Smartphone

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Différents modèles de smartphones
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Un smartphone (téléphone intelligent[1] ou encore mobile multifonction[a]) est un téléphone mobile disposant en général d'un écran tactile, d'un appareil photographique numérique, des fonctions d'un assistant numérique personnel et de certaines fonctions d'un ordinateur portable.

La saisie des données se fait le plus souvent par le biais d'un écran tactile ou, plus rarement, d'un clavier ou d'un stylet. Selon le principe d'un ordinateur, il peut exécuter divers logiciels/applications grâce à un système d'exploitation spécialement conçu pour mobiles, et donc en particulier fournir des fonctionnalités en plus de celles des téléphones mobiles classiques comme : l'agenda, la télévision, le calendrier, la navigation sur le Web, la consultation et l'envoi de courrier électronique, la géolocalisation, le dictaphone/magnétophone, la calculatrice, la boussole, l'accéléromètre, le gyromètre la messagerie vocale visuelle, la cartographie numérique, etc. Les appareils les plus sophistiqués bénéficient de la reconnaissance vocale et de la synthèse vocale.

Il est possible de personnaliser son smartphone en y installant des applications additionnelles telles que des jeux ou des utilitaires via un magasin d'applications en ligne différent pour chaque système d'exploitation. Il est nécessaire d'avoir une connexion à Internet par l'intermédiaire d'un réseau de téléphonie mobile ou d'un réseau Wi-Fi pour pouvoir utiliser leur potentiel.

Les précurseurs des smartphones sont apparus à la fin des années 1990[b], mais il faut attendre 2007, année de commercialisation de l'iPhone (premier smartphone avec interface tactile multipoint), pour que ce ce marché s'étende considérablement[2] jusqu'à dépasser en quelques années celui des téléphones mobiles basiques[3].

En 2014, les ventes mondiales annuelles de smartphones dépassaient le milliard d'unités[4]. En 2018, des smartphones de plus en plus performants viennent à concurrencer sur le plan photographique les appareils photographiques numériques compacts[5].

À l'instar de tous les autres appareils utilisant des composants électroniques, les smartphones ont cependant un impact important sur l'environnement et qui augmente avec leurs diffusions. En France, l'ADEME et l'agence France Nature Environnement (FNE) ont publié conjointement un rapport sur l'impact environnemental de ces produits [6] .

Terminologie[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

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Le terme provient de l’anglais smartphone, mot-valise composé des mots anglais smart, signifiant « intelligent » et telephone ou phone, signifiant « téléphone »; ce dernier mot provenant du grec ancien φωνή (fonè), signifiant « voix ».

Dénominations[modifier | modifier le code]

Plusieurs dénominations sont utilisées :
- en Europe, on utilise « smartphone » ou, de manière tout à fait exceptionnelle (dans certains textes administratifs par exemple), « ordiphone », ou « terminal de poche » ;
- au Canada francophone « téléphone intelligent »[1] (en anglais, « smart » signifie « intelligent » mais, tout aussi bien, élégant — comme l'élégance d'une solution —, malin, astucieux).

Les termes officiels en France sont « terminal de poche » et « ordiphone »[7], un mot-valise formé à partir des mots « ordinateur » et « téléphone ». Au Québec, « téléphone intelligent » est recommandé avec comme synonymes « ordiphone »[1], « téléphone-ordinateur », ou « téléphone-assistant personnel » même si ces derniers sont très peu utilisés.

Le terme de « photophone » est parfois employé pour désigner un smartphone capable de prendre des photographies numériques, alors que les anglophones utilisent parfois le terme camera phone. Cette pratique est désignée sous le nom de phonéographie.

Pour désigner un téléphone mobile basique (ne disposant pas des fonctionnalités avancées d’un smartphone), au Canada, on suggère le terme « téléphone polyvalent » [8]. Dans le monde anglophone, c'est le terme feature phone qui est parfois utilisé.

Histoire[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Dès 1990, la norme GSM, 2G est développée[9]. En 1992, le GSM est utilisé dans sept pays de l'Europe[9] avec un débit réel de 9,6 kbit/s. Le premier smartphone, l'IBM Simon, fut conçu en 1992 puis commercialisé en août 1994. Au début des années 2000, le Edge permet un débit réel de 177 kbit/s[9]. Dès 2006, la 3G, puis la 3,5 G sont développées, permettant un débit crête en réception de 3,6 Mbit/s[9] étendu ensuite à 14 puis 42 Mbit/s (HSPA+). En 2013, La 4G est présente dans plusieurs dizaines de pays dont la France[10].

Les principaux fabricants de téléphones de l'époque se lancent dans l'aventure (comme Nokia, le leader à cette époque, LG ou Samsung), ainsi que de nouvelles sociétés spécialisées dans les smartphones (comme BlackBerry avec le BlackBerry). L'OS de référence est alors Symbian utilisé principalement par Nokia et Ericsson.

L'année 2001 a vu le lancement du WA3050 de Sagem qui fut l'un des premiers à combiner les fonctions d'un téléphone mobile et d'un PDA tactile. Il était compatible avec la nouvelle norme de téléphonie mobile de l'époque, le GPRS.

Nokia, avec sa série des Communicator, commercialise des appareils pliants à deux écrans et à clavier mécanique complet, mais fait l'impasse sur l'écran tactile : Nokia 9000 Communicator en 1996, Nokia 9110 en 1998, Nokia 9210 Communicator en 2001, Nokia 9210i en 2002, Nokia 9500 Communicator et Nokia 9300 Communicator en 2005, Nokia E90 Communicator en 2007.

En 2005, HTC est choisi par Microsoft comme partenaire pour le développement de Windows Mobile et a, depuis cette date, toujours proposé des téléphones utilisant ce système d'exploitation.

En août 2005, Google rachète la startup Android qui développe un système d'exploitation pour smartphone, lequel commence à équiper de nombreux constructeurs (comme Samsung ou HTC) à partir de 2008[11].

Depuis 2007 : la révolution tactile[modifier | modifier le code]

Un iPhone première génération (2007).

En 2007, Apple, lance son premier téléphone, l'iPhone, pionnier des smartphones avec interface tactile multipoint[12], sensible aux doigts de l'utilisateur[13]. L'appareil fonctionne comme un ordinateur avec un système d'exploitation et des applications. L'écran de 3,5 pouces offre 480 × 320 pixels. Son succès commercial sera à l'origine de la généralisation des smartphones à écrans tactiles chez tous les fabricants[14],[15].

