Parti populaire libéral et démocrate

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Parti populaire pour la liberté et la démocratie
(nl) Volkspartij voor Vrijheid en Democratie
Image illustrative de l’article Parti populaire libéral et démocrate
Logotype officiel.
Présentation
Chef politique Mark Rutte
Fondation 24 janvier 1948
Siège La Haye
Présidente Christianne van der Wal
Positionnement Centre droit[1]
Idéologie Libéral-conservatisme[2]
Affiliation européenne ALDE
Affiliation internationale Internationale libérale
Couleurs Orange et bleu
Site web vvd.nl
Présidents de groupe
Seconde Chambre Klaas Dijkhoff
Première Chambre Annemarie Jorritsma
Parlement européen Guy Verhofstadt (ADLE)
Représentation
Représentants
33 / 150
Sénateurs
16 / 75
Eurodéputés
3 / 26

Le Parti populaire libéral et démocrate (en néerlandais : Volkspartij voor Vrijheid en Democratie, abrégé en VVD) est un parti politique néerlandais de centre droit, d'orientation libérale-conservatrice. Actuellement dirigé par Mark Rutte, il est le premier parti aux États généraux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Parti populaire pour la liberté et la démocratie a été créé à Amsterdam le , lors de la fusion d'une branche dissidente et libérale du Parti travailliste avec le Parti de la liberté.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Le parti est plutôt conservateur dans le domaine social et libéral sur l'économie. Cependant, le parti a des positions progressistes sur certains sujets tels l'euthanasie[3].

Le parti prône un certain interventionnisme militaire dans le cadre des institutions internationales telles l'Organisation des Nations unies ou l'OTAN dans une optique de maintien de la paix[4],[5]. Il est plutôt favorable à des frontières fortes tout en souhaitant une Union européenne ouverte, à vocation seulement économique et écologique, mais non fédérale[6].

Sur l'économie, le VVD pense qu'une taxation allégée pour les grandes entreprises serait favorable aux Pays-Bas dans une optique de compétitivité[7]. De manière générale, le parti souhaite limiter l'interventionnisme de l'État dans le domaine économique en procédant à des coupes budgétaires[3].

Sur l'écologie, le parti combat le réchauffement climatique mais garde des objectifs assez modérés[8].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Seconde Chambre[modifier | modifier le code]

Année Chef de file[9] Voix % Rang Sièges Gouvernement
1948 Pieter Oud 391 908 7,9 5e
8 / 100
Drees/Van Schaik (1948-1951) et Drees I (1951-1952)
1952 Pieter Oud 470 820 8,8 5e
9 / 100
Opposition
1956 Pieter Oud 502 325 8,7 4e
13 / 150
Opposition
1959 Pieter Oud 732 658 12,2 3e
19 / 150
De Quay
1963 Edzo Toxopeus 643 839 10,2 3e
16 / 150
Marijnen (1963-1965) et opposition (1965-1967)
1967 Edzo Toxopeus 738 202 10,7 3e
17 / 150
De Jong
1971 Willem Geertsma 653 092 10,3 3e
16 / 150
Biesheuvel I (1971-1972) et II (1972)
1972 Hans Wiegel 1 068 375 14,4 3e
22 / 150
Opposition
1977 Hans Wiegel 1 492 689 17,0 3e
28 / 150
Van Agt I
1981 Hans Wiegel 1 504 293 17,3 3e
26 / 150
Opposition
1982 Ed Nijpels 1 897 986 23,1 3e
36 / 150
Lubbers I
1986 Ed Nijpels 1 595 377 17,4 3e
27 / 150
Lubbers II
1989 Joris Voorhoeve 1 295 402 14,6 3e
22 / 150
Opposition
1994 Frits Bolkestein 1 792 401 20,0 3e
31 / 150
Kok I
1998 Frits Bolkestein 2 124 971 24,7 2e
38 / 150
Kok II
2002 Hans Dijkstal 1 466 722 15,4 3e
24 / 150
Balkenende I
2003 Gerrit Zalm 1 728 707 17,9 3e
28 / 150
Balkenende II (2003-2006) et III (2006-2007)
2006 Mark Rutte 1 443 312 14,7 4e
22 / 150
Opposition
2010 Mark Rutte 1 929 575 20,5 1er
31 / 150
Rutte I
2012 Mark Rutte 2 504 948 26,6 1er
41 / 150
Rutte II
2017 Mark Rutte 2 238 351 21,3 1er
33 / 150
Rutte III

Parlement européen[modifier | modifier le code]

Année Voix Mandats Rang Groupe
1979 16,1 %
4 / 25
3e LD
1984 18.9 %
4 / 25
3e LD
1989 13,6 %
3 / 25
3e LDR
1994 17,9 %
6 / 31
3e ELDR
1999 16,7 %
6 / 31
3e ELDR
2004 13,2 %
4 / 27
3e ADLE
2009 11,4 %
3 / 25
4e ADLE
2014 12,0 %
3 / 26
4e ADLE

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Hans Keman, « The Low Countries: Confrontation and Coalition in Segmented Societies », dans Comparative European Politics, Taylor & Francis, , p. 2008.
  2. (en) Rudy B. Andeweg et Galen A. Irwin, Governance and Politics of the Netherlands, Palgrave Macmillan, (ISBN 9781137439420).
  3. a et b (en) Simon Otjes et Gerrit Voerman, « The Netherlands: Political development and data for 2017 », European Journal of Political Research Political Data Yearbook, vol. 57, no 1,‎ , p. 203–211 (ISSN 2047-8852, DOI 10.1111/2047-8852.12216, lire en ligne, consulté le 12 janvier 2019)
  4. (en) « Top-7 Dutch Political Party Manifestos », sur europesebeweging.nl, (consulté le 12 janvier 2019)
  5. (en-GB) « Rutte pledges more cash for defence », sur DutchNews.nl, (consulté le 12 janvier 2019)
  6. Emmanuel Berretta, « Le plaidoyer de Mark Rutte pour une Europe allégée », sur Le Point, (consulté le 12 janvier 2019)
  7. « Mark Rutte, le Premier ministre néerlandais, provoque la polémique: «Il ne veut pas finir comme la Belgique» », sur sudinfo.be (consulté le 12 janvier 2019)
  8. Arthur Neslen, « Les Pays-Bas se braquent contre le droit climatique », sur euractiv.com, (consulté le 12 janvier 2019)
  9. La tête de liste (en néerlandais, lijsttrekker) est le premier candidat d’un parti sur une liste nationale.