Barthélemy Catherine Joubert

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Barthélemy Catherine Joubert
Le général Joubert (gravure pour l’Album du Centenaire).
Le général Joubert (gravure pour l’Album du Centenaire).

Naissance
Pont-de-Vaux (Ain)
Décès , (à 30 ans)
bataille de Novi (Drapeau de l'Italie Italie)
Mort au combat
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Drapeau de la France République française
Arme Infanterie
Grade Général de division
Années de service 1791-1799
Commandement Armée de Hollande
Armée de Mayence
Armée d'Italie
Conflits Guerres de la Révolution française
Faits d'armes Bataille de Loano
Bataille de Rivoli
Bataille de Lodi
Expédition du Tyrol
Hommages 3 jours de deuil national en 1799.
Statue en pied sur la colonnade du Louvres.
Citation sur l'Arc de triomphe de l'Étoile à Paris (23e colonne)
Monument du général Joubert à Bourg-en-Bresse
Monument à Pont-de-Vaux
Fort Joubert à Toulon.

Barthélémy-Catherine Joubert, né le à Pont-de-Vaux (Ain), et mort le à la bataille de Novi (Italie), est un général de division de la Révolution française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ascension militaire[modifier | modifier le code]

Il suit des études de droit à Dijon. À quinze ans, il s'évade du collège, s'enrôle comme volontaire en 1791 dans un régiment de canonniers. Il fait les campagnes du Rhin et d'Italie et passe par tous les grades.

Le 8 septembre 1793, le lieutenant Joubert, à la tête d'un détachement de trente grenadiers du 51e régiment d'infanterie de ligne, défend la redoute de la Condamine assailli par cinq cents Piémontais. Après avoir épuisé ses munitions, il défend l'ouvrage à la baïonnette, mais les Piémontais l'ayant pulvérisé à coup de canon, la petite troupe doit se rendre après près de cinq heures de combat. Il est promu adjudant-général chef de brigade le 13 juin 1795.

Schérer le nomme général de brigade sur le champ de bataille de Loano à la date du 24 décembre 1795. La campagne de 1796 et 1797, lui vaut une grande renommée. Partout, à Montenotte, Millesimo, Ceva, Mondovi, Cherasco, Lodi, au col de Campione, à Compara, à Montebaldo, à Rivoli, il seconde avec une intrépidité et un discernement rares le général Bonaparte, qui lui fait donner le titre de général de division le 7 décembre 1796 et se fait accompagner de lui quand il présente au Directoire le traité de Campo-Formio.

Nommé commandant de l'armée du Nord à la fin de 1797, il aide les patriotes bataves à réaliser un coup d'État le 22 janvier 1798. Joubert est envoyé comme général en chef à l'armée de Hollande, puis à celle de Mayence, et enfin à celle d'Italie. Il y arrive à la fin de 1798 et opère la révolution du Piémont, ourdie depuis longtemps. À la tête des troupes françaises de la République cisalpine, fin 1798 il fait occuper tout le Piémont. Il se porte sur Livourne, puis las de se voir contrarié dans ses opérations par le gouvernement, il donne sa démission et revient à Paris.

Le « sabre » de Barras et Sièyes et la mort à Novi[modifier | modifier le code]

Le général Joubert au combat.

Au 30 prairial, Barras et Sièyes « cherchent un sabre » dans l'été de 1799 pour réaliser un coup d'État en France et jettent les yeux sur lui pour commander dans Paris et agir au besoin contre les démocrates ; mais comme il ne jouit pas encore d'une grande popularité, on veut lui fournir l'occasion de remporter quelque victoire importante et on le nomme à cet effet général en chef de l'armée d'Italie. Moreau consent à rester pour le conseiller. Joubert franchit les montagnes du Montferrat, opére sa jonction avec l'armée de Naples et se dispose à livrer bataille dans les plaines de Novi, mais il a commis une faute grave. Nommé le 17 messidor, au lieu de se rendre à son poste immédiatement, il a tardé un mois en se mariant en 1799 avec une jeune femme qu'il aime. C'est Félicité Françoise de Montholon-Sémonville, la fille adoptive de l'ambassadeur Sémonville et sœur de Charles Tristan de Montholon, qui se mariera après la mort de son mari à la bataille de Novi, au maréchal Macdonald.

Ce délai donne à Souvarow le temps d'avancer en réunissant toutes ses forces. Joubert aggrave encore sa faute par une fatale indécision. Il donne aux Russes le temps d'attaquer son armée très inférieure en nombre. Elle ne compte que 20 000 hommes contre 40 000 Austro-Russes. Après quelques minutes de combat, Joubert tombe mortellement blessé à la bataille de Novi le , en répétant le nom de sa jeune femme et en excitant ses soldats qui sont vaincus, en dépit de l'habileté de Moreau qui reprend la tête des troupes. Cette défaite a lieu le 28 thermidor an VII. Joubert n'a que trente ans. Le Premier consul fait déposer les restes de Joubert près de Toulon, dans le fort La Malgue, appelé depuis fort Joubert. Il est inhumé dans l'église de Pont-de-Vaux, son village natal.

Description physique et morale[modifier | modifier le code]

Joubert était grand, maigre et semblait d'une complexion faible. Mais il l'avait mise à l'épreuve des grandes fatigues dans les Alpes et s'y était endurci. Il était vigilant, intrépide, marchant à la tête des colonnes, fort actif. Dans la journée du col de Campione, il portait les ordres lui-même, ne pouvant trouver personne qui y mît assez de promptitude. Le plus beau titre à la gloire de ce général est l'expédition du Tyrol que Carnot a justement qualifiée de « campagne de géants ».

Article détaillé : Expédition du Tyrol.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]