En 2008, alors qu'Apple sort l'iPhone 3G (apparition de l'App Store), les concurrents sortent leurs modèles : RIM sort le Blackberry Storm, premier modèle tactile de la marque. Android fait également ses débuts avec le HTC G1, et Sony Ericsson avec le Xperia X1.

En 2009, Samsung se lance dans la bataille avec le Samsung Galaxy i7500, lui aussi sous Android. HTC sort le premier Windows Mobile multipoint : le HTC HD2. Cette année est une époque charnière où les téléphones à touches cohabitent avec la progression commerciale des téléphones tactiles, imposée par la plupart des marques. Pour Sony Ericsson c'est le dernier pari sur les téléphones non tactiles avec la sortie du Smartphone Walkman W995, rivalisant avec les smartphones tactiles de Nokia comme le Nokia 5800 XpressMusic ou le Nokia N86. Sony Ericsson par la suite se consacrera uniquement au marché du tactile ; un modèle précurseur de cette tendance sorti en 2009 est le Satio.

En 2010 sort l'iPhone 4, plus puissant, équipé d'un nouveau design, d'un meilleur appareil photo, et d'un écran de 960 × 640 pixels. Plusieurs modèles phares sortent sous Android, comme les Nexus One et Nexus S de Google, mais surtout le Samsung Galaxy S, qui reprend plusieurs codes de l'iPhone. Il sera un grand succès[16]. Samsung lance également l'OS Bada avec le Samsung Wave. Microsoft remplace Windows Mobile par un nouvel OS, Windows Phone 7.

Des modèles d'entrée de gamme connaissent à leur tour un bon succès, comme le BlackBerry Curve en 2010[17], ou le Samsung Galaxy Ace en 2011. Ainsi, les smartphones prennent le dessus sur les téléphones classiques[18], et une course à la performance se met en place, qui n'est pas sans rappeler celle des PC au tournant du XXIe siècle. Les processeurs sont désormais double cœur, voire quatre cœurs, avec des fréquences qui atteignent 1,5 GHz.

En 2011 arrive le Samsung Galaxy S II, qui grâce à son processeur double cœur est beaucoup plus performant que son prédécesseur. En fin d'année, Samsung sort le Galaxy Note, la première phablette avec un écran de 5,3 pouces (1 280 × 800 p). Nokia se lance sur les Windows Phone avec le Lumia 800.

2012 est marquée par le match Samsung Galaxy S III - iPhone 5. Google et LG frappent fort également avec le Nexus 4. La diversité des smartphones augmente toujours, avec des écrans plus grands tout en produisant toujours de petits écrans. La résolution (pixels par pouce) continue d'augmenter. De façon générale, plus le smartphone a un grand écran, plus la batterie est lourde.

En 2013, alors que les écrans 1 920 × 1 080 pixels se généralisent sur le haut de gamme, on constate un nivellement par le haut sur le haut de gamme sous Android : le Samsung Galaxy S4, le HTC One, le Sony Xperia Z, le LG G2, et le Google Nexus 5 ont des niveaux de performance très proches. L'iPhone se dote d'un lecteur d'empreintes digitales. Wiko devient une référence sur l'entrée de gamme. Google relance Motorola avec les Moto X et Moto G. Et Microsoft rachète Nokia[19]. Toutefois, à la fin 2013 le marché des smartphones arriverait peu à peu à saturation (baisse de la croissance de la production, concurrence élevée, grande diversité des modèles)[20].

En 2014 sort l'iPhone 6 et l'iPhone 6 Plus qui disposent d'écran de 4,7 et 5,5 pouces. Le succès est total pour Apple[21]. Dans le même temps, les ventes de Samsung reculent[22]. Le LG G3 a un écran 5,5 pouces avec 2 560 × 1 440 p. Microsoft relance Windows Phone 8 avec une nouvelle version Denim, et une nouvelle gamme Lumia dont le porte étendard, le Nokia Lumia 930 est enfin à la hauteur des hauts de gamme. La marque Nokia disparaît en fin d'année. Le smartphone le plus fin en avril 2014 est le Gionee Elife S5.5 avec 5,5 mm d'épaisseur[23].

En 2015, l'apparence de certains écrans est modifiée par l'absence de 2 bordures sur les 4 côtés de l'appareil ainsi que par l'écran courbé à l'extrémité des 2 côtés. Cette innovation arrive avec le S6 Edge+ 5,7 pouces. Une bordure c'est du non affichage car c'est le contour de l'écran. Au fil du temps les bordures sont de plus en plus fines. La firme sort en juin, le LG G4, ça apporte des améliorations et évolutions par rapport au précédent modèle[24]. En septembre, sort l'iPhone 6S, avec quelques changements par rapport à son ancien iPhone 6.

2016 est marquée par l'arrivée du premier capteur « dual pixel AF » sur le S7 et S7 Edge. Ce type de capteur permet notamment un autofocus beaucoup plus rapide que ceux d'avant, Le LG G5 est le premier smartphone modulaire, avec deux capteurs photos à l'arrière[25].

Photophones[modifier | modifier le code]

Les smartphones permettent de faire d'aussi belles photos qu'un appareil photo compact si la luminosité est suffisante. Il existe de nombreuses applications de retouche photos. Dès 2010, l’évolution technique a permis un usage massif de l'appareil photo du smartphone. En particulier, la pratique du selfie (de l'anglais self : soi, soi-même) : les personnes se prennent elles-mêmes en photo, soit dans un miroir avec leur appareil / smartphone dans la main, soit avec des capteurs photographiques installés du côté de l'écran.

Protection des données personnelles[modifier | modifier le code]

Les smartphones, et notamment leurs applications téléchargeables, transmettent en temps réel aux sections marketing des fournisseurs de services des données personnelles des usagers, le plus souvent sans leur consentement[26]. Ces données sont savamment analysées, mettant ainsi en œuvre un véritable profilage et une segmentation des usagers. « C'est comme ça qu’on peut tout tracer, en regardant quelles sont les applications téléchargées par le mobinaute, leur fréquence d’utilisation ainsi que le temps qu’il y passe »[26],[27].

