esch était un club omnisports, dont la section handball, le HB Eschois Fola, fut 21 fois champion du Luxembourg tandis que son rival le HC La Fraternelle Esch, quant à lui, fut deux fois champion du Luxembourg. En 2001, ces deux club fusionnent pour former le HB Esch, qui lui fut six fois champion du Luxembourg et est également le tenant du titre.

En 2013, le HB Esch est aujourd’hui le seul club du pays à avoir atteint une finale européenne, l'EHF Challenge Cup.

Esch-sur-Alzette a accueilli l'arrivée de la deuxième étape du Tour de France 2006.

Économie[modifier | modifier le code]

La ville a donné son nom au premier Boeing 747-8 de la compagnie aérienne nationale Cargolux.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La ville eschoise est connue pour ses parcs, notamment celui situé au Gaalgebierg : un ensemble unique de jardins fleuris, de jardins « à la française », de sentiers en forêt et petits chemins isolés. Le parc animalier au sommet du Gaalgebierg est très apprécié par les familles pour son entrée gratuite. Pendant la saison estivale, le parc accueille également tous les deux ans le festival des Terres Rouges. Durant la saison hivernale, la grande place de jeux se « transforme » en patinoire naturelle qui s'étend sur une surface de presque 2 000 m2.

La rue de l'Alzette, piétonnière sur une longueur de 800 mètres, est intéressante non seulement pour ses magasins mais aussi pour l’architecture de ses immeubles. L'église Saint-Joseph (1873) de style néo-gothique est située en plein centre de la métropole du fer. À côté de trois autres églises catholiques, Esch a aussi une synagogue, une église protestante réformée, une église néoapostolique, une mosquée et un temple des témoins de Jéhovah.

La mine Cockerill est la seule mine luxembourgeoise disposant d’un puits. L’extraction de la minette se faisait habituellement par des galeries situées dans la réserve naturelle Ellergronn.

Les anciens quartiers ouvriers autour de l'usine Terres Rouges au quartier Grenz/Hiehl ont un passé très animé, avec de nombreux cafés et logements locatifs surtout peuplés de travailleurs immigrés italiens[réf. nécessaire].

À côté de l'université et de la Rockhal, le nouveau quartier universitaire d'Esch-Belval dispose d'un grand centre commercial et de nombreux bars et restaurants.

Tous les ans, à partir du 16 novembre, la place de l'Hôtel de ville abrite le marché de Noël Winter Wonderland de la ville ainsi qu'un défilé de saint Nicolas dans les rues d'Esch.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

La culture est bien ancrée à Esch-sur-Alzette avec le Théâtre municipal, le Conservatoire de musique, la Kulturfabrik et le Musée de la résistance. Un nouveau centre culturel à vocation musicale vit le jour en 2005 : la Rockhal. La ville compte quatre lycées sur son territoire: le Lycée de Garçons d'Esch-sur-Alzette, le lycée Hubert Clément (anciennement Lycée de jeunes filles), le Lycée technique d'Esch-sur-Alzette et le Lycée technique de Lallange.

L’exposition 100 Escher se situe le long d’un sentier de promenade reliant les cinq pavillons à thèmes au parc du Centenaire de la ville. Cette exposition reprend les photos qui ont été réalisées par le photographe Raymond Reuter dans le cadre de la réalisation du calendrier du Centenaire. Il s’agit d'une étude sociologique faite durant l’année 2005 sur la population eschoise, représentants jeunes et moins jeunes, luxembourgeois et immigrés, femmes et hommes…

Chaque année se déroule la fête de la Résistance à la Kulturfabrik, un ancien abattoir devenu centre culturel, organisée par les Amis du Monde diplomatique et Attac Luxembourg. Cet événement s’organise autour de débats, conférences, films et concerts.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Voici les films tournés à Esch-sur-Alzette :

Personnalités liées à la ville[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Esch-sur-Alzette Blason D'argent à une tour de gueules ouverte et deux fois ajourée, à cinq créneaux, accostée de l'écusson des armes de l'ancien Duché de Luxembourg (burelé d'argent et d'azur de dix pièces, au lion de gueules rampant, la queue fourchue armé, lampassé et couronné d'or). Le pied de la tour est figuré par un terrain ondulé d'argent et d'azur[N 1].
Détails
Armoiries de la commune luxembourgeoise d’Esch-sur-Alzette.[10]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La ville porte le pied « ondé de cinq pièces d'azur et d'argent », ce qui correspond mieux aux règles héraldiques et ce qui semble d'ailleurs avoir été l'intention première des auteurs du projet. En effet le texte allemand de l'arrêté du 11 mai 1871 dit : « auf blau und weiss geflutetem Grunde ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Population par canton et commune », sur http://www.statistiques.public.lu, STATEC, (consulté le 5 mai 2018).
  2. « Superficie par canton et commune », sur http://www.statistiques.public.lu, STATEC, (consulté le 5 mai 2018).
  3. Histoire du site Belval
  4. « L’avenir est au sud — Belval-Ouest »
  5. Nicolas van Werveke, Étude sur les chartes luxembourgeoises du Moyen Âge, la Cour, V. Bück, 1889
  6. Journaux des marches et des opérations de la 3e division légère de cavalerie, cité par Yves Buffetaut, Ardennes 1940 : La percée allemande (Militaria Magazine HS n°74), 2010, p. 42
  7. a et b Yves Buffetaut, Ardennes 1940 : La percée allemande (Militaria Magazine HS n°74), 2010, p. 42 à 46.
  8. « Arrêté royal grand-ducal du 29 décembre 1843, N° 2926f, portant nomination des Bourgmestres et Echevins des villes, et des Bourgmestres des campagnes du Grand-Duché. - Legilux », sur legilux.public.lu (consulté le 9 juin 2018)
  9. JUMELAGES
  10. Jean-Claude Loutsch, Armorial communal du Grand-Duché de Luxembourg, Luxembourg,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]