James Watt

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James Watt

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Portrait de James Watt par Carl Frederik von Breda

Naissance
Greenock (Écosse)
Décès (à 83 ans)
Birmingham (Angleterre)
Nationalité Flag of Scotland.svg Écossais
Champs Machine à vapeur, Énergétique
Institutions Université de Glasgow
Boulton & Watt
Renommé pour Machine à vapeur

James Watt (né le à Greenock en Écosse - mort le à Heathfield près de Birmingham en Angleterre) est un ingénieur écossais dont les améliorations sur la machine à vapeur furent une étape clé dans la révolution industrielle. Il a animé la Lunar Society de Birmingham.

Biographie[modifier | modifier le code]

James Watt est né le 19 janvier 1736 à Greenock, petite ville d'Écosse. Son père, charpentier de marine, était également propriétaire de bateau, entrepreneur et tenait un poste dans la magistrature municipale. Sa mère, Anus Muirhead, venait d'une famille distinguée et elle était instruite. Tous les deux étaient des presbytériens et des covenantaires convaincus. James Watt est allé à l'école de manière irrégulière et était préférentiellement instruit dans la demeure de ses parents par le soin de sa mère. Il faisait montre d'une grande dextérité manuelle et d'une aptitude pour les mathématiques, tandis que les langues grecques et latines lui déplaisaient.

Ses avancées technologiques[modifier | modifier le code]

La machine à vapeur conçue par Boulton et Watt. Dessin de 1784

Watt a adapté le régulateur à boules - déjà utilisé pour la régulation des moulins à vent et à eau- pour assurer la régulation de la vitesse d’une machine à vapeur. Il a inventé la jonction à mouvement parallèle qui convertit un mouvement circulaire en mouvement vertical et le diagramme indicateur de vapeur pour mesurer la pression de la vapeur dans le cylindre pendant le cycle de fonctionnement de la machine, montrant ainsi son efficacité.

Watt a grandement contribué à la transformation de la machine à vapeur embryonnaire en un moyen de production d’énergie fiable et économique. Il a d'abord mis en évidence que la machine à vapeur de Newcomen gâchait presque trois quarts de l’énergie de la vapeur en chauffant le piston et la chambre. Watt a développé une chambre de condensation séparée ce qui a augmenté significativement l’efficacité. Des améliorations supplémentaires (isolation du cylindre de vapeur, la machine à double action, un compteur, un indicateur et une valve de commande de puissance) ont fait de la machine à vapeur l’œuvre de sa vie.

Watt était opposé à l’utilisation de vapeur à haute pression et certains considèrent qu’il a freiné le développement technique de la machine à vapeur par d’autres ingénieurs, jusqu’à ce que ses brevets expirent en 1800. En particulier l’interdiction faite à son employé William Murdoch de travailler avec de la vapeur à haute pression pour ses expérimentations sur la locomotive à vapeur aurait retardé le développement et l’application de cette invention. Avec l’aide de son associé Matthew Boulton (cofondateur de l'entreprise Boulton & Watt), il s’est battu contre des ingénieurs rivaux comme Jonathan Hornblower qui essayait de développer des machines qui échapperaient à ses brevets généraux. Boulton s’est avéré excellent homme d’affaires et les deux hommes ont fini par faire fortune.

Il a introduit une unité appelée le cheval-vapeur pour comparer la puissance fournie par les machines à vapeur, sa version de l’unité étant équivalente à 550 livres-pied par seconde (environ 745,7 watts).

Watt a également inventé plusieurs autres choses, un appareil pour copier les lettres par procédé offset n’étant pas la moindre[6].

Controverse[modifier | modifier le code]

Le statut de Watt comme véritable inventeur de certains des nombreux principes et inventions pour lesquels il a déposé des brevets est sujet à controverse. Il a en particulier bénéficié des recherches des chimistes Joseph Black et John Roebuck (1718-1794).

Il avait pour habitude (à partir des années 1780 environ), soit de déposer des brevets vagues, soit de s’approprier, quand il en avait connaissance, les idées d’autres personnes en déposant des brevets avec l’intention que l’invention lui fût créditée, et s’assurant que personne d’autre ne pût travailler dans un domaine particulier. Comme il le dit dans une lettre adressée à Boulton le 17 août 1784 :

« J’ai donné pour les moteurs de chariots les descriptions que je pouvais, en fonction du temps et de l’espace que je pouvais m’autoriser ; mais c’est très imparfait et ne peut servir qu’à empêcher d’autres gens de déposer des brevets similaires. »

Deux exemples de cette pratique sont le dépôt d’un brevet pour l’engrenage soleil et planète en 1781 et le dépôt d’un brevet pour une locomotive à vapeur en 1784, alors que c’est son employé William Murdoch qui est à l’origine de ces deux inventions...

Son héritage[modifier | modifier le code]

La machine à vapeur conçue par James Watt a permis de passer d’une machine d’usage limité à une machine efficace aux nombreuses applications. Ce fut la source d’énergie principale de la Révolution industrielle naissante, dont elle a considérablement accru la capacité de production (avant elle, l’énergie était d'origine humaine ou animale, et pour certaines activités (mines, travail des métaux, tissages, minoteries...) hydraulique ou éolienne). Elle fut également essentielle pour les progrès qui ont suivi dans le domaine des transports, comme le bateau à vapeur et surtout le chemin de fer, avec le quasi-monopole des locomotives à vapeur jusque dans la seconde moitié du XXe siècle.

Michael H. Hart a classé Watt 22e dans son livre Les 100 personnes les plus influentes de l’histoire de l’humanité.

Commémoration[modifier | modifier le code]

Statue de Watt sur Chamberlain Square devant la Birmingham Central Library (bibliothèque) à Birmingham. Œuvre d'Alexander Munro, 1868.

Watt fut enterré près de St. Mary’s Church, Handsworth, à Birmingham. Une extension ultérieure de l’église, par-dessus sa tombe, fait que sa sépulture se trouve maintenant à l’intérieur de l’église.

L’unité de puissance du SI, le watt, porte son nom. Ainsi que, au moins en partie, l’Université Heriot-Watt à Édimbourg.

À Birmingham, son souvenir est également rappelé par les Moonstones (des mémoriaux), deux statues individuelles, et une statue de William Bloye le représentant en compagnie de Boulton et Murdoch, et par une école portant son nom.

Quatre facultés portent son nom en Écosse, la Faculté James Watt à Kilwinning (Campus North Ayrshire) et Greenock (2 à Greenock, le Campus Finnart et le Campus Waterfront) et un campus à Largs.

La demeure de Matthew Boulton est maintenant un musée, le Soho House, commémorant l’œuvre des deux hommes.

Plus de 50 routes ou rues portent son nom dans le Royaume-Uni.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La Révolution industrielle par Patrick Verley (1997), p 350
  2. Didier Daniel, « La bataille du charbon en pays d'Ancenis, ou L'histoire des mines nantaises », sur Google livres (consulté le 21 avril 2010)
  3. « James Watt, Un intérêt précoce pour la technique », sur Encyclopédie Larousse (consulté le 21 avril 2010)
  4. « James Watt (1736-1819) », sur library.thinkquest.org (consulté le 21 avril 2010)
  5. La Révolution industrielle par Patrick Verley (1997), p 351
  6. Edouard Charton, Eurayle Cazeaux, Eugène Best, Charles Mayet, Charles Forementin, Émile Fouquet, Ernest Beauguitte, Louis Fouquet, Magasin pittoresque, vol. 1, Jouvet & cie,‎ 1833 (lire en ligne), p. 127

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]