Il est de plus impossible de désactiver a posteriori le traçage de l'usager qui ne peut donc exercer aucun droit à l’oubli. Il est aussi impossible d’effacer l'identifiant unique d'un smartphone[28],[26],[29]. Une part importante des producteurs d'applications ne fournirait pas de règles de confidentialité : 45 sur 101 applications testées lors d'une enquête du Wall Street journal[28],[26],[29].

Une application sur Android, la publicité ciblée, basée sur le lieu où se trouve l'utilisateur, rapporterait de deux à cinq fois plus que la publicité classique[30]. Au point que certaines régies publicitaires souhaitent aussi récolter des renseignements comme l'« origine ethnique (voir marketing ethnique), les revenus, l'orientation sexuelle et les opinions politiques[26] ».

La protection des données personnelles est un réel enjeu pour les utilisateurs de smartphones. Selon Médiamétrie, en 2012, la France compte près de 24 millions d'utilisateurs de smartphones soit 41,2 % des Français[31].

Pour mieux comprendre le comportement des détenteurs de smartphones, la CNIL a demandé en 2011 à Médiamétrie de réaliser une enquête auprès de 2 315 utilisateurs de smartphones[32]. Il en est ressorti que parmi les personnes interrogées :

  • 89 % stockent des données de contact ou des coordonnées,
  • 86 % des données multimédias (photos/vidéos 75 %, agenda 52 %, notes 41 %…)
  • 40 % des possesseurs de smartphone stockent des données à caractère secret (coordonnées bancaires 7 %, codes secrets 17 %, codes d'accès aux immeubles 17 %, informations médicales 3 %…).
  • 64 % ne voient pas l'intérêt ou pensent qu'il n'est pas possible d'installer un antivirus sur son smartphone (20 % des personnes équipées Android en ont déjà installé un).
  • 51 % pensent que les données d'un téléphone mobile ne sont pas enregistrées ni transmises sans leur accord.
  • 46 % que les informations de localisation via le téléphone mobile ne sont pas transmises sans leur accord.
  • Près d'une personne sur deux vérifie au moment de télécharger une application, les données auxquelles elle a accès… mais 71 % ne lisent pas ou rarement les conditions d'utilisation.

Les prochaines études de la CNIL seront destinées à analyser et comprendre cet écosystème pour recommander aux constructeurs et développeurs d'application des bonnes pratiques leur permettant d'offrir des produits et services clairs sur leurs conditions d'utilisation et plus respectueux de la vie privée.

L'un de ses objectifs futurs est de sensibiliser les utilisateurs de smartphones pour les aider à mieux sécuriser et maîtriser leurs données personnelles.

Dans les années à venir, la protection des données personnelles va devenir un enjeu majeur pour les utilisateurs de smartphones avec l'arrivée de nouvelles fonctionnalités comme le paiement mobile par la technologie sans-fil NFC.

Article connexe : Données personnelles.

Technique[modifier | modifier le code]

Systèmes d'exploitation[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Système d'exploitation mobile.

Il existe plusieurs systèmes d’exploitation dédiés aux smartphones.

Ventes mondiales de smartphones par systèmes d’exploitation
Système
d’exploitation
2009 (1 trimestre) 2010 (1 trimestre[33]) 2011 (1 trimestre[34] ) 2014 (année[4]) 2015 (année[35])
Unités Part de marché Unités Part de marché Unités Part de marché Unités Part de marché Unités Part de marché
Android 755 900 1,8 % 10 606 100 17,2 % 36 267 800 36 % 1 059 000 000 81,5 % 1 161 000 000 81.0 %
iOS 5 325 000 13 % 8 743 000 14,2 % 16 883 200 16,8 % 193 000 000 14,8 % 226 000 000 15.8 %
Windows Mobile 3 829 700 9,4 % 3 096 400 5 % 3 658 700 3,6 % 34 000 000 2,6 % 31 300 000 2.2 %
BlackBerry OS 7 782 200 19 % 11 228 500 18,2 % 13 004 000 12,9 % 6 000 000 0,5 % NC N/A
Symbian Nokia 20 880 800 51 % 25 386 800 41,2 % 27 598 500 27,4 % 0 N/A 0 0
Linux (hors Android) 1 901 100 4,6 % 1 503 100 2,4 % 0 N/A 0 N/A 0 0
Autres 497 100 1,2 % 1 804 800 1,8 % 3 357 200 3,3 % 7 000 000 0,6 % 11 300 000 0,8 %
Total 40 971 800 100 % 61 649 100 100 % 100 769 300 100 % 1 297 000 000 100 % 1 432 000 000 100 %
Part de marché au 2e trimestre 2011 des ventes de smartphones dans le monde par systèmes d'exploitation[36] ; les chiffres ont beaucoup évolué depuis cette date.

Au premier trimestre 2011, 428 millions de téléphones mobiles (dont 23,6 % étaient des smartphones, 101 millions) sont vendus dans le monde, +19 % par rapport à la même période en 2010 (+85 % pour les smartphones). Au troisième trimestre 2011, 117 millions de smartphone sont vendus[37].

Fin 2013, la part de marché d'Android atteignait 81 %[38].

En France mi 2013, selon l’ARCEP, le nombre d'abonnés actifs à un opérateur de réseau mobile croissait de 6,1 % par rapport à mi-2012, atteignant 72,5 millions (soit 114 % de pénétration). Entre janvier et août 2010 en France, en comparaison avec l'année précédente, les ventes de non-smartphones ont baissé de 9 % tandis que les ventes de smartphones croissent de 138 %. Au premier trimestre 2011, le taux d’équipement des Français en smartphone est de 31,4 %[37].

D’autres systèmes d’exploitation existaient aussi comme :

Nombre de ces systèmes utilisaient en 2010 le moteur de rendu HTML WebKit intégré dans un navigateur pour l'affichage des sites sur la toile. Il équipait certains Blackberry, Nokia travaillait à son intégration sur Symbian et il était la référence sur Android (jusqu'aux versions 4.x) et iOS[39].

Fin 2013, un nouveau système d'exploitation, basé sur Ubuntu, a été créé par Mark Shuttleworth[40]. Il est déjà fonctionnel en 2013 et est compatible avec les Galaxy Nexus et Nexus 4.

