Alain Maneval

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Alain Maneval
Date de naissance
Lieu de naissance Saint-Étienne (Loire)
Date de décès (à 69 ans)
Lieu de décès Fontaine-les-Coteaux (Loir-et-Cher)
Nationalité Drapeau de la France française
Années d'activité 1970 - 2022
Radio Carbone 14
Europe 1
France Inter
Chaîne TF1
TV6 (1986-1987)
Arte
France 5

Alain Maneval, né le à Saint-Étienne et mort le à Fontaine-les-Coteaux, est un animateur de radio et de télévision français. Il a également été directeur des programmes de la chaîne de télévision franco-allemande Arte.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970-1980, Alain Maneval fait partie de nombreux projets de radio libre, tels ceux de Cité Future, Carbone 14, Radio Bellevue ou encore Gilda[1]. Il se fait connaître d'un plus large public lorsqu'il rejoint Europe 1, en 1978, pour y animer PO-GO une émission musicale punk d'un contenu et d'une forme particulièrement audacieux[2]. Il en est renvoyé et interdit d'antenne pour trois ans, à la suite de l'appel au boycott qu'il hurle au micro contre le plus gros annonceur de la station, la société Shell, après la catastrophe de la marée noire provoquée par l'Amoco Cadiz[3]. Il ne réintègre la radio qu'en 1981.

Il anime la toute première soirée hip-hop à Paris, organisée le , à l'hippodrome de Pantin par Bernard Zekri du magazine Actuel en partenariat avec Europe 1 et la Fnac, et intitulée New York City Rap.

En 1983, Alain Maneval s'essaie à la chanson, en reprenant en version française sous le titre "Les Mécanos" Our House, succès du groupe Madness.

Parallèlement, il est aussi le créateur et animateur de Mégahertz, de 1982 à 1984, sur TF1, qui est alors encore une chaîne de télévision publique. Et, en 1986, avec son émission Tam-Tam, il devient l'un des piliers de la nouvelle chaîne TV6, laquelle meurt en direct dans son émission. Il refuse ensuite d'intégrer celle qui la remplace, M6.

En 1987, il interprète l'un des rôles principaux dans le film Havre de Juliet Berto.

Il quitte Europe 1 en 1990 pour présider à la création de 2M, première chaîne de télévision à péage marocaine. Puis, deux ans plus tard, il prend la direction des programmes d'Arte, où il présente une émission musicale, Dynamo, et occupe aussi une fonction de conseiller pour Canal+. Il réalise ensuite de nombreux documentaires pour Arte, 2M et France 5, sur laquelle sera entre autres diffusée une série documentaire Souviens toi du futur en 2000.

En 2008, il rentre du Maroc, où il vit depuis les années 1990. Il revient à la radio en pour animer une nouvelle émission musicale les samedis d'Été à 21 h 5 sur France Inter intitulée Bon esprit, en référence et en hommage à Alain Bashung, qui exprimait sa satisfaction à ses musiciens par ces mots : « Bon esprit, les gars, bon esprit[4] ».

Il coécrit avec Jérôme Lefdup un documentaire sur Arte, Vivre en positif, qui présente des témoignages à propos de la vie à long terme avec le SIDA, et qui est diffusé dans le cadre du Sidaction 2013.

De à , il présente chaque samedi et dimanche soir à minuit l'émission L'album de minuit sur l'antenne de France Inter[5].

Il meurt le à Fontaine-les-Coteaux (Loir-et-Cher) à l'âge de 69 ans, des suites d'un cancer des os[6],[7].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mélina Rigot, « Alain Maneval de retour au pays natal »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Le Progrès de Lyon, .
  2. « L’animateur de radio et de télévision Alain Maneval est mort », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  3. Alain Maneval, punk régénéré - Anne-Marie Gustave, Télérama, no 3103, 4 juillet 2009.
  4. Ibidem.
  5. « L'album de minuit : émissions à (ré)écouter », France Inter.
  6. Prisma Média, « Laurence Boccolini en deuil : elle annonce la perte d'un proche », sur Voici.fr (consulté le ).
  7. « Décès d'Alain Maneval, homme de radio et télé, esprit punk », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  8. « Nominations ou promotions dans l'ordre des Arts et des Lettres juillet 2010 - Ministère de la Culture », sur www.culture.gouv.fr (consulté le ).

Liens externes[modifier | modifier le code]