Normes de communication haut débit[modifier | modifier le code]

Les smartphones ont besoin d'une connexion à haut débit vers un réseau de téléphonie mobile pour tirer parti de toutes les fonctionnalités (push mail, VoIp, accès internet, etc.). À ce jour, plusieurs normes de réseaux mobiles coexistent :

La plupart des modèles proposent en plus une connexion Wi-Fi permettant de se connecter à Internet par l'intermédiaire d'un réseau privé, d'une box internet ou d'une borne Wi-Fi.

Dispositifs techniques annexes[modifier | modifier le code]

De manière parfois encore expérimentale, des smartphones (et certaines tablettes[41]) peuvent maintenant recevoir des optiques ou dispositifs électroniques complémentaires (généralement associés à une application logicielle) pouvant leur ajouter une ou des fonctions supplémentaires (ex : boîte de Petri améliorée[42], microscopie[43], enregistreur et analyseur de cris de chiroptères[44], analyseur biochimique capable de détecter diverses maladies à partir d'une simple goutte de sang[45]...).

Batteries[modifier | modifier le code]

Les accumulateurs nickel-cadmium et nickel-hydrure métallique sensibles à l'effet mémoire ont été les principales batteries utilisées dans les smartphones avant d'être progressivement remplacées dans les années 1990 par celles à lithium-ion sans mémoire mais plus coûteuses et dont l'autonomie a tendance à baisser face à l'augmentation de la consommation énergétique d'un smartphone[46].

Un mobile inintelligent (par exemple, le Nokia 1209 (78 g), BL-5CA, 700 mAh, 3,7 V, 2,6 Wh, 19 g, 100 × 70 pixels[47], 1,45 pouce[48], 89 ppp en largeur et 79 ppp en hauteur) a moins d'énergie stockée qu'un téléphone intelligent (iPhone, 3,5 pouces sorti en France fin 2007, 1 400 mAh, 5,2 Wh ou iPhone 6, 5,5 pouces 1280*720 pixels, sorti en France en septembre 2014, 2 915 mAh, 10,8 Wh) (LG G4, 5,5 pouces 2560*1440 pixel, sortie en milieu 2015, 3000 mAh). En effet, un smartphone dont l'écran est allumé, consomme plus d'énergie et le processeur consomme davantage d'énergie. L'écran est un des principaux consommateurs d'énergie d'un smartphone, d'où une augmentation nécessaire de la réserve d'énergie avec l'augmentation des dimensions et résolutions de l'écran. Les téléphones portables basiques (non tactile) ont quasiment tous des écrans plus petits et de moindre définition que les écrans de smartphones.

La batterie pèse 45,2 g[49] pour le S5 (145 g), 5,1 pouces, sorti en avril 2014.

L'augmentation de la quantité d’énergie stockée au sein du mobile entre 2006 à 2017, c'est principalement pour faire face à l'augmentation de la surface d'affichage ainsi qu’une augmentation du temps d’allumage de l’écran. En effet, le temps passé à regarder l'écran d'un smartphone est supérieur à la durée de visionnage de l’écran d'un non smartphone. C'est l'écran qui consomme le plus d'énergie d'un smartphone.

Coques[modifier | modifier le code]

Les téléphones de milieu et d’entrée de gamme ont généralement des coques dorsales et frontales en plastique (à l'exception de l'écran en verre de protection Gorilla Glass, ce châssis est le plus souvent en polycarbonate). Le plastique a l'avantage d'être peu cher et offre une réception réseau optimale tout en rendant invisible l'antenne de l'extérieur mais la conductivité thermique est mauvaise. Le haut de gamme (existe avec coque tout en plastique comme en 2011, le S2) ont des coques avec des métaux généralement anodisés (aluminium, magnésium), malléables afin de créer des design plus originaux, à l'esthétique plus valorisée et offrant une meilleure dissipation thermique mais ils sont plus lourds et chers, marquent plus les rayures, ont généralement une coque monobloc à batterie inamovible et amoindrissent la réception réseau (cf. antennagate)[50].

Il existe des coques molles ou dures qui s'ajoutent à la coque d'origine et des films transparents pour écran afin d'augmenter la protection contre les chutes et les rayures.

Chargeur[modifier | modifier le code]

Le volume du chargeur est le même entre un chargeur pour mobile basiques (non tactile) (sortie du chargeur pour Nokia 1209 : 5 V, 350 mAh soit 1,75 Wh) et pour un smartphone. Mais l'intensité du courant en sortie du chargeur est supérieure et le voltage identique, pour les chargeurs de smartphones.

Économie[modifier | modifier le code]

Marché mondial (2009-2015)[modifier | modifier le code]

Ventes mondiales de téléphones mobiles selon les fabricants, aux deuxièmes trimestres 2009 et 2010[33],
au premier trimestre 2011[51] et au 3e trimestre 2015.
Fabricant 2011 2010 2009 2015 (3e trimestre[52])
Unités Part de marché Unités Part de marché Unités Part de marché Unités Part de marché
Nokia

Microsoft

107 556 100 25,1 % 111 473 800 34,2 % 105 413 400 36,8 % 30 281 000 6.3 %
Samsung 68 782 000 16,1 % 65 328 200 20,1 % 55 430 100 19,3 % 102 063 000 21.4 %
LG 23 997 200 5,6 % 29 366 700 9 % 30 497 000 10,7 % 18 194 000 3.8 %
BlackBerry (BlackBerry) 13 004 000 3 % 11 228 800 3,4 % 7 678 900 2,7 %
Sony Ericsson 7 919 400 1,9 % 11 008 500 3,4 % 13 574 300 4,7 %
Lenovo/Motorola 8 789 700 2,1 % 9 109 400 2,8 % 15 947 800 5,6 % 17 612 000 5.3 %
Apple 16 883 200 3,9 % 8 743 000 2,7 % 5 434 700 1,9 % 46 062 000 9.6 %
HTC 9 313 500 2,2 % 5 908 800 1,8 % 2 471 000 0,9 %
ZTE 9 826 800 2,3 % 5 545 800 1,7 % 3 697 900 1,3 % 13 682 000 2.9 %
Huawei 7 002 900 1,6 % 5 208 600 1,6 % N/A N/A 27 457 000 5.7 %
Autres 154 770 900 36,2 % 62 635 200 19,3 % 45 977 200 16,1 %
Total 427 846 000 100 % 325 556 800 100 % 286 122 300 100 % 477 898 800 100 %

Les ventes annuelles de téléphones mobiles atteignent en 2011 1,6 milliard[53].

Au troisième trimestre 2011, Nokia est le premier avec 106,5 millions d'appareils téléphoniques, Samsung 87,2 millions, LG 21,1 millions, ZTE 17,6 millions et le 5e Apple avec 17,1 millions[54].

Il s'est vendu 444,5 millions de mobiles au 3e trimestre 2012[54]. Au troisième trimestre 2012, Samsung est premier avec 105,4 millions d'appareils téléphoniques, Nokia 82,9 millions, Apple 26,9 millions, LG 14 millions et le 5e ZTE avec 13,7 millions[54].

Part de marché trimestrielle des principaux vendeurs de smartphones 2009-2012[55]
Vendeur Q1 2009 Q2 2009 Q3 2009 Q4 2009 Q1 2010 Q2 2010 Q3 2010 Q4 2010 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4 2011 Q1 2012 Q2 2012
Samsung 2,6 % 3 3,3 4,3 5,6 8,9 9,6 10,8 16,2 20 22,8 29,1 32,6
Apple 10,9 12,1 17,3 16,1 15,7 13 17,4 16,1 18,8 19,1 14,5 23,4 24,2 16,9
Nokia 39,3 39,4 38,3 38,6 38,8 37,3 32,7 28 24,3 15,7 14,2 12,4 8,2 6,6
RIM 20,9 18,6 19,9 19,9 19,1 17,4 15,3 14,5 14 11,6 10 8,2 6,7
HTC 4,3 4,9 4,9 4,5 4,9 6,8 7,2 8,5 8,9 11 10,8 6,5 4,8 5,7
Vente trimestrielle en million de smartphones 2009-2012[55]
Vendeur Q1 2009 Q2 2009 Q3 2009 Q4 2009 Q1 2010 Q2 2010 Q3 2010 Q4 2010 Q1 2011 Q2 2011 Q3 2011 Q4 2011 Q1 2012 Q2 2012 Q3 2012
Samsung 1,1 1,3 1,8 2,4 3,6 7,2 9,7 10,8 17,3 28,1 36 42,2 50,2 56,3
Apple 3,8 5,2 7,4 8,7 8,7 8,4 14,1 16,2 18,7 20,3 17,1 37 35,1 26 26,9
Nokia 13,7 16,9 16,4 20,8 21,5 24 26,5 28,3 24,2 17,3 17,8 19,6 11,9 10,2
RIM 7,3 8 8,5 10,7 10,6 11,2 12,4 14,6 13,9 12,4 11,8 13 9,7

Au dernier trimestre 2011, Apple a largement battu son record de ventes depuis que la société existe avec 62 millions d'appareils vendus dont 37 millions de smartphones (premier)[56]. Le deuxième est Samsung avec 36,5 millions mais sur l'ensemble de l'année 2011, avec une gamme plus large qu'Apple, Samsung a vendu 97,4 millions (19,9 %) de smartphones, pour Apple c'était 93 millions[57].

Au troisième trimestre 2012, il s'est vendu 179,7 millions de smartphones, soit une croissance de 45,3 % en un an (123,7 millions au 3e trimestre 2011)[54]. Durant ce trimestre, les smartphones représentaient 28,8 % des appareils téléphoniques vendus, 624 millions[54].

Marché chinois (2011)[modifier | modifier le code]

Le marché chinois est devenu le premier marché mondial au troisième trimestre 2011 avec 23,9 millions d'unités vendues pendant cette période, contre 23,3 millions aux États-Unis[58].

Les grandes marques comme Samsung, Apple ou Nokia sont concurrencés par des entreprises locales telles que Xiaomi, Lenovo, Coolpad ou encore Huawei. Ce dernier veut imposer ses smartphones en Occident[59].

Avec le temps, les industriels chinois ont su améliorer leurs téléphones, auparavant mal accueillis. En les vendant deux fois moins cher qu'un iPhone ou un Samsung, ils se sont peu à peu fait une place sur le marché mondial.

Marché français (2008-2015)[modifier | modifier le code]

Ventes de mobiles et smartphones en millions d'unités[60],[61],[62]
Type 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
Smartphone 1,8 3,6 7,7 11,5 13,3 15,8 18,2 20,0
Mobile 21,7 20 17 12,8 9,2 7,9 5,6 4,6
Total 23,5 23,6 24,7 24,3 22,5 23,7 23,8 24,6
Part des smartphones 7,7 % 15,3 % 31,2 % 47,3 % 59,1 % 66,7 % 76,5 % 81,3 %

Les opérateurs de téléphonie Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile proposaient les produits suivants :

En 2015, 58 % de la population française âgée de 12 ans et plus possède un smartphone :

Répartition de la population en fonction du type de téléphone mobile détenu[63]
Type 2011 2012 2013 2014 2015
Smartphone 17 % 29 % 39 % 46 % 58 %
Mobile 67 % 59 % 50 % 43 % 34 %
Pas de mobile 15 % 12 % 11 % 11 % 8 %

En 2016, les ventes de smartphones sont en légère baisse en France pour la première fois[64].

Marché américain (2010-2011)[modifier | modifier le code]

Le marché du smartphone aux États-Unis était dominé en 2010 / 2011 par trois systèmes d'exploitation principaux : BlackBerry, Google Android et Apple iOS. Mais leurs parts de marché fluctuent rapidement.

Voici un instantané de février 2011 des parts de marché des OS de smartphones en circulation[65] :

Les firmes Apple et Samsung dominent le marché américain des smartphones. Au quatrième trimestre 2014, les deux versions d'iPhone 6 représentent 50 % des ventes de smartphones ; le Galaxy S5 : 26 %, LG : 11 % et les autres marques : 5 %[66].

Marché européen[modifier | modifier le code]

En 2010, une proportion de 22 % des mobiles vendus sont des smartphones puis 45 % en décembre 2011[67].

Au premier semestre 2013 les ventes de mobiles chutent en Europe : diminution de 4,2 % des ventes (téléphones mobiles et smartphones). Android possède désormais 69 % des parts du marché, alors que les parts du marché iOS ont baissé de 5 % (20 % contre 25 % en 2012)[68].

Au premier trimestre 2013, d'après IDC[69], Samsung est le constructeur no 1 avec 14,3 millions de smartphones vendus et 45 % de part de marché. Apple no 2 (6,2 millions de smartphones vendus et 20 % de part de marché), et Sony no 3 avec 3,2 millions de smartphones vendus et 10 % de part de marché.

Utilisations[modifier | modifier le code]

Usages personnels[modifier | modifier le code]

En 2016 selon une enquête médiamétrie, chaque utilisateur de smartphone dispose, en moyenne, de 28 applications[70], ce qui ne préjuge pas de leur réelle utilisation dans le temps: l'utilisation moyenne est d'environ 5 applications par mois. Les applications les plus téléchargées sont les jeux, suivis par les réseaux sociaux, puis les applications pratiques (météo, transports, etc).

En France, suite à la mise en place d'une nouvelle loi votée par le Parlement le , la direction des structures scolaires (écoles maternelles, écoles primaires et les collèges, sauf cas particulier) doivent organiser l'interdiction des portables au sein des établissements[71].

Usages professionnels[modifier | modifier le code]

Le président Donald Trump, grand adepte des réseaux sociaux, ne se sépare jamais de ses smartphones, généralement des i-phones [72]

En entreprise, les smartphones sont utilisés notamment par des dirigeants, des commerciaux itinérants, des fonctions marketing et relation client ainsi que des professions nomades[73].

Le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker a déclaré en juin 2017 : « Je n'ai toujours pas de smartphone. Par conséquent, je ne pourrais pas devenir premier ministre de l'Estonie, ce serait totalement impossible »[74]. Ce fait est considéré comme inquiétant par Laurent Alexandre dans son livre La guerre des intelligences, qui indique que la commission réalise avec dix ans de retard qu'il n'y a aucun géant du numérique d'origine européenne, et que le sujet intéresse peu Bruxelles[75].

Au niveau politique, l'usage du smartphone semble pourtant s'installer progressivement. Le président américain Donald Trump, élu en 2016 et le président français Emmanuel Macron, élu en 2017, ne se cachent pas d'utiliser ces appareils en tant que support d'information directe ou indirecte, notamment par l'intérmediaire d'un réseau social tel que Twitter[76]

Critiques et préoccupations sociales ou environnementales[modifier | modifier le code]

Environnement naturel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Téléphone mobile#Écologie.

Les smartphones sont des appareils extrêmement sophistiqués, dont le bilan environnemental est lourd : usage de métaux rares (plus de 45 métaux dans les cartes électroniques[77]), création de déchets dangereux et une forte demande en énergie (à la production et durant l'utilisation)[78],[79] : Leur empreinte environnementale est ainsi supérieure à celle de leurs prédécesseurs. Les écrans tactiles des smartphones nécessitent, pour leur fabrication, de l'indium qui est un métal rare[80].

La consommation d'énergie du processeur est fortement influencée par l'utilisation et la fréquence de la CPU. Par exemple, le processeur n'est pas sollicité lors de la recherche de nouveaux réseaux Wi-Fi, en revanche, il est largement utilisé par la plupart des jeux.

Selon l'ADEME qui publie une plaquette en août 2018 dans le but d'informer les usagers. Selon cette agence, les trois principaux impacts environnementaux des smartphones sont [81] ː

  1. l’épuisement des ressources,
  2. les atteintes à la biodiversité dues aux rejets toxiques dans l’environnement et
  3. l’émission de gaz à effet de serre.
Mine de coltan en Afrique centrale

L’empreinte environnementale des smartphones est principalement liée à l’extraction des minerais, tel que le coltan, qui permettent la fabrication de nombreux composants de ces téléphones. L’exploitation des mines conduit notamment à la destruction d’écosystèmes et à de multiples pollutions de l’eau, de l’air et des sols, sans oublier l'impact social et sanitaires au niveau des populations concernées

Article connexe : Guerre du Kivu.

La démocratisation massive des smartphones, tout comme le « besoin » de remplacement relativement fréquent, soulève donc des interrogations d'ordre écologique et de soutenabilité du développement. La course à l'innovation et la publicité entraînent en pratique un renouvellement fréquent, qui fait parler d'obsolescence, voire d'obsolescence programmée[82].

Le dessin animé pédagogique américain L'Histoire des choses (2007) détaille le cycle des produits de consommation tels que les smartphones. Il décrit les multiples conséquences à la fois sur l'environnement naturel, les travailleurs, les consommateurs, l'économie. Un deuxième film a été réalisé par la même association, décrivant plus précisément le secteur de l'électronique grand public (The story of electronics).

Pour éviter la surproduction de déchets électroniques, des sites Internet comme iFixit aux États-Unis ou SOSav en France, permettent aux utilisateurs de réparer eux-mêmes leur smartphone.

Selon des statistiques communiqués par l'institut Gartner, les ventes de smartphones ont augmenté de 2,7% durant la décennie entre 2007 et 2017 et ce sont environ de 1,5 milliard de smartphonnes qui ont été ainsi vendu. les trois principales sociétés étant Samsung, Apple et Huawei [83].

Selon un site spécialisé , il y aurait en 2018, plus de Smartphones actifs soit 7,7 milliards d'unités, que d'habitants sur terre.[84].

Problèmes légaux entre fabricants[modifier | modifier le code]

Le développement de la taille du marché du smartphone associé à la réduction du nombre de fabricants (concentration d'un marché) donne lieu à de gigantesques batailles de brevets :

Article détaillé : en:Smartphone patent wars.

Espace de stockage interne disponible[modifier | modifier le code]

L'espace de stockage interne du smartphone annoncé par les fabricants indique la quantité de mémoire totale (libre et occupée). L'espace occupé par le système d'exploitation et les applications n'est pas annoncé. Une étude comparative a été menée en 2014, détaillant pour quelques modèles de smartphones l'espace de stockage libre[85].

Il se peut que les applications présentes sur une carte mémoire externe (ajout de mémoire) ne fonctionnent pas mais marchent en mémoire interne[86].

La plupart des appareils sous Android peuvent augmenter le volume de stockage avec l’ajout d’une carte microSD mais cet accroissement se limite au plus à l'ajout d'une carte de 128 Go en 2014. Les iPhone ne peuvent pas recevoir de carte, donc le choix de la capacité de stockage est important. Une étude menée par l’application IceCream et Ondevice Research, sur 1 000 sondés aux États-Unis et au Royaume-Uni montre que : 45 % des utilisateurs d’iPhone avouent se retrouver à court d’espace libre au moins une fois dans l'année, 22 % au moins une fois par mois, 12 % au moins une fois par semaine et 8 % quotidiennement[87],[88].

Le coût de stockage au Go a une forte tendance à la baisse. Cependant, tout le monde n'a pas les moyens de s'acheter un smartphone avec 128Go de mémoire. De plus en plus d'utilisateurs couplent ainsi leur stockage interne du smartphone avec du stockage externe en ligne. On parle alors de stockage Cloud pour votre smartphone afin de libérer de la place sur ce dernier. Il existe différentes solutions pour le stockage de votre smartphone en ligne comme le backup, la synchronisation ou encore le stockage « cold »[89].

Impossibilité de mise à niveau du système d'exploitation[modifier | modifier le code]

En 2013, une grande partie des smartphones ne permettaient pas la mise à niveau du système d'exploitation vers la version la plus récente, privant les utilisateurs de nouvelles fonctionnalités, mais surtout les privant de corrections de bugs, notamment ceux corrigeant des vulnérabilités informatiques[réf. nécessaire].

En dehors de la fuite en avant pour cause de compétitivité économique, ceci peut s'expliquer par des contraintes technologiques, mais laisse toutefois des doutes concernant les objectifs des fabricants, tentés de fidéliser des clients par la contrainte[90]. La majorité des smartphones premier prix ne permettent même pas la mise à niveau vers la version du système d'exploitation sortie juste après (par exemple d'Android v4.1 vers v4.2). Dans les cas où la technique ne justifie pas de telles impossibilités, on parle d'obsolescence programmée.

Début 2014, Google contraint les fabricants à utiliser des versions d'Android plus récentes[91] (voir historique des versions d'Android). Un système d'exploitation alternatif basé sur Android, CyanogenMod, permet de mettre à niveau quelques smartphones vers une version plus récente.

Conditions de fabrication[modifier | modifier le code]

En novembre 2014, l'émission Cash investigation, diffusée sur France 2 a enquêté sur les dessous « opaques » de la fabrication des téléphones intelligents[92]. Ainsi, le reportage démontre que les sous-traitants de certains industriels, comme le chinois Huawei, emploient des populations asiatiques pouvant inclure des enfants, dans des conditions de travail difficiles. Elle révèle également qu'au Congo, des enfants travaillent 12 heures par jour pour 5,5 euros, pour l'extraction du tantale des condensateurs[93]. Enfin, l'enquête dénonce le financement de guerres en Afrique — des entreprises asiatiques achetant de manière illégale des minerais aux rebelles contrôlant les mines — et le rejet dans la nature, du fait de la fabrication de la plupart des téléphones des grands fabricants, de milliers de tonnes de produits toxiques par an, dévastant des villes entières et causant de nombreux cancers[94],[95],[96]. Pour Olivier Chicheportiche, c'est « la communication des fabricants qui vole en éclats » au-delà des scandales révélés par l'émission d'investigation[97].

Aspects sociaux psychosociaux et sanitaires[modifier | modifier le code]

Un phénomène de société[modifier | modifier le code]

Groupe de jeune utilisant leurs smartphones

Les adolescents ayant grandi durant les deux premières décennies du XXIe siècle ont bénéficié de (voire, subi) l'influence de ce qu'on appelle les nouvelles technologies d'information et de communication (NTIC). Les relations sociales sont moins marquées par les origines et les cadres socio-culturels de répartition de la population et les adolescents s’affranchissent dés lors de certaines normes qui ont marqué les générations précédentes. Les générations les plus jeunes passent ainsi de l'existence de groupes sociaux homogènes à des groupes plus hétérogènes, sinon plus étendus, grâce à l'existence de réseaux sociaux tels qu'instagram, snapchat et twitter, le support principal étant le smartphone.

Il s'agit donc d'un phénomène de mode qui reste très largement imposé aux individus, car celui-ci implique une intégration à une nouvelle forme de vie en groupe, même si l'utilisateur peut être physiquement isolé [98].

Les journalistes français Céline Cabourg et Boris Manenti sont les auteurs d'un ouvrage dénommé « Portable, la face cachée des ados ». Ce livre est le constat d'une enquête menée par ces deux journalistes et passant au crible ce qu'ils considèrent comme un « phénomène de société ». Toujours selon ces journalistes, le portable s'est imposé dans la vie des jeunes de plus en plus tôt en raison de « son aspect ludique », notamment à travers des applications interactives promues par de nouveaux réseaux sociaux tels que Snapchat ou Instagram. Céline Cabourg, ajoute également, lors d'une interview, que les smartphones ont aussi un aspect affectif en déclarant ː « c'est un peu le nouveau journal intime qu'on utilisait avant. »[99].

Dépendances et addictions[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Dépendance au smartphone.

Une partie des utilisateurs reconnaissent souffrir d'une dépendance au smartphone qui peut être de type dépendance à Internet ou liée à un besoin compulsif de consulter son portable (selon une étude britannique de 2014, chaque utilisateur regarde son smartphone en moyenne 221 fois par jour[100],[101]).

D'après une étude menée par l'Observatoire des pratiques numériques des Français de l'opérateur Bouygues Telecom[102], les Français sont effectivement de plus en plus dépendants de leur smartphone, en particulier les jeunes âgés entre 15 et 25 ans. Sur un panel constitué de 2 005 personnes, il apparaît que les Français passent en moyenne h 30 par jour sur leur smartphone. Les 15-25 ans passent quant à eux h 30 par jour sur leur smartphone. 26 % des personnes interrogées dans le cadre de l'étude de Bouygues Telecom avouent utiliser leur smartphone durant les repas de famille. Ce chiffre augmente chez les 15-25 ans; ils sont en effet 41% à rester connectés pendant les repas de famille. Tous âges confondus, 43 % des Français n'éteignent jamais leur smartphone, cette proportion grimpe à 57 % chez les 12-25 ans. Chez ces derniers, 84 % avouent être incapables de rester une journée entière sans leur smartphone, contre 62 % tous âges confondus. Par ailleurs, lorsqu'il leur est proposé de faire un choix entre le retrait de leur smartphone durant une semaine et le sacrifice d'une activité, 79 % sont prêts à se passer d'alcool, 66 % se passeraient de sport, 61 % se passeraient de café et 41 % abandonneraient le sexe[103].

Risques sanitaires[modifier | modifier le code]

La position prolongée de la tête en avant, fréquente chez les utilsateurs de smartphones peut entraîner des troubles musculo-squelettique au niveau du cou

Outre les pathologies communicationnelles et le risque lié à l'usage des appareils de télécommunication émettant des ondes électromagnétiques à l'instar du Wi-Fi, ou encore des antenne-relais de téléphonie mobile, le smartphone peut entraîner des troubles au niveau musculo-squelettique généralement au niveau du cou, des épaules, du dos et des mains.

La principale cause de ces troubles est liée à la position de l'utilisateur : pencher sa tête en avant augmente la force de tension exercée sur les muscles postérieurs du cou.

Les douleurs et les autres blessures au niveau des pouces et des poignets sont principalement causées par la surutilisation des touches ou de la manipulation de l'écran tactile[104].

Au niveau de la vue, le smartphone peut accélérer ce phénomène dénommé « myopie de l'étudiant », lié à l'usage d'appareils électronique munis d'écrans. Cette myopie est due au fait que l'utilisation du smartphone implique une contraction répétitive de l'œil. Selon un expert, « Si on inflige (au muscle oculaire) toujours le même mouvement et de façon intensive, la crampe survient ». En fait, à force de solliciter le cristallin, celui-ci risque de rester bombé et la puissance de l'œil reste alors trop importante. Afin de se prémunir, les spécialistes préconisent aux usagers d'utiliser des lunettes de repos de manière préventive[105].

Pérennité et réutilisation[modifier | modifier le code]

Réparabilité[modifier | modifier le code]

Pour améliorer la durée de vie des smartphones, et limiter les risques d'obsolescence programmée il est préférable de choisir un appareil présentant un bon niveau de réparabilité. Deux entreprises évaluent le niveau de réparabilité des smartphones : iFixit[106] et SOSav[107]. Par ailleurs, les smartphones modulaires comme le LG G5 présentent un meilleur niveau de réparabilité[108].

En France, le gouvernement français a prévu de mettre en place un indice de réparabilité afin d'aider les usagers à mieux connaitre la durée de vie de leurs smartphones, mais aussi de leurs autres produits électroniques. Brune Poirson, Secrétaire d'État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, durant le gouvernement d'Édouard Philippe a rappelle que 75 % des clients de certains magasins de la grande distribution souhaitent « mieux connaître la durée de vie des produits ». La secrétaire d'État ajoute ensuite que « ça tombe bien, le gouvernement va mettre en place, à partir du 1er janvier 2020, un indice de réparabilité des produits »[109].

La société coréenne Samsung, spécialisée dans la production de matériel de téléphonie mobile a déposé un brevet auprès de l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle pour fabriquer des vitres de smartphones qui se « réparent tout seul ». Ce fabricant pourrait équiper ses derniers appareils de cette nouvelle technologie, susceptible de diminuer la fréquence des réparations. Il s'agirait d'un « revêtement oléophobique auto-régénérateur ». L'article de presse précise que cette découverte serait liée à la sérendipité[110],[111].

Reconditionnement[modifier | modifier le code]

Au niveau du marché français de la téléphonie mobile, il est possible de faire l'acquisition de smartphones reconditionnés permettant d'éviter la surproduction de ces appareils, celle-ci ayant un impact certain sur l'environnement[112].

Selon une enquête menée par un magazine mensuel français d'association de consommateurs, la différence de prix par rapport à un appareil neuf peut atteindre 30 à 40 %, en fonction de l’âge du smartphone et de son état général. En France, une garantie légale de conformité de six mois est imposée aux distributeurs commerciaux de ce type de matériel reconditionné[113].

Réutilisation pour d'autres usages[modifier | modifier le code]

Il a été proposé que des smartphones désuets (remplacés avant d'avoir été utilisés pour toutes leurs capacités, mais fonctionnant encore, ou réparés) et/ou leurs divers capteurs (bruit, mouvement/présence/absence, relai émetteur/récepteur, etc.) services soient réutilisés pour d'autres usages que la téléphonie ; au service par exemple :

  • de la domotique[114] ;
  • de l'éducation (en particulier pour des outils éducatif nécessitant l'accès à l'Internet dans les communautés à faible revenu[115])
  • de surveillance de la qualité de l'eau, de l'air, des sols, d'indices de biodiversité ou de braconnageetc.[115] ;
  • de la médecine, avec par exemple la surveillance de la santé, le training, l'aide à des malades Alzheimer, des victimes d'AVC (dont pour réapprendre à marcher), d'infarctus[115] ;
  • détection et aide à la gestion de catastrophe (naturelles ou technologiques)[115], remplacer un réseau internet dont l'infrastructure physique a été détruite, suite à un grave tremblement de terre par exemple)[116].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Cf.Commission d'enrichissement de la langue française, JORF n°0008 du 11 janvier 2018 [lire en ligne].
  2. Les Nokia Communicators, sans écran tactile

Références[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre-Marc de Biasi ː « Le troisième cerveau. Petite phénoménologie du smartphone », CNRS éditions, 2018 (ISBN 978-2-271-12103-5)
  • Francis Brochet ː « Démocratie smartphone: Le populisme numérique, de Trump à Macron », édition François Bourin, 2017 (ISBN 979-1-025-20357-6)
  • Judith Aquien, Peut-on vivre sans smartphone ? (2013), 10 X 18, 2015.
  • Philippe Durand , « Pourquoi la photographie mobile nous interpelle », dans : Réponses Photo, n° 218, août 2015, p. 40-55.
  • Guy-Michel Cogné, « La photo au smartphone », dans : Chasseur d'Images, n° 382, avril 2016, p. 66-93 et sq.
  • Pierre-Marie Salomez, « Smartphone & compact. Rivaux ou complémentaires ?, dans : Chasseur d'images, n° 402, avril 2018, p.88-99.

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]